Miroslav était rassuré, il n’avait pas de sang sur les mains, mais il ne savait pas s’il était judicieux de révéler à l’homme d’Eglise qu’il était l’auteur du coup. Quant à la parole religieuse, même si lui allait à la messe – c’était surtout par habitude et pour faire comme tout le monde – il était bien incapable du moindre enseignement. D’ailleurs les dernières paroles du moine lui avaient paru bien ténébreuses. – Euh… vous savez Fra Stjepan, Marko... il y a longtemps qu’il n’habite plus chez nous. – Oui, je sais bien que depuis son plus jeune âge, il traîne dans les rues. Mais il n’est jamais trop tard ! – Ecoutez, je ne vais pas vous mentir. Pas à vous. C’est moi qui l’ai frappé, il allait commettre sur une pauvre fille un acte pour lequel il aurait été voué à jamais aux flammes de


