6. Un week-end de rapprochement

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Pdv Khalil  Moi: Mr Djibril Thiam! Djibril : Dr Khalil Faye. On se fit une accolade amicale, puis on s'installa sur la table que j'avais choisie. Djibril : Tu ne m'as pas attendu longtemps, j’espère. Moi : Non. Ça fait à peine 5 minutes que je suis ici. Djibril : Ça me rassure. J’ai passé la journée chez Nafi et j'ai quitté chez elle vers 18h passés. Le temps d'arriver chez moi et de me préparer pour venir ici, j’avais peur d'être en retard. Moi : T'inquiètes, tu n'es pas trop en retard. Une serveuse s'avança vers nous pour prendre nos commandes. Après avoir noté nos choix dans un petit carnet, elle s'éloigna. J’essayais de taper la discussion, mais Djibril me semblait ailleurs et préoccupé. Moi, n’en pouvant plus de ses réponses monosyllabiques : Qu'est-ce qu'il y a mec ? Djibril : Rien. Pourquoi me demandes-tu cela ? Moi : Tu ne sembles pas intéressé par ce que je dis. Tu as des soucis ? Djibril : Non. Tout va bien. Moi : Je te connais. Quelque chose te tracasse. C’est ton boulot ? Djibril : Non, tout va bien au boulot. Moi : C'est ta famille. Djibril : Non. Je t'ai dit que je n'ai aucun souci. Moi : Alors dis-moi, c’est quoi. Il sourit. Djibril : Ce n’est rien. Moi : Tu sais que je te connais mieux que personne. Je sais qu'il y a quelque chose qui cloche. Allez, parles. Il souffla et se caressa la nuque. Djibril : En fait, c’est cette fille ! Moi : Une fille ? Tu es dans cet état à cause d'une fille ? J'éclatai de rire. La serveuse revint avec nos boissons. Moi, hilare, après le départ de la serveuse : Qui est cette fille ? Djibril : Arrêtes de rire ! Ne te moque pas de moi. Je repris un air sérieux. Moi : Ok. Qui est cette fille et qu'est-ce qu'elle t'a fait ? Djibril : Elle s'appelle Aïcha et c'est la meilleure amie de Nafi. On s'est connu, il y a une semaine et depuis je n’arrête pas de penser à elle. Je ne sais pas ce qui m'arrive. Moi : Tu ne sais pas ce qui t’arrive ? Tu as le béguin pour elle, Mec. Félicitations. Je suis content que ça t'arrive enfin, depuis le temps que j'attendais cela. C'est vrai, j’étais vraiment content. Je connais Djibril depuis la 6ème et il ne m'a jamais parlé d'une fille. Enfin, à part cette Sam avec qui il était sorti aux USA. On était bien différents. Moi, j’enchaînais les relations amoureuses depuis la 4ème et lui il n'était intéressé que par ses notes en classe. J’étais à l'époque un garçon turbulent alors que lui était sage et respectueux. Malgré tout on avait lié amitié. J'avais su voir derrière son caractère d'intello coincé, un garçon drôle et amusant. On est resté dans la même école jusqu'au bac, puis on a dû se séparer pour les études universitaires. Il est parti aux USA et moi, je suis resté pour faire des études en médecine. Aujourd’hui, on avait réalisé tous les deux, nos rêves : lui, était directeur financier adjoint et moi, j’étais pédiatre dans une grande clinique privée. Malgré notre emploi du temps chargé, on faisait tout pour se voir le plus souvent. Moi : Levons nos verres à Djibril qui a le béguin pour une fille. Djibril : Arrêtes, ce n’est pas drôle. Moi : Tu devrais vite te mettre avec elle. Fanta et moi ; on sera contents d'organiser des sorties à quatre. Djibril: Tu vas vite en besogne. C'est plus compliqué que ça. Moi : Qu'est-ce qui se passe ? Djibril : Elle n'a aucun intérêt pour moi. Moi : Ça, tu n'en sais rien. Tu lui as demandée ? Djibril : Non. Mais on s'est rencontré au baptême de la nièce du mari de Nafi et aujourd’hui, elle se rappelé pas de moi. Moi : Ne sois pas pessimiste. Séduis-la et elle se rappellera tout le temps de toi. Djibril : De plus, c’est l'amie de Nafi. Elle ne va peut-être pas apprécier