Amalia
" Ce sont dans les plaines, que les paysans sèment les graines, ce sont aux abords des fleuves que les paysans creusent, des mini rivières qui sillonnent autour des cultures, et on attend, pas très longtemps. Une, deux, Trois, Saisons ! Et vient le jour de la moisson ! "
- Comme il est drôle d'être un enfant. Murmure daphné alors que Timéo chantait des cantines autour de l'arbre où nous nous étions installé pour pique n****r.
- Comme il est ennuyant tu veux dire. Reprends Sophie peut convaincu par la vision des choses de Daphné.
- Vous n'allez pas commencé toutes les deux, on dirait que vous passez votre temps à essayer de vous disputer.
- Non mais Gabriel, arrête de jouer aux saintes c'est déjà le rôle de Amalia ça !
Surprise par les mots de Sophie, je relève ma tête vers mes amies.
- ça va Amalia tu tiens le coup ? Tout le monde parle de ce qui se passe avec Timéo.
Daphné, dépose une main sur la mienne, essaie de me réconforter malgré le malaise qui se lit derrière son sourire.
- J'aimerais ne pas vraiment en parler, pour le moment Timéo doit vivre les plus beaux moments de son enfance, la suite on verra après.
Comme s'il savait que l'on parlait de lui, Timéo se retourne vers nous, avant de se jeter dans mes bras.
- Grande sœur ! regarde ce que j'ai trouvé !
Tel un collectionneur avide de sa trouvaille, Timéo ouvre doucement ses mains, et à l'intérieur de cette dernière on peut voir un petit canari jaune, en train de souffrir le martyre à cause de sa pate casée.
- EURK ! S'écria Sophie.
Gabriel lui fait signe de se taire, en lui donnant un coup de coude.
Je me contente pour ma part de lui lancer un simple regard réprobateur, me lève pour aller en direction de la maison. Nous prenions le thé dans la forêt qui à quelque pas à peine de notre maison. Un vieux château abandonné depuis l'époque de la guerre que mon père a réhabiliter quand il a commencé à comprendre comment vendre l'or.
Ah, oui le tout n'est pas d'en trouver mais surtout d'arriver à le vendre.
Pour se faire, il faut de l'expérience, des contacts, de bons clients et de bons payeurs. Ce sont des éléments qui ont fallu du temps à trouver, mais qui ont permis au royaume de sortir de l'extrême pauvreté dans laquelle nous vivions.
Je ne dirais que c'est mon père qui nous a sauvé, car il n'était pas seul, à travailler dans cette entreprise. Par exemple monsieur Ponzi, le père de Gabriel travaille avec lui depuis que les deux ont été recueillit par la reine. Mais pour le peuple, la famille à laquelle j'appartiens c'est la famille de l'or.
D'ailleurs, c'est le surnom que l'on nous a donné. La famille de l'or.
A la différence des montres nous, nos familles n'ont pas de noms. Nous avons un seul nom, celui que l'on nous donne à la naissance. Le nom que portera la famille, ne sera pas un nom, mais une caractérise qui représente la force de la famille dont on parle.
La famille de Sophie par exemple, on les surnomme les renards, car ils sont rusés et qu'ils savent toujours comment arriver à leur fin.
Je trouve cette manière de nommer les autres, plus attrayantes car elle nous permet de savoir à qui on a affaire.
- Alors grande soeur, tu vas sauver cet oiseau ?
- Oui timéo, je voudrais juste prendre une cage dans ma chambre, pour que tu puisses le garder.
- Le garder ?
- Tu ne veux pas le garder, mon petit sucre ?
- Non. Il es né libre, qui sommes-nous pour le garder captif. Cet oiseau il est comme moi. On veut le prendre à sa famille, si on fait ça on ne sera pas différent d'eux.
C'est effrayé à l'idée de nous quitter, que Timéo court en direction de la montagne celle qui mène au grand marché.
- Timéo attend moi !
C'est pressé par le temps, que j'abandonne le petit canari par terre, à la merci des fourmis qui se feront une joie d'en finir en lui. Le monde est si cruel.
Mais le plus important c'est la sécurité de mon frère !
Je cours dans les champs à la poursuite de Timéo, qui utilise sans le savoir j'imagine ?
Son pouvoir pour arriver à se téléporter toujours et encore plus loin de moi.
Fatiguée, après une longue course d'une bonne dizaine de minute.
J'essaie de trouver un compromis en lui criant :
- Timéo, s'il te plaît ! Il m'est vraiment difficile pour moi de te suivre, ma robe est lourde et le sol glissant, tu risques de te faire mal. Et si tu venais près de moi pour qu'on en parle ?
- Non ! Tu es méchante tu es comme eux ...
Je les entends d'ici, les larmes de mon frères désespéré à l'idée de nous quitter.
