L'identification

1006 Mots
Chapitre 11 : L'identification Je le regarde effrayée. - C’est quoi ça ? - Un vieux matelas, c'est suffisant pour toi, mais moi je ne vais pas me taper ça, (affirme-t-il) Matt me regarde attentivement. - Mets les draps, dépêche-toi ! Au lieu de me regarder avec ton air effrayé ! - Je n'ai pas peur et débrouilles toi ! Matt m’attrape par les cheveux et me traîne jusqu'au matelas. - Tu vas mettre ses draps je te dis ! Bouges tes fesses maintenant ! Sinon je t'éclate ta petite gueule jusqu'à ce que tu en crèves ! (Hurle t-il) - Je m'en fiche de crever ! - Si tu ne fais pas ce que je te demande, Chloé sera ma prochaine victime. C'est bientôt une femme ! - Espèce d'enfoirée ! - Oui je sais ! (riant d'un air sadique) Je finis par faire ce qu'il lui demande. Une fois que j'ai fini d'entourer le matelas avec le drap, Il me regarde avec un air malsain et sort un préservatif de sa poche et détache l’emballage avec ses dents. - Ne t’inquiète pas ! Je ne vais pas prendre le risque de te foutre en cloque ! Si ça serait le cas, je serais obligé de te buter et j'ai encore envie de te torturer encore un moment. Tu n'as pas encore assez souffert à mon goût. Je dois bien admettre que tu es une résistante quand même ! Tu m'impressionnes tu sais ! (provocateur) Je reste silencieuse, mais hurle à l'intérieur. Je pensais qu'au bout d'autant de temps de captivité, Monier n'avait pas pour ambition de me v****r, mais je réalise que rien ne l'arrête. Je donnerais tout pour mourir subitement à cet instant même. - Tu ne dis rien ? Je ne réponds pas. Matt m’entraîne violemment sur le matelas et commence à me descendre mon pantalon. Mon regard est vide et effrayée, mais je reste immobile et laisse Matt profiter de moi sans bouger. Je sais que je suis malheureusement en incapacité d'éviter ça et que si je résiste et qu'il utilise la force, ça me fera très mal. - Tu ne te débats pas, tu ne résistes pas ? (s'étonna-t-il) - Si je me débats, tu le feras quand même ! N'est-ce-pas !? - J’espérais devoir te forcer ! Tu me déçoi là ! Il s'invite dans mon corps de manière assez brutale. Je n'arrive pas à trouver la force ou la ruse pour le repousser et je suis contrainte de supporter les actes odieux de mon ravisseur. Je vis pendant une dizaine de minutes ce douloureux calvaire que je pensais ne jamais devoir vivre. Moi qui me bats chaque jour corps et âme contre ce genre d'individu, je réalise aujourd'hui que sans arme ni défense, je ne suis plus rien. Un moment plus tard, il se retire et me regarde. Il voit que les larmes roulent le long de mes joues. - Avoue que ça t'a fait du bien espèce de traîner va ! Je ne réponds pas. - Je te préviens que si tu ne dis pas ce que je veux entendre, je t'éclate la gueule ! - C'est bon ! Oui, j'ai aimé ça ! T'es content ! - Oui, je suis satisfait ! Toi, tu n'es pas terrible, mais tu es utile quand on n'a rien à se mettre sous la dent. Matt s’en va plutôt satisfait. Une fois Matt parti, je me recroqueville et pleure. Julien attend toujours que Frédéric le recontacte, mais ne sais pas vraiment s'il espère que ce soit vraiment moi ou pas. Le téléphone sonne enfin, Frédéric informe que la femme vient d'être amenée. Julien réuni tout le monde en salle d’analyse, Fredéric arrive. - Qu’est ce qu’il se passe ? (demanda Daniel) - Ce corps a été retrouvé dans un caniveau et pourrait correspondre à celui de Joséphine. Donc je vous propose qu’on assiste tous ensemble à l'identification des empreintes. Si certain souhaite partir, je comprends. Tout le monde reste. Frédéric ouvre le fichier avec les informations me concernant et entre les empreintes relevées. - Aller c’est partie. (dit Julien) Certains espèrent honteusement qu’il s’agit de mon corps et d’autres comme Baptiste et Céline ne savent pas vraiment quoi penser. La comparaison est faite, le résultat s’affiche. - Ça ne correspond pas ! (affirme Frédéric) - Ce n'est pas vrai ! Mais où elle est bon sang ! (marmonne Julien) - J'avoue que j'avais espoir que ce soit elle patron ! (confie Daniel) - Je tiens à vous informer que la maman de Joséphine a fait une demande pour déclarer le décès. - Quoi ? Mais ce n’est pas un peu tôt ? (s'interroge Céline) - Je peux la comprendre ! Ça fait déjà six mois. C'est normal que sa famille ait envie de faire le deuil ! (acquiesce Daniel) - Il est vrai que de vraies funérailles nous aideraient sûrement à faire notre deuil. Je pense qu’elle prend la bonne décision. (dit Frédéric) - Remarquez, vous avez peut-être raison. (admet Céline) - Ça veut dire qu’on arrête les recherches ? (demande Guillaume) - Non, mais peut-être, donner un peu moins d’importance à cette enquête. Je pense que depuis ces six derniers mois, cette enquête qui nous touche plus que n’importe quelle autre, nous empêche d’apporter toute notre attention sur les autres. (insiste Julien) Heureusement, Michelle est là, mais on ne pourra pas toujours se reposer sur elle ! - De toute façon à ce stade, nous avons même pas dix pour cent de chance de retrouver le corps et cinq pour cent de retrouver le ravisseur. Donc … (affirme Guillaume) Tout le monde le regarde et Guillaume insiste : - Désolé, mais ce sont les statistiques ! - Oui malheureusement, c'est le cas. Je pense qu'aujourd'hui nous devons nous faire à l'idée que Joséphine nous a quitté. Elle est morte et elle ne reviendra pas. (confirme Julien avec une larme à l'œil) Tout le monde commence à se faire à l'idée que mon corps ne sera jamais retrouvé. A suivre
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