Cinq Ans Plus Tard,
Maman : mais réveil-toi Murielle, tu vas encore être en retard au boulot. Murielle…
En retard, encore ! C’était ma bonne vieille habitude, surtout quand mon agenda s’annonçait séré. Ce boulot que nous connaissons tous. À vingt ans c’était devenu pour moi une sale besogne habituelle.
Moi : c’est quoi ton problème Maman ? Je ne peux plus dormir tranquillement ou quoi ? Je suis fatigué
Maman : tu as vu l’heure ? Il est déjà dix-huit heures et tu n’es même pas habillé
Moi : ne t’en fait pas, mon agenda ne dois pas être trop lourd, non ?
Maman : aujourd’hui tu as à faire à notre bon vieux Albert, il est rentré de voyage. Ensuite tu vas aller voir ton idiot de Marius pour enfin finir avec Bob. En ce qui concerne ce Bob, je ne suis toujours pas d’accord.
Moi : s’il s’amuse-je-lui coupe la queue. Tu me connais
Maman : c’est toi qui choisis. Tu vas commencer par Albert, il va t’attendre dans votre suite habituelle. Marius sera dans la suite d’en face et Bob va venir ici même. Okay ?
Moi : sans soucis. C’est combien pour cette soirée ?
Maman : assez pour nous trois
Nous trois, Rodrigue, elle et moi. Le trio de démons. Oui ! J’avais fini par devenir comme elle.
Moi : d’accord, je m’apprête et je prends mes pillules.
J’étais devenu complètement accros à ses pillules et à la pourdre de maman. Sans ça, je me sentais mourir. En un rien de temps j’étais fin prête pour une soirée passionné avec mes amans marchands. Je n’attendais plus que ma Maman pour me donner les dernières instructions.
Moi : je suis prête Maman, tu as mis mes pilules ?
Maman : oui et ce sont de nouvelles pilules. Tu en prends une maintenant et l’autre au moment de voir Bob. Donc juste deux pour cette soirée, okay ?
Moi : j’ai compris. Et pour ma protection ?
Maman : tout est là ! Je te souhaite une bonne chance ma poupée
Moi : tu me souhaite bonne chance et pourtant tu m’as orné de mal chance depuis que tu as fait de moi un objet marchand.
Maman : Bla, Bla, Bla, comme chaque jour… Au moindre petit problème, tu me fais signe. Je ne veux pas voir d’égratignure sur toi. Ta peau passe bien sur le marché.
Ma nouvelle peau voulait-elle dire. Sans que je ne m’en rende compte, elle avait changé la composition de mon huile de toilette et m’injectait des potions éclaircissantes pendant mon sommeil. Je ressemblais désormais à une poupée toute blanche. Les clients payaient encore plus pour m’avoir.
Maman : mal chance alors, tsuipppp…
Je m’en allai sous les Malédictions de ma supposé mère. Ma soirée s’annonçait longue et fatigante. Dehors une voiture m’attendait, surement qu’Albert, l’un de mes plus gros clients, voulait me voir dans la peau d’une reine. Une fois à l’hôtel, on me conduisit jusqu’à notre vieux nid de sexualité. Il m’attendait avec une coupe de champagne en main.
Moi : mon gros bébé d’amour, tu es rentré. Enfin tu es de retour
-Oulala, ma petite beauté… Tourne-toi que je te contemple
Moi : je te signale tout d’abord qu’on a peu de temps. J’ai constaté que tu as payé pour deux heures seulement
-Je dois rentrer assez tôt pour éviter les ennuis avec ma femme. En fait elle devient très jalouse.
Moi : tu vas me parler de ta femme un autre jour, là on a des choses coquines à faire (en me déshabillant).
Après avoir donné à cet homme ceux pourquoi il m’avait payé plus tôt, je devais vite faire de rejoindre mon second lieu de travail. Ce gros tas de graisse m'avait pris plus de temps qu'il ne le fallait. Voyons le bon côté des choses, il avait payé le double. Dans cette chambre d'hôtel paradisiaque, j'essayais de remonter ma petite culotte au rythme des ronflements de mon premier client de la soirée. Je n'avais pas à m'habiller complètement, mon second client était dans la chambre d'en face. Un dernier coup de maquillage j’étais fin prête à ouvrir la porte.
