Les parents
Maman.
Notre mariage a duré tellement longtemps que je ne sais même plus combien d'année se sont écoulés depuis le temps.
Par contre je sais...
Je sais que la nuit de mes noces, j'ai conçut mon premier enfant.
Mon mari n'avait pas été très doux, et comme le tradition le demandait, on l'a fait à la vu de nos parents, ils se devait de faire honneur à son père, alors je pense qu'il s'agit d'une des raisons pour lesquelles il s'est contenté de faire son travail d'homme.
Rapide, performant et brutal. Rien de trop superflu.
Un travail d'homme qui a donné naissance, à un grand homme fort séduisant. Un aventurier dès sa huitième année de vie.
Mon Jacques, est de loin, l'un des seuls hommes qui en vaut la peine dans ce royaume.
Et son père ne s'en cache pas de sa fierté.
Il n'a jamais su comment ne pas cacher qui était son préféré.
Mais ce qui ce qui me peine le plus, c'est le le fait que mon amour de petit garçon a du subir, une telle colère intérieure quand il s'est rendu compte, qu'il n'avait rien à voir avec son frère.
Et pourtant, mon Jean a tout tenté.
Il s'est essayé à la chasse, mais ça ne lui a pas réellement réussi.
Il a pleuré pendant trois jours alors que son chien, avait mangé le lapin embroché par une flèche, sa flèche.
il disait qu'il a entendu ce lapin hurler et le supplier de le laisser en vie.
Depuis ce jour il refuse de manger de la viande. Pas étonnant qu'il n'ai pas assez de forces pour tenir une arme.
La seule arme qu'il apprécie est un arc de flèche.
Les autres, ils ne les considèrent pas assez " mécaniquement évolué" Disait-il.
- Maman, puis je vous parler ?
Eh bien en pensant au loup en voix la queue.
- Oui mon fils, je t'écoute.
- Où est père ?
- Il est au sous-sol avec Jean, ils sont en train d'établir une stratégie afin de parler à l'empereur.
- Merci maman.
Mon Jean, se stoppe à l'entrée de ma chambre, me lance un dernier regard avant de courir vers moi pour me prendre dans ses bras.
Surprise par cette étreinte il me faut quelque secondes avant de me rendre compte qu'il faudrait que je caresse le haut de sa tête, afin de lui transmettre l'assurance dont il a besoin avant d'aller parler à son père. Mon petit garçon ne changera donc jamais. Au fond, il voudrait que son père sont aussi fier de lui qu'il ne l'est de Jacques.
En tant que mère de mes deux jeunes garçons, être spectatrice d'une si grande division entre mes fils, me peine à un point.
- Qu'il y'a t-il mon chéri ?
- Je ... Je devrais aller voir père. Mais, je me suis dit que cela vous angoissait alors je vais ai pris dans mes bras.
- Je vais très bien mon enfant, file rejoindre ton père.
Une fois qu'il a quitté mes bras, il s'en va en direction du sous-sol, à la recherche de son père.
Mais comment a t'il su que j'angoissais pour lui ?
Papa
- Alors Jacques ! Il est grand temps que nous aillons cette conversation.
- Laquelle père ?
- Ta sœur se mariera l'année prochaine.
- Oui père.
- Et elle a deux années de moins que toi.
- J'en suis conscient
- Très bien je n'entendais pas moins de toi. C'est alors pour cette raison, que je me suis dit qu'il serait intéressant de consolider notre alliance à l'empire en te mariant avec une des filles de la famille qui possède le plus important gisement de diamants. Tu sais que depuis que nous voyageons, nous avons tendance à passer une ou deux semaines chez eux. Eh bien au prochain voyage j'aimerais que tu courtises une de ses filles n'importe laquelle, mais sa préférée serait le mieux.
- Je ... Je le ferais père, comme il vous le plaira et pour le bien de notre famille.
Toc... Toc.
- Mais qui vient donc déranger un père et un fils, en pleine conversation !
Légèrement irrité à l'idée que se soit encore de ses bonnes beaucoup trop curieuses pour arriver à faire leur travail correctement, j'ouvre à la volé la porte du sous-sol et y trouve Jean, mon autre fils planter là à me regarder.
- Jean ! Que fais-tu ici ? Tu n'es pas allé chez les maîtres comme à ton habitude ?
- Comme tu peux le constater je suis bel et bien ici devant toi.
- Très bien. Et que voulais-tu donc ?
- Je veux participer à la plaidoirie pour le jugement de Timéo.
- Pardon ?
Alors que mon fils traverse le bas de la porte pour entrer dans ma salle de réunion, se place au centre de la pièce avant de me regarder dans les yeux pour me dire :
- je suis clairvoyant.
- Ah, la la Jean ne changeras-tu donc jamais ? Je t'ai déjà dit que ces voix que tu entends elle vienne de ta tête. Tu avais juste eu de petits problèmes quand tu étais un enfant, toi même tu as reconnu une fois ne rien entendre, au point de tout nier en bloc devant les sages !
- Oui père, mais ce sont ces sages eux même, qui m'ont demandé de faire ainsi afin de cacher mon pouvoir pour ne pas avoir le même problème que Timéo à cet instant précis.
- Par les Dieux !
- Jean, pourquoi tu n'en parles que maintenant ? Dit mon fils inquiet pour le destin de son frère.
