Episode 16

2065 Mots
Linda était bouche bée par rapport à cette question. Le procureur venait de la coincer et avait rejoint son siège. Elle savait au fond que c’était peine perdu de payer davantage son avocat. Ce procès semblait être perdu d’avance. Le juge prit la parole. -que les autres témoins passent à la barre C’était au tour du notaire qui avait accepté de témoigner sous les menaces de Linda. Ce vieil homme prêt pour la retraite s’était emballé dans une salle affaire. Il était préparé à l’avance sur le discourt qu’il devait tenir. Il passa dans le box et prêta serment. L’avocat de la défense l’interrogea. -quand est-ce que le défunt Luc Mbala a-t-il rédigé son testament ? Notaire : trois mois avant sa mort -quand l’a-t-il modifié ? Notaire : deux semaines avant sa mort - pouvez-nous faire un résumé du contenu du premier testament et celui du deuxième testament ? Notaire : dans le premier testament il partage sa fortune entre ses enfants et sa femme. Dans le second c’est toujours pareille mais il laisse la demoiselle Linda comme l’unique gestionnaire de ses biens jusqu’à la prise de conscience de ses enfants. -donc vous affirmez que le défunt a lui-même modifié son testament ? Il était dans toutes ses facultés ? Notaire : il était dans toutes ses facultés. Le docteur de famille qui est l’un des témoins peut très bien confirmer ce que je dis. Lui aussi était présent ce jour. -j’en ait terminé avec mes questions. Monsieur le procureur, il est à vous. Le procureur se leva avec grâce, aisance, sourire. Il avait déjà trouvé la faille dans les dires du notaire. Il prit la parole avec assurance. -où étiez-vous le dix Août passé ? Notaire : j’étais eur… En voyage pour régler une affaire. -oulala… Vous étiez en voyage pour régler une affaire ! J’ai entre mes mains la copie du fameux testament modifié et il est écrit dessus qu’il a été modifié le dix Août. Comment expliquez-vous cela ? Notaire : quoi ? -j’en ait terminé votre honneur Linda était enragée contre ce notaire qui n’avait pas pu retenir une simple date. Le prochain témoin en sa faveur était le docteur de famille. Suivant le procès depuis l’extérieur, il s’était rendu compte que sa partie était défaillante. Il s’était discrètement enfui par peur de finir en prison. Malheureusement pour lui, Mbala qui était aussi à l’extérieur après être expulsé de la salle l’arrêta à temps. Mbala : tous ceux qui ont aidé de près ou de loin cette sorcière vont le payer. On te confie la vie de pauvres gens tu joues avec. Tu vas témoigner et si jamais tu es incriminé tu vas aller en prison. On t’attend en salle. Le docteur ne savait pas quoi faire, il grelottait, transpirait. -j’ai une famille, de tout petits enfants dont je dois m’occuper. On peut s’arranger ici si tu veux, tu me laisses partir et je te ferai un chèque Mbala le traina de force jusqu’à la porte du tribunal. Il était obligé d’entrer. Une fois dans le box, il fut réprimandé par le juge. -nous avons prononcé votre nom plus d’une fois sans réponse. Nous sommes ici pour résoudre des affaires sérieuses et non pour le jeu. Il baissa la tête. L’avocat de la défense se leva et commença avec les questions. -étiez-vous présent pendant la modification du testament du défunt ? Docteur : non, je n’étais pas là. Je ne sais rien en ce qui concerne ce testament Ne sachant pas ce qu’avait dit le notaire et ayant oublié ce qu’il devait dire à cause du stress, il contredit ce qui avait été dit quelques minutes avant. L’avocat de la défense ne savait plus sur quel pied danser. Il savait déjà que c’était peine perdu de continuer ce jeu dans lequel il était perdant. Il passa la parole au procureur. Celui-ci avait toujours à dire. Il se leva avec toute son élégance. -dites-nous docteur, quel est votre rôle à l’hôpital ? Docteur : soigner des personnes malades -voilà ! Vous devez soigner des personnes