-Hé mais attend ma jolie, comment peut-on faire pour que tu passes toute la nuit ici? Comment dois-je te payer pour cela? Je ne veux pas que tu partes.
Moi : et moi qui pensais que tu dormais déjà. Ecoute mon mignon Albert : Quand tu veux que je passe toute la nuit avec toi, signale-le moi lorsque tu me contacte et je te donnerai le montant. Là maintenant j'ai deux autres rendez-vous que je ne peux pas annuler. De toutes les façons tu as ma carte, fais-moi signe.
-Même demain? Je peux te faire signe demain?
Moi : toi aussi mon chéri, je ne suis pas une machine. Je travaille trois fois par semaine. Si tu veux on peut passer le weekend ensemble, là où tu voudras.
J’avais accepté la vie que m’avais forgé ma mère sous des conditions qu’elle suivait à la lèttre. J’avais le droit de sortir quand et comme je le voulais et je ne travaillait que trois fois en une semaine. Aussi, je choisissais moi-même mes clients.
-je ferai un programme et je te ferai signe, d'accord?
Moi : d'accord mon mignon, le tarif sera juste plus élevé
Avec cet homme d'affaire plein aux as, j'entrainais ce genre de rapport depuis plus de deux ans. Il était toujours le plus fidèle. Sa corpulence ne lui permettait pas d'aller rapidement, encore moins de faire plus de cinq minutes sur moi. Son plus grand fantasme était de me voir toute nue, en train de lui montrer de quoi est capable mon corps autour d'un poteau. Il avait réservé une chambre d'hôtel pour une durée de trois ans juste pour s'y retrouver avec moi à chaque fois qu'il en avait envie. L'avantage avec lui c'est qu'il parlait beaucoup de sa vie conjugale. Parfois on pouvait passer une soirée à se regarder, à bavarder et même à rire.
Dans la chambre d'en face m'attendait l'un des hommes les plus séduisant que j'ai eu à rencontrer depuis le début de ma sordide carrière. Aussi beau qu’arrogant et orgueilleux. Au moins, il m'en mettait plein les poches et je n’avais aucun problème avec maman. Le prix à payer était cette violence dans sa façon de me prendre. À force de le faire je m'y étais habitué. À peine j'avais frappé à sa porte, qu'elle s’ouvra toute seule. Tout était dans un noir absolu, le calme me faisait frissonner non pas de peur mais de froid. Lorsque les lumières refirent apparition, il était étendu sur le lit, nu, en pleine érection. Il ne voulait pas de préliminaire, juste du vite fait bien fait.
Moi : oulala mon petit cœur, tu es déjà prêt à ce qui parait! Donne-moi juste deux petites minutes, je fais un tour aux toilettes et je te rejoins.
-Dieu seul sait ce que tu passes ton temps à faire dans ces toilettes à chaque fois que tu viens ici
Je devais toujours m'assurer de garder une bonne forme avant de me lancer. Connaissant mon métier, mon médecin, je veux dire Rodrigue, avait les pilules adéquates pour remonter mon adrénaline et le préservatif correspondant à mon corps. La majorité de mes clients à l'instar de celui-ci n'était pas fan du préservatif alors je devais enfiler ce capot que Rodrigue avait surnommé ''l'invisible''. Il ne se voyait et ne se ressentait pas. À la fin de chaque séance, j'allais m'en débarrasser. Dès mon retour des toilette, j'allai bondir sur ce bon vieux inconnu devenu mon aman marchand. Lorsque son temps s'écroulait, il ne me lâchait jamais. Ma bonne vieille recette avait toujours une grande place dans mes rown. Un pincement bien appliqué à un niveau de ses testicules le faisait jouir dans la minute qui suivait et j'étais enfin libéré. Maman m’en apprenait des choses !
Moi : on se revoit dans une semaine mon bébé, ok?
-je ne sais pas ce que tu passes ton temps à faire à mon pénis mais ça ne me réjouis pas
Moi : si tu ne veux pas que je le fasse alors paye-moi plus pour que j'allonge ton temps.
-Au fait, je vais faire un tour à la capitale dans un mois pour des affaires, j'aimerai que tu m'accompagne.
