Episode 15

2289 Mots
Linda : ce mandat n’est pas dans les règles. Je n’ai pas été informé de votre arrivé et donc personne ne va entrer ici. -madame, nous avons une journée très chargée. Soit vous vous poussez tout gentiment soit on va employer la force. Dites à vos gorilles de se tenir à l’écart. Nous n’allons pas hésiter à les abattre. Linda : Mbala tu as signé ton arrêt de mort. Mbala : merci pour les menaces, je vais tenir compte de ça pendant le procès. Je t’avais dit que je te trainerai en justice et que tu payeras pour tout ça. Linda : quel procès ? Mais qu’est-ce qui se passe ? Mbala : il se passe que tu ne maitrises plus. Les forces de l’ordre entrèrent dans la maison. Ils commencèrent par le séjour. Mbala les suivaient dans chaque pièces qu’ils fouillaient de fond en comble. Linda était derrière avec son fidèle complice qui les savait déjà dans de gros ennuis. Les autres étaient encore au lit. La fouille incluait même la chambre des employés. Ils arrivèrent devant la chambre de Ma’a Sabine. Celle-ci fut surprise de les voir. Ma’a Sabine : haaa Mbala, qu’est-ce qui se passe ? Mbala : bientôt tout ceci va finir ma’a. On va enfin coffrer cette criminelle de Linda. Bien qu’étant attristé que le fruit de ses entrailles soit une graine diabolique, Sabine fut heureuse de voir que les choses allaient bientôt rentrer dans l’ordre. Elle laissa entrer la police. La fouille continua jusqu’aux chambres d’en haut. Ils avaient tous oublié de fouiller le bureau et Linda s’en réjouissait au fond. Mbala lui n’avait rien oublié. Il gardait cet endroit pour la fin. Il s’assurait que Linda et son acolyte ne s’éloignent pas. La fouille arriva à la chambre de Wagni. Mbala était impatient de le voir. Curieusement il ne bougea pas de son lit. Il ne répondit à aucune salutation. Mbala demanda aux policiers de les laisser se concerter quelques minutes avant de commencer la fouille. Ils attendirent devant la porte. Mbala entra, s’avança, toucha son frère. Mbala : qu’est-ce que tu as petit frère ? Il ne répondit pas. Il était pourtant éveillé. De l’autre côté de la porte, Linda était dans tous ses états. Ne s’attendant pas à une surprise pareille, elle n’avait pas préparé le discours de Wagni. Celui-ci pouvait la trahir à n’importe quel moment. Née d’une ruse sans pareille, Mbala savait que si son frère parlait sur le moment, il ne serait plus capable de répéter ces mots pendant un procès. Dès que Wagni commença à parler, Mbala activa son magnétophone en toute discrétion. Wagni : c’est elle qui a tué papa, je l’ai entendu dire ça à son ami qui est en même temps son aman. Elle a dit qu’on allait se marier et depuis on est là comme ça. C’est à peine si elle me parle. Elle me traite avec tellement d’indifférence. Mbala : ne t’arrête pas de parler, dis-moi tout. Wagni : elle m’avait menti pour ouvrir le coffre-fort de papa au bureau. Elle m’avait dit qu’elle gérait une affaire avec papa. Que maman ne devait pas être au courant. Que ça devait être une surprise pour elle. Qu’ils allaient perdre de l’argent si elle n’enlevait pas certains documents du coffre-fort. Mbala : wanderful ! Je donne les mains, et tu as cru tout ce qu’elle disait. Attends un peu, elle t’a seulement ensorcelé ? Elle te faisait quoi en te demandant tout ça ? Wagni : maintenant elle dort avec cet homme dans sa chambre et quand je demande elle me dit que ce qu’elle fait ne me regarde pas. Mbala : je t’avais dit que cette femme allait te faire ça dure. Wagni : c’est elle qui a tué papa, c’est elle. J’ai laissé ma mère aller en prison. Elle ne va jamais me pardonner. C’est sûr qu’elle me déteste maintenant. Ce bout d’homme à fleur d’âge était tombé dans la dépression. Mbala : on a trouvé un moyen de lui faire payer pour tout ce qu’elle a fait. Tu dois être courageux et dire tout ce que tu sais au tribunal. Bientôt c’est sa fin. Wagni : je n’aurai jamais le courage de dire quelque chose qui puisse la contrarier. Je l’aime malgré tout. Mbala : abomination ! Après tout ce que tu viens de dire là, tu ajoutes que tu l’aime ? C’est quel genre d’amour qui te laisse clouer dans un lit à moitié zombi comme ça ? Tu penses qu’elle aussi elle t’aime ? Lèves toi de ce lit, on s’en va. Wagni : elle ne