Fin des illusions...

3181 Mots
Dans la Peau de Sadiya -Tu rejoins la femme que tu aimes et me laisses ici toute seule ? Qu'est-ce que je vais devenir maintenant ? Que faire ? Dis-moi ce que je vais faire maintenant de ma vie? Tu n'as pas le droit d'y aller. Mèdoune: Ce n'est pas toi qui me dira ce que je dois faire, me crie t-il alors qu'il était déjà prêt pour rejoindre l'autre fille. Alors je te dépose chez ma mère et à mon retour on reparlera de tout ceci. Actuellement là je n'ai ni le temps ni la patience pour t'expliquer quoi que ce soit. Si tu penses que tu peux m'empêcher d'aller rejoindre Zarah par contre, là tu te trompes lourdement. S'il te plaît prend tes affaires car je dois partir. Je ne me suis jamais senti aussi ridiculser. Comment Médoune a t-il oser me parler de cette façon. Comment mon mari a t-il osé ? Comment ? Je suis là en face de lui. Je le regarde préparer ses bagages. Je me sens impuissante. Pourquoi n'ai-je pas deviné que tout ceci ne pouvait-être qu'une vie de mensonge ? Je n'ai rien vu venir. C'était trop beau pour être vrai. -Je suis prêt Sadiya vient je te dépose chez ma mère. Moi je m'en vais à l'aéroport. Me le rappela pour la troisième fois. Je prend mon sac. Je lui lance un regard emballé de mépris.Sans piper un mot, je sors de son appart. Personne ne peut imaginer ma colère. Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour de ma vie, je serais minimisée de cette façon. Après tout ce que j'ai fait, j'ai osé tenir tête à ma mère, à ma soeur et à ma meilleur amie au monde entier. Tout ça, pour lui et voilà comment il me remercie. Est-ce qu'aussi je ne suis pas entrer de rêver ? Et on dirait que je ne rêve pas c'est la triste réalité. Quand l'eau est renversée, il faut aller en chercher encore. Non je dois me ressaisir et arrêter de me mentir.Il temps de réparer toutes mes erreurs. Je retourne de ce pas chez ma mère. Je vais lui demander de me pardonner. Ce ne sera pas facile mais elle me pardonnera. "Kenn dou diour sa doom di ko bagne ". Je ne sais pas comment j'ai fait pour descendre si vite des escaliers tellement que j'étais absente, perdue et dégoûtée par la vie. J'ai arrêté un taxi sans marchander et je me suis engouffré dedans lui indiquant la direction. Je suis humiliée. Comment vais-je raconter cela à ma mère. Sur la route, mon portable sonne. Je vois le numéro de Médoune s'afficher mais j'ignore l'appel carrément. S'il a décidé de s'en aller, c'est son problème. Entre lui et moi c'est terminé. Est-ce que tamite je ne suis pas entrain de commettre une gaffe en ignorant son appel. Et à ma grande surpise, il n'a pas rappelé. Et cela m'a fait encore plus mal. Je me demande toujours pourquoi il m'a épousé. Il n y avait pas trop de circulation et j'ai fait seulement 20 min de route. Ma maison, ça m'a fait du bien s'y revenir. Elle me manque terriblement. Si seulement je pouvais retourner en arrière, si seulement thiey yalla ... please donne moi une seconde chance. C'est Fatou qui m'a ouvert. Quand elle m'a vu devant la porte, elle était toute contente. Je sais qu'avec ma mère ce ne sera pas facile, mais je vais essayer de regagner son pardon. Fatou: Hey Sadiya tu ne sais pas à quel point tu nous a manqué. Allez rentre. Ta mère est à l'intérieur. Comment j'ai pu faire tout cela à ma mère. Elle ne voulait que mon bien et voilà que j'ai tout gâché. A cause d'un homme. Nom de Dieu. Quand je suis rentrée, j'ai vu ma mère. Elle était