malades. Combien avez-vous été payé pour laisser mourir Luc Mbala ? Il m’a été rapporté que vous aviez encore le temps d’arrêter ses saignements. Docteur : baliverne ! Je suis arrivé quand il était déjà mort. Madame Marthe s’écria ‘’menteur, vous étiez avec moi quand on l’a trouvé plein de sang, vous n’avez rien fait pour sauver mon mari. Vous êtes aussi criminel que cette sorcière’’. -qu’on calme cette femme (lança le juge), ou qu’elle sorte Ne voulant pas terminer à l’extérieur comme Mbala, elle se retint. Le procureur continua. -il a été dit ici que vous étiez présent lors de la modification du testament mais vous-même venez de dire que vous n’étiez pas là. Je vois que vous lisez déjà l’heure. J’en ai terminé. Les témoins du côté de Linda étaient tous passés. Madame Marthe fut devait donner son témoignage. Le procureur avait tenue à être le premier à l’interroger. -où étiez-vous trente Août à huit heures précises Madame Marthe : j’étais dans le bureau de ce docteur (en le pointant du doigt). On débattait sur l’état de santé de mon mari qui était en amélioration. Il me disait même qu’on pouvait déjà sortir. -et par la suite ? Madame Marthe : nous sommes allé dans sa chambre pour lui annoncer la bonne nouvelle mais à notre arrivé il se tenait le cou et le sang coulait. Ce docteur est resté debout sans rien faire. Il a commencé à crier que j’ai tué mon mari. Elle parlait en se mouillant de ses larmes. -vous voyez, cette pauvre femme a passé des mois en prison, elle n’a pas eu le droit de faire le deuil de son mari et elle a été éloignée de ses enfants. Tout ça sans avoir de procès, sans recevoir de visite. La justice ne doit pas rester muette face à une telle injustice. J’en ai terminé L’avocat de la défense prit la parole. -qu’est-ce qui a amené votre mari à l’hôpital ? Madame Marthe : il a eu une crise après avoir découvert que notre fils avait vendu certains objets de la maison sans son consentement. -lorsque vous avez découvert la disparition de ces objets, qu’avez-vous fait ? Madame Marthe : j’ai tout racheté pour l’éviter d’en souffrir -rectificatif ! Vous l’avez fait pour qu’il ne chasse pas votre préféré de la maison. Vous saviez qu’une fois guéri votre mari allait chasser votre fils de la maison et allait certainement refaire son testament. Pour éviter cela vous avez abrégé ses jours dans ce lit d’hôpital. Madame Marthe : je l’aimais, j’aimais mon mari malgré ses tromperies et son absence -voilà ! Vous aviez encore plus de raison de le tuer. Il vous trompait. J’en ai fini La roue venait de tourner. Linda esquissait déjà le sourire de la victoire. Marthe était retournée à son siège en larme. On fit entrer Mirabelle pour son témoignage. Elle prêta serment et l’avocat de Linda l’interrogea. -quels sont vos rapports avec la famille Mbala ? Mirabelle : j’étais une de leurs employés -est-il vrai que vous avez été expulsé parce que vous avez eu une relation avec Mbala et qu’ensuite vous avez perdu son enfant que vous attendiez ? Mirabelle : oui -qu’est-ce qui était la cause de cette perte ? Mirabelle : j’avais des infections non soignées dans le corps -infections que Mbala avait versées en vous. Nous constatons que le jeune Mbala n’est donc qu’un irresponsable et donc que son père avait toutes les raisons du monde de rayer son nom de ce testament. Un point de plus en faveur de Linda. Un autre point augmenta lorsque le procureur n’eut pas de question à poser à Mirabelle. Linda était en joie totale. Une pause de quinze fut marquée sur le procès. Mirabelle alla se cacher dans un coin. Elle avait peur que son témoignage puisse porter préjudice à Mbala. Celui-ci la chercha jusqu’à ce qu’il la trouve. Elle était adossée contre un poteau, toute seule. Mbala : pourquoi tu es isolé ? Mirabelle : ce que j’ai dit a avantagé Linda Mbala : elle n’est en rien avantagée. Le procès n’est pas