La forêt sembla retenir son souffle lorsqu'Aldric et Aurore entrèrent dans la petite clairière où se dressait sa modeste maisonnette. Le clair de lune filtrait à travers les arbres, projetant une lueur argentée sur le sol couvert de mousse. Le cœur d'Aurore battait fort, un mélange d'excitation et de nervosité tourbillonnant en elle. Elle jeta un coup d'œil à Aldric, dont les yeux dorés brillaient avec une intensité qui lui donna des vertiges.
« C'est ici », dit-elle doucement en désignant la maisonnette. « Ce n'est pas grand-chose, mais c'est chez moi. »
Le regard d'Aldric parcourut l'humble demeure, un léger sourire aux lèvres. « C'est parfait », murmura-t-il d'une voix basse et chaleureuse. « Tout comme toi. »
Aurore sentit ses joues s'empourprer à ces mots. Elle se détourna, poussa la porte et entra. L'odeur familière des herbes et de la fumée de bois l'accueillit, un rappel réconfortant de sa vie solitaire. Mais ce soir, c'était différent. Ce soir-là, elle n'était pas seule.
Aldric la suivit, sa présence emplissant le petit espace. Il se tenait près d'elle, sa chaleur irradiant vers elle, et Aurore sentait la tension entre eux s'intensifier à chaque instant. Elle s'occupa à allumer une bougie, ses mains tremblant légèrement en frappant le silex.
« Laisse-moi t'aider », proposa doucement Aldric, sa main effleurant la sienne tandis qu'il lui retirait le silex des mains. Leurs doigts s'attardèrent un instant, et le souffle d'Aurore s'accéléra à ce contact. Elle leva les yeux vers lui, ses yeux noirs écarquillés par un mélange de désir et d'incertitude.
La bougie s'alluma, projetant une douce lueur sur la pièce. Le regard d'Aldric était fixé sur le sien, ses yeux dorés brûlant d'une intensité qui lui fit battre le cœur. Il fit un pas en avant, levant la main pour coincer une mèche de ses cheveux noirs et soyeux derrière son oreille.
« Aurore », murmura-t-il d'une voix à peine audible. « Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi. Tu es… enivrant. »
Son souffle se bloqua dans sa gorge et un frisson la parcourut. L'air entre eux était chargé de désirs inexprimés, et Aurore sentait l'attraction magnétique de sa présence l'attirer. Elle voulait réduire la distance qui les séparait, sentir ses lèvres sur les siennes, mais elle hésita, le cœur battant la chamade.
La main d'Aldric lui caressa la joue, son pouce effleurant sa peau. « Je ne veux pas te brusquer », dit-il doucement, d'une voix pleine de sincérité. « Mais je ne peux pas nier à quel point j'ai envie de toi. »
Ses mots la réconfortèrent, et Aurore sentit sa détermination s'effriter. Elle tendit la main, effleura sa barbe de trois jours sur sa mâchoire, et elle sentit la tension en lui tandis qu'il se penchait vers elle.
« Moi aussi, je te veux », avoua-t-elle d'une voix à peine plus forte qu'un murmure. « Mais j'ai… j'ai peur. »
Le regard d'Aldric s'adoucit et il lui caressa doucement la joue. « Tu n'as pas à avoir peur », murmura-t-il. « Je ne te ferai jamais de mal, Aurore. Je te le promets. »
La sincérité de sa voix perça ses craintes, et elle se retrouva penchée vers lui, son corps pressé contre le sien. Le bras d'Aldric entoura sa taille, l'attirant plus près, et Aurore sentit la chaleur de son corps à travers le fin tissu de sa chemise.
Leurs lèvres se rencontrèrent dans un b****r doux et hésitant, et Aurore sentit une décharge électrique la parcourir. C'était différent du b****r qu'ils avaient partagé auparavant – plus doux, plus intime. Les lèvres d'Aldric se posèrent sur les siennes avec une tendresse qui lui fit mal au cœur, et elle se fondit en lui, ses mains agrippant le tissu de sa chemise.