là en face de moi. Debout, toujours élégante dans ses habits traditionnels, elle me regarde comme si elle avait vu un fantôme. Je cours vers elle, à genoux, je la fixe les yeux dans les yeux. Je ne pouvais plus retenir mes larmes. Moi: Maman je suis venue m'excuser au près de toi pour tout le mal que je t'ai fait. Je sais que ce que je t'ai fait est impardonnable mais je regrette. Je ne sais pas ce qui m'a pris à faire tout ça mais sache que je suis désolée, disais-je. Maman je suis désolée pour tout. -Je t'avais dit de ne plus jamais remettre les pieds dans cette maison Sadiya. Moi je n'ai rien à te pardonner. Va t'en de chez moi. N'oublie pas que tu es la maîtresse de ta vie. Je ne veux plus jamais te revoir, fis t-elle. Je n'ai pu m'empêcher de pleurer encore. Ma mère m'a tourné le dos. L'homme pour qui j'ai commis toutes ses sottises vient de m'abandonner. Qu'ai-je fait au bon Dieu ? -Lève toi et va chez ton mari, me dit-elle, je ne veux plus jamais te revoir ici. Dégage de chez moi. -Maman ne me fait pas ça, dis-je en sanglotant, je suis désolée. Elle s'en va. Fatou qui a assisté à toute la scène se rapprohe. Elle me relève. Elle en était aussi triste. -Ma chérie ne pleure pas. J'ai tout entendu. Ne pleure pas. Tu connais ta mère elle n'est pas méchante. Simplement elle est en colère contre toi. Je vais lui parler. J'avais tellement mal. Je n'arrivais plus à sortir un seul mot de ma bouche. Je me relève et prend mon sac. Mon coeur me faisait mal. Je sortis de la maison douloureusement. Fatou a proposé même de monter dans la chambre de maman pour lui parler de nouveau mais je ne lui ai dit que ce n'était pas nécessaire. Connaisant ma mère , je sais qu'elle souffre encore plus que moi. C'est pour cela que j'ai préféré m'en aller. Je me sentais encore perdue, triste mais aussi seule. Je viens encore d'être rejetée. Quand je suis sortie, il était presque 20heures. Ne sachant plus où aller. Parce que je ne veux plus retourner chez ma belle-mère. Pour y faire quoi. Encore y subir une autre humiliation ?? Non. Je refuse. Je décide alors en ce moment d'aller chez Khadija. Je sais qu'elle est toujours fâchée contre moi mais je vais m'excuser auprès d'elle. Je n'ai pas écouté ses conseils. Et voilà aujourd'hui où mon entêtement m'a conduit. -Bonjour tata où est Khadija, disais-je à tata Bana qui m'a ouvert la porte. Elle m'invite à entrer. Elle m'a demandé ce qui n'allait pas constatant l'horrible mine que j'avais. Mais j'essaie de la rassurer. -Khadija m'a dit que tu t'es mariée , me dit ta Bana en me défiant du regard. -Oui c'est vrai, dis-je en fronçant le sourire -Ah tu te maries et ta mère ne m'en parle même pas ? continue t-elle En ce moment là, je ne voulais que pleurer encore et encore ne sachant pas quoi lui dire. -Je m'en excuse, dis-je . On a rien fait de spécial, terminais-je en la fuyant du regard. Je répondais à ses questions mais je ne mesurais rien de ce que je sortais de la bouche. Je ne sais pas même ce que je disais. Tout ce que je voulais c'était des bras dans lesquels je me blottirais juste pour pleurer. Je ne savais plus quoi dire. Quand Khadija m'a vu, elle était surprise. Elle a tout de suite deviné qu'il y a quelque chose qui n'allait pas. Je lui ai proposé d'aller dehors. Je ne voulais pas que sa mère nous attende. Elle a appelé Sala sa petite soeur de venir refermer la porte. On a même pas prévenu tata Bana qu'on sortait. -Je suis f****e Khadija, lui