Manipulatrice

3161 Mots
Au petit matin, les deux frères étaient les premiers à se réveiller. Installer au séjour, ils attendaient impatiemment que leur coup de cœur de la nuit dernière face enfin son apparition. Aucun d’entre eux n’avait réussi à complètement fermé l’œil. Ils pensaient tous à la façon convenable pour aborder ce qu’ils appelaient une nouvelle proie. Assis chacun sur un fauteuil, ils s’impatientaient déjà. Mbala : comment une employé peut-elle être encore au lit à sept heure du matin ?  Wagni : je crois que cette fille est un ange, ça c’est certain. Tu as vu ses formes ? Ses lèvres ? Son visage ? Je vais devenir fou si je ne goute pas à tout ça. Même s’il faut que les vieux me renient, je vais la toucher avant de voir. Mbala : tu n’es pas seul, on doit… Wagni : non, non, entendons-nous s’il te plait. Tu as déjà pris Mirabelle, je crois que c’est bon pour toi. Il faut me laisser celle-ci Mbala : je suis prêt à laisser toutes les filles que je connais en ce moment juste pour celle-là. On va la gouter ensemble. Les pas d’hier avaient repris la marche. Leur regard était pointé vers la même direction. Ils n’attendaient plus que son apparition. De son côté, elle avançait en contemplant chaque recoin de la maison. Elle comptait chaque caméra de sécurité, dévisageait chaque garde posté au couloir, faisait glisser ses doigts sur le mur. Un sourire aux lèvres mais des larmes dans les yeux, qui était donc cette belle inconnue ?  Elle arriva enfin au séjour et fut surprise d’être accueillie par des regards d’impatiences. En même temps, elle comprit que le poisson avait mordu. Elle dessina un sourire angélique sur ses lèvres qu’elle accompagna d’un ‘’bonjour’’ à l’endroit des frères. Ceux-ci furent tellement éblouit qu’ils ne surent quoi lui répondre. Etait-ce ci-difficile de répondre à une salutation ? Le grand frère eut enfin le courage de s’exprimer. Mbala : bonjour madame, ou mademoiselle… c’est quel nom s’il te plait ? -je ne sais pas si vous réussirez à retenir mon nom, il est un tout petit peu difficile à prononcer. D’où je viens, les noms sont assez long et… Wagni : ne t’en fait pas, on te trouvera un nom qui te convienne. Il y’a certainement un nom pour décrire tout ça -oulala… Vous êtes adorables   Mbala cherchait encore les mots pour engager la conversation lorsque Wagni commença à se faire passer pour le plus sensible afin d’atteindre le cœur de la jeune dame. Il avait réussi à la tenir en conversation plus longtemps que son grand frère. Wagni : j’ai eu des insomnies toute la nuit Mbala : quelles insomnies ? Tu as dormi jusqu’à ronfler et tu parles d’insomnies ?  Wagni : tu dormais avec moi ? N’est-ce pas ta chambre est trop collée à la mienne jusqu’à tu entends mes ronflements, non La jeune demoiselle éclata de rire. Elle comprenait bien que les dés étaient jetés et que chacun voulait avancer le plus possible avec ses pions. Elle prit place en les laissant continuer leur dispute qui dut s’arrêter brusquement. Elle venait de s’asseoir sur le fauteuil réservé à la famille uniquement. Mbala : en vrai que si tu ne veux pas être chassée d’ici aujourd’hui même, lève-toi de cette chaise. Tu viens à peine d’arriver et tu veux partir ? La patronne va te porter avec les pieds si elle te trouve sur cette chaise. -hé bien qu’elle me chasse ! Ce n’est qu’une chaise et je n’y laisse pas mes fesses. Quand je vais me lever j’emporterai tout mon corps avec moi. Je ne vois pas où est réellement le souci. Wagni : on te dit juste. Ne faudra pas dire plus tard que personne ne t’a prévenu. Elle n’en avait que faire de ces préventions. Elle se sentait plus chez elle que n’importe où ailleurs. Manipulant son portable, elle attendait les patrons pour une présentation plus en détail du travail qu’elle avait à faire dans la maison. La nuit n’avait pas fait changer d’avis à la patronne. Elle était convaincue que la nouvelle était un oiseau de mauvais augure qui venait lui détruire le foyer.  Allongée sur le torse de son mari, elle espérait lui faire changer d’avis avec une manière plus douce. Madame Marthe : Je peux trouver une personne qui puisse mener à bien les tâches que tu veux confier à cette fille. S’il te plait il faut lui donner un peu d’argent pour qu’elle s’en aille. Fais le pour moi mon mari Monsieur Luc : les gens que tu as trouvés jusqu’ici pour faire marcher cette maison sur le droit chemin ont fait quoi ? Ces enfants ont besoin de quelqu’un qui va les recadrer, qui va les faire voir les réalités de la vie. Je ne peux plus changer ma décision. Madame Marthe : si elle reste dans cette maison je vais partir. Je ne blague pas Monsieur Luc : ma petite femme chérie me menace. Tu sais que tu ne peux pas me quitter. Accepte tout simplement ma décision.  