Jean
Le problème de l'être humain est qu'il ne se contente jamais de ce qu'il a, il est un être parfaitement insatisfait. Il ne sait pas ce qu'est la modestie, et semble vu les personnes que je suis amené à suivre aujourd'hui ne jamais vouloir connaître le sens de ce mot et toute la philosophie de vie qui en découle.
Le conseil des Six, comme l'indique son nom il se compose de six membres. Pour arriver à posséder un sièges dans un conseil, il ne suffit pas d'être riche, d'ailleurs la richesse n'a strictement rien avoir avec le pouvoir.
Du moins, pas dans notre royaume.
Chacun des membres du conseil a une tâche qui lui est propre, une tâche représenté par un titre, qui le différencie des autres sujets de la reine.
Ceci n'a rien à avoir avec les surnoms que l'on nous donne. Le titre lui est officiel, il ne vient pas de personnes inconnus au bataillon qui se sont amusé à nommer des gens par ici et par là par des noms aussi absurdes que l'immensité de leur manque de connaissances.
Non. Le titre, lui vient de la royauté.
Les grands sages ont donné de leur sagesse, intégrité pour ma part discutable mais aux gens du royaume sans failles afin de décerner les plus beaux titres à qui, ne le méritait absolument pas.
C'est une règle tacite quand on fait partie des familles de haut commerçants, de faire comme si on ne savait comment se décidaient les porteurs de titres que choisissaient les grands sages. Personnellement, je ne le sais pas car je n'ai jamais voulu le savoir, mais on raconte que chaque personne assis sur le siège qu'occupe ces gens, ont du au moindre coup vendre leur âme au plus offrant.
Mais je ne pense pas que je contredirais ce que raconte l'opinion publique.
Vu que lors de ma quête d'information je me suis rendue compte que quand on a de l'argent, l'on peut se payer plein de choses, des choses quoi que dans mon cas il s'agirait de personnes. Et oui quand on a les moyens, on peur se payer des informateurs. C'est ainsi que je suis devenu très amie avec la dame de compagnie de Madame Harriet, ou encore la numéro six du conseil, celle ayant le titre de la responsable de la relation qui lit le peuple à l'empire.
Comme la situation de haine profonde entre les deux entités l'indique, il s'agit là encore d'une preuve du fait que les places obtenues dans le conseil des six, n'ont rien avoir avec le mérite.
N'est ce pas Harriet, ou encore Marianne...
Tu pensais que je ne saurais pas comment tu as fait pour appartenir au conseil des six ?
Il est vrai que je trouve révoltant, le fait qu'une femme doit faire ce que tu du faire pour en arriver là, et que le simple fait de penser que ça aurait pu être ma sœur à ta place, me donne des haut les cœurs, mais ... Harriet, sachant que pour être prise lors de la " sélection" une des conditions fondamentales reposant sur le cœur donné à l'ouvrage, tu comprendras que je n'ai à présent aucun scrupule à utiliser tes actions posés, avec consentement et dévotion contre toi et ta technique que ces sages ont qualifié " d'inouïe et d'invraisemblable"
- Comme il est amusant de se renseigner sur les gens, tu ne trouves pas Jacques ?
- Personnellement, j'en ai vu des choses donc la plupart des histoires que j'entends et vit me semble banale et vide de sens.
-Oui Jacques, je le vois. Et je désteste savoir que tu es en permanence submergé par un total flot d'émotion.
- Moi je ne vois pas les choses comme ça, mon âme est sembable à l'océan, elle n'est jamais fixe accueille quelque torrent par ici et par là, mais connait aussi les périodes de calmes et de paix, des périodes dorées bénit de soleil et du chant des albadros.
- Incroyable !
- Quoi ?
- J'ai cru entendre parler père.
Jacques éclate de rire, avant de me répondre non surpris par ma remarque.
- Tu sais, à force de vivre sur la mer on a accumule certaine habitudes.
- Et donc ?
- Nous savons que tu vois de quoi je parle.
- Réflexion faite, j'aurais aimer que tu gardes tes pensées pour toi...
Amusé, mon frère me tire par le bras avant de m'ébouriffer les cheveux, et de me demander intrigué.
- Qui est cette fille, avec qui tu traines et que les dames de la blanchisserie qualifie de petite étincelle ?
- Une étincelle ? Annie ... Oui on pourrait dire ça.
Epuisé d'avance, face à la tonne de question qui se taraudent dans l'esprit de mon frère. Je dépose les missives qui continent les récits palpitants de la vie de madame Harriet.
Je ne lui rends pas le sourire mutin qu'il affiche, et me contente de lui dire même si il sait que je sais.
- Pose moi donc tes question que l'on en finisse.
- Et si tu me disais tout simplement ce que je voudrais pour qu'on aille plus vite.
- Comme tu veux. Alors, non nous avons pas couché ensemble, oui s'est embrassé mais c'était sur le feu de l'action, je ne sais même pas si elle était réellement consentante, et si tel est le cas bien sur que je vais m'excuser pour qui me prends-tu ?
