41

2561 Words
Partie 41 : Je m’étais endormie épuisée par l’accouchement. Lorsque j’ouvris les yeux je constatais que j’avais été déplacée, je me retrouvais donc dans une autre chambre, je me sentais légère comme s’il me manquait… - YELENA ! M’écriais-je en sursaut, j’étais reliée à une perfusion et j’avais du mal à me déplacer. Malgré tout, je me levais en tirant ma perfusion, je marchais avec difficulté et mes pieds me faisaient si mal. Mais le désir de retrouver ma fille était mon unique force. Je devais à tout prix savoir où est mon enfant. Et si les médecins avaient estimé qu’elle était trop faible pour survivre ? Et si elle avait cédé pendant que je dormais ? NON ! NON ! Et NON ! Ma fille est un rock ! Elle est vivante, instinct de mère ! - Mademoiselle où allez-vous ? Demanda une infirmière. - Chercher ma fille. Répondis-je sans lui adresser un seul regard. - Mais vous avez besoin de repos… - J’ai BESOIN de voir MA FILLE ! M’écriais-je. - Calmez-vous, votre enfant est en couveuse, je vais vous y emmener. En couveuse ? Comment ça ? Je pensais qu’on ne pouvait pas la mettre sous couveuse faute d’argent ? - Regardez, elle est là… Mon cœur se serra à nouveau quand je vis mon petit trésor, elle était recroquevillée et paraissait si minuscule qu’elle pourrait tenir dans une seule main. J’eus versé quelques larmes quand je la comparais avec le bébé sous couveuse qui était à côté d’elle. Il était deux fois plus gros et plus grand que ma petite Yélena. Elle, était comparable à un cochon d’inde. - Ne pleurez pas madame, c’est vous qui aviez fait ce choix, vous devez donc être forte et l’assumer. - Je le sais, je le sais… - Le docteur Marie-Natasha a demandé à ce que votre enfant soit mise sous couveuse pendant 24h car vous aviez besoin de repos, votre rythme respiratoire était instable après l’accouchement, vous nous aviez fait peur, en l’espace d’un instant nous avions cru vous perdre… - Hein !? Mais… Mais… Balbutiais-je. Doux Jésus ! - Vous devriez retournez dans votre chambre le docteur viendra vous voir. - Mais la couveuse je devrais la payer ? - non pas celle de 24h, l’aide sociale s’en chargera. - D’accord merci. Mais j’aimerais rentrer chez moi avec mon enfant. L’infirmière me regarda comme si j’étais folle. Bien qu’elle se retient de donner son opinion en disant tout simplement « vous verrez cela avec docteur Marie-Natasha ». Je retournais dans ma chambre où je vis poser sur le fauteuil mes affaires, je pris mon téléphone afin d’appeler maman. - Allô Chanci, depuis là pas de nouvelle est-ce que ça va ? - Oui maman, ça va. J’ai accouché. - WOOOO Mam ! Mam hééé ! S’écria-t-elle en appelant ma grand-mère. Yessi a accouché ohhh ! - Ohhh Yé bébé d’ibambe là est née ? Demanda ma grand-mère. - Oui ohhh, viens, viens parler avec elle. Répondit maman. - Ayô ! Fit ma grand-mère. - hee mami la go de la puissance. Dis-je d’un ton comique. - Ahhh pardyon comme ti accouché là ti fais fionfion hein ! - non, même pas mami, c'est juste pour éviter de stresser, mon bébé est tellement petite et si faible, j’ai peur mami. - Peur tika (où) ! Pardyon moi jé té déjà donner les conseiller maintenant si tu ne suis pas hum ti même là-bas. - Mais si le docteur refuse que je sorte avec l’enfant. - Docteur quoi ?! Que cé son enfant, i va refuser pourquoi !? Cocol (stp) faut pas ti vas m’énerver en tout cas moi jé ti déjà dit. - Oui mamie. Passe-moi maman s’il te plaît. - hum Chancia. Répondit maman. Félicitation mais soit forte ma chérie. - Ah maman ce que tu dis là n’est pas facile, avant l’accouchement j’ai failli péter les plombs. - Oh pourquoi. - Le coup de fil de papa… Laissais-je tombé. - que t’a-t-il dit ? Demanda-t-elle calmement. J’entrepris de tout relater à ma mère, mot pour mot, la gorge nouée, le regard mouillé, je m’efforçais là de ne pas pleurer. - Quand on vous parle vous n’aimez pas écouter. - oh, comment ça maman ? Je ne te suis pas. - Yessi, je ne t’avais pas dit ici qu'on n'embrasse pas les gens n’importe comment !? Ça y est, elle fait allusion à Rahanne. - Ta sœur et toi vous êtes comme des moutons ! On vous parle, vous n’écoutez pas! A beau dire que les gens qui vous sourient ne sont pas forcément ceux qui vous veulent du bien, méfiez-vous ohh, mais rien, j’ai mis au monde des maboules qui passent leurs temps à embrasser les premiers venus. - mais maman… - Il n’y a pas de MAIS qui tienne ! Voilà aujourd’hui ton père te demande de l’oublier, la faute à qui !? Ton idiote de sœur a fait la même bêtise quand elle était en France mais depuis qu’elle est au Mali, elle est en paix. Mes enfants là je ne vous comprends pas, il y a un démon qui vous persécute en France là-bas et le démon est là que pion ! Toujours à vos côtés. - … - A beau dire « n’accepter pas n’importe qui dans votre famille héééé », mwane vous ne savez pas qui vient là ! Mais vous non, vous embrassez les gens en leurs cédant vos places voilà maintenant, aujourd’hui