8. Une soirée beaucoup trop arrosée

1785 Mots
Quelques semaines plus tard   Je sortis de la douche en m'essuyant avec ma serviette. Je m'assis sur mon lit et me mis de la crème sur tout le corps. Ça fait un mois que je vis seule dans mon appartement et je vis joyeusement cette solitude volontaire. Ce soir de réveillon de Noël, je sortais et j'étais toute excitée de découvrir pour la première fois, Dakar by Night. Arona ,un mec que j'avais rencontré dans la salle de sport que je fréquentais depuis 2 mois m'avait invitée. Je ne me rappelais plus la dernière fois que j'ai été dansé, alors je comptais bien m'amuser ce soir. Je mis un string noir, puis en dessus une robe dos nu noire. J'avais choisi de les mettre avec des escarpins rouges. Je me maquillai légèrement, me parfumai ,pris mon petit sac noir dans lequel j'avais mis mon portable et quittai l'appartement. Je hélai un taxi et marchandai le prix. Comme toujours , à cause de mon ignorance du wolof, le chauffeur me proposa un prix exorbitant, mais on finit par se mettre d'accord sur une somme raisonnable. Je m'engouffrai dans le véhicule et appelai Arona pour le situer. Il me dit qu'il avait lui aussi quitter son appartement et que le premier qui arriverait attendrait l'autre à la porte de la boîte de nuit.   ***************************   Pdv Khalil   Je pris une bonne bouchée de mon assiette bien garnie. On était sortis à 5 entre amis . On avait peu d'occasion de sortir sans nos épouses, alors ce soir, on en profitait. Le seul qui manquait, c'était Djibril. Il avait préféré rester chez lui. "Ce sont tes amis à toi. Moi, je les connais à peine". Il les connaîtrait mieux, s'il faisait l'effort de venir à nos sorties. C'est vrai que quand on formait notre groupe d'amis, Djibril était déjà aux USA, mais ça faisait 4 ans qu'il était rentré, il avait largement le temps de se familiariser avec eux. Mais Djibril est un peu sauvage et du coup, il connaît à peine Mactar, pédiatre comme moi, David, le gynécologue, Babacar, le prof de droit et Assane, l'avocat. A la fin de notre dîner, Assane proposa qu'on fasse un tour en boîte de nuit pour se défouler un peu. On hésita à le suivre. Contrairement à lui, on était marié et on ne cherchait pas les embrouilles. Assane: Ecoutez les gars! On va juste prendre une table, consommer, regarder les gens danser, puis rentrer chez nous avant deux heures du matin. Vos femmes n'ont rien à craindre. On accepta, c'est vrai que ça nous manquait d'aller en boîte de nuit. David et moi jouions aux chauffeurs. Mactar et Assane montèrent dans la voiture de David et Babacar entra dans la mienne. Arrivés dans une boîte huppée aux Almadies, on se choisit une table VIP et on s'installa. Il était minuit 45 et la boîte se remplissait petit à petit. Vers 1h30, elle était pleine. Comme prévu, on resta sagement assis à notre table et on regardait les gens s'amusaient sur la piste de danse. 10 mn après, je quittai ma table pour aller aux toilettes. Je me faufilai entre les gens pour rejoindre ma destination. Je me soulageai et me lavai les mains et en sortant, je heurtai une femme qui sortait des toilettes des dames. Je la reconnus. Moi: Aïcha? Quelle surprise! Aïcha: Khalil? Comment vas-tu? Moi: Je...vais....bien. Et toi? Aïcha: Ça va! Elle éclata de rire. Je la dévisageai, mademoiselle était pompette. Moi, inquiet: Tu es seule? Un inconnu s'approchant de nous: Non! Elle est avec moi. Il la prit par la taille, pendant qu'Aïcha me disait "au revoir" et sortit du couloir avec elle. Je les suivis discrètement et vis qu'ils s'étaient rassis à une table, non loin de la mienne. Ils étaient plusieurs assis autour et vu le nombre de bouteilles de liqueurs et de bières sur la table, ils avaient tous dû un peu forcer sur l'alcool. Le mec tendit une nouvelle bouteille à Aïcha, elle la vida d'un trait. Il embrassa son cou et glissa sa main dans son décolleté. Ça risquait de déraper, il fallait que je fasse quelque chose.   ************************************    Pdv Djibril   Moi: Où sont tes clés, Aïcha? Elle rit aux éclats en me serrant fort le cou. Moi: Fais moins de bruits. Tu vas réveiller tes voisins. Mais elle continuait de rire. Je la fis asseoir sur une marche et fouillai dans son sac. Je finis par trouver ses clés et ouvrit la porte de son appartement. Puis je l'aidai à se lever et la fis entrer dans l'appartement. Je refermai la porte en la poussant avec mon pied, puis allumai la lampe du couloir et conduisis Aïcha dans sa chambre. J'étais venu ici plusieurs fois alors je connaissais déjà bien les lieux. Je la posai sur son lit.  Quand Khalil m'avait appelé vers deux heures du matin, je dormais déjà et il avait dû insister un peu pour que je décroche. Il m'avait dit "si tu ne rappliques pas tout de suite au Barramundi, ta Aïcha va faire une énorme bêtise." Je ne savais pas ce qu'il voulait dire, mais je m'étais levé ,avais enfilé un tee-shirt et un jean et avais quitté la maison. J'avais dû me faire aider par Google maps pour trouver la boîte de nuit. Quand j'étais arrivé sur place, je m'étais rendu compte de l'urgence de la situation. Un mec faisait monter Aïcha dans son véhicule et visiblement, elle l'était loin d'être sobre. Je m'étais bien sûr précipité pour la faire sortir de cette voiture et le mec avait tenté de m'en empêcher, encouragé par Aïcha qui me demandait de la laisser partir avec lui. Heureusement, Khalil et son groupe d'amis qui les avaient suivis jusqu'à leur voiture m'avaient donné un coup de pouce. Le mec s'était résigné à me laisser ramener Aïcha. Je ne savais pas par quel miracle, on était arrivés sains et saufs devant l'immeuble d'Aïcha. J'étais dans un état second, choqué de découvrir la face cachée d'Aïcha. Des lèvres se posèrent sur mon cou. Je sortis de mes pensées et poussai violemment Aïcha. Je la découvris nue comme un ver. Je ne l’avais pas vue se déshabiller. Elle se releva du lit où elle était tombée et se jeta sur moi. Je la repoussai de nouveau. Moi: Que fais-tu Aïcha? Aïcha: Fais-moi l'amour. Moi: Non, Aïcha. Tu n'es pas dans ton état normal, arrêtes Elle se jeta de nouveau sur moi . Aïcha: S'il te plaît, Djibril. Je la poussai sur le lit et en profitai pour me diriger vers la porte. Je retirai la clé et fermai la porte à double tour. Aïcha, en pleurs: Djibril, s'il te plaît ,ouvres-moi. Elle tambourina à la porte pendant un moment, puis le silence revint. J'attendis 10 mn avant d'aller voir ce qui se passait dans la chambre. Elle dormait profondément sur le lit. Je vis une couverture dans un coin du lit. Je la pris et couvris sa nudité avec pudeur. Il n'était pas question que je la laisse seule dans cet état. J'envoyai un sms à ma mère pour lui dire que j'allais passer la nuit chez Khalil et que je lui expliquerai le lendemain. Ensuite, j'enlevai mon pantalon et me couchai dans le canapé. Je n'arrivais pas à dormir. Voir Aïcha dans un état pareil me rappelait le cauchemar que j'avais vécu avec Sam. Il faut croire que je tombe toujours sur le même genre de fille. Je ne veux pas que l'histoire se répète: alcool, sexe. Je ne veux pas retourner dans la débauche. Le sommeil finit par venir vers 4h du matin.   ****************************************   Le lendemain   - Djibril! Djibril! Je me levai du canapé en sursautant et découvrit Aïcha en peignoir. Quel réveil brutal! Moi: Tu es réveillée? Aïcha, paniquée: Oui! Mais qu'est-ce qu'on a fait Djibril? Moi: Rassures-toi. Il ne s’est rien passé entre toi et moi. Aïcha: Tu es sûr? Pourquoi je me suis réveillée nue et toi tu es en caleçon dans mon canapé? Je ne me souviens pas de la nuit d'hier. Moi, lui tendant la main: Viens t'asseoir. Elle prit ma main et s'assit à mes côtés. Moi: Je te jure qu'on n'a pas couché ensemble. Mais qu'est-ce qui t'a prise de te saouler comme ça? Tu t'es mise en danger. Si je n'étais pas intervenu, ce mec t'aurait amenée je ne sais où pour te faire je ne sais quoi. Aïcha, pensive: Saouler? Je ne me rappelle d'avoir pris que 3 bières. Moi: 3 bières ne t'auraient pas mise dans un tel état. Tu en as pris plus. Aïcha: Je te jure que je ne suis pas une alcoolique. C'est la première fois que je suis ivre à ce point. Moi: Alors il a dû te droguer. Aïcha: Non. Je ne pense pas qu'il m'ait droguée. Moi: Tu sais quoi de ce type pour être aussi sûre de ça. Aïcha: Il peut avoir toutes les filles qu'il veut. Il a sa propre société d'import-export. Moi: Ça ne veut rien dire. On trouve des psychopathes dans toutes les couches de la société. Aïcha: Il y a une autre explication. J'en suis sûre. Mais toute cette histoire n'explique pas pourquoi je me suis réveillée nue dans mon lit. Moi: Je n’y suis pour rien. Ne me regardes pas avec ces yeux accusateurs. Tu t'es déshabillée et tu m'as demandé de te f***********r. Aïcha: Quoi? Elle baissa la tête, honteuse et cacha son visage dans ses mains. Aïcha: La honte! Qu'est-ce qui m'a prise? Et pourquoi tu n'as pas profité pour.... Moi, la coupant: Je ne profiterais jamais d'une femme ivre. Je ne suis pas ce genre de mec. Aïcha: Merci, Djibril. Moi: Tout homme normal et honnête aurait fait comme moi. Aïcha: J'ai tellement honte. Tu m'as vue à poil. Moi: Tu sais, tu es bien f****e, alors disons que ce fut un plaisir pour mes yeux. Elle me donna une tape à l'épaule. Je ris. Moi: Je rigole. Prends-le comme un compliment. Aïcha: Tu vas le dire à Nafi? Moi: Lui dire quoi? Aïcha: Ce qui s'est passé hier? Moi: Non. Elle va se sentir mal. Aïcha: Merci. Moi: Mais ça ne veut pas dire que je cautionne ce qui s'est passé. J'ai beaucoup d'estime pour toi et j'ai été vraiment déçu de te voir dans cet état. D'ailleurs, en tant que m*******e, tu ne devrais pas toucher à l'alcool. Aïcha: Je suis m*******e que de nom. Je t'ai dit que c'est ma mère qui m'a élevée et elle n'est pas m*******e. Moi: Même une non-m*******e ne devrait pas toucher à l'alcool. Une femme ivre est une femme en danger. Aïcha: Je sais. Je te promets de ne plus jamais recommencer. Tu ne me verras plus jamais ivre. Moi: J'espère que tu tiendras ta promesse. Aïcha: Je la tiendrai. Mais dis-moi comment as-tu fait pour me trouver ivre dans cette boîte de nuit? Moi: Une personne de bonne volonté t'a reconnue et m'a appelé pour que je vienne te chercher. Je dormais déjà, mais je n'ai pas hésité à venir te secourir. Aïcha, me prenant dans ses bras: Oh, merci. Tu es mon héros. Bon, je vais boire un médoc, j'ai mal à la tête. Moi: C'est la gueule de bois, ma belle. Un des inconvénients de trop boire.
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