L'amour

4995 Mots
Mbala : on va lui dire qu’on s’est réveillé et tout avait disparu. Elle va vite faire d’acheter tout ce qui manque avant que le père ne rentre. C’est aussi simple que ça. Wagni : Ma’a à dit qu’elle va raconter exactement tout ce qui s’est passé. Mbala : tu sais que maman ne va rien faire… Wagni : je parle pour papa. Il ne va pas être content du tout. Il avait menacé de te mettre à la porte la dernière fois. Tu as oublié ? Mbala : il ne va rien nous faire. Après son bavardage il va rester tranquille. Descendons d’abord saluer maman Tête haute, la femme d’affaire qui se faisait appelé Madame Marthe, avançait sans sourire et sans cligner des yeux. Elle sourit juste à Ma’a Sabine à qui elle donna son sac à main avant de commencer à prendre des nouvelles de la maison. Madame Marthe : alors… Comment va ma demeure ? Et mes enfants ? Ma’a Sabine n’eut pas le temps de répondre aux questions. Les deux frères vinrent se jeter sur leur mère comme de petits enfants.  Madame Marthe : mes gros bébés, mais vous avez encore grandit en trois mois ou quoi ?  Elle avançait directement vers le séjour. Wagni tremblait à cause de ce qui s’était passé plus tôt. Il s’arrêta un instant. Madame Marthe : mais pourquoi t’arrêts-tu ? Il y’a un souci ? Wagni : passons par derrière s’il te plait. J’ai envie de te montrer quelque chose Madame Marthe : tout ce tu veux me montrer va attendre. J’ai fait un long voyage et j’ai franchement envie de me reposer.  Wagni : mais c’est très important… Mbala : laisse elle entre. Tôt ou tard elle va voir Ayant compris que ses enfants avaient certainement quelque chose à cacher, elle lança plus rapidement le pas. Une fois dans son séjour, elle fut scandalisé de le voir presque vide. L’idée d’un cambriolage nocturne passa dans sa tête. Elle s’écria, Madame Marthe : mais où étiez-vous lorsque tout ceci est arrivé ? Votre père va vous tuer Mbala : on dormait et… Ma’a Sabine : soit vous dites la vérité soit je le fais moi-même La patronne alla s’asseoir en attendant que quelqu’un se décide enfin à lui parler. Mbala voulut s’en aller mais sa mère le retint. Madame Marthe : personne ne bouge d’ici tant qu’une véritable explication ne m’est pas donnée. Je vais appeler la police et je dois savoir quoi leur dire. Ma’a Sabine lui raconta dans les détails tout ce qui s’était passé. Depuis la sortie des jeunes jusqu’à la disparition des objets en passant par la fête organisée à la maison. La patronne se leva un moment et alla passer un long coup de fil. A son retour, elle alla directement dans sa chambre sans rien dire. Personne ne comprenait vraiment cette réaction. Il est vrai qu’elle ne se souciait pas vraiment de la vie que menaient ses enfants mais on aurait attendu un peu plus de rigueur de sa part après cette histoire.  Quelques minutes après, la patronne revint vers ses fils au séjour. Madame Marthe : j’ai utilisé le solde de vos comptes pour racheter une partie de ce que vous avez fait disparaitre. J’ai acheté le reste avec mes propres économies. Dès que vous allez recevoir votre prochain argent de poche je vais récupérer jusqu’à ce que ça atteigne la somme.  Mbala : mais on va vivre comment en attendant ? Je n’aurai même plus un sous en poche Madame Marthe : tu préfères peut-être que j’appelle ton père pour lui faire part de la situation ? Ou bien que tout le monde soit au courant de ce qui s’est passé ici ? Mbala : c’est compris maman Madame Marthe : je vous ai déjà dit de ne pas organiser vos fêtes ici. Comme vous êtes têtus vous n’en avez fait qu’à votre tête. Voici là où nous en somme. Nous devons nous arranger à tout remettre en place avant que votre père ne rentre. Ma’a Sabine : mais madame, vos enfants doivent apprendre à faire face aux problèmes qu’ils causent. C’est le patron qui devrait rentrer gérer cette situation Madame Marthe : tu sais très bien que la dernière fois il a menacé de mettre mon fils à la porte. Je ne le permettrai pas. Mon garçon va rester ici Ma’a Sabine : un garçon de vingt-et-sept ans qui passe ses nuits à boires et dormir avec de jeunes filles. Il ne va plus au campus et il entraine son frère à faire comme lui. Comment va-t-il vous succéder s’il se comporte de la sorte ?  