- Je ne sais pas Jacques, je ne sais pas. Je me disais peut-être qu'un moment n'était le bon. Mais aujourd'hui plus que jamais je dois utiliser mes talents. Je peux lire dans les pensées des membres du conseil, et de ce fait savoir quoi dire pour arriver à les convaincre. Ayez confiance en moi.
Depuis quand exactement mon enfant à une telle férocité dans le regard.
S'agit-il encore de mon Jean, qui ne pouvait pas sortir des jupons de sa mère sans se mettre à hurler ou à pleurer.
- Penses-tu que savoir ce qu'ils veulent entendre sera suffisant ?
- Non Jacques, cela reviendrait à dire que savoir que la pluie vient du ciel nous donne le pouvoir de l'invoquer.
- Que comptes-tu alors faire ?
- Des enquêtes.
- Tu veux espionner les membres du conseil ?
- Avons-nous une autre alternative ?
- Oui, on peut essayer de les convaincre.
Jean, soupire marche de tribord à bâbord en marmonnant un ensemble de mots qui me semblent impossible à décrypter, puis sans crier gar, il se stoppe et me regarde.
- Père, vous êtes un homme détesté par vos semblables je ne vous appris rien, n'est ce pas ?
- Je ne dirais pas détester.
- Je me suis presque fait tuer par une blanchisseuse quand elle a connu mon identité ! Déjà que nos semblables nous haït à cause du fait que l'on soit les seuls à véritablement contrôler l'or du royaume, vous pensez réellement, que nous aidez à éviter un malheur dans notre famille les intéressent ?
Jean laisse planer le doute, dans sa réponse mais il est évidant qu'il sait où il veut en venir.
- Je vois ce que tu veux dire. Lui répond mon fils.
- Mais Jean, que comptes-tu alors faire ?
- C'est simple père, je compte rééquilibrer la balance. Timéo servira de tribu que l'on le veille ou non. J'ai bien réfléchit et j'ai lu assez d'archives pour comprendre que la tradition ne peut pas se faire quelque soit la personne qui s'y oppose. La preuve réside dans le fait que même notre reine a servi de tribu. Et pourtant, au jour d'aujourd'hui, elle est notre reine.
En temps que père et chef de famille, je me dois de comprendre mon enfant.
- Jean, tu veux abandonner ton frère ?
- Non ! père bien sur que non, je veux manipuler le conseil afin qu'il soit de notre côté et qu'il vote pour une autre alternative.
- Qui sera ?
- Faire en sorte que Timéo suive un entraînement pour être soldat élite mais un entraînement qui ne l'enverra pas en guerre. Mon but pour le moment est de le préserver du champ de bataille. Afin de pouvoir le sauver plus tard.
- Mais ...
- C'est mieux que rien. Il ne faut pas oublier qu'un lion ne discute pas avec des fourmis dans notre genre. Pour le roi ce conseil sera une plaît, un ennuie agaçant dont il voudra se débarrasser au plus vite. Lui donner un échappatoire est la solution la plus logique.
- Je te comprends Jean, nous n'avons pas d'autres choix que d'agir ainsi.
Existe t-il une plus grande fierté pour un père que de voir ses deux fils s'entraider en cas de situation complexe ?
Je veux leur dire à quel point, je suis;
- Tellement fier de vous. Je suis fier de vous les enfants. Vous avez été parfaits.
Mon regard s'attarde sur Jacques, qui me rend mon sourire.
- Bien à présent, je remets la situation entre vos mains. Venez me voir si le moindre problème se pose.
- Oui père. S'exclamèrent mes deux fils à l'unisson.
Alors que je remontais les escaliers pour retrouver ma femme dans notre chambre.
Je les entends, ces cris, et ces larmes qu'elle retenait en elle depuis trop longtemps.
Ma femme est beaucoup de choses, mais elle est tout sauf stupide.
Elle sait que ces enfants lui seront pris.
Amalia dans un an, Timéo dans quelque jours tout au plus.
Et ces deux fils devront se marier.
Au mieux si elle est chanceuse, Jean restera avec sa famille dans le royaume.
Après tout, Jean est son fils prodige, pourquoi s'éloignerait-il de sa mère ?
-Hummmm... Mauvaise analyse.
- Un peu rustique sur les bords je dirais même !
Qui me parle ? Je me tourne et me retourne dans les couloirs de mon château à la recherche de ces personnes qui oseraient me juger !
- Et il s'énerve en plus !
- Difficile de vouloir aider un être aussi mal poli.
Mais suis-je en train de devenir fou ?
- Qui êtes vous ? Montrez vous bon sang !
- Que l'on se montre ?
- On aimerait bien se montrer mais ça ne fonctionne pas comme ça voyons.
- Mais de quoi parlez vous ?
- On ne parle pas. On averti.
- De quoi m'avertissez vous ?
- Tu mourras, tu mourras car tu ne sauras pas être poli.
- Quoi ?
- Apprend à être juste et la mort te sera épargné.
Mais qu'est ce qui m'arrive !
C'est dans mon lit que je me retrouve.
De peur que j'ai pu faire un mauvais cauchemar, ma femme se réveille.
Elle me cherche du regard et à l'instant où elle me trouve, elle et ses douces mains de mère aimantes caressent ma joue, me demande inquiète :
- Chérie ça va ?
- Oui mon amour, c'était juste un mauvais cauchemar.
" Le problème des humains, c'est qu'ils ont peur de la vérité. Hein, Amalia ? "
" Peut-être"