Qui ne tente rien...

4332 Mots
Les jours passent et toujours pas de nouvelles de Fatima. Je pense que je devrais mettre mon égo de côté et l'appeler. Malgré tout elle me manque. Après plusieurs tentatives, j'ai pas réussi à l'appeler. Mon coeur veut l'appeler mais ma raison me le refuse. Je ne voudrais pas aussi me forcer à faire quelque chose et avoir des remords par la suite. Si elle a décidé de me quitter pour une simple dispute alors pourquoi devrais-je me rabaisser à son égard. Elle aurait pu mettre de côté sa fierté et venir ne serait-ce que pour me souhaiter bonne chance pour ma sourenance. Même les inconnus étaient là sauf elle. Je lui ferais payer tout au moment venu. Ce n'est pas à moi de faire le premier pas. Je vais essayer de faire de Sadiya un pneu de secours. Je ferais tout pour rendre jalouse Zarah. En la connaissant elle ne supportera pas de me voir marier à une autre qu'elle. Elle ressentira aux moments venus cette tristesse qui ne cesse de creuser des trous profonds de douleurs dans mon coeur. De toute façon, qui ne tente rien n'a rien. En y passant, je me rend compte qu'en voulant faire mal à Zahra je suis entrain de me détruire petit. Je ne réfléchis plis convenablement, je ne rztrove plus la concentration pour travailler sérieusement. J'ai une pile de dossiers sur la table à classer pour notre procès de demain. Il faut que j'essaie de le terminer avant que mon oncle ne me les demande. A peine commencé, je reçois un message de Sadiya me demandant si j'ai pas oublié notre rendez-vous d'aujourd'hui. Je lui reponds que non avant de poser le portable sur la table. Elle m'envoie de nouveau un message ce qui commence réellement à m'agacer. Je me demande si Dieu n'a pas créé les femmes uniquement pour nous rendre nous les hommes la vie difficile. Fatima m'a fait perdre la concentration et à peine que j'en retrouve pour étudier les dossiers sur ma table Sadiya me la retire . Bingo. J'ignore son dernier message et je met mon portable sur silence. Je prend le dossier de Oumy Diakhatè en deuxième position. Son procès se tient demain et elle est poursuivie pour abus de confiance. Mince, on a du pain sur la planche. Non seulement la dame est récidiviste et en plus elle est poursuivie par Me Seye avocat de la partie civile qui perd rarement ses procès. Je suis restée concentré sur les dossiers presque des heures... et je viens de tout terminer. Il ne me reste qu'à aller au bureau dz mon oncle pour les lui donner. Après cela, j'irais voir Sadiya chez elle. Je sais que sa mère ne me supporte pas mais j'ai pas le choix. Pour l'instant j'ai besoin de sa fille et il va falloir que je fasse la paix avec elle. Sadiya m'a dit sur son dernier message qu'elle sera chez elle à partir de 17heures. Il me faut que je retourne à la maison me changer avant d'aller voir ma future belle-mère. Dans la peau de Sadiya Guiro Je ne sais pas comment je vais gérer cette situation. Médoune m'a dit qu'il viendrait me voir. Durant le cours magistral avec notre professeur de droit civil j'ai totalement perdu ma concentration. Khadija je ne l'ai pas vu dans l'amphithéâtre. Et avec cette masse d'étudiant pas sûr que je la vois. A la sortie j'appelle Khadija pour voir où elle se situe. Çà sonne mais elle na répond pas. Je lui laisse un message lui demandant de me rappeler urgemment. Je suis vraiment fatiguée de cette situation. Quelques minutes après, elle me rappella et me demanda de l'attendre dans le hall près de la salle des profs. Ça tombe bien car je ne suis pas loin de la salle des profs. Toujours je me sentais un peu perdu dans mes pensées. Médoune à la maison et la réaction de Maman quand elle le verra. Je ne sais pas. Khadija: Salut girl je suis là me dit Khadija qui me fait sortir de mes pensées Moi: Salut girl, lui repondis-je, je t'ai cherché dans l'amphi mais je ne t'ai pas trouvé, tu étais où ? Khadija: je viens d'arriver comme ça , me dit elle en rangeant son portable dans son sac à main, j'ai pas suivi le cours de droit civil. Moi: tu étais où? Pourquoi tu n'as pas assister au cours de droit civil Khadija: Je suis fatiguée, me dit-elle dans un ton un peu triste, la vie me fatigue à la fin. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter tout ceci. Ma mère a divorcé de mon père et ce dernier est parti de la maison. Et le pire dans tout cela est que ma mère n'a même pas pris une seule seconde pour nous parler de ma tension qui règne dans la maison. Elle fait comme si de rien n'était tu t'imagines ? Moi: qu'est ce que tu racontes ? Khadija: Je te jure, reprend-elle Assises dans le jardin toutes les deux, on ne dit rien. Son visage reflète carrément la tristesse absolue. Moi: Je suis désolée ma puce pour tout ce qui t'es arrivé, lui dis-je après un long moment de silence. Mais surtout crois en Dieu et ait confiance en lui. Et essaie de gérer tout ceci avec philosophie. On est plus des petites filles. On aura bientôt nos 19 ans donc on doit être en mesure de tout gérer. Ce sera difficile mais ça y ira. Ne te décourage pas, je te jure que ça va aller. Khadija: je l'espère en tout cas me dit- elle en pleurant. Moi: Ne pleure pas girl où est passée la femme forte qui contrôlait avec aisance Je lui serre la main. Je ne sais pas si je dois lui parler de Médoune ou pas. Là elle se sent vraiment mal et ça se voit. Mais j'ai pas le choix il faut que je lui en parle . Elle pourra me conseiller, histoire de changer un peu de sujet pour qu'elle oublie un peu ses problèmes. Moi: Médoune m'a dit qu'il passerait me voir à la maison tout à l'heure et je ne sais pas comment faire, lui dis je. Ma mère a été claire avec moi la dernière fois. Elle ne veut plus jamais le voir dans sa maison. Khadija: Hey ta mère tamite, me rèpond-elle en effaçant ses larmes, jusqu'à présent elle n'a pas encore changé d'attitude en vers Médoune. La dernière fois en boîte quand elle t'avait laissé sortir je pensais qu'elle t'avait donné ta liberté, je veux dire je croyais qu'elle avait décidé de vous laisser tranquille et crier à qui veut l'entendre que vous êtes ensemble. Moi: N'importe quoi, tu n'as rien compris alors. La dernière fois quand on était en boîte je voulais t'en parler mais comme on avait pas l'occasion d'être seules c'est pourquoi je ne t'ai rien dit. Au fait, je l'ai droguée ce jour-là pour pouvoir sortir avec Médoune. Elle écarquille les yeux. Moi: Et oui c'est ce que j'ai fait ma puce, continuais-je, ne sois pas surprise et puis je ne n'avais pas le choix aussi. Mon petit ami ne pouvait pas fêter l'un des plus beaux jours de sa vie et que je permette de ne pas être à ses côtés. Khadija: Droguer tu m'as dit, me demandande t-elle en insistant sur les mots, eupoul tamite ( n'es tu pas entrain d'abuser ?) Moi: non j'ai juste mis quelques somnifères dans son jus que Fatou lui a servi, si je n'avais pas fait cela jamais je ne serais avec mon Médoune ce soir là. Et puis, je ne le regrette pas si c'était à refaire je n'hesiterais pas à le faire encore. Khadija: En tout cas je vois que tu es prête à tout pour cet homme , dit-elle, mais fais très attention car certains d'entre eux ne méritent pas l'attention qu'on leur accorde. Et puis ça fait pas longtemps que tu le connais. Moi: Tu l'as dis ma puce, tu l'as bien mentionné certains d'entre eux. Médoune ça fait pas longtemps que je le connaisse certes, mais je sais qu'il est bien. Et mon intuition ne trompe jamais. Je vois en lui une personne correcte et sincère. Depuis que je suis avec lui je n'ai remarqué rien de bizarre dans notre relation et puis il m'aime et je l'aime aussi et c'est tout ce qui compte. Khadija: Ah si tu le dis, dit-elle dans un ton