- Timéo, tu ne penses pas que nous ne disposons pas assez de temps toi et moi pour nous disputer ? Tu risques de t'en aller à n'importe quel moment, tu penses réellement que c'est le moment de ne plus me parler, imagine que les mots que tu viennes de me dire soient les derniers, comment te sentiras-tu pour le restant de tes jours sur cette terre.
- Mal, très mal.
- Vient alors dans mes bras.
Sur ces mots, le petit canari se téléporte dans mes bras. Je le serre fort contre moi. Ecoute ce qu'il a à me dire :
- Ce canari, tu l'as abandonné pour me poursuivre ?
- Oui, Timéo.
- Donc si on y retourne et qu'il soit mort ce sera de ma faute ?
- ça ne fonctionne pas comme ça Timéo.
- Je ne comprends pas.
- Personne ne meurt à cause d'une autre personne. La mort est naturel à moins que l'on soit assassiné, et même si c'est le cas, ce sont les Dieux qui le permettent.
- Et les Dieux on permis que je sois un tribu ? Me demandes-tu intrigué.
Pourquoi me forces-tu à répondre à des questions aussi difficiles ?
- Les Dieux, ne permettraient jamais un enfant à servir de tribu.
- Mais alors, qui m'a fait ça ?
- Les monstres, ceux qui ne croient pas en nos Dieux, et qui pensent être au dessus de l'homme.
- Et pourquoi les Dieux les laissent faire ?
- Car plus leurs fautes est graves et plus grande sera la punition des Dieux envers eux.
Tu te blottis contre mon pied, me murmure.
- J'aurais préféré que les Dieux ne les laissent pas faire.
" Nous aussi Timéo, on aurait aimer qu'il ne les laissent pas faire "
- Tu as entendu ça ? Timéo, tu as entendu ces voix ?
Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive déjà la fois où l'empereur a voulu me tuer, les paroles de cette chanson que j'ai chanté et qui m'a permis d'avoir la vie sauve, c'était la même voix qui me parlait.
- Non grande sœur je ne vois pas de quoi tu parles.
" Pauvre enfant c'est bien à cause de ton innocence qu'il t'arrivera ce qui t'arrivera "
- Je ... Elle me parle Timéo, elle me parle de toi.
- Je crois qu'on devrait peut être aller à l'ombre, tu as du attraper une insolation, retournons sous l'arbre Gabriel a amené sa tarte aux pommes !
- Oui, tu as raison, on devrait aller s'allonger.
" là sur la montagne il y'avait un grand perroquet qui criait : " la, la, la, la, la " Qui dansait " ouiiiii" qui chantait "ouiii". Là haut sur la montagne il y'avait un grand perroquet ... "
" Tu as enfin compris que tu es la seule à m'entendre ?"
Effrayée à l'idée d'entendre des voix, je me stoppe, regarde à gauche puis à droite. Mais rien n'y fait.
Je suis seule avec Timéo dans ce champ.
" Si tu veux me parler, pense ne parle pas en l'air "
" Qu'est ce que tu es ?"
" Une amie, une bonne amie, un cadeau que tu as oublié, mais qui t'était destiné"
" Je ... Je ne te comprends pas "
" Tu n'as pas besoin de me comprendre "
" Arrête donc de me parler "
" Chuuut ! pourquoi les humains n'aiment-ils pas la vérité ? J'ai une information de la plus haute importance à te communiquer "
" Laquelle ? "
" Tu dois te sacrifier, accepter cette offre au plus vite et sauvez ton petit canari "
" Une offre ?"
" Non plutôt une demande en mariage "
Le vide, le noir, les pensées inexistante.
Mon corps, mes amies, en face de moi.
Les mots de mes amis, la phrase de mon amie :
- Les pourparleurs sont en route. Il est temps de savoir à qui nous serons mariés.
Le bruit des navires qui atteignent le port, les roues des calèches et les cheveux qui écrasent le gravier poussiéreux.
Les sages, qui attendent aux portes du palais, les portes du palais, qui s'ouvrent pour accueillir les envoyés de l'empereur.
Quatre prétendants, et quatre tribus.
Selon la tradition, il n'est rien de plus beau qu'on mariage bien réglé.
" ça ne t'ennuie pas de tout revoir ? "
" Non pas vraiment."
" Tu ne trouves pas que les humains sont stupides Amalia ?"
" Pas spécialement"
" Tu ne me réponds plus par une série de peut être ?"
" Si je devais te répondre, je te dirais que les humains sont stupides car ils sont égoïstes, et si tu ne comprenais pas ce que je te disais, je te disais que toi qui n'est pas humaine, tu es aussi stupide que nous car tu te contentes de ne penser qu'à toi. "
" être un égoïste c'est être humain ? "
" Peut être"
"