Pendant qu’elle dépoussiérait les meubles, Mbala vint la prendre par derrière et se mit à embrasser son dos en le mordant par moment. Elle se laissa aller quelque seconde avant de le repousser.
Mirabelle : Je refuse d’être ton jouet Mbala
Mbala : de quoi parles-tu ? C’est quoi le souci ?
Mirabelle : depuis hier tu m’évites
Mbala : je t’évite comment ? Tu n’as pas vu comment on m’accuse de tout dans cette maison ? Tu n’as pas vu comment on vient de me frapper ? Je ne suis pas trop dans mes cordes ces temps. Je souris encore parce que je te vois. Si tu n’étais pas là… en tout cas je te dis tout ça pourquoi ? Je vois bien que tu ne m’aimes pas vraiment.
Son but venait d’être marqué. Il venait de tirer le coup de la culpabilité.
Mirabelle : que je suis bête ! Excuse-moi mon chéri… c’est juste que… Vraiment désolé chéri. C’est vrai que je suis très impulsive, je m’en excuse.
Mbala : tu n’as pas à t’excuser ma petite chérie, moi aussi je t’ai un peu délaissé. Je ne vais pas recommencer.
Mirabelle : et cette Linda qui vous tourne la tête à tous, j’ai bien vu comment tu la regardais
Mbala : Linda c’est qui ?
Mirabelle : tu étais assis avec qui tout à l’heure ?
Mbala : elle s’appelle Linda ? Je ne savais même pas… Bon trêve de discussion, j’ai envie de te prendre dans mes bras. Je veux te sentir
Mirabelle : j’ai encore beaucoup à faire mais dès que je finis je te fais signe.
Mbala : non, je te veux maintenant, tu me manques déjà trop
Il la serrait par derrière, frottait son chien enragé contre son fessier, faisait glisser ses mains jusqu’à ses seins.
Mirabelle : quelqu’un pourrai nous voir.
Mbala : allons dans ma chambre
Mirabelle : Sabine va me chercher et j’aurai des ennuis… Arrête… Arr…
Sa voie s’étouffait. Le plaisir l’emportait. Elle devait se laisser aller. Mbala s’arrêta.
Mbala : je t’attends dans ma chambre, ne tardes pas s’il te plait. Regarde dans quel état je suis.
Il courut dans sa chambre, se mit à nu pour refroidir son corps chaud. Elle ne mit pas plus de cinq minutes pour le rejoindre. Dès qu’elle entra, ses yeux tombèrent sur son homme allongé, jambes écartées et sexe en l’air.
Mbala : tu en as mis du temps
Mirabelle : c’est la vielle nounous qui me remplissait la tête d’absurdités. Elle me disait que…
Mbala : ne l’écoute pas ma belle. Déshabille-toi plutôt
Elle exécuta aussitôt et alla rejoindre son bel aman pour vivre une fois de plus l’un de ces moments d’extases. De l’autre côté de la porte donnant à la chambre de Mbala, Linda qui les espionnait depuis qu’elle les avait laissé seul au séjour, avait une oreille collée à la porte. Elle avait tout filmé avec ses yeux et ses oreilles.
Lorsqu’ils commencèrent à f***********r, elle s’en alla, contente d’avoir découvert un petit secret de Mbala. Pendant qu’elle descendait les marches des escaliers pour rejoindre sa chambre, elle tomba sur la nourrisse.
Ma’a Sabine : s’il te plait ma fille, je cherche Mirabelle. La petite avec un foulard sur la tête.
Linda : si je ne me trompe pas elle est dans la chambre de Mbala. Quand vous arrivez dites à Mbala que bientôt midi. Qu’il fasse une pause sur le sexe pour venir faire les vraies choses.
Sans se soucier que Mirabelle soit renvoyée, elle les avait dénoncé. Sans aucune gêne, bien au contraire. Sabine ne voulant pas s’en mêler, retourna dans sa cuisine. Le coup de Linda venait de louper. Elle pensa à aller voir Wagni qui s’était enfermé dans sa chambre depuis un bout de temps.
