26.

339 Mots

26Lorsque tu arrives chez toi, c’est pour te rappeler que tu n’as pas grand-chose à y faire. D’une pièce à l’autre, tu marches lentement ; l’exiguïté t’interdit l’errance. Tu déplaces des piles de livres, des dossiers, des papiers parcheminés que tu froisses dans la corbeille qui en déborde. Ton appartement sent encore l’absence. Tu as la bouche sèche, ton pull sent la fumée grasse. Soigneusement, tu l’étends sur la rambarde du balcon et, dans la fraîcheur, accoudé, tu t’attardes. Trois enfants se poursuivent. Deux chats les toisent. Là-bas, à la croisée des chemins, se tient une jeune fille menue qui regarde à droite, à gauche, ses pieds, qui semble attendre. Fay ? Laissant la porte-fenêtre entrebâillée, tu t’assieds devant la table de bois nu, encore trop clair, creusée de quelques ham

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