Chapitre 8

2156 Mots
Elle me tendit les ciseaux et ensemble, on coupa le ruban sous les applaudissements de tous. Il n'y avait que des hommes riches dans cette salle. Coupe de champagne en main, il ressemblait tous à cet homme décédé à la maison. La fête finissait déjà sans que personne ne soit venu vers moi. De peur que maman ne se fâche, j'allai moi-même vers un monsieur que était assis tout seul. Moi : bonsoir -oulala, bonsoir ma jolie. Tu as de ces fesses, et tes seins alors... Moi : merci bien, pourquoi vous êtes seul ici? -pour rien mais si tu veux qu'on soit ensemble... ton prix c'est combien? Moi : laisse-moi aller remplir mon verre et je reviens te dire. Maman m'avait fait mettre une robe qui couvrait à peine mes fesses et qui m'exposaient toute la poitrine. En venant j'avais un pardessus mais une fois à l'intérieur, on bloqua toutes les portes et elle m'ordonna de m'exposer. Aller prendre un nouveau verre était un prétexte pour aller voir maman et lui parler du monsieur. Elle était avec un groupe d'homme tous en costume comme la majorité des hommes de la salle. En me voyant, elle se détacha d'eux et vint vers moi. Maman : enfin tu as un client Moi : c'est le jeune homme assis près des robes, en le pointant du doigt. Maman : héé bien, ce n’est pas le gros lot mais tu vas faire avec. Propose lui cinquante mille, ça ou rien. Dis-lui de venir me voir ensuite, d'accord? Moi : oui maman Je retournai vers le monsieur avec moins de courage qu'il y'a quelques minutes. Moi : eurr... Mon Prix c'est cinquante... -tu es tout à coup stressé, c'est quoi le problème? Moi : allez voir la patronne et elle vous dira la démarche à suivre pour qu'on se voie ce soir. Dès qu'il s'en alla, je pris le dernier comprimé et mon courage refit surface. Je n'avais pas encore compris que je commençais à être dépendante des pilules de maman. Je ne sais pas ce qu'il c'étaient dit mais le monsieur était revenu très joyeux. -à ce soir ma belle, (en me donnant une tape à la fesse). Dès qu'il s'en alla, une jeune fille très bien habillé s'avança vers moi. Je sentais le regard de maman braqué sur moi, attendant ma réaction. -salut jolie bébé, ta maman m'a dit que tu n'aimais pas seulement le pénis. Elle se colla à moi en essayant d'envoyer sa main entre mes jambes. Malgré le comprimé que je venais de prendre, je bloquai sa main. C'était au-dessus de mes forces. Son visage se froissa de suite. Au même moment, je repensais à mon séjour en cage si jamais je désobéissais. Moi : eurr... C'est vrai. J'aime les deux -donc on peut prendre un petit rendez-vous ce soir? Moi : sans problème. Allez-voir maman pour fixer l'heure. Je ne savais pas si j'allais y arriver mais j'étais obligé. Le stresse m'envahissait et maman avait constaté. Elle s'approcha discrètement de moi. Maman : je vais te ramener à la maison, tu vas te préparer pour recevoir ton premier client. Il va arriver à dix et neuf heure. Sois prête s'il te plait. Moi : et la poudre maman? J'en aurais besoin Maman : ça alors... Tu m'impressionne. Je vais tout faire pour rentrer avant que tu ne commences. Moi : d'accord maman, j'ai vraiment besoin de cette poudre sinon je ne vais pas y arriver. Maman : je vais rentrer assez tôt mon bébé, maintenant on doit y aller. En un laps de temps, elle me ramena à la maison avant de retourner à la fête. J'essayais par tous les moyens de me convaincre que c'était la meilleure des choses à faire mais au fond il y avait toujours un blocus. Vendre mon corps pour satisfaire ma mère, quelle vie ! J'allais me mettre des vêtements que maman avaient laissé sur le lit certainement pour moi. Ils étaient digne d'une nuit telle que celle que j'allais vivre. Je serais le cœur pour ne pas riposter à la dernière minute. Je me calmais toute seule à chaque instant. Je me convainquais de le faire. ‘‘Tu dois le faire Murielle, ça rapporte gros, ce n’est pas difficile et maman sera contente''. C'était là ma chanson de la soirée. À dix et huit heures