Elle avait frappé plus de trois fois à la porte avant d’être reçu car les écouteurs qu’avait Wagni aux oreilles ne laissaient pas facilement passer tout autre son. Il fut surpris de la voir.
Wagni : mais tu fais quoi là ?
Linda : puis-je entrer ?
Il se recula et elle entra en fermant la porte derrière elle.
Wagni : il n’est pas encore midi à ce que je sache
Linda : je sais… Pendant que ton grand frère fait l’amour avec la servante, nous pouvons commencer. Qu’en penses-tu ?
Elle parlait en se débarrassant de sa veste. Il ne lui restait plus qu’un bustier. Qu’essayait-elle de faire ?
Wagni : Eurrr… on commence par quoi alors ? Je ne sais même réellement en quoi consiste ce que nous devons faire.
Linda : aujourd’hui nous devons juste faire quelques exercices sur ta capacité de compréhension.
Elle parlait en se touchant le corps. Le petit n’en revenait pas. Etait-ce un rêve ou juste son imagination ?
Wagni : je ne comprends pas très bien ce que je dois comprendre
Linda : depuis que je suis arrivé ici, j’ai un petit souci. Viens t’asseoir, je vais te raconter.
Il la rejoignit aussitôt. Tout près d’elle, il n’arrivait presque plus à respirer.
Wagni : tu peux tout me dire
Linda : qu’est-ce qui me fait croire que tu ne vas pas trahir mon secret auprès de tes parents ou de ton grand frère ?
Wagni : tu peux me faire confiance. Je vais rester muet comme une tombe, je te jure.
Linda : bon d’accord ! En fait je suis très amoureuse d’un homme. Il est tellement beau et il vit dans cette maison. Je ne sais pas comment le lui dire.
Wagni savait qu’elle parlait de son grand frère. Son moment de plaisir devint un moment de tristesse et de jalousie.
Wagni : tu parles de Mbala… Surement qu’il t’aime aussi. T’inquiète, il va accepter.
Linda : mais non, je ne parle pas de celui-là. Il n’est même pas à mon goût. En fait celui à qui je fais allusion est bien moins âgé que moi. C’est ce qui me dérange même un peu. J’ai peur qu’il ne veuille pas de moi.
Savoir qu’il ne s’agissait pas de son frère était d’un grand soulagement pour Wagni. Il ne voulait pas croire qu’elle puisse parler de lui. Comment pouvait-elle l’aimer du jour au lendemain ? Il avait tout de même espoir.
Linda : regarde-moi Wagni, s’il te plait regarde-moi droit dans les yeux. Tu verras à quel point tu me plais, je t’aime.
Etait-ce une sorcière ? Un ange ? Wagni ne voulait rien savoir de tout ça. Il était figé face à elle, ne sachant quoi faire. Il ne savait pas s’il devait lui répondre, s’il devait la toucher. Sa poitrine bougeait du fait des battements de son cœur. Elle devait être plus crédible, il fallait qu’elle puisse faire de lui son jouet à tout faire. Elle sera le cœur et posa ses lèvres sur celles du petit Wagni qui ne tarda pas à céder. Elle l’embrassa sauvagement. Lorsqu’il se mit à s’emporter, elle s’arrêta.
Linda : je dois savoir si je peux avoir confiance en toi. Je ne veux pas que tu me fasses perdre mon travail. Ce n’est pas de ma faute si je t’aime.
Wagni : je ferai tout ce que tu désires. Pour toi je vais tout faire.
Linda : promets-le-moi s’il te plait
Wagni : sur ma vie je te le promets
Elle venait d’obtenir ce qu’elle voulait. Elle l’embrassa une dernière fois avant de s’en aller en lui disant de s’apprêter pour les cours. En longeant le couloir pour rejoindre les escaliers, elle tomba sur Mbala. Il avait déjà fini de jouir.
