Situation irréparable

3319 Mots
Le docteur a confirmé mes soupçons. J'ai alors pris mon portable et j'ai appelé le gardien de l'immeuble. Il est le seul à pouvoir m'expliquer ce qui s'est passé. Ça sonne mais il ne prend pas. Après des heures d'attentes je vois le médecin ressortir de la chambre où se trouve Sadiya. -Monsieur votre femme va bien, me dit me docteur qui s'occupait de ma femme. Et je lance un ouf de soulagement. -Mais je suis désolée pour ce que je vais te dire. Elle ne pourra plus jamais retrouvée la vue. Elle restera aveugle le restant de sa vie, continua le docteur -Non docteur dites-moi que vous mentez, criais-je en tirant les habits du médecin. Ce n'est pas vrai c'est un mensonge. Non Sadiya ne peut pas perdre la vue. Je ne sentais plus la douleur de main. Mon voisin essaie de me calmer. Ce n'est pas vrai. -Non Sadiya ne peut pas être aveugle. Non, disais-je. Non non ce n'est pas vrai. Elle ne peut pas être aveugle. Je suis écroué au sol sous le regard pesant des passants. Non non ma femme ne peut pas être un mal voyant. Dans la peau de Mame Anta Quand Sadiya m'a expliqué tous ses problèmes, j'avoue que je suis restée sans voix. Mais si et elle seulement si je lui expliquais une partie de mon histoire, je promet qu'elle se battrait encore pour s'en sortir car je considère que son histoire comparée à la mienne, elle sera derrière moi et très loin. Je vous explique une petite partie. Quand ma mère fut décédée suite à une maladie de courte durée mon père n'en revenait pas. Le décès de ma pauvre mère a été un choc fatal pour lui. Il n'était plus lui-même. Il l'a suivi un mois après. On vivait aux fond fin du baol. Par la suite , moi et mon petit frère vivions avec la soeur de ma mère. Une femme avec une attitude mesquine, méchante, aigrie et je me demande si réellement elle a le même sang que ma mère. Elle me chargeait de faire les corvées de la maison, elle me faisait faire des choses tellement horribles. Vous vous imaginez un enfant de 6ans qui se lève à 06h du matin pour s'occuper des travaux domestiques, alors qu'en ce moment ses enfants à elle sont entrain soit de dormir soit d'aller à l'école. Tout le village ne parlait que de cela. Je n'y pouvais rien de cette situation mais intérieurement je souffrais. Elle nous traitait tellement mal. Nous ne mangeons pas assez et on dormait mal. Je me rappelle encore de tout comme si c'était aujourd'hui. L'enfant n'oublie jamais le mal qu'on lui fait. Un jour son fils aîné Aziz en fermant la chambre de son père alors que mon petit frère Saliou était assis à côté entrain de jouer, a poussé violemment la porte en coinçant le pied de ce dernier. Ses cris ont alerté tout le village. Quand j'ai vu son sang coulé, c'est comme si on m'avait infligée une balle directement dans le coeur. Le pouvoir du sang est fort. Aziz a même paniqué. Quand sa mère est venue, il lui explique qu'il ne l'avait pas vu lorsqu'il fermait la porte. Alors la mère prend fait et cause pour son fils. Juste un accident selon elle. Pas d'hôpital, ni d'alcool juste un morceau de tissu autour de la plaie. Il souffrait et j'en pleurais même. Et quelques temps après la plaie s est infectée gravement. La nuit Saliou ne dormait pas. Il pleurait comme c'est pas possible. Avec cette forte chaleur, je prennais le couvercle des sceaux le transformant en éventail pour l'aider à dormir aisément. Personne ne se souciait de nous. Je me sentais parfois frustrée par la situation, énervée mais surtout désespérée. Quelques semaines après, Saliou a succombé à ses blessures sous mes yeux. J'attendais moi aussi ma mort. Je voulais rejoindre ma famille parce que ne pouvant