Erreur impardonnable

4030 Mots
Dans la Peau de Sadiya Comme le temps passe vite. Je vois la vie sous un autre angle désormais. Ah oui. Certes je ne regrette pas mon mariage prématuré comme l'ont appelé certains membres de ma famille. Mais quand même je reconnais que je ne suis pas à cent pour cent heureuse comme je le voulais. Je vous le cache pas. Je commence à me conscientiser sur les réalités du mariage. Je vous explique. Je croyais que je serais heureuse en vivant avec mon mari. Mais non. Une semaine après notre mariage, je n'arrivais plus à comprendre son attitude, ses voltes faces. Tantôt il est d'une humeur masacrante tantôt il devenait doux et aimable. J'arrive pas à comprendre à quoi est dû ce changement si bizarre. Je prie le bon Dieu pour que tout soit ok entre nous. Parce que si jamais mon mariage ne marche pas......je dis bien si jamais mon mariage ne marche pas j'en mourais ce que je ne souhaite pas. Et que Dieu m'en garde. Quelques jours plus tard -À partir de demain tu iras vivre chez ma mère. Me dit Médoune qui venait tout juste de rentrer dans la chambre où j'étais assise sur la table entrain de revoir mes cours. Il ouvre son armoire où il y sort un tee-shirt. Moi: Allez vivre chez ta mère tu as dit ? Lui: oui y a t-il un problème ? En portant le tee-shirt qu'il venait de sortir. Moi: Non non ? mais pourquoi ? Lui: parce que j'ai beaucoup de travail et j'ai besoin de me concentrer un peu Moi: et c'est moi qui te déconcentre tu veux dire ? Lui: Pourquoi tu réfléchis bêtement Sadiya Guiro ? Ce n'est pas ce que j'ai dit. Et pourquoi tu ne réfléchis jamais avant de parler enh ? Tu réfléchis bêtement quoi. Mon oncle rentre dès demain soir. S'il ne vient pas dans cet appart il sera obliger d'aller à l'hôtel. C'est toujours son appartement. Tu restes chez ma mère le temps que je me trouve un appart pour nous deux. Juste pour cette semaine. J'en ai parlé avec Seynabou tu dormiras avec elle dans sa chambre. Moi un peu hésitante : ok pas de problème. Je me demande pourquoi je baisse la garde devant lui tout en sachant qu'il me met toujours au second plan. Je n'ai pas peur de lui mais aussi que faire des exigences de la tradition. Je lui dois du respect. Aller chez ma belle-mère. Il ne restait plus que ça. Je n'ai pas du tout envie de la voir. Mais que faire d'autre. J'ai pas le choix. Il faut que je m'y prépare, cette situation commence vraiment à m'agacer. Le soir même j'ai préparé toutes mes affaires. Il ne sait pas passer grande chose. Je suis allée me coucher vers 20heures comme d'hab et Médoune je ne sais pas à quelle heure il s'est couché. Il sort quand il veut, il rentre comme il le souhaite et je n'ai droit à aucune explication. Depuis deux semaines, il ne s'est rien passé entre nous. Il s'en va le matin de bonne heure et ne rentre qu'au delà de 23heures. Je suis allée même voir une gynécologue lui expliquant que je ne voulais pas tomber enceinte. Je venais tout juste de me marier et que je voulais attendre deux ans encore le temps de terminer ma licence. Elle a essayé de m'en dissuader car cela pourrait engendrer de graves conséquences selon elle. Mais elle a fini par me rejoindre. Et elle m'a donné quelques médicaments et je devais les prendre tous les jours avant d'avoir des rapports sexuels avec mon mari. Deux semaines plus tard Je suis chez ma belle-mère. Cela fait presque deux semaines que je n'ai pas vu mon mari. Cela m'a fait un peu mal au coeur même si je respecte sa décision. Il était venu la dernière fois avec son oncle maître Fall que j'ai trouvé très sympa d'ailleurs. Mon mari m'a dit qu'ils avaient