le permettra pas. Mbala : il y’a des policiers là dehors qui sont en train de fouiller la maison. Elle ne va rien empêcher aujourd’hui. Allons-nous en d’ici. Wagni : je veux rester Mbala : je suis là à être doux avec toi à cause de maman. Je suis allé la voir hier, elle m’a dit de venir te chercher d’ici. C’est pour elle que je ralentis le travail de la police comme ça. Wagni : tu as vu maman ? Elle dit quoi sur moi ? Mbala : tu veux qu’elle dise quoi ? Elle veut juste que je sorte d’ici. Wagni : qu’est-ce qui me prouve que tu l’as vraiment vu ? Mbala : tu sais quoi ? Tu es mon frère mais là, tu me ralentis. On va continuer la fouille. Au moment de partir tu fais comme tu veux. Soit on part ensemble pour revenir lorsqu’on aura gagné le procès, soit tu restes là avec ta future femme. Il ne répondit pas. Mbala sortit et la fouille continua. Dans chaque recoin de la maison il n’y avait rien à signaler. On arriva enfin dans la chambre principale qui était devenue la chambre de Linda. Elle grelottait de partout. Linda : la chambre est très désordonné, vous ne pouvez pas entrer. Il me faut la ranger un peu Mbala : quel désordre ? On va nous même ranger ça. On connait déjà le système. Il n’y avait pas moyen d’entrer. C’était verrouillé. La police commença à s’impatienter. -où sont les clés de cette pièce ? Linda : je n’en ai aucune idée. Je n’ai même pas dormi ici. -madame, on veut tout faire avec douceur mais si vous nous obligez, on va changer de système. Une voie raisonna derrière tout le monde. Wagni : voici un double des clés Il avait une valise en main et une clé sur l’autre main. Il semblait avoir bien réfléchit et voulait s’en aller avec son frère. Linda essaya de sortir sa carte de l’amoureuse désespérée. Linda : mon chéri qu’est-ce que tu fais là ? (en se rapprochant de Wagni), tu sais que tu dois te reposer et ne pas te mêler des choses comme ça. Ton frère nous cherche juste des embrouilles. Mbala : avant que je n’ouvre mes yeux que tu es quitté devant mon petit frère, sorcière. Tu es un démon, tu entends ? Je ne sais même pas de quel ventre tu sors. Cette dernière parole était de trop. Sabine qui était avec eux éclata en larme et s’en alla. Mbala se tue pour un moment. Mbala : je ne comprends même pas le monde. Comment une femme aussi gentille que Maman Sabine a pu mettre au monde un monstre pareil ? Pardon laisse passer mon frère. Il n’est plus ta marionnette. Elle fut obligée de le laisser passer. On récupéra la clé et la perquisition suivit son cours. Dans cette chambre, il y’avait bien plus de chose à trouver. Des documents concernant les entreprises et la maison. On se rendit compte que chaque document avait un double dans lequel les mentions étaient différentes. Ils furent tous emporté. Mbala profita d’un moment de discrétion pour aller vers le coffre-fort dont lui avait parlé sa mère avant de se rendre compte qu’il ne connaissait pas le mot de passe. C’était un petit problème pour lui. Il comptait revenir faire une véritable fouille un peu plus tard. La fouille était terminée. Ils étaient au séjour, prêt à partir. Mbala : on oublié la pièce principale. Le cœur de Linda fit un boom qui pouvait se faire entendre de tous. Mbala : il y’a le bureau qu’on n’a pas fouillé Linda : c’est une pièce privée Mbala : je t’ai dit que tu allais lire l’heure. Donnes les clés ici et maintenant. Wagni : voici les clés, j’ai toutes les clés de cette maison. Mbala ne comprenait ce qui avait changé chez son frère en un laps de temps mais il aimait bien ça. Une fois dans le bureau, tous les documents douteux furent emportés. Linda voyait sa fin arriver. Avec tous les documents réunis et le magnétophone remit par Mbala aux autorités, une date pour le procès fut désigné au plus tôt. Le procureur ne voulait pas faire tarder cette affaire. Tous étaient prêt à témoigner contre Linda, sa mère y compris. Mbala et Martial étaient retournés dans la maison en douce pour voler les documents restés dans le coffre-fort avec l’aide de Sabine. Pendant ce petit cambriolage, ils entendirent une conversation entre Linda et son fameux complice dans le bureau. -on peut encore s’en sortir avec tous les gens qu’on a derrière nous. Ce qui peut nous tuer c’est ta fausse