plus souffrir. Comme la vie est cruelle. Deux ans plutard, j'ai quitté le Baol pour Dakar à la recherche d'un emploi. Ma tante m'avait mis en rapport avec une de ses amies pour qu'elle m'aide à trouver un emploi. Une fois à Dakar, je commençais à retrouver petit à petit goût à la vie. Rien que d'être loin de cette famille me rendait heureuse. Même si je n'étais pas sûre d'avoir une vie épanouie à Dakar je me sentais à l'aise dans cette ville. J'ai travaillé chez une dame au nom de Ndiaya Sall. Une personne vraiment humaine. La première fois qu'elle m'a vue elle m'a demandé pourquoi je veux travailler comme bonne alors que je suis une petite fille et que ma place actuellement est a l'école. A chaque fois que je devais lui expliquer les raisons pour lesquelles je me retrouvais dans cette capitale qui m'était inconnue j'en pleurais. Elle dit que j'ai l'âge de sa fille décédée. Elle a décidé de m'inscrire à l'école. A huit ans et demi j'ai rejoint l'école. Et à chaque fin du mois elle me donnait de l'argent que j'envoyais à ma tante parce que je n'avais pas le choix. Elle ne cessait de me menancer. Grâce à Tata Ndiaya Sall j'ai intégré l'école et j'avais commencé à retrouver goût à la vie. Parfois elle me parlait de sa vie, de son mari Malick Sy qui vit aux Etats-Unis. Sa belle-famille à tout fait pour les séparer mais elle ne cessait de m'avouer à quel point elle aimait son mari. Cette femme était bonne, comode, exemplaire. Elle m'aimait bien et c'était réciproque. Elle m'a appris beaucoup de chose positive dans la vie. Elle était bien avec son mari même s'ils ne vivaient pas ensemble. Le seul problème c'est que sa belle famille ne l'acceptait pas. Elle m'expliquait souvent comment elle s'est connu avec son mari. Et pourquoi Malick a abandonné toute sa famille pour être avec elle. Le temps passait et je me plaignais pas. Entre temps son mari Malick est revenu des USA. Un homme sympa lui aussi comme tata. Il devait retourner au pays de l'oncle Sam avec tata. C'est comme ça que je devais me séparer de tata Ndiaya Sall. Mais comme j'étais en terminal elle me proposa d'aller chez sa soeur Mously Sall. La soeur ne voyait en moi qu'une fille qui ne valait rien. Une semaine après le départ de sa soeur avec ses plans machiavélique, je me suis retrouvée sans abris. Alors que je devais passer le bac la semaine à venir. Je n'avais pas de téléphone portable et je ne savais pas comment joindre tata Ndiaya et lui expliquer. Comme elle m'avait laissé un peu d'argent juste avant son départ, j'ai décidé en ce moment de prendre mon courage à deux mains. Je me suis cherchée une petite chambre. J'ai donné au propriétaire un mois d'avance. J'ai remué ciel et terre avant qu'il n'accepte cet avance parce qu'il en demandait 2mois d'avance. Par la grâce de Dieu j'ai obtenu le bac au premier tour. Et en attendant les orientations dans les universités, je cherchais un petit boulot pour survivre. J'ai trouvé un emploi dans une agence comme hôtesse devant représenter des marques de produits alimentaires. J'arrivais à payer ma chambre et je me debroullais pour le reste. Ma vie se résumait à partir de cet instant à ça. Je n'envoyais plus rien à ma tante et ses menances ne me faisaient plus peur. J'ai décidé de tourner sa page. Et d'ailleurs même j'avais coupé tout lien avec elle. J'ai fait par la suite la connaissance de Jonas un sénégalais venant de Saint-Louis. Il a aussi beaucoup participé à ma réussite grâce à ses conseils. Je suis tombée amoureuse de lui dès la première fois que je l'ai rencontré. Il est mille fois plus âgé que moi mais la différence d'âge je m'en foutais royalement. Mais lui, il prennait