Madame Marthe : la façon dont tu parles me laisse croire que tu pourrais nous trahir. Laisse-moi te dire que si le patron entend cette histoire je vais te mettre à la porte. De toutes les façons tout ceci est de ta faute. Pourquoi avoir coupé l’électricité ? Je devrais te virer  Ma’a Sabine : et qu’est-ce qui vous retient ? Madame Marthe : je n’ai pas encore trouvé ta remplaçante.  Des éclats de rire se firent entendre des deux fils. Ma’a Sabine était habitué à ce traitement. Elle resta sereine.    Madame Marthe : alors les enfants, comment étaient la fête ? Wagni a fait sa première sortie comme prévu ?  Wagni : la fête était juste trop belle...  Madame Marthe : oulala… tu as grandi mon fils. J’espère juste que vous vous êtes protégé, je n’aimerai pas entendre que quelqu’un a enceinté une fille à nouveau. Je n’ai plus de temps pour résoudre ce genre de problème. Wagni : ne t’en fait pas maman, j’ai fait très attention. Cette conversation entre mère et fils était certainement des plus inquiétantes, on aurait facilement pu se demander si elle avait engendré cet enfant qu’elle encourageait dans la débauche. Ma’a Sabine n’avait jamais approuvé le fait qu’une mère donne de tels conseils à ses enfants. Elle sentait qu’elle devait s’en mêler. Ma’a Sabine : Est-ce un conseil à donner à vos enfants ?  Madame Marthe : vous êtes jeunes mes enfants. Profitez de la vie tant que vous pouvez. Vous avez la chance d’être riche, profitez-en. Moi je n’ai pas eu cette chance.  Ma’a Sabine : mais madame, vos fils vont finir par se faire tuer là dehors ou par choper des maladies. Ils… Madame Marthe : qui t’a donc donné l’autorisation de te mêler de la conversation ? Ce sont mes enfants et je les éduque comme bon me semble. Il revient à moi de décider ce qui est bon pour eux et non à toi. Tu les as juste nourris, jamais tu ne les as accouchés. Mbala : il faut lui dire comme ça maman… Là elle ne viendra plus m’embêter dans ma chambre tous les matins avec le même refrain. La fête d’hier a été un fiasco à cause d’elle. C’est quelle attitude qu’elle a comme ça ? Madame Marthe : elle est vieille, ne faites pas attention. Bientôt on va engager une jeune fille pour l’assister. Je voulais la renvoyer mais votre père ne sera certainement pas d’avis. Wagni : on peut même la remplacer une fois, on cherche une belle fille La nourrisse entendait ses paroles et les ressentaient comme des coups de poignards. Elle aurait aimé être remerciée d’une autre manière. Les années de travail l’avait certes habitué aux comportements de chacun mais elle était loin d’imaginer que les choses allaient se passer ainsi. Contrarié, elle retourna dans sa cuisine. Au fond, l’idée de lui trouver une assistante n’était pas des plus mauvaises.  La petite famille était restée au séjour. Pendant qu’ils discutaient, La servante envoyée par Ma’a Sabine apporta un plateau sur lequel était classé des tasses et une bouteille de jus naturelle. La jeune Mirabelle avançait timidement, avec un léger sourire au coin des lèvres. Son regard se croisait par moment avec celui de Mbala qui lui faisait des clins d’œil successifs.  Elle finit son service et retourna en cuisine. Son humeur laissait voir cette lueur de naïveté d’une jeune fille amoureuse dans son regard. La seule chose formellement interdite dans cette demeure était ce que vivait la jeune employée. Se laisser envahir par le sentiment qu’elle ressentait à l’égard du jeune Mbala n’allait certainement pas être sans retombé.    