L’après-midi est maintenant bien avancé, je suis fatigué, tout autant par un souci méticuleux de rendre compte exactement du déroulement des évènements et de leur chronologie que par celui tout aussi dévorant de manier la langue avec efficacité et précision. Je dois m’arrêter là, aujourd’hui. J’ai besoin d’évacuer toutes ces émotions, de vider mon esprit de toute cette perplexité. Quelques pas au grand air, juste avant la tombée de la nuit, me seraient sans doute bénéfiques. Mais laisser mon esprit vagabonder entre les pages d’un roman d’aventure où la fiction est absolue, sera, je crois, le plus doux des délassements et la plus voluptueuse des évasions. 11 France – Novembre 1999 Il est neuf heures trente, ce samedi de la fin novembre, lorsque je quitte l’autoroute de Paris. Au fur et à