Madame Marthe : si elle reste je vais lui faire vivre un enfer. Tu me connais très bien Monsieur Luc : elle va te montrer qu’elle vient de l’enfer. Tu as bien vu comment elle t’a répondu hier soir. Je ne compte pas intervenir. Madame Marthe : tu vas donc laisser une petite effrontée me parler comme si elle parlait à l’enfant ? C’est quoi ton problème ? Monsieur Luc : mon problème c’est qu’on doit descendre au salon pour que je donne plus de détail sur ses fonctions aux deux idiots que tu appelles mes fils. Je veux qu’elle commence le travail sans tarder. Madame Marthe : tu vas descendre seul Monsieur Luc : je vais descendre avec ma femme, en lui tenant la main même.  Bien qu’étant en colère, elle esquissa un léger sourire. Ils firent vite de faire leur toilettes matinales et descendirent rejoindre les autres. Madame Marthe marqua une pause lorsqu’elle vit la nouvelle employée assise sur ce fauteuil. Elle regarda son mari et froissa le visage. Elle ne put se retenir de ruminer des mots qui étaient non loin de sa gorge. Madame Marthe : qui t’a donné la permission de t’asseoir sur cette chaise ? Tu sors même de quel village ? -bonjour madame, les bonnes manières veulent que chacun se sente obligé de dire bonjour au réveil.  Chacune de ses paroles rendaient la patronne encore plus furieuse qu’elle ne l’était déjà. Madame Marthe : je ne sais pas ce que tu as fait à mon mari pour qu’il t’amène ici mais sache que tu vas partir bien assez tôt. Mbala : arrêtes aussi maman, c’est juste une chaise. Rien de plus. Pendant que la dispute faisait rage, le patron avait les yeux rivés sur un vase de fleur qu’il avait acheté pendant ses débuts de mariages avec son épouse. Les insignes particuliers qu’il y avait inscrits n’y étaient plus. Curieux, il avança et porta le vase. Ce n’était plus le même. Celui-ci était bien plus neuf et plus léger. Ce n’était qu’une pâle copie de l’original. Une colère rouge commença à l’envahi. Sans rien dire, il continua à regarder les objets de son séjour. D’un coup il se tourna vers sa femme. Monsieur Luc : qu’est-ce qui s’est passé dans cette maison ? Je ne remarque absolument rien.  Madame Marthe : tu ne remarques rien comment ? Tout est pareil Il se sentit insulté, traité de fou. Il jeta le vase par terre et le brisa en mille morceaux avant de crier Monsieur Luc : je me fais vieux mais je ne suis pas fou. Je demande pour une dernière fois, Qu’est-ce que s’est passé ici ? Tous étaient bouche bée. Il n’y avait d’ailleurs rien à dire si ce n’était la vérité. Le père commença à inspecter tout ce qui se trouvait dans la maison. Il se rendit compte que la moitié des choses n’étaient plus comme à son départ. Il revint vers sa famille pour comprendre ce qui s’était passé mais personne ne voulut lui parler. Il se rapprocha de Ma’a Sabine qui venait de les rejoindre au séjour. Monsieur Luc : toi tu dois me dire la vérité. Je veux comprendre ce s’est passé dans ma maison. Je veux tout savoir.  Tous savaient que la nourrisse allait certainement tout avouer. Mbala grelottait de partout à l’idée de savoir que son père découvre le fond de cette histoire. Il savait qu’il serait directement expulsé de la maison si tout se savait. Ma’a Sabine : de quoi parlez-vous monsieur ? Monsieur Luc : je parle du fait que mes affaires aient tous été remplacé.  Ma’a Sabine : en fait… Madame Marthe : Elle n’est au courant de rien. Elle ne sait pas pourquoi… Monsieur Luc : fermes ta bouche et laisse-là parler. Elle est au courant de tout dans cette maison et elle va tout de suite me raconter. Allons dans mon bureau Sabine. C’était fichu pour les jeunes. Ils étaient assis, mains recouvrant le visage pour Mbala et sur la tête pour Wagni. Madame Marthe était sortie prendre un peu d’air et la nouvelle essayait de comprendre ce qui s’était passé. Elle commença par questionner Mbala. -si je suis en train de bien comprendre, toutes les choses de cette pièce ont été remplacées ? Mbala : comme tu peux le constater. - Racontez-moi l’histoire, je pourrai certainement vous aider à calmer votre père. Il m’écoute un peu Mbala : qu’est-ce qui nous