identité. Si on découvre ta véritable identité on est finit. Linda : tais-toi, j’ai d’abord mal à la tête donc ne viens pas tout compliquer. Tu ne sais pas que les murs ont les oreilles ? Effectivement, les murs eurent des oreilles, des yeux et même une bouche ce jour. Quelques jours s’écoulèrent et le jour du procès vint enfin. La nouvelle étant arrivée dans les oreilles des médias, une foule s’était alignée devant le tribunal pour suivre ce procès. Tous étaient assis. Linda avait fait appel à l’un des meilleurs avocats de la ville. Elle l’avait assez bien payé pour qu’il donne le meilleur de lui. Le calme s’était installé dans la salle lorsque le juge en charge de l’affaire arriva. Tous se levèrent pour l’honorer. Dès qu’il prit place, le greffier prit la parole. Il souleva un livre et se mit à le lire. -cette affaire oppose la famille Mbala contre mademoiselle Linda Mbinda. Celle-ci est accusée du meurtre du regretté Luc Mbala, de diffamation à l’endroit de Marthe Mbala et de détournement de la fortune Mbala. La foule se tourna vers Linda. Elle n’en avait cure de ce qui se disait sur son dos. Jusqu’à ce moment, elle ne regrettait toujours pas son choix de vie. Placée dans son box, elle leva la main et prêta serment comme si elle fut la plus sainte du monde. Linda : je jure de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Ce que je vais dire ici sera ce qui vient de mon cœur. Le juge pris la parole. -vous êtes accusé de bien des choses jeune dame, à votre jeune âge. Bon, que plaidez-vous ? Coupable ou non coupable ? Linda : je suis innocente votre honneur. Je plaide non coupable. Tout ce qui se dit ici à mon encontre est faux. -bien ! Que les avocats interroge notre l’accusé L’avocat de la défense prit la parole le premier. Linda étant sa cliente, il fut particulièrement doux avec elle. - Comment êtes-vous arrivé dans la famille Mbala ? Linda : lors d’une soirée de Gala à l’étranger, Luc Mbala avait beaucoup bu et nous avons eu une petite causerie. Il m’avait raconté comment ses enfants se comportaient mal et qu’il fallait une personne pour les remettre sur les rails. Je lui ai donc parlé de ma carrière professionnelle dans le domaine psychologique et il m’a embauché pour suivre ses enfants à la maison jusqu’à ce qu’ils puissent être capable de prendre les reines de ses affaires. -comment êtes-vous entré en possession de sa fortune ? Linda : un soir il m’avait fait venir et m’avait dit que ses enfants ne pourraient rien gérer si jamais il mourait. Il m’avait fait signer des documents qui faisaient de moi la propriétaire de tous ses biens jusqu’à ce que ses fils soient capables de tout gérer eux-mêmes. Même en sa femme il n’avait pas confiance, il a dit tout ça dans son testament. Mbala : quel testament ? Le testament que tu as volé là ? Le juge avertit Mbala pour cette première intervention. Il se calma. L’avocat de la défense s’arrêta là et alla donner le supposé testament au juge. C’était au tour du procureur de la république de présenter ses interrogations. -Linda, Linda, Linda, je vous ai appelé combien de fois jeune dame ? Tous furent étonnés et amusé. Le juge esquissa lui aussi un petit sourire avant de dire, -nous ne sommes pas dans une salle de jeu ici. Allez droit au but monsieur le procureur. Le procureur reprit. -quel est la combinaison du coffre-fort qu’il y’a dans le bureau du défunt Luc Mbala ? Elle se mit à trembler. Le procureur continua, Linda : je ne sais pas, depuis il est comme Monsieur Lus l’avait laissé. - de quelle nature qualifiez-vous votre relation avec le petit Wagni ? Linda : nous nous aimons beaucoup et comptions nous marier bientôt -où sont les documents que vous avez enlevés dans le coffre-fort de Luc Mbala lorsqu’il était à l’hôpital ? L’avocat de Linda s’écria -il accuse ma cliente à tort, objection votre honneur Le juge lança, -faites attention monsieur le procureur Le procureur continua -comment vous appelez-vous Mademoiselle ? Elle ne répondit pas, son cœur grelottait de partout. Le procureur continua, -vous aimez voir, vous allez voir. Parce-que quand on vous parle, c'est que non c'est rien, je maîtrise. J'en ai terminé votre honneur.
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