Ce qui animait le cœur de la jeune Mirabelle était de retrouver son amoureux dans un coin discret de la maison et de se donner à lui-même si rien n’était encore concret entre eux. Pour elle, Mbala était certainement le plus fidèle. Il le lui avait démontré la nuit dernière. Elle croyait en lui et se voyait finir la vie dans ses bras. Chose des plus normales, elle était nouvelle d’une semaine dans cette maison. Elle n’avait pas eu le temps de voir le véritable visage de Mbala. Ma’a Sabine s’était déjà rendu compte du jeu entre Mbala et la jeune Mirabelle. Elle essaya tant bien que mal de conseiller la jeune fille sur les risques auxquels elle s’exposait lorsque celle-ci revint du séjour avec le sourire aux lèvres. Ma’a Sabine : je ne sais pas ce qui se passe entre Mbala et toi mais laisse-moi te dire qu’il risque te détruire la vie. Il te vend des rêves  Mirabelle : il ne se passe rien de particulier entre nous. Nous sommes juste amis madame Ma’a Sabine : même l’amitié ne doit pas naitre entre ses garçons et toi. Contente-toi de faire ton travail. Ferme les yeux sur ces jeunes hommes. Tu ne sais certainement pas ce qui est arrivé aux filles comme toi qui ont cru qu’elles étaient l’élut de leur cœur. Ils vont te briser. Mirabelle : c’est compris madame A l’entrée de la cuisine, juste derrière la nourrisse, était placé Mbala, dos contre le mur. Il avait formé un cœur avec ses mains qu’il faisait glisser sur sa poitrine en fermant les yeux. Mirabelle ne voyait plus que lui. Les conseils de Ma’a Sabine étaient devenus volatiles.  La conversation entre Mirabelle et Ma’a Sabine était à peine terminée que la petite femme avait couru rejoindre son prince dans le couloir, faisant croire qu’elle allait débarrasser la table. Mbala était placé dans un coin attendant que son charme face effet. Il fut satisfait lorsqu’il la vit arriver, le sourire aux lèvres. Il écarta les bras pour l’enlacer mais apeuré que quelqu’un puisse les voir, elle resta éloigné d’un pas. Mbala : pourquoi tu veux me faire souffrir comme ça ? Même un simple câlin ? Mirabelle : et si quelqu’un nous voit en s’en va le dire à la patronne ? Je vais perdre mon emploie Mbala : la patronne est ma mère et elle m’écoute quand je lui parle. Ne t’en fais pas pour ce côté.  Mirabelle : en tout cas je ne venais pas vous voir. Je vais juste récupérer les verres à table.  Mbala : soit gentille et avance juste d’un pas, un tout petit pas. Je voudrai contempler ton visage bien en face. Son cœur ne désirait que ça. Seulement, elle tenait bien trop à son poste. Elle recula plutôt. Se retourna d’un quart de tour en direction du séjour. Lorsqu’elle voulut lancer le premier pas pour s’en aller, Mbala arrêta son poignet et le tint fermement. Mirabelle : je risque avoir de gros ennuie si on continu ce petit jeu Mbala : pour toi mon amour est un jeu ? Tes paroles sont très blessantes Mirabelle : je dis juste que… Mbala : non, ça va ! J’ai déjà compris que ce n’est pas réciproque, je ne vais plus t’embêter. Tu peux y aller Il n’avait toujours pas lâché son poignet. Son jeu portait bien des succès. Mirabelle s’était rapprochée de lui pour s’excuser de son attitude. Mirabelle : je ne dis pas que ton amour est un jeu, je dis juste qu’on pourrait avoir des ennuis. Je suis désolé… Il n’en avait que faire de ses excuses. Elle était plus proche de lui, c’était le plus important. Une main autour de ses hanches, il la rapprocha de plus en plus jusqu’à ce que sa poitrine doublement bossue soit collée à lui. Rapprochant leurs visages, ils rejoignirent leurs lèvres et se laissèrent aller au plaisir d’un baisé. Mbala ne s’arrêta pas là. La crainte d’être vu n’était guère pour lui un souci. Il laissa sa main glisser dans une poche du tablier que portait Mirabelle. Sa main était alors plus proche de son intimité.  Mirabelle : mais que fais-tu ? Il ne lui répondit pas. Il s’empressa de récupérer ses lèvres avec les siennes en enchainant des caresses sur son intimité à travers le brin de tissus qui le recouvrait. Elle s’emporta un court instant et fondit encore plus dans ses bras avant de se ressaisir. D’un coup, elle se détacha de lui, redressa son habit et courut vers le séjour en cachant tant bien que mal sa joie.  