que je m'intéresse à ses amies. Moi : Au contraire, elle va sauter au plafond. Ta sœur ne désire qu'une chose : avoir une belle-sœur. Elle sait que tu n'es pas un coureur de jupons. Elle va être contente de te voir avec son amie. Donne-moi une vraie excuse. Il resta silencieux. Djibril : Et si elle me déçoit comme Sam ? Moi : Je ne pense pas que tu auras la même expérience que Sam. Cette fille n'était pas du tout sérieuse alors qu'Aïcha me semble être une fille bien. C’est vrai, je ne la connais pas, mais c'est l'amie de Nafi et normalement qui se ressemble s'assemble. Elle doit être aussi gentille, polie et sérieuse que ta sœur. Djibril :  …. Moi : Tu es un homme séduisant, elle va vite craquer pour toi. Djibril : Je ne suis pas comme toi, à les faire craquer facilement. Moi : Beaucoup en pinçaient pour toi à l'école et même aujourd’hui, il y en a qui donneraient tout pour sortir avec toi. C'est juste que tu n'as jamais voulu ouvrir les yeux. Mais ce n’est pas le plus important. L'essentiel, c’est de séduire Aïcha. Tu sais que Fanta est pressée d'avoir une coépouse et Latifa veut un petit frère ou une petite sœur. Djibril : Si Latifa veut un petit frère ou une petite sœur, tu sais très bien ce qui te reste à faire. On éclata de rire. Latifa était ma petite fille de 2 ans et sa mère Fanta était ma femme depuis 3 ans.   ************************   Pdv Aïcha   Quelques mois plus tard  Cela faisait trois mois que je suis au Sénégal et ma cohabitation avec le couple Diop se passe très bien. Souvent je pense à ma vie parisienne, ma mère qui me manque tant et qui m'a écrite pour me dire qu'elle n'avait plus de nouvelles de mon pire cauchemar, mais je n'ai pas le choix, il faut que j'aille de l'avant. Dans un an, si elle reste toujours sans nouvelles de lui, ça voudra dire qu'il est passé à autre chose, je lui dirais que je suis à Dakar. J'ai fini par trouver du travail, grâce à une connaissance de Djibril. J'ai commencé, il y a deux semaines dans le service communication d'une entreprise de téléphonie et ça se passe plutôt bien.   ************************   On frappa à ma porte. Cela me sortit de mes pensées. Moi : Entrez ! Nafi franchit la porte. Nafi : Tu es prête ? Moi : Oui. Nafi : Alors on peut y aller. Je sortis de ma chambre avec ma petite valise, devancée par Nafi. On partait en week-end à Saly. Abdou avait organisé un petit séjour au bord de la mer. J'étais toute excitée. C’était ma première sortie hors de Dakar. Abdou mis ma valise et celle qu'il partageait avec sa femme dans le coffre de son 4x4 et revint s'installer sur le siège chauffeur à côté de Nafi, pendant que moi j'étais assise sur la banquette arrière. Il démarra la voiture et on s'arrêta devant la maison des parents de Nafi. Abdou donna un coup de fil et 5 minutes après, Djibril sortit de la maison. Il plaça sa petite valise dans le coffre et me rejoignit sur la banquette arrière et Abdou reprit la route. Nafi : J'espère qu'à la maison personne ne sait qu'on va ensemble en week-end. Djibril : Non. Je leur ai dit que j'y allais avec Khalil et sa famille. Nafi : Très bien. Je ne veux pas supporter les crises de jalousie de Coumba. Moi : Pourtant Coumba aurait pu venir, il reste une place à l'arrière. Abdou : Coumba doit rester à la maison pour s'occuper des parents. La bonne est absente jusqu'à lundi. C’est son week-end de congé. Moi : Je ne sais pas comment vous ferez quand elle sera mariée. C’est injuste de la priver d'un week-end au bord de la mer, juste pour faire la bonniche Nafi : La vie est injuste. Quand elle sera mariée, on trouvera une solution pour les parents. On fit un tour dans un supermarché pour faire les courses pour le week-end, puis la voiture prit la direction de Saly en