27Dans la cabane enlunée, les meubles et les cartons évoquent le décor d’un départ ou d’un drame domestique, d’une dînette où les rayons glisseraient comme des lames. D’abord, on voudrait l’incendie, les longues flammes et les coups de langue ; le clair et l’obscur, les couleurs qui s’avivent et faiblissent sur les planches mal équarries. Avant même qu’ampoules et néons ne brûlent, on constate que les parents, le frère et la sœur se disputent l’endroit, tant il apparaît composite, se prêter aux goûts des uns et des autres. Chaque pas dans la pénombre révèle un nouvel empiètement – tapis de course, billot, lampions –, et bientôt le regard embrasse l’entier du tableau, renonçant pour l’heure aux ombres opiniâtres, aux affiches de cinéma qu’une punaise a lâchées. Des cartons s’entassent sur


