– Je vous ai dit qu’il n’était pas dans mes prérogatives de révéler des faits de guerre. – N’y a-t-il pas prescription, aujourd’hui ? – Si... je crois. – Alors, je ne vois pas où est le problème. Il revient s’asseoir et m’observe en silence d’une manière hautaine, presque militaire. Moi aussi, je reprends ma place. Je veux conserver mon avantage. Alors, je le bombarde de questions. – Mon mari a été rapatrié avant la fin de l’année 1958 sans d’avoir effectué la totalité de son service militaire. Savez-vous pourquoi ? – Il était malade. – Oui, ça je le sais. Je peux même vous dire qu’il a été soigné pour dépression dans un hôpital militaire à la fin novembre de cette année-là. Alors que s’est-il passé entre le mois d’octobre et le mois de novembre ? Il se lève à nouveau, ouvre un aut


