6heures plutard
Dans la peau de Sadiya Guiro
- Tu ne m'as jamais parlé de ton mal de dos, dis-je à Abdou Wahab. Il te fait si mal que ça ?
-Oui un peu mais ça va passer je pense que c'est juste de la fatigue temporaire. Ne t'inquiète pas pour moi ça passera, me rassure t-il
Je ne le crois pas. Il le dit juste pour ne pas m'inquiéter.
- Je vais bien ne t'inquiète pas pour moi ça va aller, continue t-il. Je pense que je vais aller me reposer un peu et d'ici demain matin si ça persiste j'irais voir un médecin.
Depuis que nous sommes retourner de chez tata Awa qui nous avait inviter à déjeuner il se sent vraiment mal. Il grince de douleurs sans le vouloir.
- Je peux te masser si tu veux un peu pour voir si cela te soulagera un peu, lui proposais-je
- Je ne veux pas te fatiguer ça va aller, répond-il dans un ton léger.
- Non arrête-moi ça tu ne me fatigues pas, dis-je. Et jamais tu ne me fatiguera.
Il s'exécute. Il emmène une bouteille d'huile. Il m'aide à me lever et s'allonge sur le sol. Installée sur le sol, je lui dis d'enlever sa chemise. Ce qu'il fit.
Je mélange un peu d'huile avec mes mains qu'il me mit et lui rince le corps. Je promène mes mains tout le long de son dos. Et cette douceur de son corps me fait voyager loin. Le massage devenait de plus en plus sensuel. Tantôt je montais jusqu'à ses bras bien musclé tantôt je redescendais vers le bas.
- Je ne savais pas que tu massais si bien, plaisante t-il
-Ah bon donc ce que je fais te plais alors, dis-je
-Oui oui trop même, finit-il, et tu le fais trop bien.
Je continue et le massage devenait de plus en plus sensuel. Je le sens se retourner et il me chuchote à l'oreille:
-A mon tour de te faire un massage
- Non non c'est toi qui a n'en à besoin moi je n'ai pas mal, dis-je
Il ne m'écoute pas et me prend par la taille m'enlève mon haut et m'allonge à son tour sur le sol. Je sens la douceur de ses mains dans mon corps. Ce picotement d'électricité entre nous deux se fait sentir.
Il me retourne et comme j'avais que mon soutien gorge je me sentais pas du tout gêné. Peut-être qu'il était entrain d'admirer mon corps. Comment il me trouve jamais je ne le saurais. Puisqu'il ne dit rien.
Il m'embrasse. Ce qui me surprend d'ailleurs. Je n'ai pas vu son b****r arriver mais je sais ce qui s'en suivait d'ailleurs. Je réponds à son b****r et c'est là que tout à commencer. Je profitais de ses douces lèvres. Je ne voulais plus les lâcher. Mes bras autour de son coup, je le serre très fort et ne voulait plus les enlever. Nos respirations se mélangeaient et un amas d'émotions s'offraient à nous.
Ce désir de l'un pour l'autre se faisait sentir. Je ne voulais que vivre cet instant magique qui s'offrait à nous. En profiter pleinement. Avec lui j'ai su que je pouvais encore aimer. Sentir l'odeur de son parfum et sentir sa forte respiration m'excitait encore plus.
Je mouillais déjà et je voulais qu'il me prenne.
-Fais-moi l'amour Wahab s'il te plait , lui chuchotais-je à l'oreille
- Tu en es sûre ? Me demande t-il en me suçant mon le téton de mon sein droit
Je hoche la tête avec une mine honteuse. Il y a des choses que nous ne pouvons pas cacher ni contrôler. Pour une première fois, je voulais f***********r avec le docteur. J'étais prête enfin pour le changement.
Il m'enlève ma jupe doucement, et mon soutien gorge définitivement. J'étais nue devant lui. Je me sentais aussi un peu frustrée de ne pas le voir.
-Comme tu es belle, me dit-il en me léchant mes têtons. Ce qui me fit crier de plaisir. Il l***e mes seins en profondeur et me les masse en même temps.
Je n'arrivais plus à sortir des mots mais que de cris de plaisir de ma bouche.