disais-je en sanglotant quand on était assise sur le banc public près d'un jardin. Je me suis faite rouler sur toute la ligne depuis tout ce temps. -Non je ne comprend pas, me repond-elle , qu'est ce qui se passe ? Qui t'a roulé ? De quoi tu parles là ? me demanda t-elle en me fixant. -Quand j'ai rejoint mon domicile conjugal, ma belle-mère après que vous étiez partis, elle est venue me voir. Elle m'a parlait d'une fille qui sortait avec Médoune. Une certaine Fatima Zarah. Elle m'a expliqué que Médoune n'aimait que cette fille. Et elle était même surprise que son fils ne l'ait pas épousé. Quand j'ai demandé à Mèdoune, il m'a juré qu'il n'y avait plus rien entre lui et cette fille. Elle fait partie de son passé selon lui. Un jour mon mari m'a demandé d'aller chez sa mère pour quelques temps. Le temps qu'il se trouve un appart pour nous deux. J'y suis restée pendant tout ce temps. Aujourd'hui, il m'a fait une surpise. Il est venu me chercher à l'université et nous sommes allés dans son appart. Mais tu n'imagineras jamais le pire Khadija, dis-je en sanglotant. Il m'a appelé Fatima Zarah quand il me faisait l'amour. -quoi, cria t-elle, tu es sérieuse là ? -Quand il devait me donner des explications sur le pourquoi du comment il m'a appelé Fatima Zarah, il a reçu un appel. On lui dit que Fatima Zarah était hospitalisée au Maroc. Et il est parti en me laissant toute seule. -Non c'est pas vrai, dit-elle la main sur sa bouche. Il est parti voir son Fatima Zarah tu dis ? - Je lui ai dit qu'il pouvait faire une croix sur moi si jamais il la rejoignait, continuais-je, mais c'est comme ce que j'avais dit était tombé dans l'oreille d'un sourd. Il est parti. Je suis retournée chez ma mère, pour lui demander de me pardonner mais elle m'a chassée. Maintenant je ne sais plus où aller parce que je ne voudrais pas retourner chez la mère de Médoune. Elle fait tout pour me rendre la vie impossible. Elle ne m'aime pas parce que je ne lui donne pas de cadeaux comme le faisait Zarah. C'est ce qu'elle m'a dit. Je suis perdue Khadija. Je ne sais plus ce que je dois faire. Je suis à point. -Oh la vache. Sadiya, reprend-elle après un long moment de silence, je suis désolée pour tout ce qui t'est arrivée. Mais je pense que je suis très mal placée pour te dire ... -Non Khadija pas toi, dis-je en la coupant. Au moins toi ne me rejette pas. -Sadiya je ne te rejette pas. Mais simplement je ne peux que te dire de retourner chez ta belle mère et attendre que ton mari soit de retour pour que vous parliez. Dans la peau de Khadija Que lui dire de plus. Je n'ai pas encore oublié ce qu'elle m'a dit la dernière fois. Que je ne suis ni sa mère ni son père pour lui dire ce qu'elle doit faire. -Sadiya, reprennais-je, il faut que tu retournes chez ta belle-mère. Attend que ton mari revienne et vous allez parlé comme des adultes. Il n y a que lui qui peut t'expliquer ce qu'il en est réellement. -Non c'est fini entre nous deux, me repond t-elle en essuyant ses larmes -Le mariage est sacré. Et on ne peut pas le mettre fin du jour au lendemain comme ça parce qu'on en a marre. Il faut que tu retournes chez toi. Seul ton mari peut t'éclaircir la lanterne. Attend-le et après tu prendras une décision. Si c'est vrai que tu l'aimes alors bats-toi pour lui. Ce n'est pas le moment de baisser les bras. Je ne prendrais pas un risque de plus en lui parlant de quoi que ce soit sur son mari. Si je dis quelque chose de mal à l'égard