Et c'est reparti pour un autre éclat de rire venant de Jacques.
- J'avais oublié à quel point c'était amusant la vie de famille. Mais dit moi Jean, est ce que tu le voulais vraiment ?
- Je vois ce que tu veux dire, mais je ne comprends pas vraiment ce que je vois.
- C'est bien la première fois que je t'entends dire que tu ne comprends pas.
- C'est parce que ça fait si longtemps que tu es parti, Amalia te le dira, je sais tout mais je ne sais pas tout.
- Comment ça ?
- Il est possible de tout savoir, mais pas de tout comprndre.
- Et pourquoi cela ?
- Car tout le monde en voit pas les choses de la même manières.
- Tu es un homme très poétique, tu le sais ça ?
- Oui.
Nous, nous regardons tous les deux, avant de nous mettre à sourire.
Jacques reprend avec plus d'entrain.
- Alors Jean, en fait en te demandant ce que je t'ai demandé, je voulais savoir si tu l'avais réellement fait parce que tu en avais envie.
- Mais oui biensur que j'en avais envie, cette fille... C'est ... Annie ! Bon sang.
- Mais depuis combien de temps la connais-tu ?
- Une semaine tout au plus. Ta confusion est légitime, je te l'avoue. Mais c'est plus complexe que ce que tu ne crois. Il ne s'agit d'une " étincelle", non. Annie est un brasier.
- Rien que ça !
- Laisse moi finir ! Cette fille, a un coeur aussi pur, voir même encore plus pur que celui de la reine.
- Sans blague... Tu as déjà vu le coeur de la reine peut être ?
- Non jamais.
Pourquoi soupires-tu en signe d'exaspération Jacques ?
- Quand on tombe amoureux pour la première fois, on a toujours l'impression que la personne en face de nous est un ange.
- Mais cette fille est un ange, je l'ai vu Jacques !
- Justement le problème c'est que tu as vu, mais que tu as vu ce qu'i t'arrangeait.
- Ne dit pas n'importe quoi !
- Tu n'es pas la première personne clairvoyante que je rencontre, je t'en prie Jean, je ne suis pas aussi sceptique que papa, des choses j'en connais plein, j'en côtoie plein. Et d'après ce que je sais ton pouvoir est limité par les sentiments que ton coeur, a pour une personne. Plus tu aimes la personne en face de moi, et moins il te sera possible de la connaître.
- Je ... D'où sors-tu cette information.
- J'ai mes petits secrets. Arrives-tu à les voir ?
Le noir, le vide, l'incompétence ! L'échec ?
Je ne vois rien ! Je n'entends rien ... Mais ... Mais !
- Comment fais-tu ça ?
- Si je définis que le souvenir que tu pourrais voir de moi, est un souvenir que changera tes sentiments envers moi tu ne le verras pas, car tu m'aimes et que ton cœur ne veut pas que ça change.
C'est donc pour ça que je n'arriverais pas à lire dans la tête des sages ?
J'aime les sages ?
Par les dieux, je ne sais pas ce qu'il y'a de plus terrifiant entre se rendre compte du fait que ces êtres à moitié morts sont me sont chers à mes yeux, où de me dire que la Annie que j'ai vu, n'est peut être qu'une illusion que mon cœur a créé pour me protéger de la vérité.
- Et si ce que j'avais vu, n'était pas faux.
- Ce que tu vois, n'est jamais faux, il n'est juste pas entier.
- Comment je fais pour voir le reste ?
- Tu ne dois simplement plus l'aimer.
- Je ne pense pas être capable d'un tel acte.
- Tu le sauras un jour, le jour où tu seras prêt, le jour où tu seras grand.
- Qu'est que tu racontes j'ai juste une année de moins que toi.
- Dans les faits oui, mais dans la vie, j'ai vécu bien plus que seize malheureuses années.
- Tu sais que pourquoi tu sembles un peu trop ...
- Confiant ?
- J'allais dire imbu de ta personne.
- Moi ? Imbu de ma personne ? Je suis Jacques le tombeur de ses dames.
- Oui, on connait la chanson, on parle pas mal de toi par ici.
Le silence, absence de parole, la base même de la communication non verbale. Celle qui passe par un ensemble de signes, de gestes implicites comme explicites. Oui, le silence. Un silence remplit à rabord de signe et de gestes implicites, te permettent de comprendre à cet exact moment que moi, Jean j'ai peut être une dent contre Jacques.
Et il serait peut être temps d'en parler n'est ce pas Jacques ?
" Dit Amalia, tu aurais pu devenir que ces deux là allaient aller aussi loin ? "
" Je dois t'avouer que non, je ne l'ai jamais envisagé"
" Tu l'as fait exprès, tu ne voulais pas voir la vérité, parce que tu es humaine et égoïste, hein Amalia ?"
" Egoïste, je ne pense pas "
" Qu'étais-tu alors ?"
" Surement naïve"
" Si tu n'avais pas été naïve, les choses se serait t'elle passé autrement ?"
" Peut être"