Linda : je suis revenu au salon mais tu n’y étais plus.
Mbala : j’avais mes cours à réviser dans ma chambre. J’ai déjà fini, on peut aller commencer.
Linda : de quels cours parles-tu ? Je peux les voir ?
Mbala : ils sont dans ma chambre, allons-y si tu veux
Son jeu était dangereux mais elle prenait tous les risques. Quel était donc son objectif ? Une fois dans la chambre, elle se débarrassa de sa veste avant de s’asseoir sur le lit. Mbala fouillait sa table pour trouver un livre. Lorsqu’il se retourna, il tomba sur la poitrine volumineuse de Linda.
Mbala : si ce n’était pas mon père qui t’avait recommandé, je croirai presque que tu veux me provoquer.
Linda : je ne te comprends pas très bien
Mbala : je dis juste que voici le livre que j’étudiais.
Elle le prit et feuilleta pendant un moment. Remit sa veste et ils sortirent de la chambre. Elle savait que Mbala n’allait pas se laisser faire aussi facilement que son petit frère. Elle voulait aller plus lentement avec lui.
Ils se retrouvèrent tous sur la terrasse donnant au jardin pour leur premier cour. Ce cours portait sur la notion d’entreprenariat. Puisque la fortune de monsieur Luc s’étendait sur des milliards, il fallait que ses successeurs puissent avoir l’art d’entreprendre. Ses fils devaient apprendre à moins dépenser.
Linda savait s’y prendre en tant que professeur. Mbala qui était d’habitude discret à tous les cours se concentra particulièrement sur celui-ci. Sa concentration était deux fois plus sur les seins de l’enseignante qui tremblaient à chacun de ses gestes. Wagni n’en pouvait plus de la regarder, il ne faisait que penser à ce qu’il venait de vivre avec elle dans sa chambre. Il souriait à tous ses ‘’vous avez compris ?’’ Il se battait pour exceller. Il se disait qu’en étant son meilleur élève, il entrerait encore plus dans son cœur.
Après deux heures de cours, Sabine envoya Mirabelle leur apporter une bouteille de jus de fruit. Ils marquèrent une pause pour se rafraichir. En buvant son verre, Linda fit expressément en verser une bonne quantité sur sa poitrine.
Linda : oulala… Je me suis mouillé. Un mouchoir s’il vous plait
C’était une bonne occasion pour Mbala de réaliser son fantasme. Toucher à cette poitrine. Il prit un mouchoir et alla nettoyer lui-même le jus versé. Mirabelle devint rouge de colère. Elle ne put se retenir.
Mirabelle : mais elle peut se nettoyer toute seule. C’est quoi que tu fais comme ça Mbala ?
Linda : je suis désolé si ton homme a tenu à me nettoyer
Mirabelle : je vois très bien ce que tu essayes de faire
Mbala : retourne dans ta cuisine Mirabelle, tu as fini de servir comme il te l’a été ordonné. Maintenant vas-t-en, tu nous déranges.
Elle n’en revenait pas. Etait-ce toujours le même Mbala ? Était-ce une toute autre personne ? Elle s’en alla toute furieuse. Sabine se mit à rire d’elle.
Ma’a Sabine : si une personne âgée te parle, c’est qu’elle voit ce que tu ne peux pas voir. Ce que Mbala vient de faire n’est rien comparé à ce qu’il va te faire par la suite. Tu vas lire l’heure ma fille, tu vas lire ça toute seule.
Elle ruminait encore les paroles de Mbala. De son côté, il se réjouissait d’avoir pu toucher la belle Linda. Assis sans rien dire, Wagni mourait de jalousie. Linda avait constaté cela et devait se rattraper.
Linda : s’il te plait Mbala, j’ai laissé un document sur la table au salon. Vas le chercher
Mbala : à vos ordres prof
Il s’en alla, les laissant seuls.
Linda : pourquoi tu n’as pas réagi ? Je voulais que ce soit toi qui essuie ce jus sur ma poitrine. Tu es resté là sans rien faire pourquoi ? Tu as laissé ton frère toucher à ce qui t’appartient. Je suis très fâché.