Mbala resta un moment sur place. Claqua des mains et éclata de rire. Un rire moqueur et insultant. Il se réjouissait d’être arrivé à ses fins pour cette journée. Il savait que la prochaine fois serai certainement la bonne. Parcourir le corps de celle qui l’aimait sincèrement était son seul objectif. Il alla se prendre un verre d’eau à la cuisine et se trouva nez à nez avec Ma’a Sabine. Celle-ci ne manqua pas de lui faire des reproches sur son comportement avec Mirabelle. Ma’a Sabine : je ne sais pas ce que tu veux à cette fille mais reste bien loin. Elle est venu ici pour travailler et non pour toi. Mbala : ça fait quoi ? Si elle veut travailler à la cuisine et dans ma chambre, où est le problème ?  Ma’a Sabine : pourquoi tu es même comme ça ? Toujours à vouloir foutre la vie des autres en l’air. Beaucoup de jeunes filles ont perdu leur emploi ici à cause de toi.  Il était bien trop content pour continuer la discussion. Il la laissa converser toute seule et alla rejoindre sa chambre. Il avait une sortie prévue pour résoudre une affaire dont personne n’était au courant. Un coup de fil passé à cet inconnu et la joie l’envahie. Mbala : tu veux dire qu’on a réussi ? Comme les blagues ? -puisque c’est moi qui te dit… L’affaire a marché comme sur des roulettes. On attend plus que toi pour commencer les ventes. Les clients sont déjà là.   Mbala : je gérai un dossier ici à la maison. J’arrive dans quelques secondes.  -ne perds pas le temps, tu sais qu’on doit vite liquider nor. Si quelqu’un nous trouve avec ça, on peut encore te laisser mais moi… Gar, marche vite. Mbala : j’arrive, donnes moi juste dix minutes Il fit vite de mettre un pantalon sur la culotte qu’il avait. Se peigna rapidement les cheveux et sortit aux pas de courses. Une fois au séjour, il passa telle une fusée mais fut brusquement arrêté par sa mère. Madame Marthe : attends un peu mon fils, tu cours où comme ça ? Il faut attendre qu’on nous livre une partie de ce qu’on a perdu grâce à vous. Si ton père arrive maintenant on fait comment ? Mbala : maman j’ai une grande affaire très urgente à résoudre. Je ne peux pas attendre une seconde de plus. En plus j’ai quoi à voir avec la livraison ? Les livreurs vont installer, non ? Madame Marthe : tu ne peux pas sortir. Ton père m’a dit qu’il arrive aujourd’hui mais je ne connais pas à quelle heure. Je ne veux pas que tu sois absent à son arrivé. Mbala : tu ne me dis rien de bon… A plus maman Sans plus écouter ce qu’elle disait, il courut prendre sa voiture et s’en alla. Rouler à vive allure était l’une de ses marques. Il était reconnu pour ça. Il prenait la direction d’un quartier peu fréquenté de la ville du fait de la criminalité qui y était élevée. Une fois à l’entrée du quartier, il donna quelques billets aux gardiens pour assurer sa sécurité.  Sa destination était cette petite maison abandonnée où l’attendait son ami de cœur. Celui avec qui il faisait toutes ses magouilles, ses tricheries et désormais ses vols. Il l’appelait Felix. Mbala : où sont les clients la ? Pourquoi c’est ici qu’on doit gérer ça ? C’est sale ici Felix : laves alors ! On te parte tu ne veux pas comprendre. Si on vend notre marchandise dans la ville jusqu’à les gens nous voient on aura de sérieux problèmes. On va seulement attirer les clients par ici. Ceux que j’ai contactés sont déjà en route.  Mbala : tu m’as dit au téléphone qu’ils étaient déjà là, non ? Felix : je ne voulais pas resté ici seul. Je ne peux pas tout gérer seul jusqu’à tu viens seulement prendre l’argent. Il faut que tu contribues aussi Mbala : tu parles même de quoi comme ça ? Qui a eu l’idée de ce coup ? Qui a tout organisé ? Tout ce que tu avais à faire c’était d’attendre un court instant de discrétion pour tout amener avec toi. C’est ça que tu appelles tout faire ? Pardon laisse mes nerfs. Felix : en attendant si tu as quelques cigarettes tu donnes ma part. Laisse d’abord ce que tu racontes là.  