terminé. Aussi tu n’as dit que la vérité Il l’avait pris par la taille. Elle ne lui résistait plus. Elle en était plutôt heureuse. Mbala : après ce procès, lorsqu’on aura gagné, tu t’en iras encore ? Mirabelle : je n’ai pas terminé ma formation. Je vais encore partir Il posa un b****r sur son cou, la serra contre lui comme s’ils étaient tout seul dans cet endroit. Elle s’oublia, ferma les yeux et sentis son cœur battre comme au premier jour. Mirabelle : j’ai du mal à croire que tu aies pu changer en ci-peu de temps, on ne change pas comme ça. Mbala : je n’ai pas changé, je suis juste devenu une meilleure version de moi-même. Aussi, Martial m’a fait voir la vie sous un autre angle. Elle se tourna vers lui. Le regarda, lui sourit. Ses yeux brillaient, ses lèvres l’appelaient. Il guetta pour s’assurer qu’ils n’étaient pas regardés et il lui vola un doux b****r avant de courir rejoindre la salle d’audience. La pause s’était écroulée et c’était au tour de Mbala de passer à la barre. L’avocat de la défense l’interrogea, -quel est votre niveau scolaire ? Mbala : j’ai une licence en science de gestion -pourquoi ne travaillez-vous pas à l’entreprise familiale ? Mbala : mon père avait jugé que je n’étais pas encore prêt -surement à cause de vos sorties nocturnes et vos jeu d’amour entre les jambes de toutes les femmes, je me trompe ? Mbala ne répondit pas. -vous avez toujours eu le soutien de votre mère en toute situation. Elle a toujours couvert toutes vos gaffes, n’est-ce pas ? Mbala : c’est normal, c’est ma mère. -que dire de plus ? Une mère qui encourage son enfant dans la débauche. Comment un homme avec tous ses sens laisserait sa fortune entre les mains de telles personnes ? Il est clair que le testament a bel et bien été modifié pour préserver le patrimoine de la famille. Que le procureur interroge le jeune Mbala. Le procureur se leva avec son air arrogant. -nous allons tous écouter un enregistrement fait depuis le téléphone de Mbala. Je crois qu’après cela il n’y aura plus rien à dire. Il brancha le téléphone à un baffle qu’il avait fait apporter pour l’occasion. Tous entendirent les accusations que portaient Wagni à l’encontre de Linda. La salle se mit à faire des bruits en chuchotant. Linda se mit à regarder de partout. Elle n’avait vu Wagni nulle part et se disait qu’il n’allait pas témoigner contre elle. Grande fut sa surprise d’écouter cet enregistrement. -je crois que je n’ai plus de question. Il fit une rotation en balançant sa toge et alla s’asseoir. Ma’a Sabine était la toute dernière à passer à la barre. Elle avait le cœur fendu mais elle vint témoigner. Le procureur fut doux avec elle car il savait ce qu’elle endurait. -dites-nous madame, quels sont vos rapports avec la demoiselle assise là ? Ma’a Sabine : c’est ma fille, je l’ai découvert il y’a juste quelques mois. -que savez-vous d’elle ? Ma’a Sabine : j’aurai aimé dire que nous sommes comme deux amies mais ce n’est pas le cas. Elle est cruelle et je ne peux accepter de couvrir cela. Elle a volé cette fortune qu’elle dit être sienne, elle a tué Luc et renvoyer Mbala de la maison. Elle a fait du petit Wagni une marionnette, le pauvre est dans un état dépressif. Linda se leva enragé. Linda : tu es ma mère, tu dois me défendre. C’est même à cause de toi que j’ai fait tout ce que j’ai fait. Si tu ne m’avais pas abandonné rien de tout ceci ne serai en train de m’arriver. A toi la faute. Ma’a Sabine : Mord toi la langue ! Tu as fait ton choix de vie, tout le monde a fait son choix de vie. Tu as décidé de vivre au dépend de la mesquinerie, de la malhonnêteté, tu as choisi d’avoir un cœur noir. Je t’ai mis au monde cela ne signifie pas que je vais te laisser détruire la vie de pauvres gens. On ne récolte que ce que l’on sème. Tu as semé ma pauvre fille. Maintenant, moissonnes.
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