Chapitre 1
Ligther. Une ville paisible, enveloppée d’une lumière dorée lorsque les premiers rayons du soleil effleuraient les toits et les rues encore endormies. Nichée entre collines verdoyantes et avenues modernes, elle avait cette atmosphère douce et rassurante, comme un foyer qui vous attend à bras ouverts.
Dans l’un de ses quartiers résidentiels, où les maisons aux façades claires s’alignaient sagement, une famille vivait sans histoire : les Delcourt. Une vie simple, rythmée par l’amour, les rires du quotidien, et les soucis légers de l’existence. Il y avait là Léo, l’aîné, un jeune homme de dix-neuf ans, Gabriel, son petit frère de 17 ans à peine, leur mère Élise, douce et prévenante, et leur père Jordan, homme d’affaires respecté dans la région.
Ce matin-là, la lumière filtrait à travers les stores de la chambre de Léo. L’alarme de son téléphone vibra faiblement, émettant une sonnerie étouffée. Léo se redressa lentement, les yeux encore mi-clos, puis soupira en se frottant le visage.
— Aaah... Encore fatigué..., murmura-t-il à lui-même en baillant.
Il se leva, les cheveux en bataille, attrapa une serviette accrochée au pied de son lit, puis traversa le couloir pour aller réveiller son petit frère.
— Debout, Gab’, le soleil est déjà là, dit-il en entrouvrant la porte de la chambre voisine.
Gabriel remua sous sa couette, avant d’émerger, les yeux plissés, encore pris dans le rêve qu’il venait de quitter.
— T’abuses… Il est même pas 7 heures…
— Allez, champion, je te laisse la salle de bain après. Moi je prends une bonne douche glacée, ça va me réveiller.
Léo se dirigea vers la salle de bain, alluma l’eau froide et entra sous le jet en frissonnant.
— Wow… Glacé comme j’aime, souffla-t-il en se passant l’eau sur le visage.
Pendant ce temps, Gabriel descendit au salon. Il trouva ses parents assis sur le canapé, un café chaud entre les mains. La télévision, allumée sans le son, diffusait les nouvelles locales.
— Bonjour papa, bonjour maman, lança-t-il avec un sourire en s’étirant.
— Bonjour mon grand. Bien dormi ? demanda Élise en l’embrassant sur le front.
— Ouais. Je vois pas Léo.
— Il se prépare pour la fac, répondit Gabriel en s’asseyant.
En haut, Léo sortit de la douche, attrapa son uniforme soigneusement plié dans l’armoire, et vérifia l’heure sur son téléphone.
— Mince ! Sept heures ! Faut que je me bouge.
Il enfila rapidement ses vêtements, mit son sac en bandoulière et descendit au salon.
— Te voilà enfin, fit Élise en le voyant apparaître.
— Bonjour maman. Je suis prêt à partir.
— Attends une seconde. Tiens, prends ça : 20 dollars pour le bus et la nourriture. Tu as de quoi tenir jusqu’à ce soir ?
— Merci, t’es la meilleure. À ce soir !
Il embrassa sa mère sur la joue et lança un regard complice à son père.
— Fais attention à toi, lui dit Jordan, le regard sérieux, mais bienveillant.
Léo sortit de la maison. L’air matinal était frais, chargé de cette odeur typique de bitume humide et de fleurs de jardin. Il marcha jusqu’à l’arrêt de bus, téléphone en main, et appela son ami Fresh.
— Allô mec, t’es au point de rendez-vous ? demanda une voix familière.
— Ouais, je t’attends.
Deux minutes plus tard, une voiture grise aux vitres teintées s’arrêta juste devant lui. Fresh, son éternel complice, baissa la vitre en souriant.
— Monte, frérot !
— Tu es en retard, lança Léo en montant.
— Je sais, je sais. Bon, je te dépose ce soir aussi ?
— Ouais, si ça te dérange pas.
— T’inquiète.