Mbala : je suis venu sans rien prendre avec moi.  Felix : j’espère au moins que tu sais qu’on va tout partager équitablement.  Mbala : on va d’abord voir ce que ça va nous rapporter. Le duo avait pris place sur de vielles chaises, attendant avec impatience les clients pour la fameuse marchandise. Mbala regardait cette marchandise sans avoir de remord. Pour lui, c’était tout à fait normal qu’il ait cherché un plus d’argent par ses propres moyens. Peu importe par quel moyen.  Quelques minutes à attendre et une voiture gara devant la maison. Le premier client, qui connaissait apparemment très bien les lieux, vint vers eux. Il observa un instant la marchandise sans se forcer à être polit. Felix voulut présenter la marchandise. Felix : ça c’est… Il fut coupé par le client. -tu veux m’apprendre à voir ? Felix : non grand  Le client regarda encore et encore la variété d’objet qui soit disant était en solde. Il sortit un instant, passa un coup de fil et revint vers les vendeurs. -bon, voici ma part, vous dites que c’est combien ? D’ailleurs, vous avez pris ça où ? Les deux amis se regardèrent et se firent un clin d’œil presque inobservable. Felix prit la parole. Felix : c’est mon ami ci qui va bientôt quitter le pays. Il ne peut pas partir avec tout ça et donc il a décidé de tout liquider.  -vous me prenez pour un idiot ou quoi ? Vous venez vous cacher à l’autre bout de la ville pour vendre des marchandises que vous dites vous appartenir ? Je veux juste connaitre la provenance pour être sur mes gardes au cas échéant.  Felix : on va te faire un bon prix, ne t’en fait pas. Ils s’étaient facilement compris. La vente se fit en un brin de temps. Les deux amis partagèrent directement les premiers billets en attendant le client suivant. L’argent ayant des ondes de négativités, ils ne manquèrent pas de se disputer un court instant. Felix : tu ne peux pas me donner moins d’argent que ta part. On a pris les risque ensemble et je suis même plus dans le risque par rapport à toi. Je n’approuve pas ce comportement. Comment tu peux faire les choses comme ça ? Mbala : tu penses que tu as pris les risques ? Tu t’es demandé ce qui va m’arriver si jamais mon père découvre ce que j’ai fait ?  La petite querelle prit une pause avec l’arrivée du prochain client. Celui-ci était moins fouineur. Il se contenta juste de prendre sa marchandise et paya sans discuter, sans chercher la provenance. Le partage se fit équitablement cette fois. Mbala ne voulait en aucun cas contrarier son ami qui était le seul à toujours l’épauler et ceux en toute situation.  Le soir arriva, les ventes avaient porté des fruits plutôt juteux. Le duo garda le reste de la marchandise dans un coin reculé avant de se mettre en route pour le retour. Devant la voiture de Mbala, ils ne manquèrent pas de revenir sur les évènements passés, s’émerveillant de leurs victoires. Felix : mais gar je n’ai pas compris un truc, tu as coupé la lumière à quel moment alors que tu étais assis avec nous ? Mbala : est-ce que c’était moi ? N’est-ce pas on avait dit qu’on allait tout faire à trois heures du matin ? C’est ma nourrisse qui nous fait anticiper les choses. Felix : comment ça ? Mbala : laisse seulement gar... Dis-moi seulement comment on va faire pour gérer les autres gars du coup. Ils attendent certainement leur part. Felix : on finit d’abord les ventes. On verra comment enlever un peu sur nos parts pour eux. Mais si non tu es fort hein…  Mbala : pardon laisse-moi tranquille. Ils accumulent les richesses pour qui ? J’ai juste pris un peu. On a surement déjà tout remplacé à la maison. En plus c’est juste une partie de mon héritage que j’ai pris. Felix : c’était un coup de maitre Finir les liqueurs de tous les snacks bars