empruntant l'autoroute à péage. On était tous fatigué par notre journée de travail, alors à part Abdou, on tomba tous dans les bras de Morphée. On se réveilla une heure après, quand Abdou annonça qu'on était arrivé à Saly. La voiture se faufila dans une petite ruelle et s'arrêta devant une belle maison blanche, entourée de maisons aussi belle qu'elle. Je regardais l’heure : 20h15. Les quelques lampes à l'entrée des maisons éclairaient la ruelle. On descendit et les hommes se chargèrent des valises. Le gardien nous ouvrit la porte et on se retrouva devant un beau jardin avec une magnifique piscine mise en valeur par l'éclairage. On traversa le jardin et entra dans la maison par une baie vitrée qui donnait sur la pièce à vivre luxueusement décorée. Les hommes entrèrent après nous, déposèrent les valises et retournèrent chercher les courses. Quand ils revinrent, on se partagea les chambres. Nafi et son mari occupèrent la suite parentale du rez de chaussée et Djibril et moi prirent, chacun, deux des trois chambres du premier étage. On déposa nos valises dans les chambres, puis on ressortit aussitôt pour aller manger dans un restaurant. D’après ce que j'ai compris, Nafi et son mari étaient déjà venus ici en amoureux. Normalement, il y a la possibilité de payer une cuisinière pour préparer les repas. Le couple Diop a loué ses services, mais elle ne vient qu'à partir de demain. Ce soir, ils préféraient nous amener au restaurant. Le restaurant se trouvait à quelques rues de la maison. On prit donc la voiture pour y aller. C’était au bord de la mer et il y régnait une vraie atmosphère estivale. Je portais un short jean bleu et un tee-shirt rose, Nafi, une robe en wax, Abdou, un bermuda marron avec un tee-shirt blanc et Djibril, un pantalon jean bleu et un tee-shirt blanc. On choisit des plats à base de fruits de mer, sauf Nafi qui choisit une entrecôte de bœuf et des frites. Elle a un appétit d'ogre ces temps-ci. Elle mange pour deux. Elle m'avait annoncée, la semaine dernière qu'elle était enceinte de 3 mois. Elle le savait depuis un moment, mais n'osait pas me le dire par peur de ma réaction. Je la rassurai que son bonheur ne sera jamais pour moi source de malheurs et de douleurs. J’étais vraiment contente pour elle et j'étais excitée d'être tata. Même si intérieurement cette nouvelle me ramenait à de violents souvenirs, je gardais la joie et la bonne humeur. On dîna joyeusement, bercés par la belle musique acoustique de l'orchestre qui jouait en live ce soir. On retourna à notre maison de vacances vers 23h. On était tous exténués, on alla donc directement nous reposer dans nos chambres. Je pris une bonne douche réparatrice, puis je me mis sous la moustiquaire après avoir allumé la clim et m'endormis rapidement sous les draps. ************************ Pdv Djibril   Le lendemain   Je sortis de la douche que je partageai avec Aïcha et retournai dans ma chambre. Je mis mon short de bain noir et un tee-shirt bleu. J’avais prévu de partir plus tard me baigner dans la mer. Il était 9h15, je sortis de ma chambre après avoir éteint la clim et ouvert ma fenêtre. Je descendis dans la pièce à vivre et ne trouvai personne. Ils devaient tous encore dormir. A la maison aussi, j’étais toujours le premier réveillé. J’étais debout bien avant la prière de l'aube et même le week-end il était rare que je me recouche après la prière. Je décidai de faire le petit déjeuner pour tout le monde. Je rassemblai le nécessaire sur la table de la cuisine. J’avais fini de mettre la table, quand Nafi me rejoignit. Nafi : Tu as préparé le petit déjeuner ? Tu aurais pu me laisser faire. Moi : Ce n'est pas grave. J’ai voulu me rendre utile. Elle sourit en s'asseyant. Moi : Abdou dort toujours ? Nafi : Non, il prenait sa douche. Il arrive. Moi : On l’attend ? Nafi : Non. Il nous rejoindra en cours de route. J’ai faim. Moi : C'est dommage, je ne connais pas le coin. J’aurai pu aller acheter des croissants et du pain. Nafi : Ce n’est pas grave. On a des biscottes et du pain de mie. Je m'installai à mon tour. Moi, en la voyant prendre du chocolat au lait : Tu ne prends plus du café ? Nafi : Non, j’évite depuis que je sais que je suis ...enceinte. Moi : Tu es enceinte ? C’est une bonne nouvelle. Félicitations. Nafi : Merci. Peu de gens sont au courant, il y a Maman, Papa, Coumba, la maman d'Abdou et maintenant toi. Moi : On dirait que je suis le dernier au courant. Mais ce n’est pas grave, je suis content, je vais être tonton. Nafi : Je compte sur toi pour le gâter. Moi : T'inquiète. Je serais comme un deuxième père pour lui. Nafi : Tu devrais penser à faire un enfant toi aussi. Moi : Chaque chose à son temps. Abdou nous rejoignit à ce moment et je pus échapper à la longue discussion que Nafi s'apprêtait à me faire. Aïcha se joignit aussi à nous 10mn plus tard. La cuisinière qui devait s'occuper du repas arriva juste après Aïcha. On avait déjà fini de manger. Du coup, Abdou et moi, on alla prendre l'air à la plage, laissant les trois femmes à la cuisine. Une petite porte dans l'arrière de la maison donnait accès à la plage qui était déserte. Abdou, en s'asseyant sur l'une des petites nattes qu'on avait posées sur le sable fin : Quand comptes-tu te lancer avec Aïcha ?  Moi : …. Abdou : Ça fait trois mois que tu la dévores des yeux sans rien tenter. Je n’ai pas attendu aussi longtemps avec ta sœur. Quand tu es sûr de tes sentiments, tu vas droit au but. Khana do goor (t'es pas un homme) ? Moi : Je ne voulais pas aller trop vite. Tu sais qu'elle venait de s'installer à Dakar, je voulais lui laisser le temps de s'adapter à sa nouvelle vie.  Abdou : Ecoutes, j’ai organisé ce week-end en couples pour te donner un coup de pouce. Ce soir, je vais sortir avec Nafi, profites-en pour parler avec Aïcha. Il faut que tu te lances sinon un autre te la prendre, c’est une femme magnifique et maintenant qu'elle travaille, elle va croiser beaucoup de mecs et certains vont sûrement s'intéresser à elle. Les filles nous rejoignirent 20 mn plus tard avec des robes de plage : en coton blanc pour Nafi et en crochet noir pour Aïcha. On pouvait voir le maillot rose d'Aïcha et devinait son corps parfait. Nafi se posa sur la natte où était assis son mari et Aïcha se mit à côté de moi. Abdou : Qui veut se baigner avec moi ? Moi : Moi, je veux bien. Nafi : Allez-y, on arrive. On ne se fit pas prier. On enleva nos tee-shirts et entra dans l'eau. Abdou portait un short de bain bleu marine. Les filles nous rejoignirent quelques minutes plus tard. Nafi avait choisi un maillot une pièce noir sous un short de bain kaki et Aïcha avait opté pour un bikini rose. Abdou et Nafi jouaient comme des enfants, barbotant dans l'eau. Moi, j’observais silencieusement Aïcha qui nageait comme un poisson, s’éloignant un peu du rivage. Quand elle revint vers nous, j’en profitai pour tenter un rapprochement. Moi : Tu nages vachement bien, Aïcha ! Elle arrêta de nager et sortit sa tête avant de passer sa main sur son visage. Aïcha : Pardon ? Moi : Tu nages vachement bien ! Aïcha : Je faisais de la natation quand j'étais petite. Moi : C'est bien. Moi, je ne sais pas trop nager. J’aurais bien voulu apprendre à nager quand j'étais petit. Aïcha : Tu sais, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tu peux toujours essayer de prendre des cours. Moi : Oh ! Je n’ai pas le temps avec mon boulot. Aïcha : On trouve toujours le temps quand on veut. Elle venait de me clouer le bec. Je ne savais plus quoi dire. Après