de sa belle-famille et qu'ils se réconcilient demain ? Non Je ne le ferais pas. Ce ne sont pas mes oignons. La première leçon était bien sue. Je refuse de rentrer dans ce jeu de nouveau. -Ok j'y vais, me dit-elle avec une mine triste et désolée. J'en avais même le cœur très lourd. Mais je ne peux pas faire autrement. Je la raccompage tout en ayant mal moi aussi. Je sais qu'elle souffre. Toute la nuit, je n'ai pas cessé de penser à Sadiya. Comment faire pour lui venir en aide. Je pense que Je vais voir Raby sa soeur. Elle pourra peut-être l'aider. Il faut que j'agisse avant que ce ne soit tard. Dans la peau de Médoune Je suis dans l'hôpital où se trouve ma Zarah. Ça fait une semaine que je suis là, et je ne l'ai pas encore vu. On refuse de me laisser entrer car son état va de mal en pis. Mais je me demande pourquoi on ne me laisse pas entrer la voir. Elle a fait un accident. D'après les dires du médecin elle est dans un état critique. Cette situation m'agace. Pourquoi les médecins ne veulent pas me laisser la voir. Cela me fait encore peur. -Pour le moment c'est impossible de voit la patience FZ12, voila ce qu'ils n'ont cessé de me dire dzpuis mon arrivée. Adja a essayé de me joindre sur w******p mais en vain. Je n'ai pas eu de leur nouvelle depuis que j'ai quitté. Mon oncle a été un peu compréhensif. Je lui ai expliqué au téléphone que je devais me rendre au Maroc. On traitait des dossiers brûlants sur des sujets qui defraient la chronique. Mais J'ai tout laissé pour venir. J'ai pris une chambre dans un hôtel de la place. Je me rappelle de la dernière fois que j'étais venu ici c'était avec Fatima. On a vécu ici des moments inoubliables. Je me sens triste parce que pendant tout ce temps, je voulais lui donner une leçon alors qu'elle était entrain de mourir. Cette situation ne peut plus endurer. Presque deux semaines on me refuse l'accès non il faut que je la vois. -Madame s'il vous plait il faut que vous m'aidez. Je voudrais la voir s'il vous plait. Je vous promet que je ne serais pas longue je ne veux que la voir accorder moi juste 5mn, suppliais-je à une jeune femme qui se trouvait à la réception. La dame s'est levée de son siège. Et me fait signe de la main de la suivre. On prend le long d'un couloir. Elle ouvre une chambre se trouvant à la fin du couloir. Elle ouvre la porte, et me dit: -vous avez juste 5mn, me dit-elle, juste 5mn je vous rappelle. L'émotion était forte. Quand j'ai vu Fatima s'allonger sur le lit. Je n'y croyais pas à mes yeux. Méconnaissable, elle avait les yeux fermés. Elle a perdu gravement du poids. Toutes ses machines branchées sur elle. Le bruit des battements de mon coeur trahi par le silence de cimetière qui régnait dans la salle, je ne peux m'empêcher de pleurer. Je m'approche d'elle. Je prend ses petites mains. J'ai pleuré de toutes mes forces en ce moment là. Je la regardais tout en étant incapable de changer cette situation. -Pardonne-moi mon amour, lui disais-je en pleurant sans le vouloir. Je te promet de ne plus jamais de te laisser toute seule. Pardonne-moi Zahrah. Elle ne réagissait pas. Je n'arrivais plus a la reconnaître. Je pose mes lèvres sur les siennes et automatiquement elle ouvre les yeux. Je n'en croyais pas à mes yeux. Comme le pouvoir de l'amour est magique. Mes larmes coulent et j'ai vite appelé le docteur. -Mon amour je suis là, disais-je à ma bien aimée, je suis là Fatimah en m'asseyant de nouveau sur le lit en attrapant