Une demande particulière

932 Mots
Chapitre 9 : Une demande particulière Quelques jours plus tard, Christiane, ma maman arrive au commissariat et demande à voir le commissaire Calet. Julien accepte de la recevoir sans la moindre seconde d'hésitation. - Bonjour madame Holliston ! - Bonjour commissaire ! - Les enfants vont bien ? - Ils tentent de vivre sans leur mère, mais ce n'est pas évident pour eux. Leur père me laisse les voir de temps en temps. - Je comprends ! Est-ce-que je peux vous aidez en quoi que ce soit ? - Oui, c'est un peu pour ça que je suis ici d'ailleurs. - Asseyez-vous, je vous en prie. Christiane prend place face à Julien et se demande avec anxiété comment elle va bien pouvoir aborder ce sujet délicat avec le commissaire. Elle se dit à cet instant que le mieux est de rester simple et honnête. - J'aimerais savoir si vous avez du nouveau ! - J'aimerais tellement pouvoir vous dire oui et vous annoncez de bonnes nouvelles ! Mais malheureusement, ce n'est pas le cas. - J'avoue que je n'avais pas grand espoir, mais je préfère vous le demander. - Si j'avais des nouvelles, vous seriez la première informée. - Écoutez, j'aimerais vous poser des questions auxquelles je souhaiterais des réponses sincères, même si ça fait mal. - Vous avez ma parole madame Holliston. Je vous écoute ! - Y a t-il encore un espoir de retrouver ma fille vivante ? - Il faut toujours garder espoir. - Quelles sont aujourd'hui les chances de retrouver ma fille vivante ? A ce moment là, Julien se sent terriblement seul. Il redoute cette question depuis bien longtemps maintenant et a toujours su qu'au moment où la famille se manifesterait, il ne saurait apporter les réponses souhaitées. - Une quantité importante de sang a été retrouvé dans la voiture de Joséphine. Sa disparition date de six long mois maintenant. Nous avons un enregistrement qui détermine que Joséphine était en mauvaise posture et je ne vous cache pas que lors de cet enregistrement, nous avons probablement entendu les dernières paroles que Joséphine aient prononcées de son vivant. - Vous voulez dire que c'est probablement à ce moment-là que ma fille a été tué ? - C'est fort probable. Je suis désolé madame Holliston mais je vous avoue que les chances de retrouver votre fille vivante aujourd'hui sont quasiment nulles. - Je vois ! Merci pour votre honnêteté commissaire. Les larmes commencent à rouler sur les joues de ma mère, mais finalement elle s'attendait à cette réponse. Elle savait que le commissaire Calet ne lui apporterait pas une réponse rassurante. - J'aimerais faire une requête auprès du procureur de la républiqu pour faire prononcer le décès de Joséphine. Tant que ça ne sera pas le cas, ma famille et moi, nous ne pourrons jamais faire notre deuil ! J'en ai parlé avec mes petits-enfants et l'ex-mari de Joséphine et tout le monde est d'accord, même si c'est dur à admettre. - Je comprends ce que vous ressentez ! - Pour ça j'aurais besoin d'un rapport de votre part indiquant que le décès de Joséphine est inévitable. Julien penche la tête un court instant et réalise à ce moment-là que ça devient concret et que la probabilité de survie est quasiment nulle. Il relève la tête et lance un sourire compatissant. - J'appuierai votre demande. Vous pouvez compter sur moi. Vous avez raison, il est temps pour nous tous de faire notre deuil. - J'aimerais lui offrir les funérailles dignes qu'elle mérite. - Oui, elle mérite un vrai hommage parce que c'était une personne généreuse et admirable et qu'elle aurait mérité de quitter ce monde dignement. - Vous allez continuer l'enquête ? - Pour valider la requête de demande de prononciation de décès, nous devons clôturer l'enquête en argumentant sur le fait que la mort est inévitable. L'enquête prendra un autre tournant. Nous ne rechercherons plus Joséphine, mais son corps et le coupable. Il est temps pour nous également de passer à autre chose, mais nous n'abandonnons pas pour autant. Je rechercherai toujours celui qui lui a fait ça. Vous avez ma parole madame Holliston. - Ce que je voudrais, c'est qu'on retrouve son corps. Mais je sais qu'aujourd'hui il est probablement sous terre, dans un lac ou au fin fond de l'océan. (confia ma mère en pleurant à chaudes larmes) - Malheureusement, c'est le traitement qu'on inflige aux victimes de ce genre d'agression. C'est terrible à dire, mais c'est la vérité. À cet instant, Julien penche la tête sentant les larmes lui brûler les yeux. La culpabilité de n'avoir ne m'avoir jamais retrouvé le hante et encore plus à ce moment précis. - Vous savez madame Holliston, la disparition de Joséphine est une véritable déchirure pour moi. Je l'aimais beaucoup ! - Ma fille et moi avons un point en commun, c'est la perspicacité. Vous n'avez pas besoin de me dire ça. Ça se voit que vous l'aimez beaucoup ma fille. - Je vous fais le rapport rapidement. Je vous recontacte dès que c'est fait. - Merci commissaire. Christiane se lève et serre la main de Julien. C'est lorsque ma maman quitte le bureau et referme la porte que Julien fond en larme. La douleur dz m'avoir perdu était déjà intense, mais pour lui l'idée que ça devienne officielle lui brisait le cœur même s'il savait très bien que Christiane prenait la bonne décision. Il se dit toutefois que c'est la meilleure des décisions. Il réfléchit déjà à comment il va en avertir l'équipe. Il sait à quel point les autres sont touchés par ma disparition. A suivre
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER