Pdv Djibril
Moi en m'installant dans le canapé : Passez une bonne soirée !
Aïcha : Bonne soirée, les tourtereaux !
Abdou : Merci. Bonne soirée à vous deux aussi.
Ils s'en allèrent. Enfin ! Il avait fallu qu'Aïcha insiste pour que son amie accepte de suivre son mari. Elle ne voulait pas sortir et la laisser seule. Aïcha avait dû lui rappeler qu'elle ne serait pas seule, mais que je serais présent.
Aïcha : Alors on fait quoi, ce soir ?
Moi : On pourrait dîner dans le jardin, puis se promener sur la plage.
Aïcha : C'est une bonne idée.
Moi : On va profiter de ce dîner à deux pour faire plus ample connaissance, si tu n'y vois pas d'inconvénient.
Aïcha : Ok, on va se servir ?
La cuisinière avait préparé du poulet rôti accompagné de gratin de pommes de terre. Aïcha nous servit deux assiettes, puis les réchauffa au micro-ondes. On alla s'installer sur la table du jardin.
Moi : Ton assiette est peu garnie.
Aïcha : Je veux laisser de la place pour le dessert.
Moi : Tu ne veux pas me dire ce que tu as préparé ?
Aïcha : Non. Tu verras quand tu seras servi.
Moi, après une bouchée : C'est délicieux
Aïcha, qui avait goûté pour vérifier : oui, c’est très bon.
Moi : Ok. Alors dis-moi Aïcha, pourquoi tu as quitté Paris, alors que tu avais un travail et une vie déjà établie ? Tu travaillais déjà là-bas.
Aïcha : Je voulais changer de vie, tout recommencer à zéro.
Moi : C'est radicale comme décision. Pourquoi vouloir tout recommencer ?
Aïcha : Je sortais d'une séparation très difficile. Je ne voulais pas rester dans la même ville que mon ex.
Moi : Il a dû te faire beaucoup de mal cet ex pour que tu changes littéralement de continent.
Aïcha : Disons que le mal qu'il m'a fait est égal à l'amour que je ressentais pour lui.
Moi : Je comprends.
Je restais un moment silencieux, puis je repris.
Moi : Je devine un peu la douleur que tu as eue. Je l'ai connue, il y a quelques années.
Aïcha : Ah oui ? Tu as connu une déception amoureuse ?
Moi : Oui, c’était pendant ma deuxième année à l'Université aux USA. J'étais tombé amoureux d'une très belle Latina aussi belle que Jennifer Lopez. J'étais complètement aveuglé et elle m'a entraînée dans son monde à elle : un monde de fêtes où coule à flots l'alcool et les substances les plus dangereuses. Pendant un moment, j’ai fait tout et n'importe quoi jusqu'à ce que mes notes me ramènent à la réalité. Je n'avais aucune envie de perdre ma bourse, j’ai donc commencé à moins la suivre dans ses excès, elle en a eu marre, elle m'a jeté comme un malpropre pour un autre mec moins conscients. J'étais anéanti par ce que je tenais vraiment à elle, mais aujourd’hui, je me rends compte qu'elle m'a rendue service en me quittant 'ai pu me recentrer sur mes études et j'ai pu accéder à un boulot passionnant. Tu sais comment elle a fini ?
Aïcha : Non.
Moi : Elle a dû arrêter ses études, parce qu'elle n'arrivait plus à suivre le rythme, pour travailler comme serveuse et l'année suivante, j’ai appris d'un ami en commun qu'elle s'était retrouvée enceinte. Elle n'avait même pas 20 ans.
Aïcha : Elle a cher payé ses excès.
Moi : Oui. Pourtant c'était une fille très intelligente. Mais elle n'a pas été bien entourée. Je n'ai plus fréquenté son milieu après notre séparation. Bref, tout cela pour te dire que si la vie t'a séparée de ton ex, c’est que tu mérites mieux.
Aïcha : Oui. Je sais que je mérite mieux et le quitter a été ma meilleure décision. Mais je ne pense pas que je vais de sitôt redonner mon cœur à quelqu'un. J'ai été profondément blessée.
Moi : Je comprends.
Je pense que ce soir, je vais garder pour moi la déclaration que j'avais préparée.
Moi, pour changer de sujet : Parlons d'autre chose. Si j'ai bien compris, tu as la nationalité française.
Aïcha : Oui.
Moi : Mais visiblement tu es une peulh ou une toucouleur ? Ai-je raison ?
Aïcha : Je ne sais pas trop de quelle ethnie est mon père. Mais si c'est à cause de ma peau claire que tu penses que je suis de ces ethnies, je te dirais que j'ai ce teint parce que ma mère est blanche, mon père est noir comme toi.
Moi : Ah oui ? Tu es métisse ?
Aïcha : Oui. Ma mère est une blonde aux yeux bleus.
Moi : Ah oui ? Et que devient ta famille sénégalaise ? D'ailleurs, je me suis demandé pourquoi tu es venue vivre chez Nafi et non chez un membre de ta famille paternelle.
Aïcha : Je ne connais pas ma famille paternelle. D'ailleurs, je ne connais même pas mon père. Je sais juste qu'il s'appelle Daouda Gueye et je sais plus ou moins à quoi il ressemble parce que ma mère a gardé des photos de lui qui datent de plus de 20 ans. Je ne sais même pas s'il est toujours comme sur les photos, ni s'il est vivant.
Moi : Je suis désolé. Tu devrais profiter du fait que tu vis à Dakar pour tenter de le retrouver.
Aïcha : J'ai aucune envie de le retrouver. Il nous a abandonnées ma mère et moi, il n'a sûrement aucune envie de me voir. Ma mère m'a dit qu'il a décidé 3 mois après ma naissance de rejoindre sa famille d'origine, il ne nous considérait pas comme sa famille.
Moi : Il avait peut-être ses raisons. Tu devrais le rechercher pour savoir le pourquoi de cette décision.
Aïcha : Il n'y a qu'une seule raison, c’est qu'il ne m'aime pas.
Moi : Ne sois pas aussi catégorique. Un père...
Aïcha, me coupant, furieuse : Tout le monde n'est pas comme ton père, Djibril ou comme toi. Ton père s'est très bien occupé de vous et peut-être tu ne te vois pas abandonner tes futurs enfants, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Moi : ......
Sa réaction virulente me laissa pantois et on termina nos assiettes dans un lourd silence.
Aïcha, se levant : Je vais chercher le dessert.
Elle débarrassa nos assiettes et se rendit dans la cuisine. Elle revint quelques minutes plus tard avec de petites assiettes et repartit chercher le dessert. Elle déposa un plat sur la table.
Aïcha, adoucie : Je m'excuse Djibril, je me suis emportée.
Moi : Ce n'est pas grave. Ce sujet réveille de douloureuses blessures. N'en parlons plus.
Aïcha : Merci.
Elle coupa une part et me servit. Je pris une bouchée, pendant qu'elle se servait.
Moi, agréablement surprise : Humm, C'est délectable. Qu'est-ce que c’est ?
Aïcha : Un clafoutis au chocolat !
Moi : Je ne savais pas que tu étais si bonne en cuisine.
Aïcha : Je ne suis pas très bonne pour les plats mijotés, ni pour la cuisine sénégalaise, mais je suis un cordon bleu en pâtisserie. En fait, mes grands-parents étaient pâtissiers et j'ai passé mon enfance dans leur boulangerie-pâtisserie. Ma grand-mère a commencé à m'initier à la pâtisserie dès que j'ai été assez grande pour tenir un fouet. D'ailleurs, pendant toute mon enfance, je rêvais de devenir pâtissière, c’est dans l'adolescence que j'ai changé d'avis.
Moi : C'est incroyable cette histoire. Et ils ont toujours leur boulangerie-pâtisserie ?
Aïcha : Non, ils ont fait le choix de le vendre quand ils ont pris la retraite. Ma mère travaillait dans un autre domaine et moi je ne voulais plus les succéder.
Moi : C'est triste. Mais dis-moi, tu as l'air d'être très proche d'eux et pourtant tu les as laissés pour venir ici.
Aïcha : Ils sont morts. Mon grand-père est parti il y a 9 ans et ma grand-mère l'a suivi 3 ans après.
Moi : Je suis désolé. Qu'ils reposent en paix.
Aïcha : Merci. Tu veux que je te resserve ?
Moi : Volontiers.
Après le dessert, on alla se promener sur la plage. On marcha le long de la côte sous la lumière de la lune. On marcha silencieusement près d'un kilomètre, puis on revint vers la maison. On s'assit à même le sol, là où quelques heures plus tôt nous avions étalé nos nattes.
Aïcha : C'est beau cette plage, ce silence, ce clair de lune.
Moi : Oui, c’est vrai et je suis très heureux d'être ici avec toi.
Elle resta silencieuse, un moment, comme pour analyser ma phrase et voir ce qu'elle allait répondre.
Aïcha : Moi aussi et je suis très contente d'avoir passé cette soirée avec toi, ça m'a permis de te voir sous un autre jour.
Moi : Oui. Je connais un peu mieux Aïcha Gueye.
Aïcha, amusée : Aïcha Melissa Gueye, enchantée de te rencontrer
Moi, en riant : Djibril Meissa Thiam, enchanté.
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Pdv Aïcha
Quelques semaines après
Nafi : Je ne te comprends pas Aïcha, On t'a faite quelque chose ? On t'a faite sentir que tu étais de trop ici ?
Moi : Non. Au contraire, vous m'avez choyée.
Naïf: Alors pourquoi veux-tu quitter notre appartement?
Moi: Tu vas bientôt avoir un enfant et tu auras besoin de la chambre que j'occupe.
Nafi: Arrêtes de prévoir à ma place, je ne t'ai jamais dite cela.
Moi: Même si tu ne me l'as pas dite, je sais que tu auras besoin de la chambre que j'occupe. De plus, j'ai besoin d'intimité, j'aime bien vivre seule.
Nafi: Je vois que tu as déjà pris ta décision. Je vais appeler mon coursier pour t'aider à trouvera un appart.
Moi: En fait, j'ai déjà trouvé un appart, j'emménage demain .
Nafi: Quoi? Comment tu as fait pour trouver un appart?
Moi: Une collègue m'a aidée.
Nafi: Tu déménages demain et c'est ce soir que je l'apprends? C'est sympa.
Elle se leva en colère.
Nafi: Tu te fous vraiment de moi.
Moi: Attends, Nafi...
Elle m'ignora et disparut dans sa chambre avec son ventre de 5 mois qui commençait à être visible. Ce n'était pas une bonne idée de lui annoncer mon départ que maintenant, mais j'avais eu peur qu'elle essaye de me dissuader de partir. Une collègue m'a trouvée un appartement dans son immeuble et j'ai signé le bail hier. Je savais que Nafi ne serait pas contente, mais elle est plus qu'en colère . Abdou sera dans le même état quand il sera au courant. Je retournai dans ma chambre, pris mon portable posé sur la table de chevet et composai le numéro de celui qui pourrait être mon sauveur.
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Djibril, après une gorgée du soda qu'il avait commandé: Aïcha, tu aurais dû la prévenir plutôt
Moi: Je sais. J'ai tort.
J'avais fait appel à Djibril pour essayer de trouver une solution . Il m'avait donné rendez-vous dans un restaurant. Depuis la sortie à Saly, il y a 2 mois, on s’était beaucoup rapproché. Il se trouve que nos bureaux étaient à dix minutes de distance. Du coup, on mangeait ensemble à la pause deux fois par semaine. On était devenus de bons amis. Le feeling passait bien entre nous et il m'avait même présentée à son meilleur ami Khalil . Son unique ami d'ailleurs. Sur ce point, Djibril et moi on se ressemblait bien. On n'a pas une longue liste d'amis comme Nafi. Nafi aimait les gens et avait sympathisé avec un nombre incalculable de connaissances. Depuis mon arrivée à Dakar, je ne comptais plus le nombre de personnes qu'elle m'a présentée et à Paris, elle m'avait fait connaître tellement de gens. C'est moi qui aurais dû lui en présenter puisque j'avais grandi à Paris.
Djibril: Je vais essayer de lui parler pour qu'elle revienne à de meilleurs sentiments.
Moi: Merci. Je te revaudrai ça .
Djibril: Mais j'espère bien ,Mademoiselle.
Je souris.
Djibril: Quand on aura fini de boire un coup, on ira faire des emplettes avant d'aller voir ma sœur.
Moi: Tu penses que c'est le moment de faire du shopping?
Djibril: Quand tu veux te faire pardonner, il vaut mieux connaître les faiblesses de ton interlocuteur. Fais-moi confiance.
On quitta le restaurant 5 minutes plus tard et Djibril m'amena au marché Sandaga. Il acheta deux tissus dans une boutique de tissus et une grenouillère où il était écrit "fier(e) de maman " et deux biberons en verre dans une boutique pour bébé ,puis on retourna à l'appartement . On arriva vers 17 h, mais on dût attendre que le couple Diop quitte leur chambre vers 18h.
Djibril : Bonjour, Nafi.
Nafi: Bonjour Djibril, ça fait longtemps que tu es là?
Djibril: Oui depuis une heure environ . Bonjour, Abdou
Abdou: Bonjour Djibril.
Nafi: Tu aurais dû me prévenir que tu venais comme tu le fais chaque fois ou venir toquer à la porte de ma chambre.
Djibril: Je ne voulais pas te déranger. Ce n’est pas grave, j'ai regardé la télé en attendant.
Ils s'assirent sur les deux fauteuils libres. Je restais silencieuse à côté de Djibril , la tête baissée.
Djibril : Abdou, Nafi, je ne suis pas ici pour une simple visite de courtoisie. Aïcha veut s'excuser de vous avoir annoncés son départ la veille de son déménagement. Elle sait qu'elle a tort et qu'elle aurait dû vous dire beaucoup plus tôt qu'elle désirait partir. Ceci est pour vous.
Il leur tendit les sachets. Nafi l'ignora. Abdou finit par les prendre. Il les ouvrit et en sortit le contenu.
Abdou: Merci.
Nafi, sèchement: Si tu penses que tu peux m'acheter avec tes cadeaux ,tu te goures ma vieille.
Moi, prenant enfin la parole: Nafi, je suis désolée. Je t'ai cachée que je cherchais un appart, parce que j'avais peur de ta réaction.
Nafi: Tu devrais chercher de meilleures excuses .
Djibril : Pardonnes-lui, Nafi, elle regrette vraiment .
Nafi: C'est plutôt moi que tu devrais soutenir. C'est moi ta sœur. Elle n'est rien pour toi.
Djibril: Nafi!
Je me sentis blessée par la remarque de Nafi et deux larmes perlèrent sur mes joues. Je les essuyai rapidement .
Nafi: Excuses-moi, Aïcha je ne pensais pas ce que j'ai dit.
Aïcha : Ce n'est pas grave. Tu as raison c'est toi sa sœur .
Nafi: Tu fais partie de la famille. C'est méchant ce que j'ai dit. Je sais que Djibril t'apprécie vraiment. Tu n'es pas "rien" pour lui.
Abdou racla la gorge pour attirer notre attention.
Abdou: Aïcha, tu sais qu'on tient tous vraiment à toi. Tu aurais pu nous prévenir plutôt. Là, on est juste choqués d'apprendre que tu quittes l'appartement demain. Mais on ne peut pas t'en vouloir éternellement ,n'est-ce pas Nafi?
Nafi: Non.
Abdou: Regardes cette merveille!
Il lui tendit la grenouillère. Nafi fondit littéralement.
Nafi: Oh, c'est trop mignon. Merci Tata Aïcha et Tonton Djibril.