acerbe Moi: C'est toi qui me disait de chercher quelqu'un de bien dans ma vie et maintenant que je l'ai trouvé tu me demandes de faire attention décidemment, fis-je en me repositionnant Khadija: Je sais mais ce n'est pas moi qui t'ai demandé de droguer ta mère pour pouvoir sortir la nuit avec ton petit ami girl à ce que je sache. Moi: Khadija moi je suis majeure et vaccinée ok, lui repondis-je en montant le ton, je sais ce que je fais. Et cela ne concerne que moi. Donc n'essaie pas de me culpabiliser. Khadija: Je ne cherche pas à te culpabiliser simplement je te demande de faire attention, me repond-elle, même si tu es majeure et vaccinée aussi je pense que j'ai le droit de te donner mon avis. La vitesse que tu cours pour cet homme dépasse la norme prescrite et pour ta sécurité je te conseille de lever le pied. Moi en me levant: Ok je te laisse car je vois que tu n'es pas d'humeur à discuter. Je dois rentrer avant que Médoune ne vienne chez moi et ne pas me trouver. Et je ne te le cache pas car moi je ne mâche pas mes mots j'ai pas du tout aimé le ton avec lequel tu es entrain de me parler. Comme si tu es ma mère tu te permets de me dire ce que je dois faire . Même si la vitesse que je cours dépasse la norme prescrite sacje que je saurais contourner les obstacles à temps, je comprend que tu sois de mauvaise humeur ses temps-ci mais n'essaie pas de déverser ta colère sur moi girl. Khadija: Sadiya mais yow est-que nit ngueu (Est-ce que cava chez toi ), me dit elle en élevant la voix alors que je m'appretais partir. Est-ce-que cava dans ta tête. Moi je n'essaie pas d'être ni ta mère encore moins ton père. Nous sommes amies et je pense que j'ai le droit de te donner mon avis. Et c'est vice-versa. Mais je me rend compte que non tu n'en vaux pas la peine. Si ce que je t'ai dit t'a touché alors pardonne-moi. Plus jamais je ne te le redirais. Moi: C'est tant mieux alors girl. J'ai quitté la fac sans Khadija. Super, elle a réussi à m'énerver. Je n'aime pas me fâcher avec elle mais cette-fois, elle est allée très loin. Moi je ne me suis jamais immiscer dans ses relations. Je n'accepterais pas qu'on me juge. Jamais facile de trouver la paix dans ce pays quoi. C'est vraiment désolant quoi. Quand j'ai entendu la sonnerie de la porte, j'ai eu tellement peur que j'ai failli faire tomber le verre que j'avais entre mes mains. Je sais que c'est Mèdoune. Il vient de m'envoyer un sms pour m'annoncer qu'il est là. Maman: Va ouvrir Fatou je pense que c'est Raby elle m'a dit tout à l'heure qu'elle allait passer On était assise dans le salon. On venait tout juste de finir le déjeuner. Ma mère attendait Raby mais moi j'attendais Médoune. Je n'ai rien dit à ma mère car je sais qu'elle n'apprécie pas Médoune. Je sais que ça va chauffer mais il faut que ma mère comprenne que j'aime mon homme. Et elle va devoir s'y faire. Fatou: Sadiya il y a un homme à la porte qui veut te voir Il fallait être là pour voir le visage de ma mère. Elle me fixe comme c'est pas possible. Mais je ne fais pas attention à elle. Moi: dis-lui d'entrer c'est Médoune je l'attendais, répondis-je tout en ignorant le regard de ma mère Elle ne dit rien mais je sens qu'elle va exploser d'une minute à l'autre. Moi: mon amour bienvenu, dis-je en me levant du canapé pour faire la bise à mon chéri. Il me prend dans ses bras me rend la bise et me chuchote à l'oreille tu es trop belle chou. Mèdoune: Bonjour maman, dit Médoune qui tendit sa main à ma mère qui nous observait sans piper un seul mot. Maman ne lui répond. Elle se lève du canapé pour poser son verre d'eau qu'elle avait entre les mains sur la table et dit: Maman: jeune homme combien de fois t'ai-je dit de ne plus jamais remettre tes pieds chez moi. Dehors ! Fiche le camps de chez moi. Moi: Maman, lui criais-je, mais quest-ce que tu fais là ? Tu