Il approfondit le b****r, sa langue effleurant la sienne, et Aurore sentit une vague de désir la submerger. Son esprit était embrumé par la sensation enivrante de son contact, et elle sentait qu'elle perdait le contrôle. Elle le désirait – avait besoin de lui – mais une part d'elle-même se retenait encore, une voix au fond d'elle-même l'avertissait des dangers qui l'attendaient.
Aldric s'écarta lentement, le souffle court. Son regard scruta le sien, et Aurore perçut le conflit qui les opposait – la lutte entre son désir et sa peur de la blesser.
« On devrait arrêter », dit-il d'une voix rauque, bien que ses mains s'attardassent toujours sur sa taille. « Avant que ça n'aille trop loin. »
Aurore hocha la tête, le cœur battant la chamade. Elle sentait la chaleur de son corps, la tension de ses muscles, et elle savait que s'arrêter maintenant serait difficile pour tous les deux. Mais elle savait aussi qu'ils devaient y aller doucement, instaurer la confiance avant de pouvoir céder pleinement à leurs désirs.
« Tu as raison », murmura-t-elle, la voix tremblante sous l'effort. Elle recula d'un pas, essayant de prendre de la distance, mais la main d'Aldric attrapa la sienne, l'arrêtant net.
« Aurore », dit-il d'une voix basse et sérieuse. « Je pensais ce que j'ai dit. Je te veux. Tout entière. Mais j'ai besoin que tu sois sûre. »
Elle le regarda dans les yeux, le cœur gonflé d'émotion. « J'en suis sûre », murmura-t-elle. « Mais j'ai besoin de temps. C'est… tout cela est si nouveau pour moi. »
Aldric hocha la tête, son expression s'adoucissant. « Prends tout le temps qu'il te faut », dit-il doucement. « Je t'attendrai, Aurore. Aussi longtemps qu'il le faudra. »
Ses paroles la remplirent de chaleur et elle lui serra la main en signe de gratitude. « Merci », murmura-t-elle d'une voix à peine audible.
Ils restèrent là un moment, se tenant simplement la main, la tension entre eux s'apaisant peu à peu. La lueur des bougies vacillait autour d'eux, projetant des ombres sur les murs, et Aurore sentit un sentiment de paix l'envahir. Elle ignorait ce que l'avenir lui réservait, mais pour l'instant, elle se contentait d'être simplement avec lui.
« Je devrais y aller », dit Aldric à contrecœur en lui lâchant la main. « Il est tard, et tu as besoin de repos. »
Aurore hocha la tête, malgré une pointe de déception. « On se reverra demain ?» demanda-t-elle d'une voix teintée d'espoir.
Aldric sourit, ses yeux dorés brillant dans la pénombre. « Compte sur moi », dit-il doucement. Il se pencha et déposa un doux b****r sur son front avant de se retourner et de se diriger vers la porte.
Aurore le regarda partir, le cœur gonflé d'émotion. Elle resta là, les doigts effleurant ses lèvres, tandis que la porte se refermait derrière lui. Le cottage semblait plus vide sans lui, et elle aspirait à la chaleur de sa présence.
Alors qu'elle s'apprêtait à éteindre la bougie, elle aperçut son reflet dans le petit miroir accroché au mur. Ses joues étaient rouges, ses lèvres légèrement gonflées, et ses yeux pétillaient d'une lueur nouvelle. Elle sourit faiblement, sentant l'impatience grandir en elle.
Demain, pensa-t-elle en se glissant dans son lit, le souvenir du contact d'Aldric persistant sur sa peau. Demain, nous franchirons une nouvelle étape.
Et c'est avec cette pensée qu'elle s'endormit, ses rêves remplis de visions d'yeux dorés et de promesses murmurées.
Le lendemain matin, Aurore se réveilla sous la douce lumière de l'aube filtrant à travers les fissures des murs de sa chaumière. Elle s'étira paresseusement, le corps encore parcouru de picotements au souvenir du contact d'Aldric. L'air était chargé, comme si la forêt elle-même retenait son souffle, attendant que quelque chose se produise. Elle s'habilla rapidement, l'esprit bourdonnant d'idées sur ce que la journée lui réservait.