Djibril: De rien! On savait que ça aurait du succès.
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Pdv Djibril
On frappa à la porte.
Moi: Entrez!
J'entendis la porte s'ouvrir et se refermer. Absorbé par ce que j'écrivais dans l'ordinateur ,je ne levais pas la tête.
Nafi: Tu pourrais au moins lever les yeux pour voir qui c'est .
Je regardai mon interlocutrice surprise .
Moi: Nafi? Que fais-tu ici?
Nafi: Enfin, tu lèves les yeux !
Moi: Je pensais que c'était Julienne, ma secrétaire . Mais d'ailleurs , pourquoi elle ne m’a pas prévenu que tu étais là?
Nafi: Je ne l’ai pas trouvée dans son bureau.
Moi: elle doit sûrement être à la salle de repos . Je lui ai demandée de m'apporter un café . Allez, viens t'asseoir et dis-moi ce qui t'amène.
Nafi, en s'asseyait: En fait ,je voulais te parler.
Moi: Me parler. Tu aurais pu passer ce soir à la maison . Je vous ai déjà dit de ne pas venir au bureau pour les affaires privées.
Nafi: Tu descends tard, je ne peux pas t'attendre chez les parents .
Moi: Tu n'es pas sensée travailler à cette heure-ci.
Nafi: Ils pensent que je suis à une réunion à l'extérieur.
Moi: Ok. Je t'écoute . De quoi veux-tu me parler ?
Nafi: Je veux te parler d'Aïcha .
Moi: Je sais que son déménagement te fait mal mais il faut que tu comprennes qu'elle a besoin d'indépendance .
Nafi: Je ne veux pas te parler de ça . Ce que je veux savoir c'est ce qu'il se passe entre elle et toi.
Moi: Il ne se passe rien de coupable. Pourquoi cette question?
Nafi: Je te trouve beaucoup trop proche d'elle. Je t'ai présenté pleins d'amis et tu ne leur as jamais donnés d'importance. Pourquoi tu es aussi prévenant avec Aïcha. Ton intervention avant-hier pour que je lui pardonne ,c'est juste trop bizarre. Tu ne l'aurais jamais fait pour une autre personne. Tu as des sentiments pour elle?
Moi: ......
Nafi: Sois franc avec moi.
Moi: Oui.
Nafi: Depuis quand?
Moi: Depuis le premier jour où je l'ai vue au baptême.
Elle resta silencieuse un moment, puis sourit.
Nafi: Oh c'est chouette. Tu as eu un coup de foudre pour elle, c'est trop mignon.
Moi: Tu n'es pas fâchée?
Nafi: Pourquoi le serais-je? Au contraire, je rêvais de te voir amoureux. Je n’aurai jamais imaginé que ce serait d'Aïcha, mais je suis tellement contente. Elle est au courant?
Moi: Non. Je ne lui ai rien dit. Je crois qu'elle est loin de s'en douter.
Nafi: Je me disais bien. Elle ne m'a rien dit à ce sujet. Pourquoi tu ne lui déclares pas ta flamme?
Moi: Je ne sais pas si c'est réciproque.
Nafi: Tu ne sauras jamais si tu ne demandes pas. Dis-lui. Tu n'as rien à perdre. Au pire, elle te dira que ce n’est pas réciproque et personne n'est mort de ça. Aïcha est une fille bien et elle mérite d'être avec un homme bon et respectueux comme toi. Je serais tellement contente de vous voir ensemble.
Moi: Tu penses que j'ai mes chances?
Nafi: Elle est célibataire et pour le moment, elle m'a parlée d'aucun prétendant qui l'intéresserait, alors tu as le champ libre.
Moi: Je vais me lancer.
Nafi: Je veux juste ajouter quelque chose. Sois patient avec elle. Sa dernière relation s'est très mal terminée. Elle en garde encore des séquelles, sois indulgent.
Moi, curieux: Ah oui? Il s'est passé quoi avec son ex?
Nafi: Ce n'est pas à moi de t'en parler, elle te le racontera elle-même.