des dossiers très importants à traiter ensemble. Il n'a pas encore trouvé d'appart. Il m'a dit qu'il en cherchait toujours mais en vain. Depuis que je suis venue chez ma belle-mère, j'ai trouvé le comportement de cette dernière très bizarre. Nos relations ne sont pas aussi bonnes. Moi j'ai l'impression qu'elle ne m'aime pas. Le pourquoi ? c'est sûr que c'est parce qu'elle s'attendait à ce que je lui donne des cadeaux comme le faisait l'autre fille. Mais moi Sadiya Guiro une simple étudiante, où est-ce-que je vais trouver tout cet argent pour lui acheter des terangas comme elle aime l'appeler. D'autant plus que mon mari ne me donne que l'argent pour mon transport. Si elle pense que je lui donnerais mes maigres économies, elle se fourre le doigt dans l'oeil. Seynabou ma belle-soeur, quant à elle, je la trouve un peu distante depuis quelques jours. Mais je ne plains pas du tout de son comportement. Quand je descend le soir, je reste dans sa chambre et bon cava quoi. Je partage avec elle son lit. Et si je me rappelle qu'il y a quelques mois, je vivais comme une princesse chez moi auprès de ma mère. J'avais ma chambre à moi seule. Je ne partageais pas ma salle de bain même pas avec mes frères. Je vivais comme une reine. Mais tout à changé quand je suis tombée amoureuse. Mais pour moi cela importe peu. J'ai fait aussi la connaissance de Adja Sy l'autre soeur de Médoune. Elle était partie au Maroc pour son stage. Quand elle est rentrée, elle m'a dit qu'elle était contente de mon mariage avec Médoune et qu'elle regrette vraiment de ne pas être là à côté de son frère le jour de notre mariage. Elle est beaucoup plus ouverte que Seynabou. -Si tu penses que tu peux me séparer de mon fils tu te trompes lourdement. Personne ne peut me mettre en mal avec mon fils. Seytané tchipp. Même pas des semaines, et tu veux séparer la mère de son fils, me dit ma belle-mère alors que je m'apprêtais à aller à l'université. De quoi elle parle cette dame ? Je m'approche d'elle et lui tend ma main en fuyant son regard. -Ne me tend pas ta main espèce de Saytané, me cria t-elle, mon fils m'a tout dit. Si ce que je t'ai dit sur Zarah t'a blessé alors tu n'as qu'à faire comme elle. Elle au moins n'a jamais essayé de me mettre en mal avec mon fils et toi tu veux le faire. Ne t'imagine même pas que je vais te laisser faire. Petite menteuse. J'étais là bouche-bée. Je n'arrivais pas à sortir un seul mot. Je retourne les talons. Je savais que ça allait terminer comme ça. Pourtant j'avais supplié Medoune de ne rien lui dire. Et maintenant je sais que j'aurais pas la paix dans cette maison. Il faut que mon mari trouve au plus vite un appart sinon cette dame va me priver ma liberté. Le soir en rentrant, je trouve tous les membres de la famille réunis dans la chambre de Seynabou. Je remarque qu'il y avait un enfant handicap assis sur une chaise roulante. Quand il m'a vu , il s'est mis à crier de joie comme s'il me connaissait. En tout cas ma présence l'a excité beaucoup on dirait. Après les salamalecs, je dépose mon sac et decide d'aller dans le salon. Adja qui était assise sur le lit avec sa mère, me dit -Ah te voilà Sadiya tu vois comment mon petit neveu Bass est content de te voir, me dit-elle en faisant allusion à l'enfant sur la chaise roulante. Je te le présente c'est le fils de mon demi-frère Malick qui est aux Etats-Unis. Ils sont venus ce matin tout juste après ton départ. Je ne savais pas que Médoune avait un demi frère vivant aux États-Unis et puis il ne m'a jamais parlé de lui. -Ah daccord Adja il est mignon le petit comment il s'appelle, demandais-je en fixant le