Le trajet jusqu’à la faculté se fit dans une ambiance tranquille. Léo et Fresh roulaient fenêtres entrouvertes, musique douce en fond, rythmée par les cliquetis du clignotant et les rires discrets. La voiture serpentait entre les rues de Ligther, réveillées peu à peu par les klaxons timides et le vrombissement des moteurs.
Au bout de vingt minutes, Fresh gara la voiture près du bâtiment principal du campus.
— On est arrivés. Descends, je vais aller me garer.
— OK, merci mec.
Léo hocha la tête et descendit du véhicule. Il marcha d’un pas assuré jusqu’au grand bâtiment vitré où se tenaient la majorité de ses cours. La façade moderne se reflétait dans les flaques de la veille, et les étudiants, pour la plupart encore endormis, se hâtaient vers les salles de classe.
Il entra dans la sienne, retrouva sa place habituelle — troisième rang côté fenêtre —, s’assit, sortit ses écouteurs et lança une playlist calme sur son téléphone.
— J’espère que Noah, Jonathan et Taylor vont pas trop tarder, marmonna-t-il, fixant la porte d’entrée.
Mais à la place de ses amis, ce fut une jeune fille qu’il n’avait jamais vue qui s’approcha timidement de lui. Elle avait de longs cheveux châtain clair, noués en queue de cheval, et tenait un sac beige en bandoulière.
— Euh… Excuse-moi… Je peux m’asseoir à côté de toi ? demanda-t-elle d’une voix douce.
Léo ôta un écouteur, haussa légèrement les sourcils, surpris.
— Bien sûr, pas de souci. Moi c’est Léo, au fait.
— Enchantée. Moi c’est Luna. Je suis nouvelle ici.
— Bienvenue à Ligther, alors. T’as quel âge ?
— Dix-huit ans. Et toi ?
— Dix-neuf. C’est aussi ma première année ici. On est un peu dans le même bateau, on dirait.
Elle sourit, soulagée. Elle s’installa à côté de lui, sortant quelques cahiers colorés et une trousse à motifs floraux. Léo s’apprêtait à lui poser une autre question quand la porte s’ouvrit brusquement.
Fresh entra dans la classe avec son style désinvolte : blouson ouvert, casquette à l’envers, sourire en coin.
— Ah mec, c’est qui cette fille ? lança-t-il en se dirigeant vers eux.
— Je te présente Luna. Elle est nouvelle. Et elle a dix-huit ans.
— Salut Luna, fit Fresh avec un clin d’œil exagéré.
— Salut…, répondit-elle, visiblement un peu gênée.
— T’as vu Noah, Jonathan, et Taylor ? demanda Léo en se tournant vers lui.
— Je pensais que tu leur avais parlé ce matin.
— Non, pas encore. J’attendais justement qu’ils débarquent.
Fresh plissa les yeux, scrutant Luna.
— Tu veux pas me laisser parler tranquille avec elle ? lança Léo, agacé.
— Ouais, c’est vrai, ajouta Luna avec un petit rire. Laisse-nous un peu d’intimité.
— OK, OK, j’me casse… grogna Fresh en levant les mains.
Il s’éloigna, visiblement vexé. Luna tourna son regard vers Léo, intriguée.
— Il est toujours comme ça ?
— C’est Fresh. Il aime bien taquiner. Mais il est inoffensif, t’inquiète pas.
— J’imagine… Au fait, ton père, il fait quoi dans la vie ?
— Il gère plusieurs entreprises ici, à Ligther. Il est un peu comme un modèle pour moi. Et le tien ?
Luna hésita une seconde.
— Il travaille dans plusieurs compagnies à travers le monde. C’est pour ça qu’il n’est jamais ici très longtemps.
— Ah ouais ? Il s’appelle comment ?
— Il aime pas qu’on donne son nom à des gens qu’il connaît pas trop, désolée…
— Non, non, je comprends. C’est normal.
— Un jour, je te montrerai une de ses entreprises, si tu veux.