parles à un humain et non à un animal. Il a un toit qu'il a laissé sache que tu ne parles pas à un sans abris. Maman: la ferme toi, répliqua t-elle, tu es une fille sans vergogne car sinon tu n'allais pas demander à cet homme de remettre les pieds chez moi et oser lui faire une bise devant moi. Je m'occuperais personnellement de ton cas après. Moi: je ne la fermerais pas, dis-je presque en criant, tu n'as pas le droit de le traiter ainsi les gens. Maman: Sadiya Guiro je veux que tu la ferme avant que je ne te tue la ferme je te répète, cria t-elle. Je n'accepterais pas que ni toi ni lui sème le bordel dans ma maison. Sors de chez-moi je te répète jeune homme et ce sera la dernière fois que je te le dise. Médoune, toujours debout, ne dit rien. Mais voyant sa tête et sa mine , il avait l'air désolé, et vexé en même temps. Mèdoune: maman je suis désolé pour tout ceci, de cette situation inconfortable qui vient de se créer à cause de moi, dit enfin Médoune qui nous observait depuis tout à l'heure. Je ne suis pas venu ici pour semer le bordel comme vous venez de le dire. Si je suis là c'est parce que j'aime bien votre fille. Elle est formidable et je comprend votre inquiétude d'ailleurs. Ceci prouve que vous êtes une bonne maman, vous vous souciez d'elle. Je vous comprend très bien. J'ai des soeurs et elles ont presque l'âge de Sadiya. Même ma mère quand un homme vient à la maison pour voir l'une d'elle, elle réagit comme vous. La nature même nous exige de protéger ce qui nous appartient. Si j'étais mal intentionné je vous jure que j'allais pas revenir dans cette maison. Vous m'avez chassé la dernière fois. Je suis revenu aujourd'hui parce que je voudrais vous apporter des preuves que j'aime Sadiya. Mon intention envers votre fille est noble. Sadiya est une fille pétillante, adorable et très correcte et elle est pleine de vie. Je veux la prendre comme épouse dés demain si vous êtes d'accord. Mais non il blague ou quoi là. Il veut se marier avec moi. J'avoue que je suis flattée. Mon juriste doit sûrement blaguer. Thiey les juristes nio wor ( les juristes sont sûrs). Moi: Quoi tu es sérieux là ?, lui demandais-je en souriant Mèdoune: Bien sûr que je suis sérieux mon amour, me dit-il en me prenant les mains, je veux faire de toi ma femme. Je t'ai aimé dès le premier jour que je t'ai vu. C'était comme dans les films parce que c'était tellement beau. Je viens de comprendre pourquoi dit-on que l'amour rend fou. Maman: Jeune homme je t'ai dit de sortir de ma maison et ne revient plus jamais, reprend ma mère , dégage de chez moi Waouh je vois que ce que Médoune vient de dire ne l'intéresse même pas. Et en ce moment là, je vois le regard de Médoune qui commençait à se décomposer. Moi: même si tu le chasses moi j'irais le voir, dis-je à ma mère, celui que tu fous dehors là est l'homme que j'aime et je vais me marier avec lui. Médoune ne dit plus rien et se retourne pour prendre la porte. Ma mère comme si elle était dépassée par la situation me lance un regard haineux. Et moi je retourne les talons à la poursuite de Mèdoune. Quand je suis sortie il s'apprêtait à démarrer sa voiture. Moi: Mèdoune excuse-moi pour tout ceci c'est de ma faute je pensais que ma mère avait changé d'attitude mais je suis désolée pour tout ceci excuse moi s'ilte plaît, lui dis-je en le rejoigant dans la voiture. Lui: Oui je comprend l'attitude de ta mère ce n'est rien. Elle veut simplement te protéger. Il allume la voiture et j'ouvre la porte pour me mettre à côté de lui. Je le fixe. Même énervé, il était encore plus beau. Moi: C'est vrai que tu veux m'epouser ou tu l'as dit parce que simplement tu voulais gagner sa confiance ? Après un long moment de silence il me répond en me regardant droit dans les yeux. Lui: Oui je veux t'epouser je veux que tu sois ma femme, me dit-il, et