toujours ses distances avec moi. Jamais je ne lui ai confié ce que je ressentais réellement pour lui. Il a divorcé avec sa femme avec qui il a deux filles âgées de 12 et 14ans. Mais bon cela ne m'a pas empêché de devenir dingue de lui. Comment lui dire que je l'aime ? Je n'ai jamais osé le faire. Ma vie est dur et je n'ai pas ce que je veux. Mais je continuerais de me battre jusqu'à mon dernier souffle. Dans la peau de Mèdoune Tout ce qui lui est arrivé est de ma faute. Comment j'ai pu laisser tout ceci arrivé. Elle ne peut pas perdre la vue pour toujours. Les médecins me bombardent de questions auxquelles je ne saurais répondre. Seule Sadiya peut réellement répondre à tout cela. Qui a pu bien lui jeter cette saleté au visage. -Tu peux entrer monsieur, me lança un médecin qui venait de sortir de la salle où se trouve Sadiya. -Est-ce qu'elle sait pour ses yeux, lui demandais-je -Non pour l'instant elle ne sait pas encore, me répond le docteur, on doit attendre les dernières analyses de l'ophtalmologue. Le contact du liquide avec son visage a causé de graves brûlures accompagnées de rougeurs, de gonflement, de douleur et d'une perte de vision . Des dommages permanents, y compris la cécité, pourraient en résulter. -À t-elle des chances de s'en sortir, demandais-je d'un ton épuisé -D'après les premiers résultats non. Mais attendons le résultat de l'analyse définitif de l'ophtalmologue. Je n'arrive toujours pas à croire ce qui lui est arrivé. Je n'ai ni la force ni le courage de lui répéter ce que les médecins m'ont dit à propos de ses yeux. Elle était couchait sur le lit avec un bandage blanc sur tout le visage. Je regrette tout ce que je lui ai dit tout à l'heure. Je voudrais cette fois-ci au moins faire preuve de douceur à son égard. J'essaie de ne pas pleurer mais c'est mission impossible. J'ai craqué. Je me rend compte de tout le mal que je lui ai causé. Je l'ai blessé et trop même. -Sadiya comment tu te sens ? Lui demandais-je en masseyant à côté d elle. Elle ne dit rien. -Je veux que tu me dises ce qui s'est passé, continuais-je, qui t'a fait ça ?Raconte moi ce qui s'est passé quand tu sortais. Son omerta me tue. Pourquoi ne me parle t-elle pas ? Je suis confu. -Je veux que tu t'en aille d'ici, crie t-elle, sors d'ici je ne veux plus te revoir. Je te haie Médoune. -Non je ne peux pas m'en aller maintenant, dis-je, vas-y frappe-moi insulte-moi si cela pourra te soulager mais je ne m'en irais pas de la tant que tu ne m'auras dit ce qui s'est passé réellement. -Quoi tu veux savoir ce qui m'arrive maintenant, bravo c'est quand je suis clouée sur un lit d'hôpital que mon sort t'intéresse. Depuis quand ce qui m'arrive t'intéresse ? Enh vas-y dis moi. Tu m'as laissé chez ta mère et tu n'es ne t'ai pas demandé une seule fois si j'étais à l'aise là-bas et moi j'ai tout accepté, j'ai tout supporté par amour pour toi. Ta mère me maltraitait parce que je ne lui donnait pas des cadeaux comme le faisait ta Zarah. Les nuits j'étais couchée sur le tapis. Je n'arrivais pas dormir. Je pleurais toute seule comme une gazelle blessée. Tu t'es une fois demandé si j'allais bien ? Et Pendant ce temps, tu étais avec l'autre fille. Tu te faches avec elle et pour se venger d'elle tu m'as utilisé. Tu m'as miroiter à un bonheur impossible. Et quand ta mission est reuissie tu me balaie de ta vie comme si j'étais un cafard. Moi qui pensais que j'étais la seule personne dans ta vie. Et le comble c'est que Tu m'as laissé rêver. Tout le monde autour de moi avait compris ton jeu sauf moi la principale concernée ? J'avais confiance en toi. Pourquoi Tu ne m'as stopper à temps ? Tu es abominable Médoune. Tu