petit -Il s'appelle Bass Sy, me répond Adja Je vois ma belle mère qui se lève avec un mouchoir à la main. Elle se dirige vers le petit Bass et lui nettoie sa bouche mouillante de salive tout en l'appelant "chéri". Bass trouvait ce geste craquant et en riait en haute voix. Je vois qu'il ne sait pas parlé. Il sautille depuis sa chaise roulante et s'excitait dès qu'on prononça son nom. J'ai les larmes aux yeux rien que d'observer ce gamin. En sortant, je croise un homme ressemblant à Médoune , on s'est salué et j'ai fait tout droit dans le salon.. J'en déduis que c'est lui le demi frère de Médoune dont Adja me parlait. C'est par la suite que Adja nous a présenté. Il est sympa. Il dit que Médoune lui a parlé de notre mariage. Nous avons dîné ensuite. Et comme la bonne descend vers 17h , j'ai pris le relais. J'ai débarrassé et Adja m'a aidé. Je voulais revoir les cours car les examens sont programmés mais je ne peux réviser car la chambre de Seynabou est occupée. Bufff pas facile. -Tu dormiras en bas je vais te chercher un matelas dans la chambre de ma mère, me dit Seynabou alors que je venais me coucher comme d'habitude dans sa chambre. Je vais dormir avec Bass. Son père me l'a confié et je dois bien prendre soin de lui. -D'accord Seynabou, lui repondis-je en l'observant enlever au petit sa couche. J'ai tellement pitié de ce gamin. Je me demande bien où est sa mère. Comment une mère peut laisser tout seul son enfant dans un état pareil. Peut-être qu'elle est morte. Qui sait ? Sinon je ne pense pas qu'une mère puisse abandonner un fils qui n'a pas demandé à naître et qui est né handicapé aussi. Oh non. - Laisse moi t'aider Seynabou à le changer, lui disais-je Je l'aide à changer les couches du petit Bass. Que Dieu aide ce petit. En le nettoyant, il a pleuré parce qu'il a une peau très fragile. Al-hamdoulilah. Voilà le mot que j'ai sorti de ma bouche après avoir aidé Seynabou. J'aurais pu être à la place de ce gamin. En le voyant, je sais qu'il souffre en silence. -Va dire à ma mère de te donner un matelas comme ça tu vas le mettre à terre sur le bord du lit , ici le temps que je range ma chambre, me dit Seynabou. Ah non pourquoi ne va t-elle pas me chercher ce matelas au lieu de m'envoyer. -Maman Seynabou dit de me donner le matelas car elle va partager le lit aujourd'hui avec Bass, disais-je dans un ton calme à ma belle-mère qui était sur le point de se coucher. Elle se repositionne en me défiant du regard. -Est-ce-que tu avais laissé ici ton matelas ? me rèpond-elle avec une arrogance incroyable. Répond moi tu avais laissé ici ton matelas ? fit-elle -Non, lui dis-je en baissant la tête -Alors ne me demande plus jamais de te donner de matelas. J'ai pas de matelas à te donner moi.Et fiche le camps d'ici avant que je ne m'énerve domèrame( vaurienne), finit-elle Il ne manquait plus que ça. Elle me traite de tous les noms et moi je suis la impuissante face à cette situation. Je secoue la tête et retourne dans la chambre. Pourquoi elle ne me supporte pas cette femme. C'est clair la guerre est déclarée. -Seynabou j'ai trouvé ta maman endormie dans sa chambre, mentais-je, ce n'est pas la peine de la réveiller pour qu'elle me donne un matelas. Je préfère dormir sur la natte. -Non attend je vais aller te le chercher, me dit-elle, yaw sa dieukeur daff maleu ding (ton mari m'a demandé de prendre soin de toi). Et s'il entre ici et voit que son épouse dort sur la natte il va me tuer. Quand Seynabou a ramené un matelas avec elle, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer une fois que j'étais couchée. En analysant la situation, je me rend compte J'étais au paradis et du coup je me retrouve en enfer. Je me sens mal. Et puis personne n'est là pour me consoler. J'ai mal. Même ma mère ne m'a jamais insulté de cette façon.Où es-tu Médoune. Jusqu'où cet amour va me mener. C'est ça aimer ? Je prie Dieu de me donner le courage pour que je puisse supporter cette situation. Dans la peau de Médoune -Adja moi-même j'arrive pas à comprendre toute cette situation, disais-je à ma soeur. Je ne sais pas ce qui s'est passé et ce qui m'a pris. Adja m'a appelé hier soir pour me dire qu'elle voulait me voir. Je savais qu'elle allait me parler de Sadiya. Quand je lui ai dit que j'allais me marier, elle pensait que c'était avec Fatima Zarah. Quand je lui ai dit que ce n'était pas avec elle mais avec une autre. Elle m'en a dissuadé. Elle m'a demandé de ne pas le faire. Depuis le Maroc où elle se trouvait, je sentais son énervement et son désaccord. Adja: Quand Papis m'a raconté toutes tes bêtises je me suis dit que cela ne pouvait pas être vrai, me crie Adja.Pourquoi tous ses mensonges maquillés au countouring ? ni toi ni cette Sadiya ne mérite ça ? Elle était assise en face de moi. Elle parle et je sais qu'elle a raison sur toute la ligne. Adja, elle est d'une sincérité inexplicable. Elle n'aime pas l'injustice et s'est depuis qu'elle était toute petite. Ma sœur a raison. Je suis égoïste. Comment j'ai pu faire tout ceci à Sadiya cette fille si innocente. Je suis cruel. Je suis là tranquille dans mon appart et je la laisse seule souffrir loin de moi. Au fait j'ai menti à Sadiya. Je lui ai dit que mon oncle devait rentrer et que je devais libérer l'appartement. J'ai dit tout cela parce que je ne veux plus profiter d'elle. Mon oncle m'a offert son appart quand il a su que je mariais. Même quand il est revenu de son voyage, il est parti à l'hôtel. Adja: Médoune, continua t-elle, depuis quand tu es devenu égoïste. Tu veux faire du mal à Zarah mais ouvre les yeux bon sang. Tu es entrain de faire du mal à cette jeune fille Sadiya. Elle ne mérite pas ce que tu lui fais vivre. Tu l'as épousé pour faire mal à ton ex puis tu l'eloignes de toi. Sais-tu tout ce qu'elle endure à la maison. Même la nuit, elle met un matelas misérable par terre pour dormir. Pendant ce temps, toi tu es la à penser à une femme qui ne te mérite pas. Imagine si c'était moi ? Toi en tant que mon frère quelle serait ta réaction si on te faisait vivre la même situation. Moi: Dormir par terre tu dis, lui demandais-je avec tristesse. Pourquoi elle dort par terre alors qu'elle peut partager avec Seynabou son lit ? Pourquoi elle se couche par terre dis-moi ? Je sens que ma fibre émotive est touchée. Qu'est-ce qui m'arrive moi ? Adja: parce que Malick a ramené Bass, me dit-elle Moi: À bon Malick a ramené Bass et pourquoi sa mère ne l'a pas gardé ? lui demandais-je en retour Adja: Tu sais bien que Bilel (la femme de Malick) n'a jamais aimé Malick , me dit-elle. Elle voulait simplement aller aux Usa et une fois qu'elle a eu ce qu'elle voulait elle l'a abandonné. Elle dit qu'elle ne s'occupera pas d'un fils handicap malheureusement... Moi: Alors Malick va le laisser ici ? Adja: il l'a confié à Seynabou en tout cas, me rèpond-elle Je me lève du canapé et fais des des vas-et-vient. Sadiya ah non. Sans le vouloir, je sens que je suis entrain de faire du mal à cette fille. Adja se lève elle aussi et s'approche de moi Adja: Cette Sadiya ne mérite pas ce que tu lui fais vivre, me dit-elle, va la chercher. Moi: Je suis un lâche Adja, dis-je en me retournant vers elle. Je suis un vrai égoïste. Elle me me prend dans ses bras. Je n'ai pas pu