29.

190 Mots

29Morte, elle a mal, l’épaule tuméfiée, cuisses, ventre et seins battus. Sa peau rousse se repose en meurtrissure et contusion, coule encore un peu : le corps de Fay n’est qu’hématomes attendris, coups orbes qui résonnent. Tu pleures la douleur sourde et dense, sans réponse, celle dont l’écho meurt ; la douleur qui vibre dans tes bras, ton lit, dans la terre qui l’emplit, ta tête pour pierre dans les ténèbres, secouant tes vertèbres. Les yeux sur ta chair, tu vois la sienne, la peau pincée, peau de princesse qu’on presse, couleurs âtres, mauve et marron qui renflent, vert, jaune et violâtre, fille brimée de pairs et de marâtre, cadavre qu’on cogne, contrecogne, cogne de plus belle, défiguré, qu’on redresse pour mieux l’abattre. Massacrée, ouverte, elle t’apitoie pour ses ecchy-moses, ses

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