Il me soulève la jambe droite et me caresse le bas ventre. Il m'embrassa de nouveau avant de redescendre pour me s***r le nombril et je sentais en même temps sa membrane se durcir. Je n'en pouvais plus tout ce que je voulais c'est qu'il me prenne. Mais on dirait que ça lui fait plaisir de me faire souffrir.
Soudain, il ne réagit plus.
- Tu attends quoi pour le faire, dis-je, je suis tout à toi.
- Non je ne veux pas que tu penses que je profite de toi Sadiya, me dit-il. Je ne veux pas profiter de cette situation. Non je ne peux te faire ça ? Attendons le mariage.
Si la honte pouvait tuer. Imaginais ma mine.
-Wahab attendre et le faire maintenant pour moi c'est du pareil au même, dis-je un peu frustrée. Nous l'avons presque fait. Et puis c'est quoi la différence d'ailleurs ?
- Je sais mais comprend moi. Je ne peux pas te faire cela à toi. Tu ne sais pas les efforts que je fais pour me contrôler devant toi. Tu m'excites beaucoup et le seul envi que j'ai c'est de te f***********r te sentir au plus profond de moi. Mais ce n'est pas encore le moment. En ce moment si on le fait ça te fera plaisir et tout mais es-tu sûre de ne rien regretter par la suite ? Moi je ne regretterai rien parce que je t'aime. Si tu veux vraiment de moi. Alors accepte ma demande de mariage.
Il a raison aussi. Il me remet mes habits. Puis il me prend dans ses bras.
Il me parle encore de son projet de mariage.
Deux hommes, Mèdoune et Wahab qui choisir des deux ? Tout à l'heure il encore touché ma fibre émotionnelle. Je parle de Mèdoune. Je vous raconte. Il y a :
6heures plutôt
Mèdoune dans cet appartement.
Comment oset-il ?
Imaginez ce que j'ai du ressentir en ce moment là. La dernière fois c'était bel et bien lui au resto. Je le savais.
-Sadiya laisse-moi entrer j'ai à te parler juste pour quelques minutes, me dit-il.
Je pensais ne plus jamais entendre cette voix qui a le don de me faire sentir si bien. J'ai beau essayé de le détester mais non je n'y arrive pas.
-Mèdoune comment tu as fait pour me trouver, lui demandais-je.
- Le comment n'a pas d'importance l'essentiel est que je t'ai trouvé , dit-il. Pendant ses deux années j'ai tout fait pour te revoir mais ta mère et Wahab m'ont refusé tout accès. Je savais que tu étais ici parce qu'au début Wahab me donnait de tes nouvelles. C'est par la suite qu'il n'a pas voulu prendre mes appels et je ne comprenais pas. Alors j'ai décidé de venir et faire mes propres investigations.
- Je vois que tu as du culot , dis-je. Respecte ma décision je ne veux plus jamais te revoir. Pendant ses deux ans loin de toi , j'ai connu une vie paisible. Je ne sais pas pourquoi tu viens maintenant. Que cherches-tu encore ? Ne te fatigue pas car jamais plus tu ne me berneras. Moi je t'ai aimé et je t'aimais mais plus maintenant.
- Ce que tu me dis là ce n'est pas là vérité Sadiya. Je te comprend effectivement. J'ai été le plus beau des salauds. J'accepte aussi que j'ai commis une erreur mais je suis prêt à me rattraper. Je t'aime et tu le sais, dit-il
-On est plus l'heure des farces et de manière bienveillante je te demande de me laisser vivre ma vie en paix. Je te remercie de ta simple empathie mais je ne veux plus de toi. J'aime Wahab et je vais me marier avec lui sous peu. Alors je t'en prie va t-en
- Tu ne l'aimes pas, feula t-il, et si tu l'épouses tu lui fera vivre la même histoire. C'est moi que tu aimes.
-Écoute moi bien Mèdoune je m'en fous de toi. Je l'aime et jamais je ne me rabaisserais à ton niveau. Ne te donne pas une importance que tu n'as pas. Tu fais parti de mon passé. Pendant ses deux ans, j'ai appris à l'aimer à vivre une vie heureuse et épanouie avec lui. Par contre qu'est-ce-que tu m'as fait vivre toi ? Que de la misère. Tu es égoïste. Plus jamais je ne retournerais avec toi. Alors oublie-moi et sors de ma vie. Depuis que je t'ai connu tu n'as fait que me créer des soucis. Tu as brisé mes rêves, tu as anéantis mes espoirs. Tu m'as donné une énorme giffle. Je connais ton volte-face et sache j'en ai pas encore fini avec toi. Tu vivras la même souffrance que j'ai vécue, si c'est vrai que tu m'aimes. Ce qui me surprendrais d'ailleurs parce qu'en ce qui concerne les manipulations tu en es un pro. Alors va t-en et ne me cherches plus jamais.
Cette fois-ci je n'aurais aucune pitié . Je ne manifesterais aucune clémence à son égard. Ça suffit. Certes il me semble fébrile mais je n'aurais aucune pitié.
-Ça se voit que tu m'en veux toujours, dit-il avec une voix désolée. Mais sache que jamais je ne serais loin de toi. Tu dis que tu n'as pas encore fini avec moi. Au moins cela me soulage. Si tu veux me faire payer, je t'en serais éternellement reconnaissant. Mais sache que je souffre comme toi, je suis entrain de payer tout le mal que je t'ai fait subir. Je paye autant que toi toutes mes erreurs.
Poussé dans ses derniers retranchements, Il m'avoue:
-Tout cela m'a servi de leçons. Sache que l'amour n'a de sens que parce que le pardon existe.Je te demande encore une fois de me pardonner. Au revoir.
Il est parti. Et peut-être pour toujours.
Je ne comprend plus. Au lieu de le
détester je l'aime toujours. On ne peut pas mentir à soi-même. Je suis tombée amoureuse de lui à jamais.
De l'autre côté, il y a Wahab. Cet homme qui ne ménage aucun effort pour mon bonheur. Et en plus, il veut m'épouser.
Mèdoune n'a pas raté une seule occasion de me faire du mal, je ne peux pas me permettre encore une fois de refaire la même erreur. Le croire de nouveau. Non.
Il est temps que je tourne sa page. Si c'est vrai qu'il m'aime toujours, alors il va souffrir comme moi. Car je compte épouser le docteur. Et puis il ne me laisse pas indifférent.
Je vais lui dire oui. Et ça dès qu'il reviendra. Pendant deux ans, je dis bien deux longues années il est resté avec moi ici en France. Malgré mon handicape il est resté. Combien de fois, je l'ai repoussé. J'ai été désagréable avec lui a maintes reprises mais il est toujours là.
Actuellement
Je n'ai pas parlé de l'arrivée de Mèdoune à Wahab. Je ne veux pas qu'il se fache. Ils se détestent déjà. Donc mieux vaut ne pas attiser le feu.
-Wahab je veux mieux me marier avec toi, lui dis-je
Il se lève et me sert fort contre lui et me dit:
- Tu viens de faire de moi l'homme le plus heureux de la terre. Je te promet de prendre soin de toi comme personne ne l'a jamais fait ma douce lumière.
J'ai décidé de ne plus regarder dans le passé mais je veux vivre ma vie, la savourer à partir de cet instant. Donc suis prête pour démarrer une nouvelle vie.
Dans la peau de Mèdoune
J'ai perdu Sadiya pour toujours. Je le sais. Je ne voudrais plus être un obstacle pour elle. Je ne suis pas l'homme qu'il lui faut.
Les deux femmes de ma vie que j'ai perdu. Toutes ces pertes par ma faute. Ma vraie nature à pris le dessus sur toute la ligne. En voulant faire mal aux autres j'ai fini par être le prisonnier de ma vengeance.
Je me rappelle si ce jour-là j'avais mis mon égo de côté, j'aurais pu empêcher Fatima Zahra de s'en aller pour Paris. Cet accident alors elle ne l'aurait jamais fait. Et peut-être que je ne connaitrais jamais Sadiya. Le mal est déjà fait. Et maintenant je dois assumer toutes mes erreurs.
Pourquoi je n'ai pas utilisé ma tête au lieu de mettre en avant mes émotions. Mon plus grand défaut est que je ne sais pas les contrôler. Et voilà où j'en suis.
Je ne me suis jamais senti humilié. Je l'ai perdu pour toujours. Depuis des heures, je suis là dans le bar d'à côté de mon appart pour boire. Ce que je n'ai jamais fait. Un ami m'a un jour dit qu'il y ait des moments où l'alcool est le le moyen d'anesthesier la douleur. Je bois pour oublier ma souffrance.