retenir cette goute de larme qui perla mon visage. Adja: tu peux tout réparer frère, me console t-elle, il n'est pas encore trop tard. Fatima oublie la pour toujours. Et refait ta vie avec Sadiya. Depuis combien de temps, tu l'attend et elle n'est toujours pas là, c'est le moment de tourner sa page. Moi: J'aime Fatima je l'aime Adja. Je ne peux pas l'oublier. Adja: je sais mais si tu ne changes pas de méthode tu risques de finir tout seul car tu mes perdras toutes les deux. Je sais que Adja a raison. Je dois oublier Fatima. Il est temps de l'effacer de ma vie. Mais est-ce-que ce sera facile ? Moi: tu as raison, continuais-je, je vais refaire ma vie avec Sadiya. Je te jure que plus jamais Fatima ne sera un problème pour moi. Dès ce soir je viendrais à la maison récupérer Sadiya. Elle ne mérite pas ça. Adja a pris congé par la suite. Je suis décidé, Fatima c'est du passé. Sadiya est quant à elle formidable et tous les moyens sont reuinis pour que je sois heureux avec elle. Dans la peau de Sadiya - Je t'aime moi aussi, repondis-je à mon mari qui me serrait dans ses bras. Il est passé à l'université à l'improviste. Il dit qu'il a voulu me faire une surprise. Actuellement, on est dans l'appart de son oncle. Mon mari m'a dit que ce dernier lui a dit que ce n'est plus la peine de chercher un appart pour nous deux. Ce dernier va rejoindre sa femme à l'étranger. -tu sais Sadiya je voudrais prendre soin de toi , me dit Médoune, comme personne ne l'a jamais fait. Je t'aime ma femme, et je te demande pardon si j'ai été dur avec toi sans le savoir. Je te promet de me rattraper. Je te demande pardon aussi pour.... -Non ne dit pas ça mon mari, lui coupais-je, je n'ai rien à te pardonner car tu ne m'as rien fait. Pourquoi me demander pardon ? Cette demande n'a pas sa place ici. Sache juste que tu es mon bonheur. Tu me fais vivre sans toi je ne suis rien. Je t'aime plus que tout... Avant même que je ne termine, il me prend mes lèvres. Il m'embrasse avec fougue. Je répond par la même allure. Il me soulève du canapé où on était assis. Il me déshabille en me déposant sur le lit. Il me tête les seins et j'en gemissais même. Il reprend mes lèvres. Il m'embrasse cette fois-ci doucement et il le fait tellement bien. Waouh. Il connaît tellement mon corps. On se regarde yeux dans les yeux, corps à corps, il me dit encore qu'il m'aime avant de me pénétrer profondément. Mon corps et mon âme en tremblaient. Je m'accroche à lui tellement fort priant que ce moment continue éternellement. C'est normal aussi vu le temps que je suis restée sans faire la chose... (Rire). Il me fait l'amour si bien, avec une tendresse inexplicable, je ne voulais pas qu'il arrête. -Je t'aime Zarah, me dit-il en me faisant l'amour Je ne souhaite à aucune femme de ressentir ce que je ressentais à ce moment là. Mon mari me fait l'amour et il me confond avec son ex. Moi: Attend attend, repetais-je, tu m'as appelé Zarah ? Il se lève avec un air désolé et me dit Mèdoune: Je suis désolée Fatima ce n'est pas ce que je voulais dire.... Moi: et tu oses encore m'appeler par son nom encore une fois , lui coupais-je Et voilà encore un autre coup de grace. J'étais dégoutée par cette situation..Mon mari m'a confondue avec son ex. C'est humiliant et inacceptable en fait. Moi: Et oui il ne restait plus que ça, criais-je en remettant mes habits, Médoune tu es un imbécile, un vrai fils de p**e. Mèdoune: Quoi, me cria t-il en se retournant en face de moi. Normal qu'il soit surpris car je viens de sortir un gros mot pour la première fois depuis qu'on s'est connu. Moi: Tu m'as bien entendu, criais-je encore, je viens de tout comprendre. Au fait tu ne m'as jamais aimé. Celle que tu aimes c'est cette Fatima Zarah. J'suis bête moi... Dans la peau de Médoune -Je suite bête moi, repétait Sadiya, qui était dans tous ses états, tu t'es joué de mes sentiments. Tu es un monstre. C'est elle que tu aimes et cest moi que tu as épousé pourquoi ? Pourquoi tu m'as épousé si c'est elle que tu aimes ? Comment j'ai fait pour ne voir tout ceci dzpuos le début ? Comment j'ai pu être bête à ce point. Est-ce que tu m'as une fois aimé fils de p**e, Pourquoi tu m'as utilisé ? Comment répondre à toutes ces questions. Jamais je ne pourrais lui dire la vérité, car la connaissant elle en mourrait. Elle est trop fragile. Moi qui voulais bien faire et j'ai fini par tout gâcher. Comme on le dit qui trop embrase mal étreint voilà c'est ça. Moi: Sadiya calme toi, arrivais-je a dire, ce n'est pas ce que tu penses. Combien de fois t'ai-je dit que c'est toi que j'aimais. Sadiya: Tu mens, me crie t-elle en pleurant, sinon tu n'allais pas penser à elle quand tu me fais l'amour jusqu'à crier son nom. Mais je te promet que je vais découvrir tout ce que tu me caches. Ta mère me l'a dit c'est elle que tu aimes. Mon portable sonne, je le prend et je vois afficher l'indicatif du Maroc. Je décroche. Sadiya ne dit rien tout en me lançant un regard noir. Inconnue: Bonjour, me dit une voix féminine avec un accent arabe depuis l'autre bout du file, c'est monsieur Sy à l'appareil ? Moi: Oui c'est moi , dis-je à qui ai-je l'honneur ? Inconnue: C'est l'hôpital de El Antaki de Marrakech. Il y a une femme au nom de Fatima Zarah qui est hospitalisée ici depuis presque deux mois. Mon coeur rata un battement. Je ne sentais plus mes jambes. Moi: Fatima Zarah vous dîtes, arrivais-je encore une fois à dire Inconnue: Oui c'est exact, continue t-elle. C'est un miracle qu'elle ait pu nous donner un contact de sa famille. Si vous pouvez venir la voir car son pronostic vital est engagé. Elle ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. Oh mon Dieu. Je ne sais plus si c'était un rêve ou la réalité. Je ne comprennais non les derniers mots que venaient de prononcer cette femme à l'autre bout du file. Elle a bien dit que son pronostic vital est engagé. Mon téléphone est tombé sans que je m'en rende compte. Mains sur la tête, je me retourne vers Sadiya qui me rappelle que tout ceci n'est pas un rêve. Sadiya: J'ai tout entendu J'étais pas d'humeur à répondre à ses commentaires déplacés. -La femme de ta vie est mourante, conitnue t-elle. Moi: Sadiya Guiro je veux que tu la fermes maintenant , lui criais-je. Comme tu as tout entendu tu n'as besoin que je te dise que je m'en vais comme ça au Maroc pour voir la femme de ma vie. Sadiya: Si tu pars la rejoindre, me dit-elle, alors tu peux faire une croix sur moi. Moi: C'est comme tu veux ma chère Je remet mes habits. Et je sors ma valise qui était rangée sous le lit. Je dois partir. Sadiya : C'est tout ce que tu trouves à me dire ? Sache que dès que tu franchiras cette porte tu peux m'oublier pour toujours. J'ai un choix très difficile à faire. Et je me sens dépasser par les évènements. J'avais fini de ranger mes affaires. Je retourne vers Sadiya qui me défie du regard et me menace en même temps. Moi: Alors c'est comme tu veux, lui criais-je, je te ramène chez ma mère je dois m'en aller. Comment n'ai-je pas penser à cette piste. Je connais bien Zarah, elle ne pourrait jamais m'abandonner de son propre gré. Et que vais-je faire avec Sadiya Guiro. Devrais-je la libérer une bonne fois pour toute ?
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