exactement, maman rentra du shoping. Elle était très joyeuse car elle avait plus gagné que perdu à cette fête, le disait-elle. Maman : j'ai investi dans cette fête comme une folle mais heureusement pour moi j'ai eu la venue d'un de mes plus riches clients. Il a tout remboursé avec une grande marge bénéficiaire. Moi : waouh maman, c'est chouette alors. Maman : comme tu entends là ma fille. Je suis trop fière. Si tu gère bien tes clients d'aujourd'hui hein... Tu auras un gros cadeau demain. C'est même déjà là. Moi : je suis toute oui maman Ce soir je comptais montrer à maman que j'étais à la hauteur de ses attentes. J'essayais d'entrer dans ma tête le fait que tout ce qu'elle faisait était pour mon bien. L'heure était de plus en plus proche, j'étais confiante mais j'avais peur. Maman me fit prendre une fois de plus la pilule avant de m'asperger de sa poudre. En ce moment, je ne voulais qu'une chose. Qu'une personne calme les désirs que cette d****e suscitait en moi, ce fut le cas. Mon client arriva avec une petite avance. Je l'attendais, englouti dans la couverture, toute nue. -mais tu m'attends comment comme ça? J'espère que tu n’es pas timide hein Moi : tire donc la couverture pour voir. Il s'exécuta rapidement. Je voyais ce sourire sinique se dessiner sur son visage. On le faisait avec plaisir sur le corps mais mon cœur saignait de l'intérieur. J'avais beau vouloir satisfaire ma mère, je ne pouvais m'empêcher d'en souffrir. Plus il me pénétrait, plus je pleurais. Voyant que je pleurais à chaude larme, il s'arrêta. -mais c'est quoi le problème? Moi : c'est tellement bon que je ne peux pas m'empêcher de pleurer de plaisir. Je sauvai ainsi ma tête ce soir. Il sortit de la chambre tout joyeux. Dès qu'il s'en alla, maman arriva en comptant des billets violets. Maman : tu vois que tu fais de bonnes choses quand tu le veux. -Je t'ai dit que je n'allais pas te décevoir. En ce moment on frappa à la porte. Un peu de poudre sur mon visage et j'étais prête pour cette cliente. Cette jeune brune ne voulait pas qu'on couche ensemble. Seulement, la poudre excitante de maman m'obligeait à le faire. Moi : mais pourquoi vous êtes là si c'est juste pour me regarder? Moi j'en aie besoin. -ha, je vois, ta mère t'a donné un excitant. Je voulais juste qu'on discute mais bon... On va donc le faire. Le faire avec une femme comme moi, ça n'avait aucun goût. J'en voulais beaucoup plus pour me calmer. Je sentais que j'allais exploser si je ne recevais pas une véritable pénétration d'homme. Après le départ de cette fille, maman se rendit compte de mon état. Maman : la dose était trop forte. Moi : maman, je ne peux plus supporter. Maman : attends, j'ai de quoi te calmer. Décidément cette femme avait tout quoi ! Elle m'amena un médicament en sirop qui me calma de suite. Ma mère était une prostitué bien équipé. Elle ne vivait qu'avec ses potions. Je m'endormis jusqu'au petit matin du dimanche. Maman était assise devant moi avec un grand sourire. Maman : tu as cartonné hier soir ma puce. Tu m'as enfin trouvé que tu étais digne d'être ma fille. Moi : je te l'avais dit maman, on a gagné combien? Maman : cent cinquante mille franc. Tu vois qu'avec des filles ça payent beaucoup plus. Moi : comment tu fais pour gagner de ci grosses sommes? Maman : je ne suis pas une femme du poteau. Je fais le trie de mes clients en fonction de leur classes sociales. Je suis une diva ma chérie. Moi : Effectivement maman, tu es une vrai diva. On passa cette journée à faire le ménage. Maman semblait attendre des personnes. De toutes les façons elle attendait des hommes chaque dimanche. Je mourais d'envie qu'elle m'en parle mais hélas ! J'allai vers elle pour mieux comprendre ce qu'il en était de cette soirée qui l'animait tant. Moi : maman, tu attends seulement qui jusqu'à tu danses? Maman : j'ai une partouze ce soir. J'y gagne beaucoup d'argent. Moi : c'est quoi une partouze? Maman : je vais f***********r avec deux hommes en même