Jean-Baptiste entreprend le sauvetage du chevet, il retire avec prudence les restes de la couverture, les morceaux de charpente pourris ou dévorés par les vers. En fin de journée, il cale une bâche avec de lourdes pierres pour éviter toute nouvelle infiltration. Les jours s’ajoutent. Chaque vendredi soir, il file en roue presque libre dans le chemin qui plonge vers la vallée, dérive dans des virages boueux, il patinera dans les mêmes endroits au retour le dimanche soir. Il fonce vers la ville retrouver Claire, qui ne le quitte jamais en pensée. Le téléphone portable ne passe pas ici, et c’est sans doute préférable. Il s’arrête remplir son coffre de riz et de pâtes, achète trois grosses miches de pain et une dizaine de saucissons, parce que les magasins sont fermés lorsqu’il repart. Il cou