fait croire que tu ne vas pas aller lui raconter tout ça ? Il t’a envoyé ici pour nous surveiller, n’est-ce pas ? -détrompes toi, je suis là pour mon propre compte Mbala : comme ça ? -pour gagner mon argent… Bon c’est vrai que je vais gagner cet argent en vous inculpant quelques leçons. Tous pensaient à des leçons comme ceux que donnerait un enseignant à ses élèves. Elle savait très bien de quoi elle parlait. Cette jeune femme aux yeux de chats tels ceux de la nourrisse et au teint éclatant ne marchaient pas dans le vide. Son chemin était tout bonnement tracé et sa destination maitrisée. Elle aurait aimé aller écouter la conversation entre le patron et Ma’a Sabine mais l’idée d’être mal vue le premier jour n’était certainement pas la meilleure. Elle préféra rester là. Le patron savait faire sortir les vers du nez de ses employés, de Ma’a Sabine plus précisément.  Monsieur Luc : je ne suis pas très patient aujourd’hui. Je veux comprendre ce qui se passe. Tu vas me raconter ce qui s’est passé dans cette maison pendant que je n’étais pas là. Tu dois tout me raconter dans les moindres détails. On a toute la journée si tu veux. Ma’a Sabine : mais monsieur vous devriez parler avec vos fils et non avec moi. Je ne veux plus avoir de problèmes avec qui que ce soit. Monsieur Luc : tu n’auras de problème avec personne. Je te connais plus honnête que tous ces gens qui sont ma famille. Vas-y, dis-moi ce qui s’est passé. Dans les moindres détails, Ma’a Sabine raconta tout ce qu’elle savait. Elle avait ce rôle de commère dans la maison. Peut-être était-ce la raison pour laquelle les garçons voulaient qu’elle s’en aille ? Très furieux, le patron essaya tout au moins de calmer ses humeurs. Il remercia Ma’a Sabine et ne lui en voulut pas d’avoir coupé l’électricité le jour de la fête organisée par son fils.  De retour au séjour, tous les y attendait. Ils prirent place. Pendant qu’on s’attendait à des insultes, il fut plutôt très calme. Il décida de faire comprendre à la famille la véritable raison de l’embauche de la nouvelle employée.  Monsieur Luc : je vous présente Mademoiselle Linda, c’est une jeune fille que j’ai rencontré pendant mon voyage dans un centre d’éducation pour adolescent. J’espère que cette présentation vous parle déjà un peu sur ses fonctions dans cette maison  Elle devait s'assurer que les jeunes cessent leur vie vagabonde. Pour assurer cette fonction, monsieur Luc avait payé un prix assez élevé. Le travail de Linda devait commencer immédiatement, il n'y avait pas de période d'observation surtout après ce que le père venait de découvrir. Il reprit, Monsieur Luc: bien! J'ai déjà eu à prodiguer à mes fils tous les conseils d'un père. Malheureusement ils ont décidé de n'en faire qu'à leur tête. Les choses vont changer.  Mbala : on a fait quoi le tour ci nor le père? Monsieur Luc : désormais vous ne mettrez plus un pied à l'extérieur sauf pour aller au campus scolaire. Mademoiselle Linda ici présente va faire de vous les hommes d'entreprises que j'attends demain.  Madame Marthe : j'ai déjà dit que je ne suis pas... Monsieur Luc : je ne demande à personne. Mes décisions sont sans appel. Ils vont prendre des cours de bonne manière. C'est quoi cette marque d'enfants que tu refuses même qu’on redresse ?  Mbala : cours de quoi? C'est la nouveauté ?  Monsieur Luc : je mettrai à la porte tous ceux qui vont contester ou refuser de respecter mes décisions à l’avenir. J'ai mis au monde des enfants et non des cancres. Et toi Mbala, tes jours sont comptés dans cette maison.  Le son de sa voit grondait jusqu’aux recoins de toutes les pièces de la maison. Son regard laissait ses yeux sortir de l'orbite. Sa colère était débordante. Mbala s'en foutait encore. Mbala : je ne suis pas pour cette décision. Je suis un adulte et j'ai le droit d'être au courant des décisions qui me concernent. Vous allez faire ces choses sans moi. Tu as bien dis qu’elle travaille dans un centre où on éduque les adolescents. Je suis un adolescent ? Tu parles même quoi sale comme ça ?  