toi tu ne veux pas te marier ? Moi: si si , lui repondis-je mais je pensais que tu voulais encore attendre un peu. Lui: Plus maintenant moi je veux me marier avec toi parce que je t'aime, me repond-il. Je ne peux plus résister à ta beauté tu me rend complètement dingue. J'avoue que je suis encore surprise. Moi qui croyais qu'il bluffait et voilà il me dit qu'il ne joue pas. Il me prend mes lèvres et j'imite son geste. Il a des lèvres agréables, moites et trop douces. Je sens son parfum qui a le don de me mettre hors de moi. Il me caresse la nuque avec sa main droite. On s'y met et je ne voulais pas que ce moment prenne fin. Médoune s'arrête et me demande de rentrer dans la maison. Il a raison c'est pas prudent et n'importe qui pourrait nous voir s'embrasser dans la rue. Moi: Je m'en fou que les gens nous voient ensemble moi je t'aime et que le monde entier le sache, lui dis-je en lui volant un deuxième b****r. Quand je suis sortie de la voiture il y avait Raby en face de nous qui ne dit rien en croissant les bras et j'en conclue qu'elle nous a vu s'embrasser. Mon œil de sa réaction. Moi: Bye mon amour je t'appelle tout à l'heure pour voir si tu es bien arrivé je t'aime et soit prudent sur la route , lui dis-je Je retourne vers Raby qui me regardait comme si elle était au cinéma. Raby: Sadiya tu n'as pas honte de toi, tu embrasses un homme et surtout dans la rue. Mais qu'est ce qui t'arrive bon sang ? Moi: Et pourquoi devrais-je avoir honte de moi, lui repondis-je en haussant le ton. Ce que tu viens de voir là je ne suis ni la première et je ne serais pas la dernière. Penses tu que tu es bien placée pour me donner des leçons de moral. Ah Raby on vivait ensemble dans cette maison et n'essaie pas de jouer à la sainte. Moi au moins je fricote avec un homme qui sera dans les prochains jours mon mari et on ne m'a pas enceintè, j'ai pas envie de me disputer avec toi donc ne te mêle pas de ma vie. Elle resta bouche-bée. Je rentre dans la maison pour parler avec ma mère. Comme je l'imaginais ça pas était facile avec ma mère. Elle m'a encore frappé devant Raby. Je lui ai fait savoir que de gré ou de force je me marirais avec Mèdoune. J'ai pris ma décision je vais aller voir mon père Sada Guiro (le petit frère de mon père). Comme annoncé, Mèdoune m'a fait savoir qu'il comptait m'épouser. Il veut le faire dans la semaine. Et ça me va bien. Il ne me reste qu'à aller parler avec mon papa Sada puisque ma mère n'est pas d'accord. -Sadiya est-ce que tu es sûre que tu veux te marier avec cet homme? Me demande mon père Sada. Il a fallu qu'il se répète pour que le son de sa voix me rappelle un événement récent...Cette voix... qui me rapelle la conversation de la mère de Khadija avec un homme quand j'étais venue voir Khadija à l'improviste. Je me souviens encore de cette conversation. Papa Sada serait-il l'amant de la mère de Khadija. -C'est à toi que je parle Sadiya pourquoi tu ne dis rien, me demande Sada alors que j'étais perdue dans mes pensées. Moi: Alors c'est donc toi son père ?arrivais-je à dire enfin Papa Sada: Le père de qui et de quoi tu parles ? Moi: Es-tu le père de Khadija papa ? Papa Sada: N'importe quoi c'est quoi cette histoire et de quelle Khadija es-tu entrain de me parler ? Et d'où tu sors cette histoire, hurla t-il Moi: Papa ne fais comme si tu ne savais pas de quoi je te parle là. Je t'ai surpris la dernière fois chez tata Bana entrain de lui dire que Khadija est ta fille et que tu comptais la lui dire, lui dis-je Papa Sada: Sadiya Guiro tu es folle complètement ou quoi ? , ne cessait de me répéter papa Sada, si ma femme t'entend parler que pensera t-elle ? On dirait que tu ne réfléchis pas toi. Je ne sais pas d'où tu sors ça mais sache que ce n'est pas le cas. Arrête moi tes sottises tout de suite je te dis. On était dans son salon et