et dormir avec toutes les filles ne lui avaient pas suffi. Ce jeune homme venait de dérober à sa famille le fruit du travail de toute une vie et s’en réjouissait en disant être dans ses droits. Il était loin d’imaginer qu’il venait de faire déborder le vase d’une seule goutte d’eau. Mbala avait vite fait de rentrer jusqu’au domicile familiale. Il était tellement content qu’il pétillait à distance. Dès qu’il sortit de sa voiture, il aperçut Mirabelle qui faisait sortir les déchets ménagers. Il courut vers elle, lui tint le bras et l’amena jusqu’à sa voiture. Elle eut un moment de recul. Mirabelle : mais c’est quoi le souci ? Mbala : entres dans la voiture, je veux qu’on fasse un tour. Mirabelle : je ne vais faire aucun tour avec vous. J’ai du travail Mbala : d’accord, pas de tour ! Entrons juste pour mieux parler sans que personne ne nous dérange. Mirabelle : et si on nous voit ? Je ne veux pas perdre mon boulot. Mbala : regarde comment les vitres de ma voitures sont noirs de partout, personne ne va nous voir. Et même si c’est le cas, je m’en fou. Je veux qu’on puisse parler sérieusement aujourd’hui.  Mirabelle : mais j’ai peur… Il ouvrit rapidement la portière de la voiture et elle entra sans plus se retenir. A son tour, il entra par la deuxième portière. Elle avait les jambes à moitié recouvertes par sa petite tenue de travail. Elle grelotait des mains. Une bouffée de chaleur traversait son corps d’un allé et retour. Elle voulut sortir mais son bel homme la retint. Mbala : s’il te plait ma belle Mira… Regarde comment je rougis malgré mon teint sombre. Je veux être tient et je veux que tu sois mienne.  Pendant qu’elle réfléchissait sur les paroles à prononcer, il activa discrètement le magnétophone de son portable pour enregistrer leur conversation. D’accoutumer, il le faisait pour faire valoir son pouvoir séducteur pendant ses moments de commentaire avec ses amis.  Après un moment de réflexion, elle se donna une chance de lui répondre favorablement. Mirabelle : moi aussi je t’aime bien mais… Mbala : non, ne dis plus rien. Si tu ajoutes quelque chose ça va tout gâter. Je veux juste que tu m’aimes, juste ça. Mirabelle : tu sais, j’ai eu beaucoup de mésaventure avec les hommes, je ne veux plus souffrir Mbala : maudit soit l’homme qui t’a un tant soit peu brisé le cœur, laisse-moi le réparer et faire de lui une partie du mien. Ces paroles avaient emballé la jeune femme. Elle ne voulait plus que l’écouter. Un sourire se dessina sur ses lèvres, ses yeux se mirent à briller et sa respiration s’accéléra. Mbala continua son jeu de séduction en se rapprochant de plus en plus d’elle. Mbala : je ne sais pas comment tu as fait pour entrer dans ma vie mais je sais que je veux que tu y restes. Je t’aime comme jamais je n’aimerai une autre femme et comme je n’avais jamais aimé au paravent. Quand on s’est embrassé ce matin je me suis senti comme un gamin. C’était merveilleux.  Mirabelle : moi aussi j’ai beaucoup aimé. J’avais juste peur que… Mbala : ne parles pas de peur quand tu es dans mes bras. Avec moi tu ne dois rien craindre ma belle Mira Mirabelle : je vais essayer. Là, je dois partir s’il te plait. J’ai beaucoup à faire et je ne veux pas que Ma’a Sabine me cherche. Elle va se fâcher. Mbala : et tu fais quoi de mes lèvres qui sont toutes sèches ? Regarde comment elles se fendillent.  