Léo esquissa un sourire.
— Avec plaisir. Tu me montreras ça.
Le téléphone de Luna vibra dans sa poche. Elle le sortit et fronça les sourcils.
— Excuse-moi… C’est un numéro inconnu. Je vais répondre.
Elle se leva, quitta la salle et appuya sur la touche "décrocher".
— Allô ? C’est qui s’il vous plaît ?
— C’est moi, ton père.
— Papa ? Oh… Bonjour.
— Écoute-moi bien. Ne dis rien à ce garçon sur moi. C’est bien compris ?
— Oui, papa…
Luna retourna en classe, l’air un peu troublé, mais elle afficha un sourire tranquille en reprenant place à côté de Léo. Avant qu’elle ne puisse ajouter un mot, un homme en veste grise entra dans la salle. Il paraissait être un membre du personnel.
— Bonjour à tous. Je viens vous informer que votre cours de ce matin est annulé.
Un murmure de soulagement parcourut la salle.
— Bonne journée à vous, conclut-il avant de refermer la porte.
Léo et Luna échangèrent un regard surpris et amusé.
— On dirait qu’on va devoir improviser un programme pour ce matin, dit-elle en rangeant ses affaires.
Pendant ce temps, ailleurs à Ligther, une autre journée commençait.
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Point de vue de Gabriel
Dans la maison familiale, Gabriel Leger terminait son petit déjeuner. Le parfum du café flottait encore dans la cuisine quand son téléphone vibra. Il décrocha aussitôt en reconnaissant le nom affiché.
— Allô ? Salut Leek ! Comment ça va, frérot ?
— Tranquille, et toi ? T’as prévu quelque chose pour aujourd’hui ?
Gabriel sourit.
— Non, pas grand-chose. J’me laissais porter, tranquille.
— Viens au stade à neuf heures. Je passe te prendre, on se fait un basket ?
— C’est parfait, j’me prépare direct.
Il raccrocha et fila prendre une douche rapide, avant d’enfiler une tenue de sport noire et rouge, un ballon de basket coincé sous le bras. En passant dans le salon, il croisa son père.
— Où vas-tu comme ça ? demanda Jordan en repliant un journal.
— Au stadium, je retrouve Leek. On va jouer un peu.
— Sois prudent, surtout. Et échauffe-toi bien, hein.
— Oui papa, t’en fais pas.
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Point de vue d’Élise
Dans la cuisine, Élise Leger essuyait la vaisselle, l’air distrait. Son regard s’attarda un moment sur son mari, Jordan, qui semblait préoccupé.
— Tu as dit quoi ? répéta-t-elle, inquiète.
— Lucky, murmura Jordan. Il cherche à nous ruiner. Il revient dans l’ombre.
Un silence tendu s’installa.
— Il faut rester vigilants, ajouta Élise. Ce type n’a jamais supporté ton succès. Il n’a jamais digéré…
— Je le sais, dit-il en soupirant. Mais cette fois, je sens qu’il est prêt à tout.
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FLASHBACK – Huit ans plus tôt
À l’époque, Lucky et Jordan étaient inséparables. Meilleurs amis, partenaires d’études et ambitieux à souhait. Ils participaient ensemble à un grand concours d’entrepreneuriat organisé dans la région.
— Jordan ! hurla Lucky en l’apercevant un matin.
— Hey, salut Lucky. Tu vas bien ?
— Ouais, et toi ? Alors, les résultats ?
— Je… j’ai gagné, annonça Jordan, presque gêné.
Un silence.
— Quoi ? Sérieux ? Je suis content pour toi, mec.
— Merci. Et devine quoi ? J’ai pu ouvrir une entreprise ici, à Ligther.
— Ah, déjà ? Super…
— J’ai même recruté mes premiers employés.
Lucky fronça les sourcils.
— Pourquoi pas moi ? J’attendais un appel de ta part…
— Tu sais très bien que tu n’as pas la formation nécessaire. Je ne pouvais pas…
Lucky se tendit.