ne vaux rien. Tu n'es qu'un pauvre s****d. -Non je t'arrête Sadiya, dis-je -Tu n'as plus le pouvoir de m'arrêter, dit-elle avec un ton plus dur , plus maintenant. Tu es un vrai lache. A cause de toi aujourd'hui j'ai perdu ma famille. J'étais bien chez moi. A cause de toi je me retrouve aujourd'hui clouer sur ce lit et sur le point de perdre ma vue à jamais. Avec ce masque que j'ai sur le visage et cette douleur si profonde qui me ronge le coeur pour cet amour de m***e. Il n y a plus rien qui nous lie. Va t'en et ne revient plus. Elle essaie de se lever et je me précipite sur elle pour l'aider. -Ne me touche pas, cria t-elle si fort. Je t'interdis de me toucher encore. Jamais je n'ai pensé que tu me traiterais un jour de cette façon. Je n'ai fait que t'aimer et voilà ma récompense aujourd'hui. Mon coeur saigne aussi. J'ai envie de pleurer parce que tout ce qui est sorti de sa bouche n'est que pure vérité. Je viens de me rendre compte de l'erreur monumentale que j'ai commise. -Que s'est-il passé quand tu es sortie ? Demandais-je encore une fois même si je sais qu'elle ne veut pas me parler. -Va demander à ta soeur Seynabou ? -Qu'est-ce qu'elle vient faire là ? Je te demande qui est-ce qui t'a fait ça et tu me dis d'aller demander à Seynabou, dis-je offusqué. Et si elle essayait de me dire que c'est Seynabou ? -Quoi Seynabou t'a fait ça non dis-moi que tu me plaisantes ?, continuais-je Je me lève sans piper un mot de plus. Je vais aller voir seynabou. Elle n'oserait pas faire cela. J'arrête le premier taxi passant. Je m'y engouffre. J'essayais de me calmer mais c'est mission impossible. Je rentre chez ma mère alors que tout le monde était couché. Je file directement dans la chambre de Seynabou. -Seynabou ouvre la porte j'ai à te parler, criais-je en tapant à sa porte Elle ouvre quelques secondes après. -Que se passe t-il Médoune ? Me demande t-elle, as-tu vu l'heure qu'il fait ? -Ah tu oses me demander ce qui se passe en plus de cela aussi ?disais-je avec un faux sourire -Mais que se passe t-il tu vas me le dire non? Reprenait-elle -Sadiya actuellement elle est à l'hôpital dans un état piteux et elle m'a tout dit..... -Que c'est moi qui lui a jeté de l'acide elle ment cette fille tu ne la connai..., essayait-elle d'expliquer -Arrête Seynabou arrête je te dis comment sais-tu qu'on lui a versé de l'acide. Je ne t'ai rien dit, la coupais-je, c'est parce que c'est toi. Tu es sans coeur qu'elle genre de personne es-tu ? Ma mère ayant été alertée certainement par nos cris se ramène avec Adja. -Que se passe t-il ici et toi Médoune d'où viens-tu à cette heure ci, me demanda ma mère -C'est Seynabou qui a versé de l'acide en pleine figure à Sadiya et actuellement elle est à l'hôpital sur le point de perdre la vue pour toujours, disais-je très en colère. - Lane Seynabou mo xeup lane kane ?( Quoi Seynabou c'est vrai ce que dit Médoune allez répond moi), questionna ma mère qui semblait elle aussi être choquée par ce qu'elle venait d'entendre ? -Seynabou mais qu'est-ce-que Sadiya t'a fait qui mérite que tu veuilles la tuer ? , cria Adja de l'autre côté -De toute façon dès demain je porterais plainte contre elle continuais-je. -Dèdette lolou mom doumako sétane té sagno ko tamite. Fotoum birnek leu naniou khol kay noniou kaye lidieunter (Non non je ne te laisserais pas faire. Le linge sale se lave en famille. Essayons de trouver une solution) tacle ma mère -Maman est-ce que tu t'entends parler, criais-je, je te jure sur la tombe de mon père que j'irais porté plainte dès demain. Cette fois-ci cet acte si ignoble de Seynabou ne restera pas impuni. Vous pensez que je ne suis pas au courant que