Moi : si tu m'assure que j'y trouverai de bons clients alors je suis toute okay. Tu as ma carte alors fais-moi juste signe
C’était mon passe-temps favori, aller à l'aventure avec mes clients, loins de ma mère que j’avais en horreur plus que tout. Celui-ci m'amenait lorsqu'il avait des contes à rendre avec ses ennemis ou lorsqu'il avait de la marchandise à récupérer. Avec moi il avait des chances de faire de bonnes affaires. Je savais convaincre ses partenaires en un rien de temps. Je devais être prête pour ce voyage.
Mon prochain client devait me trouver à la maison. Malgré l’argent qu’on récltait par jour, maman avait décidé qu’on ne deménage pas. Cette brute que j’appelais mon client m'attendait à la porte depuis plus d'une trentaine de minutes. Il se mit dans une folle colère en me voyant. Il fallait le craindre car c'était un homme très agressif.
Moi : je suis vraiment désolé pour le retard, tu sais que ce n’est pas facile
-on va gérer tout ça à l'intérieur
Moi : je te préviens, si tu lèves la main sur moi, je ne vais pas être douce avec toi et ça sera la dernière fois qu'on se verra
On rejoignit l'intérieur où il me déshabilla sans me donner le temps de me rafraichir et de me protéger.
Moi : allons mon chéri... Il n'y a pas le feu. Laisse-moi aller me rafraichir et je suis tout à toi
-fais vite alors, je veux te faire jouir
Ce mot était comme un fantôme dans ma vie. Je n'avais jamais atteint cette extase sexuelle. Je ne ressentais d'ailleurs rien au lit, j'étais comme une bille de bois qu'on fendait avec une arche. De retour, il s'était déjà mis à nu et apprêter un fouet.
Moi : le fouet c'est pourquoi? Je t'ai dit dès notre première fois que je ne satisfais pas ce genre de fantasme. Demande-moi de te b****r en pleine rue je le ferai mais ne me touche pas.
-ce soir je vais diminuer ta grande bouche avant de te quitter à jamais. Tu vas comprendre que je n'oublie pas ce que tu m'as fait la première fois.
Je regrettais déjà d'avoir à nouveau accepté son invitation. Notre première nuit avait été un m******e, il m'avait battue à mort. Malheureusement pour lui, mes amans n'avaient pas été contents de ne pas me voir pendant plus d'un mois à cause de lui. Ils m'aidèrent donc à lui rendre la monnaie de sa pièce.
Moi : je ne suis plus la débutante que tu as battue il y'a quelques années, les choses ont beaucoup changé entre temps.
-on va bien voir ça, tu vois bien que c'est un fouet de dressage, je vais te dresser et tu vas obéir à tout ce que je vais te demander.
Moi : je n'obéi qu'à moi-même, personne n'a le droit de me donner des ordres.
-tu n'es qu'une vulgaire prostitué, tu n'as pas d'autre choix que de me satisfaire pour bien vivre.
Moi : sache que rien ne va se passer entre toi et moi ce soir. Tu vas prendre tes clics et tes clacs, remballer ton petits pénis et oups de ma maison. Je ne couche pas avec des fous dans ton genre. Mon métier n’est pas un choix, je l’avoue. Ça ne m’oblige pas non plus à coucher avec toi espère d’abruti.
-tu vas me payer tout ce que tu viens de dire
Les cours de judo m’avaient bien aidé ces dernières années. Maman savait très bien pourquoi elle m’y avait inscrit à fleur d’âge. Même à cet âge je continuais ces cours.
Moi : tu as encore le temps de partir sans faire d'histoire
Il prit son fouet par la queue, j'étais à moitié nue et je voyais bien son regard posé sur ma poitrine. C’était sa cible. Le temps de faire agir ses mains, je pus me baisser et ramper jusqu'à lui. Un coup de poing entre ses jambes et il était K.O. Son fouet entre mes mains, je comptais bien lui montrer que c'était moi qui commandait et non mes clients. Je pouvais satisfaire leur besoin seulement si j'en avais envie. Je m'attendais à une rude lutte mais je dus me contenter de ça. Il ne me restait plus qu'à appeler maman.
Maman : encore un fou furieux?
Mon : oui maman, je viens de le mettre à terre et j'ai envie de dormir. Il est ligoté devant la porte alors envois quelqu'un le récupérer s'il te plait. Tu rentres à quelle heure ?
Maman : un peu de respect ma chérie
Moi : tu ne le mérite plus depuis fort longtemps.
À suivre...