temps. Moi : maman, je veux te poser une question Maman : je t'écoute ma chérie Moi : que dirons-nous à Dieu le jour du jugement? Maman : ne me chasse pas la bonne humeur avec les bêtises. Quand tu as faim tu voix Dieu la? Moi : maman nous ne faisons pas ça par famine. Ton ambition... Maman : écoute Murielle, je ne veux pas que ma bonne humeur s'envole. Ne m'énerve même pas Moi : je suis désolé maman C'était là la vraie question. Que dirai-je à Dieu au dernier jour? Je savais d'office que les flammes m'attendaient. Autant continuer, me disais-je. Pendant que maman faisait une partie de jambe en l'air avec ses hommes, je sortis discrètement de la maison pour avoir un peu d'aire pure. Dehors tout était tellement beau et simple. Les étoiles me donnaient l'impression que les choses allaient un jour changer. Seulement, à chaque fois que j'avais cette impression, l'image de cet homme mort venait se graver dans ma tête. J'avais tué quelqu'un et je vivais avec ce fardeau. Je marchais pour aller nul part, je pleurais sans savoir pourquoi. Une voix grave sortit de nulle part, -hé... Toi là, tu fais quoi dehors à cette heure? Moi : je prends juste un peu d'aire. -Mais pourquoi tu pleures? C'est quoi le souci? Je n'avais jamais vu cet homme de toute ma vie. Il était là, placé devant moi. Inquiet pour moi alors qu'on ne se connaissait pas. Et ma mère à moi, qui m'envoyait écarter les jambes à qui voulaient bien donner beaucoup d'argent. Moi : si je vous disais ce qui m'arrive, qu'est-ce que ça changerait à ma situation? Vous-même vous faites quoi ici? C'est sûr que vous cherchez une pauvre fille que vous allez b****r ce soir et lui donner un pauvre billet. -tu as besoin de parler à quelqu'un... Tu ne vas pas bien. Moi : et vous alors? Vous allez bien peut-être? Foutez-moi le camp. -tiens cette carte, je suis quincailler à deux rues d'ici. Le jour où tu voudras parler, viens me voir. Je sais que tu as besoin d'une oreille attentive. Je te promets que je ne vais pas te juger. Il avait vite compris ce que je faisais en voyant mon habillement. Comme j'aurais voulus tout lui raconter, si je l'avais fait, mon calvaire aurait pris fin. Seulement, l'emprise de maman sur moi était à nul autre pareil. Moi : je suis désolé mais je ne viendrai pas -prenez au moins la carte, nous ne savons pas quelle mouche peut nous piquer. En prenant sa carte, j’étais déjà sur le chemin du retour car maman m’appelait déjà sur mon portable. J’étais sorti sans lui en faire part car je savais qu’elle n’allait pas me donner son accord. Une fois sur les balcons de l’immeuble, je la vis de loin embrasser ses deux amans avant de retourner à l’intérieur. Ils venaient certainement de finir. J’avais à peine posé mon pieds à l’intérieur qu’un coup de poing sur le ventre m’accueillait. Maman : tu sors d’où sans ma permission ? Moi : j’étais juste sur la cour maman, les bruits me dérangeaient alors j’ai préféré attendre dehors. Maman : si tu me ments Murielle, je vais te faire passer une nuit très salle. Moi : que je dise la vérité ou pas, les nuits que tu me fais passer sont toutes les mêmes. Elles sont salles. Maman : je vois que tu veux encore te rebeller Moi : non maman, je vais continuer puisque tu m’y as déjà plongé jusqu’au cou. Seulement, les choses ne seront plus jamais pareilles, tu ne verras plus jamais mon sourire. Tu m’as déjà tué maman. Maman : tu n’es même pas encore morte comme je veux Qui était donc cette femme ? En elle je ne me retrouvais pas. Même si une femme détestait son enfant, elle ne le détruirait pas à ce point. Mais ma mère à moi… Vous le voyez par vous-même. Le fait ici est que j’ai fini par accepter cette vie de débauche. D’aucunes le font pour assurer l’avenir de leur progéniture, pour avoir le pain quotidien mais ma mère à moi ? Pour le plaisir de me détruire. J’ai accepté cette destruction pendant des jours, des mois et bientôt cinq longues années. À suivre
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