Wagni : eur… Je… Excuse-moi, je ne savais pas…
Son coup avait marché à la perfection. Wagni se sentait tout bête d’avoir pensé qu’elle voulait séduire son grand frère. Mbala revint sans aucun document.
Mbala : je n’ai pas trouvé de document sur la table
Linda : je l’ai trouvé, il était classé dans cette chemise. Je pensais l’avoir laissé là-bas.
Mbala, qui était loin d’être stupide, se laissa croire qu’il y’avait anguille sous roche. Son frère qui était pâle il y’a juste quelques minutes, était tout à coup content. Il laissa passer cela et s’assis pour continuer le travail. Une heure de plus à travailler et la séance du jour se termina. Linda leur remis des devoirs à récupérer le lendemain.
Pendant qu’elle donnait le thème du devoir, le chef de famille rentra. Il salua tout le monde et alla directement dans sa chambre. Sa journée en entreprise n’était pas des plus faciles. Il devait examiner tous les rapports de travaux effectués pendant son absence. Il se sentait très fatigué. Il fit vite de se débarrasser de ses vêtements et alla prendre une douche. Lorsqu’il eut terminé, il sentit comme une présence dans sa chambre. Il se couvrit de sa serviette et alla regarder.
Monsieur Luc : mais tu fais quoi là ? Ma femme pourrait arriver d’un moment à l’autre
Linda : j’aime te voir comme ça
Monsieur Luc : si ma femme te trouve ici elle va te tuer, je parle au sens propre du terme.
Linda : ça va… Je venais juste te dire de parler avec ton fils Mbala, il couche avec l’une des servantes. Ce qui fait qu’il n’est pas attentionné quand je dispense mon cours. Je n’aime pas ça.
Monsieur Luc : de quelle servante parles-tu ?
Linda : Mirabelle, celle avec le foulard. Aussi elle m’a manqué de respect tout à l’heure, je veux bien tolérer ta femme mais pas une employé.
Monsieur Luc : je vais la renvoyer, il me faut juste trouver un bon motif. Il y’a quoi d’autres ?
Linda : je trouve que le petit Wagni a besoin d’être éloigné de son grand frère. Lorsque j’aurai fini de les former, tu vas te battre pour l’envoyer même à l’étranger. Il doit se battre seul si tu veux qu’il ne suive pas les pas de son grand frère.
Monsieur Luc : il va falloir attacher sa mère pour faire ça
Linda : tu n’es obligé de lui dire. C’est toi qui prends les décisions, je te l’ai déjà dit. Décides et appliques jusqu’à ce qu’elle voit seulement.
Monsieur Luc : on en reparlera à l’hôtel demain soir. Maintenant pars avant que quelqu’un ne s’aperçoive que tu es ici.
Linda : donc je ne vais même pas te toucher un peu ?
Monsieur Luc : tu vas me toucher demain s’il te plait vas-t-en
Elle sortit de la chambre en se léchant les lèvres avec sa langue. Toutes ses décisions étaient respectées par le chef de famille.
Le soir vint. Tous étaient à table et prenait le repas. Sabine, qui était la seule des employés à siéger sur la table avec les patrons, fut tout autant que les autres surprise de voir Linda venir s’asseoir avec eux. Elle resta sereine comme d’habitude. Madame Marthe décida de ne rien dire pour le moment car elle avait une forte migraine depuis son retour du service.
L’arrivée de Linda obligea Mirabelle à poser un couvert supplémentaire. Pendant qu’elle le faisait, elle reçut la nouvelle la plus blessante de sa journée.
Monsieur Luc : je suppose que c’est Mirabelle
Mirabelle : c’est bien moi monsieur
Monsieur Luc : je t’apprends que tu es viré.
Tous arrêtèrent de manger. Mbala qui disait se foutre d’elle eut un coup au cœur.