heureusement que ta Rama sa femme n'était pas là. Mon père Sada a une très bonne réputation dans le quartier. Il est respecté de tous et par tous. Depuis que mon père est décédé, il n'a jamais changé d'attitude envers nous. Parfois, il vient voir ma mère à la maison et lui donne des sommes d'argent importants pour l'aider à satisfaire ses dépenses quotidiennes. Je ne me suis pas trompée c'est lui. Je reconnais très bien sa voix. Mais yalla ba bakh lègui lepp lere( la vérité se saura bientôt). Dis-donc Khadija serait ma sœur ? Papa Sada: rentre chez toi il se fait tard. Je viendrais parler avec ta mère et demande à ton Médoune de venir me voir demain. Et arrête de penser que je suis le père de Khadija car tel n'est pas le cas. Cesse d'être idiote. Si c'est vrai qu'il n'est pas le père de Khadija alors pourquoi s'est-il senti dérangé et énervé ? Au fur à mesure que j'y pense, je suis effrayée. Khadija ma demi-soeur ? Peut-être aussi que pa Sada a raison je me suis trompée. De toute façon je menerai ma petite enquête pour voir ce qu'il en est. En attendant, je vais essayer de me concentrer sur mon mariage. Comme prévu Mèdoune est allé voir mon papa. Ce dernier lui a demandé de dire à ses parents de venir le voir pour fisceller notre union. Selon lui il n'avait pas lieu de traîner les choses puisque nous nous aimons. Ma mère ne me parle plus. Elle n'a apprécié le fait que papa Sada s'en est mêlé de cette histoire. Mais bon sa douleur va passer. Si mon papa était vivant il ferait les choses de la même manière que son frère. Je sais que je suis entrain de prendre des décisions qui font changer à jamais ma vie. Mon seul tort est que je suis amoureuse. Pourquoi personne ne me comprend alors ? De toute façon, je ne reculerais devant rien. Dans la peau de Khadija J'ai mal et je ne trouve pas de mots pour qualifier ou exprimer la haine que je ressens pour la femme qui m'a donné la vie. Je n'ai jamais vu une femme aussi égoïste qu'elle, je sais que c'est mal de parler ainsi de sa mère mais je ne pas le choix. Elle me souffrir sur tous les plans. Elle n'est intéressée que par sa propre personne. La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance. Et la haine que j'ai pour cette femme me dépasse et j'en souffre. Je ne la supporte plus. Ma mère a perdu mon estime pour toujours. Comment a t-elle pu mettre dehors mon papa. Cet homme si noble et si digne qui nous a appris les bonnes manières ce qu'était la bonne attitude constructive. Mon papa était pour nous en même aussi nôtre mère. La mère que je rêvais d'avoir et que je n'ai jamais eu. Une mère présente dans ma vie, une mère pour prendre des choses essentielles de la vie une mère qui m'apprend à aimer et à partager et non pas une mère qui m'inspire de la haine. J'ai la rage rien qu'en y pensant. Je ne crois pas que je pourrais rester avec elle dans cette maison une minute de plus. Il est l'heure de partir. L'attitude de Sadiya m'a beaucoup surprise. Elle a osé m'insulter presque à cause d'un homme qu'elle vient à peine de rencontrer. Moi qui la considérais comme ma moitié et non pas une meilleure amie , elle m'a fait savoir que je ne représentais rien pour elle. N'est-ce pas qu'on dit un meilleur ami est trèfle à quatre feuilles, difficile à trouver et chanceux de l'avoir, l'auteur de cette phrase a parfaitement raison. Sadiya n'est pas une amie, en faite elle est comme ma mère juste égoïste et sans vergogne. Elle m'a montré que cet inconnu vaut mieux que moi mais je vais lui montrer que je suis très digne. Personne n'est fiable dans cette vie, toujours faire attention. Pour le moment, il faut que je trouve une stratégie pour quitter cette maison car je sens que la cohabitation avec cette folle qui me sert de mère ne sera plus comme avant.
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