— T’as volé ma chance, Jordan…
— Non, t’exagères. Tu sais très bien que…
— FERME-LA ! cria Lucky. Tout ce que je tente échoue, pendant que toi, tu réussis tout.
— Tu dis n’importe quoi. J’ai travaillé dur, tu le sais.
— Tu m’as humilié… même pas une place de stagiaire… Rien.
— Lucky, arrête, on est amis…
— ÉTAIENT, corrigea-t-il froidement. Maintenant, la guerre est déclarée.
Il tourna les talons, s’engouffrant dans un taxi.
— À Dieu, voleur de chance.
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Fin du flashback
Dans le présent, Jordan posa sa main sur la table, pensif. Élise s’approcha et serra son épaule.
— Quoi qu’il tente, on fera face ensemble.
— Merci, ma chérie. Je vais protéger cette famille, quoi qu’il en coûte.
Point de vue de Léo
À la sortie du bâtiment, Léo et Fresh marchaient vers le parking en discutant. Luna les rejoignit rapidement, un petit sourire au coin des lèvres.
— Au fait, dit-elle, tu peux me donner ton numéro ? Ce sera plus simple pour rester en contact.
Léo hésita une seconde, puis le lui dicta pendant qu’elle le notait soigneusement dans son téléphone.
— Merci, Léo. On se revoit plus tard ?
— Bien sûr, à plus tard.
Elle s’éloigna, et à peine eut-elle tourné les talons que Fresh lança :
— Tu ne vois pas qu’elle en fait un peu trop ?
Léo leva un sourcil, surpris.
— De quoi tu parles encore ?
— Tu la connais à peine et elle te demande déjà ton numéro ? C’est louche, non ?
— Oh, arrête un peu. C’est normal de vouloir rester en contact. T’imagines des trucs.
— Moi je dis juste, sois prudent. On ne connaît rien d’elle.
— Et alors ? Elle est gentille, voilà tout.
Fresh haussa les épaules, agacé.
— En tout cas, si tu veux aller au stade, c’est maintenant ou jamais.
Léo acquiesça, et ils montèrent dans la voiture de Fresh, direction le stadium.
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Au stadium de Ligther
Le soleil brillait haut dans le ciel lorsque les deux garçons arrivèrent. Le stade, habituellement animé, était presque vide. Mais sur le terrain de basket, deux silhouettes familières jouaient déjà : Gabriel et Leek.
— Gabriel ! lança Léo en courant vers lui.
Gabriel se retourna, essuyant la sueur de son front.
— Qu’est-ce que tu fais là ? T’as pas cours ?
— Annulé. Alors on s’est dit qu’un petit match ne ferait pas de mal.
— Allez, rejoins-nous, sourit Leek en lui lançant une balle.
Les quatre garçons entamèrent une partie endiablée, riant, se défiant, se bousculant gentiment comme ils en avaient l’habitude. Pendant un instant, tout semblait simple, léger. Mais cette bulle de tranquillité allait bientôt éclater.
Soudain, alors qu’ils allaient quitter le terrain pour prendre une pause, un étrange bruit retentit. Un clic, suivi d’un grincement métallique. La porte de la salle de basket, qu’ils avaient laissée entrouverte, se referma lentement… puis se verrouilla automatiquement.
— C’était quoi, ça ? demanda Gabriel, tendu.
Ils s’approchèrent de la porte. Elle ne bougeait plus. Verrouillée de l’intérieur.
— C’est une blague ? demanda Fresh.
Léo tenta de forcer la poignée, sans succès.
— Regardez là-bas, dit soudain Leek, en pointant du doigt une petite boîte métallique, posée sur le mur, là où se trouvait auparavant une simple trousse de secours.
Une lumière rouge clignotait. Sur l’écran digital, un décompte s’affichait :
15:00… 14:59… 14:58…
— Une bombe… souffla Léo, blême.