Mbala : qu’a-t-elle fait papa ? Pourquoi tu la renvois ?
Monsieur Luc : le règlement de la maison refuse toutes relations entre les employés et les patrons. La conséquence d’une telle relation c’est le renvoie immédiat. Elle est donc renvoyée.
Mirabelle : Monsieur…
Elle se mit sur ses genoux. Elle supplia le patron.
Mirabelle : je vous en prie monsieur, c’est ma seule source de revenu. Je n’ai pas d’autres travails. Je dois m’occuper de mes frères et sœurs, de mes parents également. Je ne peux pas me permettre de perdre ce travail.
Monsieur Luc : je vais payer ton salaire et je vais te donner de quoi payer ton taxi. Tu pars demain à la première heure. Tu vas apprendre à faire ton travail et rien que ton travail à l’avenir.
Elle attendait que Mbala la soutienne, qu’il parle de leur relation et la présente officiellement, qu’il l’aide à garder son emploie. Il ne fit rien de tout ça. Pendant qu’elle le regardait, lui il tournait sa nourriture dans le plat. Pendant qu’elle espérait que leur amour soit plus fort, lui se rajoutait de l’eau dans son verre.
Madame Marthe : attendez, je veux comprendre. Elle entretient une relation avec qui au juste ?
Monsieur Luc : en dehors de cet idiot de Mbala ça peut encore être qui ?
Madame Marthe : surement c’est pour cette raison qu’elle s’est permise de me saluer l’autre jour. Mais ma chérie il t’a mentit hein… Il fait la même chose avec toutes les jeunes filles qui arrivent dans cette maison. Regarde le et regarde toi, vous venez de la même classe ? Il voulait juste te gouter et c’est tout hein
Monsieur Luc : sois moins méchante s’il te plait
Madame Marthe : c’est toi qui la renvois et c’est moi la méchante ?
Ma’a Sabine : donnez-lui une seconde chance. Elle ne va plus recommencer. Elle a vraiment besoin de cet argent.
Monsieur Luc : ma décision est déjà prise. Je ne vais pas revenir dessus. D’autant plus que son aman n’a pas ouvert la bouche depuis. Cela signifie que ce n’était qu’un jeu. Qu’elle s’en aille et en tire des leçons. Je n’accepte pas les bêtises dans ma maison. Pour la peine Mbala ne recevra plus un centime venant de moi.
Mbala : mais papa… Ce n’était rien de sérieux entre elle et moi. Pourquoi son revoie doit impacter sur mon argent ?
Monsieur Luc : c’est cet argent que je vais lui donner demain pour qu’elle ait le temps de se trouver un nouvel emploi.
Mbala : je n’ai même plus un rond en poche. Maman a d’abord pris une partie pour… Eurr…
Monsieur Luc : pour ??? Termine ta phrase
Mbala : c’est entre elle et moi ! Moi je veux juste mon argent de poche comme d’habitude.
Monsieur Luc : tu n’as aucun droit sur cet argent. Quand on te donne accepte au cas contraire cherche ta part. Tu as décidé que tu ne peux pas rester sur un poste plus de deux semaines à cause de ton irresponsabilité, même à l’école de formation on te renvoi, là encore tu n’as même pas le courage de soutenir cette fille pour qu’on pense au moins que tu as grandi. Tu réclames seulement un argent qui n’est même pas le tient.
Mbala : je ne vais pas l’épouser donc… J’ai déjà dit qu’il n’y avait rien de sérieux entre elle et moi. Elle m’a fait des avances et je lui ai dit que c’était interdit. Je ne vois pas trop pourquoi c’est à moi d’être pénalisé.
Mirabelle ne pouvait pas supporter d’entendre tout cela. L’homme avec qui elle avait partagé le plaisir de la chair il y’avait à peine une demie journée parlait d’elle comme si elle fut une fille de la rue.