sa main. Elle sourit faiblement. Elle veut me parler mais elle n'y arrivait pas. -Mon amour ne parle pas, lui dis-je, les médecins vont arriver d'un moment à l'autre. Tu vas guérir très vite. Et plus jamais je ne te laisserais toute seule. Elle me regarde avec des yeux pleines de larmes. Elle commence à parler et je lui en empêche mais elle ne m'écoutait pas. -Tu mas manqué horriblement mon amour. C'est toi que j'attendais, me dit-elle faiblement, mon amour. Je ne voulais pas quitter ce monde sans te revoir une dernière fois. -Non arrête Fatima tu n'iras nulle part. Tu vas guérir très vite. Je suis venu t'aider et je vais rester avec toi, lui rassurais-je. Arrête tes délires. -Mé...dou sache que je t'ai aimé plus que tout. Te ren....con..trer a été la meilleur chose de ma vie. J'ai passé de fabuleux jours avec toi. Quand j'ai perdu mes parents j'avais perdu espoir. Je ne pensais pas que je m'en remettrais un jour de leur disparition. Grâce à toi, Je suis redevenue celle que j'étais pleine de vie et d'espoir, j'ai retrouvé goût à la vie. -Ne dis plus rien Fatima. On aura tout le temps de reparler de tout ça. -Quand on s'est fâché, j'ai pris un vol pour Paris, persiste t-elle, je me sentais déprimée. Là-bas j'avais décidé de reprendre mes cours. Quelques semaines après j'ai eu la surpise de ma vie. Imagine. J'étais enceinte de cinq semaines. Mon coeur batta encore plus fort. Ma respiration s'accelera. J'avais l'impression de trembler. - Enceinte ? -Oui, poursuivait-elle, et tu n'imaginais pas à quel point j'étais si heureuse. Alors j'ai décidé de retourner au Sénégal et te faire la surpise. J'ai pris un vol pour Maroc d'abord. C'était pour acheter des cadeaux pour toi. En sortant d'un magasin, j'ai été heurtée par une voiture. Oh non mon Dieu. Non non. Je me met à pleurer. Elle me sert la main. Je la sentis trop faible. Elle me regarde pleurer. - Ne pleure pas amour. Sinon je serais perturbée. Je veux te voir sourire. C'est mon corps qui s'en va mais mon âme sera toujours prête de toi. Je veux juste que tu me chantes une berceuse pour que je puisse dormir tanquillement à jamais. Je sais qu'avec ton souvenir je dormirais paisiblement. -Non ne dis pas ça amour, je veux que tu restes avec moi. Je te veux auprès de moi. Je veux fonder une famille avec toi. Reste avec moi stp. -Il est temps de rejoindre notre bébé, dit'elle faiblement, il m'attend. Prie pour nous. Avec ton souvenir, nous dormirons en paix. Emmène-moi au cimetière de yoff près de toi. Je ne serais jamais loin de toi. Nous appartenons à Dieu et c'est à lui que nous retournerons. Fatima Zarah est décédée. Elle est morte dans mes bras. Elle m'a abandonnée de nouveau. Une partie de moi s'en est allée pour toujours. Elle est partie me laissant dans le vide et dans la tristesse. Ma douleur est immesurable. La vie n'est que trahison. Ma force est partie. Elle s'en est allée pour toujours. Je ne l'aurais jamais cru. Elle est partie à la fleur de l'âge avec mon bébé. -NON POURQUOI ELLE ? POURQUOI MON DIEU? POURQUOI VOUS AVEZ TUÉ FATIMA. POURQUOI ? Ce sont des interrogations auxquelles je n'aurais jamais de réponse. Le corps sans vie de ma Fatima sur le point d'être rapatrié au Sénégal, autopsié dans une salle mortuaire privée puis mis en bière dans un cercueil. C'est avec le coeur serré que je repars à Dakar. J'ai perdu goût à la vie. Que deviendra ma vie sans Fatima ?
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