Un silence de plomb tomba sur la salle.
Le compte à rebours s’égrainait inexorablement.
14:43… 14:42… 14:41…
— C’est une f****e blague ou quoi ?! s’écria Fresh, les yeux écarquillés.
— Non, c’est bien réel, dit Gabriel d’un ton grave. Il faut sortir d’ici. Tout de suite.
Léo s’approcha de la boîte. Elle semblait scellée au mur, connectée à un petit boîtier électronique dont les circuits étaient visibles. Aucun fil apparent. Aucun bouton d’arrêt. Seulement ce décompte rouge qui battait comme un cœur prêt à exploser.
— On doit appeler à l’aide, déclara Leek en sortant son téléphone.
Mais aucun signal. Les quatre téléphones affichaient le même message : "Réseau indisponible."
— Ils ont brouillé les communications, constata Gabriel.
Léo prit une grande inspiration, posant les mains sur ses genoux pour réfléchir.
— Ok. On panique pas. Quelqu’un nous a enfermés ici volontairement. C’est pas un hasard. Ce n’est pas une alarme incendie, c’est un piège.
— Qui ferait ça ? demanda Fresh. Et pourquoi ici, aujourd’hui ?
Léo n’avait pas la réponse. Mais au fond de lui, une idée commençait à germer. Et elle n’était pas rassurante.
Il scanna la salle du regard. Il y avait une grille d’aération dans le coin gauche, haute mais pas hors d’atteinte. Si l’un d’eux pouvait l’atteindre…
— Là-haut, dit-il en la désignant. Si on pouvait l’ouvrir, on pourrait peut-être s’échapper.
— Je peux grimper, proposa Leek.
Avec l’aide de Gabriel et Fresh, il grimpa sur les casiers alignés contre le mur. Léo l’aida à soulever la grille. Elle céda avec un grincement métallique. L’ouverture était étroite, mais suffisante.
— Je vais chercher de l’aide, annonça Leek. Tenez bon !
Il disparut dans le conduit, rampant dans l’obscurité. À l’intérieur de la salle, les autres restèrent figés, tendus, observant le décompte.
10:00… 09:59…
Léo pensa à sa mère, à son père, à Luna, et à cette étrange journée qui avait commencé comme n’importe quelle autre. Il pensa aussi à ce que Jordan avait dit à table : « Lucky cherche à nous ruiner. »
Et si ce n’était pas seulement une guerre entre adultes ? Et si cela impliquait aussi les enfants ?
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Point de vue de Luna
Assise sur un banc non loin de l’université, Luna observait l’écran de son téléphone, nerveuse. Elle avait tenté de joindre Léo à plusieurs reprises, sans succès. Une partie d’elle voulait croire qu’il était juste occupé… mais son instinct lui disait que quelque chose n’allait pas.
Puis, un message chiffré apparut sur son écran. Aucun nom. Seulement ces mots :
« Le jeu commence. »
Elle sentit un frisson lui parcourir l’échine.
— Papa… qu’est-ce que tu prépares ? murmura-t-elle.
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Retour à la salle de sport
05:30… 05:29…
Gabriel tourna vers son frère :
— S’il se passe quelque chose, Léo, sache que je t’aime, mec.
— Ferme-la, répliqua Léo, les yeux humides. On va sortir d’ici.
Soudain, un cliquetis métallique retentit. La porte s’ouvrit brutalement.
Leek, essoufflé et les bras couverts de poussière, apparut, suivi de deux agents de sécurité. Ils portaient un dispositif électronique dans les mains. L’un d’eux s’approcha de la bombe, entra un code, et le décompte s’arrêta net à :
00:11.
Le silence tomba, lourd de tension et de soulagement.
— Qui a installé ça ? demanda l’un des agents.
Personne ne répondit. Parce que personne ne savait. Mais une chose était sûre : quelqu’un avait voulu leur envoyer un message.
Et ce n’était que le début.