Mirabelle : effectivement monsieur, il n’y avait rien de sérieux entre nous. C’était juste une stupide erreur de ma part de croire tout comme vous qu’il pouvait devenir quelqu’un de meilleur. Pour l’argent vous n’avez pas besoin de le pénaliser, ça ne va rien changer à ce qu’il est. Je vais partir dès ce soir, je préfère être loin de tout ceci.
Madame Marthe : tu aurais dû réfléchir comme ça depuis.
Mirabelle : j’aurai dû…
Elle était prête à s’en aller lorsque monsieur Luc l’interpella à nouveau.
Monsieur Luc : trouves-toi un homme qui sache reconnaitre ta valeur. C’est douloureux pour moi de le dire mais avec mon fils tu ne seras certainement jamais une femme heureuse. Il ne sait même pas apprécier la valeur de la main qui lui porte la nourriture dans la bouche. Il ne saura jamais t’apprécier. Sabine va te recommander à d’autres services
Mirabelle : merci monsieur
Monsieur : je vais m’assurer que tu aies un salaire au moins équivalent à celui d’ici. Seulement, si tu ne retiens pas la leçon, il t’arrivera la même chose.
Mirabelle : ne vous en faites pas monsieur, j’ai compris.
Ma’a Sabine : ne pars pas maintenant ma fille, attends jusqu’à demain matin comme l’a dit monsieur. Il peut t’arriver n’importe quoi là dehors et nous en seront responsable. Attends le matin s’il te plait.
Elle s’était retirée dans sa chambre. Pleurant toutes les larmes de son corps. Elle avait encore espoir que Mbala reste convaincre la famille. Son amour pour cet homme n’avait pas changé malgré ce qui venait de se passer. Enfouie dans sa couverture sans s’être changé, elle priait qu’arrive la matinée pour qu’elle puisse s’en aller ou encore pour qu’elle sache si Mbala avait parlé en son nom. Elle finit par s’assoupir.
Le jour se leva, rien n’avait changé. Son homme n’avait en aucun moment intercédé en sa faveur, elle était seule. Ses affaires n’étaient pas beaucoup, ça remplissait à peine son petit sac de voyage. Elle voulait s’en aller en sortant par la porte de derrière mais Sabine l’en empêcha.
Ma’a Sabine : tu es entré dans cette maison par la grande porte, tu dois y sortir de la même manière pour ne pas inverser le sens de tes chances. Vas dire au revoir à ceux qui ont eu la bonté de te donner ce travail qui t’a au moins aidé pendant deux semaines. Ne simplifies jamais rien et ne sois pas ingrate. Ne dis pas non plus que je ne t’avais pas prévenu.
Mirabelle : tout le monde est au salon et parle de moi. Je ne veux plus les voir. Monsieur m’a envoyé de l’argent par téléphone. Je veux partir.
Ma’a Sabine : sers le cœur et vas dire au revoir. C’est toujours en ton avantage.
Pour une fois elle écouta les conseils de la nourrisse. Elle passa par le séjour. Tous pouvaient voir ses yeux enflés. Mbala avait la tête baissé, il n’osait pas la regarder. Sans le vouloir il avait mal au cœur, sans le comprendre il voulait l’aider. Seulement, son orgueil était deux fois plus fort que tous ces sentiments dont il ignorait la provenance.
Mirabelle : c’est mon départ
Monsieur Luc : je t’attendais ma fille, tient cette enveloppe. C’est une lettre de recommandation écrite et signée par moi-même. Sois certaine que d’ici la fin du mois tu vas être embauché ailleurs.
Mirabelle : merci monsieur ! Je suis désolé pour le trouble causé.
Monsieur Luc : tu t’es juste éprise d’un imbécile, ça arrive souvent.
Mbala ferma le point, sera les dents, ferma les yeux sans jamais lever la tête. Etait-il en colère ? Contre qui ? Mirabelle s’en alla, les mains moles, les yeux pâles, le cœur brisé. Elle se sentait déchiré, insulté, salie. Mbala se leva, tous crurent qu’il allait enfin prendre ses responsabilités en main, fausse route. Il alla dans sa chambre sans dire un mot, sans dire un au revoir à Mirabelle. Depuis sa fenêtre, il regardait sa belle Mira. Il avait des pincements sur le cœur, il était loin d’imaginer que les choses se serait passé comme ça.