quelques minutes de silence, elle demanda. Aïcha : Tu fais exactement quoi dans l'entreprise où tu travailles ? Moi : Je suis directeur financier adjoint. Nafi ne te l'a pas dite. Aïcha : Nafi et moi, on ne parle pas beaucoup de ta vie. Tu sais qu'elle est discrète. Tu as quel âge ? Je pense que quand on était à Paris, elle m'avait une fois donnée ton âge, mais c'était il y a des années. Moi : J'ai 30 ans. Aïcha : Tu as vite pris du galon, dis donc ! Je souris, amusé. Aïcha : Je comprends que tes responsabilités te prennent beaucoup de temps, mais tu devrais aussi te donner le temps de profiter de la vie. Nafi s'inquiète beaucoup que tu consacres ta vie à ton boulot. Tu devrais prendre le temps de profiter de la vie. Moi : J’essaierais ! Mais tu disais tout à l'heure que Nafi et toi vous ne parlez pas beaucoup de ma vie, je vois que vous avez quand même un peu échangé sur le sujet. Aïcha :… Je ris, amusé. Aïcha, avouant, honteuse : Je parle un peu trop vite ! Moi : Je suppose que toi aussi, tu vas dire que bientôt je serais trop vieux pour me caser. Aïcha, confuse : Mais non. Je n'oserais jamais te dire cela. Ça ne me concerne pas. Moi : T’inquiètes, je ne te trouve pas indiscrète. Je te considère comme un membre de la famille. Aïcha : Si ça peut te rassurer, jamais je n'émettrais un jugement sur ta vie amoureuse. Je ne suis pas un exemple à suivre dans ce domaine. Moi : Ah oui ? Pourquoi tu dis cela ? Aïcha : J'ai pris de très mauvaises décisions dans ce domaine. Elle resta pensive, je lus dans ses yeux de la tristesse et du regret. Pour la sortir de ses pensées, je m'approchai précipitamment d'elle et sans prévenir la poussai dans l'eau. Elle tomba à la renverse. J’éclatai de rire. Aïcha : Ce n’est pas drôle, Djibril ! Elle se redressa et voulut se venger. Je m'éloignai le plus rapidement possible. Elle nagea vers moi, puis se jeta sur moi. On se mit à se battre dans l'eau, chacun essayant de prendre le dessus sur l'autre. On finit sur le bord de la plage, exténués. Aïcha, riant, assise sur le sable : Tu es vraiment un gamin. Je ris avec elle. Aïcha : Tu as 4 ans de plus que moi et tu joues au gamin. Voilà une information de plus, elle a le même âge que Nafi. Je n'ai jamais osé poser des questions sur elle à Nafi, de peur qu'elle devine mes sentiments pour son amie. Moi : De temps en temps c'est bien de retourner en enfance. Aïcha : Oui, tu as raison. Moi : Alors dis-moi, ça se passe bien dans ton nouveau boulot ? Aïcha : Oui. Il y a une bonne ambiance. Le poste ressemble beaucoup à celui que j'avais à Paris. Nafi, en sortant de l’eau : Et vous deux, vous avez fini de vous battre ? Aïcha, amusée : Oui ! Nafi : C'est bien mes enfants. Vous pouvez venir prendre un casse-croûte pour recharger vos batteries. On rit. Je me levai, puis aida Aïcha à en faire de même. Elle marcha devant moi et malgré moi, mes yeux se posèrent sur son fessier. Elle avait un beau petit c*l. Mon Dieu, pardonnez-moi. Je deviens pervers. On s'assit sur notre natte et Nafi nous passa un grand sachet de chips qu'on se partagea à deux. Le soleil tapait un peu fort et Aïcha protégea ses yeux avec ses lunettes de soleil. Aïcha, après un court silence : J'adore cet endroit : Nafi : Je savais que ça allait te plaire Aïcha : Merci de m'avoir fait découvrir cet endroit :  Nafi : Mais de rien, Choupette. Et ça, c’est le début, je vais te faire découvrir les Iles Saloum, Cap Skirring, Saint-Louis. Tu vas voir que le pays de ton père est très beau. Elles se regardèrent silencieusement et Nafi souffla un petit "pardon" comme si elle avait dit une grosse bêtise. Je ne comprenais pas leurs réactions, mais je n'osai demander ce qui se passait.  
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