Chapitre 5 : Le cruel ravisseur
Julien réuni Guillaume, Daniel, Baptiste et Céline.
- Vous voulez nous parler de l’autopsie ? (demande Daniel)
- En effet.
- Vous avez prévu une cérémonie Julien ? (demande Céline)
- Il n’y aura pas de cérémonie.
- Mais pourquoi ?
- Avec tout le respect que je vous dois, je ne suis pas trop d’accord ! (réplique Baptiste). Nous devons honorer la mémoire de Joséphine.
- Il n’y aura pas de cérémonie, car le corps retrouvé n’est pas celui de Joséphine.
- Quoi ? Mais ce n’est pas possible ! (s'étonne Daniel)
- Pourtant ! (répond Julien)
- Julien ! Cette femme portait les bijoux de Joséphine, possédait sa carte de police et son manteau aussi ! (affirme Daniel)
- Et pourtant ce n’est pas elle. Fred a relevé les empreintes et elles ne correspondent pas à celles de Joséphine.
- Les empreintes sont intactes ? (demande Daniel)
- Oui ! Même si le visage de cette femme est bien abîmé, les empreintes sont restées intactes.
- Alors qu’est-ce que cette femme faisait avec les affaires de Joséphine ? (s'interroge Guillaume) Puis qui est-elle ?
- Encore une autre affaire ! Il faut maintenant découvrir qui est cette femme. Mais à mon avis, le ravisseur se moque de nous. Quelqu’un veut nous faire croire que Joséphine est morte. (répond Julien)
- Parce que vous pensez qu’elle est encore en vie ? (demande Daniel)
- Tant qu’il n’y a pas de corps, Joséphine est en vie. (affirme Julien)
- Mais il faut être cruel pour faire ça ! (ajoute Céline)
- Une chose est sûre, le ravisseur ne fait pas ça pour l’argent ! Ça fait quatre jours maintenant que Joséphine a disparue et toujours aucune demande de rançon ! (souligne Guillaume)
- Il faut maintenant poursuivre cette enquête, regarder les derniers signalements de disparition afin d’essayer d’identifier la victime. Guillaume !?
- Oui
- Ce sont les bijoux de Joséphine ! Essaie de voir si on peut en tirer quelque chose ! Ils ne sont pas arrivés là par hasard !
- D’accord !
- Baptiste ! Vous avez du nouveau avec le portable ?
- J’allais venir vous voir justement. Joséphine a réussi à actionner l’enregistrement. On a quelques secondes.
- Ce n'est pas vrai !
- Venez écouter.
Julien et le reste de l’équipe suit Baptiste.
Baptiste met en route et entend Joséphine.
- Tu n’es qu’un malade. Fiche le camp ! Laisse-moi !
- La ferme ! Lui répondit un homme.
Ils entendent un bruit qui donnait l'impression d'avoir entendu une gifle.
- Ça fait mal hein ! Supplie-moi de ne pas te tuer !
- Jamais ! Je préfère mourir et garder ma dignité !
- Tu vas mourir je t’assure, mais je vais m’amuser un peu avec toi avant ! Ah tu as un petit joujou on dirait ! Donne-moi ça ! (Hurle Joséphine)
- Non !
Ils entendent un grésillement et plus rien.
- Nous savons maintenant que l’homme connaissait Joséphine et elle aussi visiblement. (affirma Julien)
Céline fait une drôle de tête, ce qui n'échappe pas à Julien.
- Ça ne va pas Céline ?
- Je connais cette voix purée ! Mais je ne sais plus d’où !
- Repasse voir la b***e Baptiste ! (demande Julien)
- Oui !
Flash-back – (4 jours plus tôt)
Je roule tranquillement pour me rendre à mon travail. Je m'aperçois dans mon rétroviseur qu’une voiture me suit de très près depuis que j'ai quitté mon domicile. Je regarde attentivement et croit reconnaître l’homme qui me suit. J'active la vitesse, mais l’homme accélère de plus en plus. Il finit par me doubler et me colle de très près. Je tente de me déporter, mais tombe dans un fossé.
- Eh merde.. ! (Dis-je)
Je tente d’accélérer en marche arrière pour me sortir de là, mais en vain. Je panique de plus en plus, l'homme se rapproche et ouvre la porte conducteur de la voiture familiale.
- Besoin d’un coup de main capitaine ! (demande t-il d'un air sadique)
Je le regarde et ouvre rapidement mon vide-poche pour y sortir mon arme, mais l’homme me frappe brutalement à la tête avec une pierre. Je suis sonnée, mais toujours consciente. Je pose ma main derrière ma tête envahit par la douleur.
- Qu'est-ce que vous me voulez ?
- Tu oses me demander ? Je veux ta peau ! Tu m'as assez pourri la vie comme ça ! (hurle l'homme)
- J'ai fait mon boulot. J'ai fait ce qui était juste !
- Ta gueule ! (hurle l'homme)
Il se penche et attrape l'arme toujours en apparence sur le siège passager.
- Descends ! (ordonne t-il)
Je lui tiens tête et ne bouge pas.
- Descend je te dis ! (hurlant très fort)
L’homme détache lui-même la ceinture, il m’empoigne par ma chevelure imbibée de sang et m’entraîne à l’extérieur. Je passe ma main dans ma poche et appuis sur un bouton de mon portable. Depuis longtemps, je sais qu'avec mon métier, je dois avoir cette application bien à porter de main. Cette fois-ci, je sais que ça me sera bien utile.
- Tu n’es qu’un malade. Fiche le camp ! Laisse moi !
- La ferme ! Tu te tais ! Tu te tais ! (s'énerve t-il)
L'homme s'énerve et me met une très grosse gifle, ce qui lui fait perdre l'équilibre. Je tombe contre ma voiture et me cogne brutalement.
- Ça fait mal hein ! Supplie-moi de ne pas te tuer !
- Jamais ! Je préfère mourir et garder ma dignité ! De toute façon, même si je te supplie, tu me tueras quand même !
- Tu vas mourir je t’assure, mais je vais m’amuser un peu avec toi avant !
L’homme remarque le portable éclairé à travers mon manteau. Il m'empoigne par le col et passe la main dans ma poche et saisie le téléphone.
- Ah tu as un petit joujou on dirait !
- Non !
Il le prend et le lance très loin sans regarder ce qu’il affiche.
- Oh ne t’inquiète pas ! J’ai laissé mes empreintes nulle part ! Regarde mes supers gants ! (brave t-il)
- Je n'en ai rien à faire de tes gants ! Espèce de malade !
Je tente de me débattre et lutte afin d’attraper mon arme, mais l’homme le fait tomber et met un énorme coup pied qui entraîne l'arme sous la voiture. Par la suite, il donne un ultime coup qui m'assomme.
Il retourne à sa voiture et ouvre le coffre dans lequel il me jette brutalement. Il me retire mes bagues, mon manteau et me vole mes papiers. Il monte à l'avant, quitte les lieux et quelques mètres plus loin, s’arrête devant une usine désaffectée.
A suivre