En sortant, l'air vif du matin l'accueillit, empli du parfum terreux de la rosée et du chant lointain des oiseaux. Aurore inspira profondément, sentant l'impatience grandir en elle. Elle jeta un coup d'œil vers la forêt, le cœur battant la chamade, se demandant si Aldric reviendrait la voir aujourd'hui.
Elle s'occupait de ses tâches habituelles, cueillant des herbes et s'occupant de son petit jardin, mais ses pensées revenaient sans cesse à lui. La façon dont ses yeux dorés s'étaient posés sur les siens, la chaleur de ses mains caressant sa peau – c'était tout ce à quoi elle pensait. Chaque bruit provenant de la forêt la fit s'arrêter, espérant que ce soit lui.
Le soleil était haut dans le ciel lorsqu'elle entendit enfin des pas approcher. Son cœur bondit lorsqu'elle se retourna pour voir Aldric émerger des arbres, sa silhouette haute et mince se découpant sur le soleil. Il semblait plus à l'aise qu'elle ne l'avait jamais vu, ses traits sculptés adoucis par un léger sourire.
« Aurore », la salua-t-il d'une voix douce et chaleureuse, lui faisant frissonner.
« Aldric », répondit-elle d'une voix à peine plus forte qu'un murmure. Elle hésita un instant, puis s'approcha, sentant l'attraction magnétique de sa présence. « Je n'étais pas sûre que tu viendrais. »
« Je te l'ai promis, n'est-ce pas ? » dit-il, ses yeux dorés rivés sur les siens. Il y avait une tendresse dans son regard qui fit palpiter son cœur. « Je voulais te voir. Passer plus de temps avec toi. »
Aurore sentit le rouge lui monter aux joues, mais elle ne détourna pas le regard. Il y avait quelque chose dans son regard qui lui donnait l'impression d'être vue, comprise comme jamais auparavant. « Je suis contente que tu sois là », admit-elle doucement.
Ils marchèrent ensemble dans la forêt, la lumière tamisée du soleil filtrant à travers la canopée. L'air entre eux était chargé de mots non prononcés et de promesses de quelque chose de plus. La main d'Aldric effleura la sienne, lui envoyant une décharge électrique dans le corps. Elle le regarda, et il croisa son regard, son expression intense mais douce.
« Parle-moi de toi », dit-il au bout d'un moment, brisant le silence. « J'ai l'impression qu'il y a encore tant de choses que je ne sais pas sur toi. »
Aurore sourit faiblement, ses pensées dérivant vers son passé. « Il n'y a pas grand-chose à raconter », dit-elle avec un haussement d'épaules. « J'ai toujours vécu à Clairval. Mes parents sont décédés quand j'étais jeune, alors j'ai dû me débrouiller seule. La forêt a toujours été mon refuge. »
Aldric hocha la tête pensivement, son regard s'adoucissant. « Tu as tant enduré », dit-il doucement. « Et pourtant, tu es si forte. Si courageuse. J'admire ça chez toi. »
Ses paroles lui firent chaud au cœur. Elle le regarda, le cœur gonflé d'émotion. « Merci », murmura-t-elle. « Mais tu as enduré bien plus que moi. Porter une telle malédiction… ça doit être insupportable. »
L'expression d'Aldric s'assombrit un instant, puis il secoua la tête. « C'est plus facile quand je suis avec toi », admit-il. « Tu me fais me sentir… humain. Comme s'il y avait de l'espoir, même dans les moments les plus sombres. »
Aurore tendit la main, ses doigts effleurant les siens. « Tu n'es plus seule », dit-elle doucement. « Quoi qu'il arrive, je serai là avec toi. »
Ils s'arrêtèrent de marcher, se tenant l'un près de l'autre dans le silence de la forêt. Le regard d'Aldric scruta le sien, et pendant un instant, ils eurent l'impression que le monde s'était dissous autour d'eux. Lentement, il leva la main, ses doigts traçant la ligne de sa mâchoire. Le souffle d'Aurore s'accéléra tandis qu'il se penchait, ses lèvres effleurant les siennes dans un doux et long b****r.