Mirabelle : écoutes… Je…  Il lui coupa la parole en faisant glisser un doigt sur ses lèvres. Mirabelle était en position de faiblesse. Elle savait qu’il ne lui servirait à rien d’essayer de résister. Elle le laissa faire passer sa main autour de son cou. Leurs lèvres se rapprochèrent, leurs langues se jumelèrent, leurs salivent ne firent plus qu’une. Un b****r assez lent et pénétrant les fit oublier qu’ils étaient dans une voiture. Il lui soufflait des paroles sensuelles à l’oreille, Mbala : je te désire, je te veux toute nue. Tu es ci douce Mirabelle : on va trop vite, on doit ralentir un peu. Mbala : arrêtes-toi donc, arrêtes-moi Elle se sera encore plus dans ses bras. Elle l’embrassa encore plus sauvagement que lui. La main de Mbala était sur le point de détacher les cordes du tablier de sa Mira lorsque la voie de Ma’a Sabine se fit entendre. Mirabelle sursauta, se mit en forme et sortit rapidement de la voiture. Mbala qui était à deux doigts d’atteindre son but se mit dans une forte fureur à l’encontre de sa nourrisse. Néanmoins, il savait que la prochaine fois serai la bonne. ‘’Je passerai cette nuit avec elle ‘’, se promit-il. Pour lui, Mirabelle qui se sentait très amoureuse était plutôt très facile. Pendant qu’elle rêvait d’un prince charmant avec une licorne, lui la voyait toute nu sous les draps.  Il sortit de la voiture et retrouva les autres au séjour. Il fut égaillé de voir que son père n’était pas encore de retour. Sa mère semblait être en colère contre lui du fait de son absence prolongé. Elle voulait des explications. Madame Marthe : la moindre des choses après ce que vous avez fait c’est de rester au moins à la maison pour que ton père ne pose pas trop de question. S’il était déjà là tu allais faire comment ? Mbala : il est là ? Non ! De quoi tu te plains ? Madame Marthe : c’est comme ça que tu me réponds n’est-ce pas ? J’espère pour toi qu’il ne va pas découvrir ce qui s’est passé ici. J’ai essayé à mon niveau de tout remplacé mais il va finir par voir la différence. Mbala : tu as trop peur de ton mari là. Il faut souvent relaxer un peu mater… Je vais dans ma chambre. Que Mirabelle m’y apporte mon repas et en profite pour récupérer son chargeur. Je le lui ai emprunté hier soir. Il avait crié assez fort pour que son petit mensonge atteigne les oreilles de sa convoité. Il esquissa un sourire à l’endroit de son petit frère. Celui-ci comprit qu’il voulait le voir dans sa chambre. Tous les deux s’en allâmes. Une fois dans la chambre de Mbala, celui-ci fit écouter sa conversation enregistrée avec Mirabelle. Wagni : comment tu as réussi à l’avoir comme ça ? Ça a commencé quand d’abord ? Mbala : je suis d’abord fort avec les mots. Surtout quand je vois les fesses. En plus elle était déjà amoureuse de moi et ceux depuis son arrivé dans la maison. Je savais que ça allait mordre. Wagni : j’ai trop envie d’être comme toi. Tu es fort, trop fort même. Tu vas faire comment maintenant ? Mbala : j’ai demandé qu’elle m’apporte mon repas ici mais Ma’a sabine va surement refuser. Vas à la cuisine et fais tout pour que ce soit elle qui me porte la nourriture. Je compte sur toi comme jamais. Si je dors sans la toucher, je vais devenir fou.  Wagni : tu vas vraiment le faire ce soir ? Papa arrive hein Mbala : il se fait déjà tard. Il ne va plus rentrer aujourd’hui. Vas faire comme j’ai dit.  Wagni : il faut te protéger quand même hein.  Mbala : je vais gérer, ne t’inquiète pas.  Le petit frère sortit et courut jusqu’à la cuisine. A son arrivé, Ma’a Sabine ordonnait à Mirabelle de ne pas poser pieds dans la chambre de Mbala. Il arriva juste à temps pour repêcher le poisson de son grand frère. Wagni : depuis que Mbala attend son repas ? Tu fais quoi Mirabelle ? Il va se fâcher.  Ma’a Sabine : je vais le lui apporter… Wagni ne l’écoutait pas. Il avait vite fait de recouvrir le plat de nourriture posé dans un plateau de service. Il le porta et le laissa dans les mains de Mirabelle. La nourrisse n’avait pas le temps de placer un seul mot. Elle ne sut même pas à quel moment les deux jeunes étaient sortis de la cuisine.  Une fois devant la chambre de son grand frère, Wagni ouvrit la porte et laissa entrer Mirabelle. Il s’en alla après avoir souhaité une bonne nuit à son frère.  Mirabelle posa le plateau sur la table. Sans lever la tête, elle se retourna pour s’en aller mais la voie de son élu l’arrêta.  Mbala : je veux un verre d’eau s’il te plait
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