c'est elle qui a tué la fille de Ndiaya Sall. -Soubhannalah Bayil li ngaye wakh boul fi indi wakh (Arrête ce que tu dis là), me cria ma mère main à la bouche -Non je n'arreterais pas maman. Ça n'est trop maintenant. Le cas de Sadiya ne restera pas impuni. Et je n'arreterais pas tant qu'elle justice n'est pas faite. -Je t'emmerde Medoune, cria Seynabou à son tour, oui n'attend pas demain pour aller porter plainte. Pourquoi tu n'y vas pas tout de suite. Cette jeune fille impolie ce qu'elle m'a dit si elle me le répète je n'hésiterais pas à lui refaire la même chose. Et toi pauvre imbécile tu me parles de la fille de Ndiaya Sall ose porter ça aussi devant les tribunaux je t'en prie fais le. Walahi soko deffer youkhou dina djib foko foguéwoul (Si tu le fais tu seras surpris). -Ah tu menaces maintenant on va voir, dis-je, tu va voir qu'à moi on ne me menace pas Seynabou. Tu auras de mes nouvelles dès demain. -Va te faire foutre je te dis tu es un lâche. C'est toi qui voulais qu'on la maltraite non sinon pourquoi tu l'as emmené ici. Quand les juges sauront que tu as épousé une fille pour te venger de ton ex que diront-ils de cela ? Porte plainte et je jure que je ferais une contre plainte. Me lança Seynabou d un ton ironique. Je n'étais plus d'humeur à continuer. Je sais que tout ceci pourrait tourner mal. Si elle pense que je ne mettrais pas en exécution mes menaces. ________________ Narrateur externe Médoune est sorti de la maison tout en furieux. Il etait prêt à tout pour que sa soeur paie pour ce qu'elle a fait à sa femme. Et voilà le mot qui avait le don de le rendre nerveux. Pouvait-il toujours la considérer comme sa femme ? Il se sentait trop coupable. Il ne cessait de se demander quelle stratégie adoptée pour réparer le préjudice causé. Mame Anta est inquiète quant à elle pour son amie car depuis ce matin elle tente d'appeler son ami Sadiya mais ça sonne dans le vide. Le lendemain Comme promis, Médoune est allé déposé sa plainte contre sa soeur grâce au certificat médical que le médecin lui a donné. Il avait suffisamment de preuve pour l'inculper. Il est aussitôt retourner à l'hôpital auprès de Sadiya même si cette dernière ne voulait pas l'avoir à ses côtés, cela ne lui empêchait pas d'y être. Médoune a aussi décider d'informer la famille de Sadiya sur l'état de sa santé. Mais il ne savait pas comment le faire ? Il avait peur de la réaction de sa famille. -Je t'ai dit que je ne voulais plus de toi ici va t'en Médoune, lui dit Sadiya qui était toujours dans son lit d'hôpital. -Non je ne m'en irais pas tant que tu ne seras pas rétablie. Crois-moi je regrette tout ce qui s'est passé. Plus jamais je ne te laisserais toute seule. Des mots que Sadiya ne comprenait pas. Et cela lui faisait encore plus mal. Car elle pense que Médoune s'est rapproché d'elle par pitié. Cela lui rendait intérieurement triste. -Je n'ai pas besoin de ta pitié Médoune. Tu profites de ma souffrance pour te déculpabiliser. Tu ne m'aimes pas et je le sais.Je dirais au médecin de ne plus jamais te laisser entrer. Tu m'as déjà détruit et tu veux quoi maintenant. Tu m'as libéré ou tu as oublié. -Ce que j'ai dit tout à l'autre jour n'a pas de valeur juridique. Tu as fait le droit et n'oublie que quelque soit la forme du mariage le divorce est judiciaire, lui expliqua Médoune -Je m'en fiche. Respecte ta parole et va t'en, dit-elle avec un faux sourire. Médoune cette fois-ci s'exécute. Il sort de sa chambre et ne cesse de faire des vas-et-viens dans le couloir. Le téléphone de Sadiya qu'il avait gardé sonne. Il flippe et se demande s'il doit répondre ou pas.
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