Lorsque Mirabelle ouvrit le portail, elle se retourna, leva la tête et le vit. Il tira tout de suite les rideaux pour qu’elle ne voit pas la fine goute de larme qu’il avait laissé ruisseler. Lorsqu’il se retourna, il tomba nez à nez avec son petit frère.
Wagni : tu pleures ? Mbala tu pleures ? Tu l’aimais déjà ? Tu pleures pour une fille depuis quand ?
Mbala : fou moi le camp. C’est toi qui est allé tout raconter à papa n’est-ce pas ?
Wagni : ce n’est pas moi. Je venais comme ça te demander comment est-ce que papa a su tout ça.
Mbala : ça doit être Sabine. C’est elle qui a la langue pendue
Wagni : elle m’a dit que ce n’était pas elle. Si ça se trouve le vieux est déjà au courant de tout ce qui s’est passé ici pendant son absence.
Mbala : en tout cas tôt ou tard elle devait être renvoyée
Wagni : en tout cas… Bon, nous devons aller travailler avec Linda. Aujourd’hui on commence tôt.
Ils descendirent jusqu’au séjour. Une surprise hors du commun y attendait Mbala. Depuis les escaliers, un homme en tenu d’homme des forces de l’ordre était assis. Tous étaient encore calmes. Mbala se rapprocha de la petite réunion qui réunissait les parents, Sabine et le fameux homme.
Monsieur Luc : nous vous écoutons inspecteur
-en fait ce n’est pas moi qui vais vous expliquer. Nous avons pu retracer votre téléviseur avec les éléments que vous nous avez donné. Nous sommes tombés sur un acheteur qui dit l’avoir acheté à un groupe de deux jeunes. Il est dehors, nous attendons votre permission pour le faire entrer.
Mbala transpirait jusqu’aux fesses. Il savait que c’était sa fin.
Mbala avait les mains, les pieds, les yeux et même la bouche qui tremblaient. Il savait qu’il ne pourrait pas se sortir d’une telle situation. Il voulut quitter la pièce mais son père s’y opposa.
Monsieur Luc : où vas-tu ? Restes, nous devons tous voir celui qui nous a volé
Mbala : j’ai un truc à prendre dans ma chambre, je reviens de suite
Monsieur Luc : ce truc va attendre. Le plus important se trouve ici
Pendant qu’ils parlaient encore, un autre homme en tenue entra avec l’élément tant attendu. Menotté, blessé et alarmé, il regrettait le jour où il s’était laissé acheter un téléviseur dernier crie à moitié prix. Dès qu’il entra, son regard tomba sur Mbala. Celui-ci lui fit mainte clins d’œil mais hélas ! Le premier client d’il y’a quelques jours tendit ses deux mains menottées en direction de Mbala.
-c’était lui, c’était lui le type qui soldait ses affaires parce qu’il devait aller à l’étranger pour y vivre. Il était avec un autre un peu plus noir, c’est lui qui m’a vendu le téléviseur. Ils m’ont dit avoir perdu la facture mais que c’était vraiment leur télé.
Mbala regarda autour de lui comme pour chercher la personne qu’on pointait.
-ne regarde pas derrière, je parle bien de toi. Il y’avait aussi ton ami. Pardon dites la vérité on me libère.
Monsieur Luc avait senti comme un coup en plein cœur. Il s’était avancé vers son fils, avait cherché son regard avec le sien, il voulait que ce soit faut.
Monsieur Luc : je te sais irresponsable, irrespectueux, imbécile même si tu veux mais jamais voleur. Dis-moi que tu n’y es pour rien et que cet homme raconte des absurdités. Dis-moi que tu n’as pas essayé de trancher en mille morceaux la main qui te donne à manger.