Son père avança vers lui. L'observa un long moment avant de lui répondre. Monsieur Luc : que dis-tu? Mbala : je refuse de faire ces choses que tu nous imposes. Du revers de la main, avec une force virile, il frappa deux fois de suite la joue de son fils. Celui-ci tomba sur ses genoux et supplia l'ex militaire qu'était son père d'excuser son comportement. Le coup reçu n’était pas des moindres  Mbala : je vais respecter tes décisions, cria-t-il  Monsieur Luc : au moindre faux pas tu t'en va de chez moi. Tu vas sortir de chez moi et cette fois ta mère n'y pourra rien. Mbala : c'est compris papa Il repensa au cambriolage. Il savait qu'il perdrait tout si son père découvrait ce qui s'était réellement passé. N'ayant jamais rien appris par lui-même, il savait qu'il ne survivrait pas un seul jour loin de son nid de luxe. Il dû se plier à la décision de son père au moins durant son séjour à la maison.    La salle était calme. À tour de rôle, le chef de famille faisait passer son message à chacun de ses fils. Monsieur Luc : et toi Wagni... Suis les pas de ton frère et tu verras.  Apeuré par les paroles de son père, Wagni tremblait des mains. Il jeta un coup d'œil sur son frère qui était toujours à genoux.  Monsieur Luc : la demoiselle Linda va commencer son travail dès aujourd'hui. Que quelqu'un lui manque un tant soit peu le respect avant de voir. Surtout toi Mbala. Linda : soyez moins dur monsieur Luc. Ils vont changer de comportement d'ici peu. N'est-pas les gars? Ils confirmèrent les dires de Linda pour calmer la colère de leur père. Linda : au fait monsieur, qu’est-ce qui s’est passé avec vos objets ?  Elle avait posé la question qui rongeait le cœur de tout le monde depuis son retour du bureau avec Ma’a Sabine. L’homme d’affaire avait déjà compris ce qui s’était passé. Il savait qu’un tel cambriolage ne pouvait venir de l’extérieur. Il s’imaginait que puisse être un employé qui était à l’origine de tout cela. Il avait préféré mener ses enquêtes sans en parler à qui que ce soit. Il était loin de savoir que sa propre progéniture y était pour tout. Monsieur Luc : Sabine n’a rien dit de bon. En tout cas je ne suis plus sur ça. Mbala soupira de soulagement. Son frère fit de même. Madame Marthe compris que son mari préparait certainement quelque chose. Elle ne fut pas aussi rassuré que ces fils. La conversation était terminée. Les parents avaient quitté la maison pour vaguer à leurs occupations. Ma’a Sabine avait rejoint son bureau, sa cuisine. Il ne restait plus que les frères et Linda dans le séjour.  Linda : bien ! Nous allons commencer aujourd’hui à midi. Tout d’abord je vais vous donner un emploi de temps et j’attendrai le vôtre pour mieux m’organiser. Mbala : j’espère juste que tu n’es pas comme Ma’a Sabine. Sois douce comme ton visage Linda : je suis très douce  Mademoiselle Linda avait fait parvenir l’emploi de temps aux deux frères. Ils devaient vite faire de lui apporter leurs emplois de temps du campus pour qu’elle puisse mieux s’organiser comme elle l’avait mentionné.  Pour gagner la confiance de chacun d’eux, elle lança un sujet autre que celui qui tournait autour de ses fonctions dans la maison. Elle regarda dans son téléphone et éclata subitement de rire. Mbala : on peut savoir ce qui t’amuse autant ? Linda : je ne sais pas si je dois vous parler des choses de ma vie personnelle. Mbala : Wagni est encore trop jeune pour ça, peut-être devrions nous causer seul à seul Wagni : je veux aussi savoir, pourquoi tu es comme ça ? Linda : bon ça va, je vais vous dire. En fait mon copain vient de mettre un terme à notre relation parce que j’ai voyagé sans lui dire. Ça m’amuse parce que je ne l’aimais pas du tout. Sa ruse pour montrer aux garçons qu’ils avaient le champ libre avec elle avait bien porté ses fruits. Mbala était aussi comptant qu’un gamin. Mbala : donc un homme avec tous ses sens t’a barré ? Non ! C’est un fou habillé. En tout cas c’est lui qui perd. Quelqu’un d’autre va surement gagner. Wagni savait que son âge le mettait déjà hors-jeu. Voyant que Linda ne parlait plus qu’avec Mbala, il se retira discrètement, signant ainsi forfait.  Faisant mine de nettoyer la maison, Mirabelle arriva au séjour avec le visage au point mort. En la voyant, Mbala se rendit compte qu’il ne lui avait pas adressé la parole depuis leur moment de plaisirs.  Mbala : bonjour Mirabelle, tu te fais rare hein Mirabelle : bonjour monsieur, bonjour madame Linda : c’est Linda s’il te plait. Elle sourit et continua son travail. Son cœur se déchirait en mille morceaux. Elle se faisait déjà des idées sur Mbala et Linda. Elle se revoyait nu dans les bras de son homme et se disait qu’elle avait commis une grosse erreur. Ses doutes furent dissipés lorsque Linda quitta le séjour, les laissant seuls. 
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