PVD d'Anna
Quatre jours après son réveil, le médecin responsable d'Eloïse avait signé son exéat.
À part un bras cassé, des côtes fêlées et un léger traumatisme crânien, elle s'en est sortie. Le docteur lui a bien-sûr prescrit plusieurs médicaments et recommandé beaucoup de repos.
C'est chez moi qu'elle séjournera jusqu'à sa remise en forme, car elle habite seule avec son père et c'est elle qui cuisinait pour eux. Ça nous a fait du bien à Safira et à moi d'avoir de la visite à la maison. J'ai bien évidemment proposé à Igor de venir à la maison, mais il a refusé, préférant aller chez de la famille pour ne pas “m'encombrer”. Il passe de temps en temps rendre visite à sa fille.
Hugo aussi passe souvent à la maison et grâce au ciel, il ne vient pas toujours avec Diane. À chaque fois qu'il se ramène, il vient avec une petite attention pour Eloïse, ce qui est touchant. Ils se comportent comme deux adolescents lorsqu'ils se retrouvent et Eloïse passe toujours une meilleure journée lorsqu'il vient.
Ce matin, après avoir mangé ensemble, je propose à Eloïse de m'accompagner au travail après quoi nous irons à l'agence immobilière ; c'est aujourd'hui le grand jour et j'ai trop hâte. Hugo n'est toujours pas au courant et malgré les encouragements d'Eloïse pour que je lui dise, je m'en suis abstenue.
-Alors Eloïse, tu es prête pour cette belle journée qui nous attend ?
-J'aurais préféré rester sous ma couette
Je croise les bras sur ma poitrine en tapant le sol du pied.
-L'infirmière t'a bien fait comprendre que rester allongé pendant trop longtemps n'était pas bon pour ta circulation sanguine
-Mais le docteur a dit qu'il me fallait du repos !
-Tu préfères rester enfermée ici plutôt que de sortir prendre l'air ?
-J'adore votre maison. Elle est charmante et elle me rappelle mon enfance
-Malheureusement, je dois sortir et je ne vais pas te laisser seule dans ton état
-Je ne serai pas seule, Safira sera avec moi
Elle soulève Safira qui était assise à ses pieds en train de se gratter, en souriant.
-Ça s'était le pire argument que tu puisses me sortir
-Je sais
-Allons-y
-J'arrive
Elle dépose Safira et se lève de son siège, mais je la vois grimacer en se tenant la cage thoracique et sa respiration devient tout à coup irrégulière. Son bras gauche est plâtré et c'est hier qu'elle a eu l'autorisation d'enlever le bandage qu'elle avait sur la tête. Une cicatrice toute fraîche traverse son front.
Je m'approche d'elle, l'air inquiète.
-Est-ce que ça va ? Tu as besoin d'aide ?
-Je… Oui, Ça va. C'est juste que…. Ça m'arrive d'oublier que je suis mal en point
J'enlace sa taille et l'aide à progresser doucement dans sa marche.
-Ne t'inquiète pas, ce n'est plus qu'une question de temps avant que tu sois rétablie
-J'ai trop hâte alors. Ann, vous savez…
Je la vois mordre sa lèvre inférieure.
-Oui ?
-... Si je ne veux pas sortir, c'est à cause de ma cicatrice. Je me trouve repoussante avec
-Mais qu'est-ce ce que tu racontes ? Ce n'est qu'une petite cicatrice de rien du tout. À mon avis, elle ne te rend pas repoussante, mais elle montre à quel point tu es forte, car il n'est pas donné à tout le monde de se faire pousser d'un escalier, de perdre beaucoup de sang, de passer deux jours dans le coma et d'être encore en vie et en bonne santé. Cette cicatrice, c'est une partie de ton histoire donc porte-la fièrement ma chérie
Je la vois sourire.
-Merci Ann. Vous savez toujours trouver les bons mots au bon moment. Hugo a de la chance de vous avoir pour maman
-Je t'en prie
-À cause de toi, je n'ai maintenant plus envie que cette cicatrice disparaisse
Nous rions toutes les deux avant de gagner la voiture et de prendre la route.
PVD de Diane
Hugo est de plus en plus absent depuis l'accident de cette… Fille. Pas que cela me rende triste, mais j’ai peur que son amour pour moi diminue ou disparaisse. Ce soir, je vais donc sortir le grand jeu pour qu'il se rappelle ce qu'il perdra s'il m'abonne.
Pour moi, l'amour sans le sexe, ça ne marche pas. Un gars qui n'a plus de rapport avec sa copine ne l'aime tout simplement plus. Cette affaire de se parler pour mieux se connaître, franchement, ça ne m'intéresse pas, mais comme cela avait l'air important à ses yeux, j'ai fait profil bas. Tout ce qu'il y a à connaître se fait au lit et je pense qu'Alain comprenait cela.
J'ai commandé chez le traiteur, j'ai étalé des pétales de rose par terre, faisant un chemin conduisant jusqu'à la chambre où il y a un éclairage tamisé et pour couronner le tout, je ne porte rien sous mes vêtements.
Je regarde ma montre. Hugo ne devrait pas tarder s'il n'est pas allé la voir ; ce qu'il fait souvent ces jours-ci.
Je m'installe de manière coquine sur le sofa de sorte que la première chose qu'il verra en rentrant sera moi. Je n'attends pas trop longtemps avant d'entendre la voiture rentrer dans le garage.
Lorsqu'Hugo entre et que ses yeux se posent sur moi, je le vois sourire. Je me lève donc du siège pour me diriger vers lui en me caressant le corps.
Il s'est attaché les cheveux dans une queue de cheval aujourd'hui, faisant ressortir la couleur hypnotisante de ses yeux.
Arrivée à sa hauteur, je lui caresse la barbe et il se baisse pour m'embrasser.
-Viens, passons à table
…
Nous n'avons pas mangé grand-chose. Pour une fois qu'Hugo avait envie de me faire l'amour, je n'allais pas laisser passer l'opportunité.
Assis à même le sol devant le canapé, nous nous embrassons en nous caressant. Hugo glisse la main sur ma cuisse et en remarquant que je ne porte pas de culotte, il enfouie deux doigts en moi et je saisis son membre entre mes mains pour le branler.
J'aime faire ça. Son membre est tellement imposant que rien que de le toucher m'excite.
Après un moment à nous embrasser comme ça, je descends complètement le pantalon d'Hugo après quoi je monte sur lui pour m'asseoir progressivement sur sa bite.
Je ferme les yeux. Chaque centimètre qui rentre en moi est un pur délice. Je m'accroche à ses épaules pour commencer ma cadence sur lui. Hugo déchire la robe sur moi pour prendre mes seins dans sa bouche et c'est alors que je commence à gémir.
Je me frotte à lui, je le chevauche, lorsque mes hanches me font mal, il attrape une de mes jambes et me b***e de plus belles. Les larmes me sont montées aux yeux tant c'était bon. Je voudrais que ce moment ne s'arrête jamais, mais un v*****t o*****e a eu raison de nous.
J'étais fatiguée, nos corps étaient luisants et je ne pouvais plus bouger. Hugo me porte jusqu'à la chambre pour me déposer sur le lit et après m'avoir embrassé le front pour me souhaiter de passer une bonne nuit, il sort de la chambre.
Je soupire, lasse. Peut-être que si j'étais amoureuse de lui, ça aurait été plus simple.