c’est qui la fille chérie de ton père ? C’est qui sa protégée ? La seule dont il n’a de cesse le nom dans la bouche. - Comment ça maman ? - comment ça quoi !? Tu penses que ton père te renie là sans te remplacer !? Il traite maintenant Amandine comme si c’était son propre enfant, que c’est elle maintenant sa fille, oh Amandine à gauche, Amandine à droite, Amandine fait ceci, oh Amandine fait cela, que le nom d’Amandine à longueur de journée toi là c’est à peine, s’il te connait même encore… Vous savez que depuis un moment je ne l’écoutais plus, mon cerveau c’est déconnecté quand elle a dit « Amandine » J’ai surement mal entendu que veut - elle dire par là ? - Amandine comment ça maman je ne comprends pas. - continue de ne pas comprendre tu sauras ! Votre Amandine c’est elle qui vient tout dire ici à ton père ! C’est elle qui lui raconte n’importe quoi. - mais Amandine maman c’est impossible, c’est notre cousine… - Quelle cousine ! Que le sang de qui coule dans ses veines !? Vous êtes toujours là pour embrasser les gens n’importe comment et vous les incluez dans votre famille, voilà maintenant le résultat ! Amandine c’est la filleule de ton père ! La fille de son amie d’enfance elle n’a jamais été sa nièce où que sais-je. Elle est Fang-Myène et ton père punu ! Où est la parenté là !? Pardon faut pas m’énerver cette fille-là n’a jamais fait partie de ma famille ! Maman n’a jamais aimer Amandine, du moins hypocritement mais elle n’a jamais voulu la sentir, elle trouvait que Amandine était fausse et que ces allures de fille parfaite, modèle cachait quelque chose mais à cette époque Marlène ma grande sœur ne s’entendait plus très bien avec papa et comme toujours il s’accrochait à Amandine. Ne pouvant supporter qu’une autre fille prenne une place plus grande que celle de son enfant dans le cœur de papa, maman avait développé une sorte de haine envers Amandine et j’avais toujours pensé que sa jalousie venait de là mais… A cet instant précis où je voulus donner tort à maman convaincue que tout mon malheur était causé par Rahanne j’eus comme un flash-back. Toutes les fois où je me suis confiée à Amandine, tout concordait avec les propos tenu par papa lors de notre dispute. M’avait-il dit : « Comme tu couches avec deux hommes en même temps » Rahanne ne pouvait-être au courant de cela et ma relation avec Lovery était encore au bon fixe alors comment aurait-elle pu le savoir !? Seule Amandine et Lovery était au courant que je sortais avec Marc et Karim… « Ton oncle tu l’as séduit » Là encore Rahanne ne pouvait-être au courant, seule Lovery le savait mais j’avais fait part de cela à Amandine plus tard lorsque mon oncle était mort et elle m’avait semblé très énervée du fait que je le lui avais caché et non en parler plus tôt. Réaction que je n’avais pas très bien comprise mais elle m’avait sortie un argument en béton qui effaça tous doutes en moi. « Séduire le fiancé de ta cousine Ariane » l’a encore Amandine était au courant. Lovery, j’avais préféré la tenir hors de cela. Je pouvais penser que c’était Ariane qui l’avait dit aux parents sous l’effet de la colère mais que je sache Ariane était certes au courant pour ma relation double, mais pas pour mon oncle et même si c’était le cas nous avions coupé les ponts depuis lors alors comment aurait-elle pu savoir pour le quatrième et dernier argument… « Entretenir des rapports avec le père de ta copine d’enfance / madame est enceinte du père de sa copine » Il n’y a qu’une seule personne qui était au courant de tout cela, une seule… Amandine… - DOUX JESUS ! M’écriais-je. - Ah madame a afin prit conscience. Ajouta maman. - Donc c’est Amandine la femme serpent que je voyais en rêve ! Comment n’y ai-je pas pensé ? Marc m’avait parlé d’une connaissance à ma grande-sœur et moi ! Il n’y avait qu’Amandine ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plutôt ? Plus je me rapprochais d’Amandine, plus la femme dans mes rêves prenait ma place ! PERE TOUT PUISSANT ! C’est quoi ça ! Dire que je lui faisais totalement confiance ! Ça explique aussi pourquoi je n’arrivais jamais à lui faire part de mes rêves même quand j’essaye mes lèvres étaient comme scellées, parce que justement c’était elle le démon que je voyais tchoO ! - WOOOOOOOOOOOOOOOO DIAMBU YEEEEEEEEEEEE ! S’écria maman. Donc tu vas jusqu’à rêver des femmes serpents ! NYAMBIIIIIII ohhhh, Christ ! Donc Amandine là c’est une sorcière ! - Mon dieu maman, tout est clair ohh ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plutôt ? Pourquoi ? Les signes étaient là ! Les yeux de serpents (signification de tromperie), la langue de Lézard (significatif du mensonge), ceux qui ont la parole rapide et qui savent amadouer, voir endormir leur proie en mentant. Maman je suis seule coupable de ma bêtise ! Comment n’y ai-je pas pensé ? Je me sentais tellement seule ici que j’ai embrassé mon ennemie, je l’ai laissé prendre ma place, doux Jésus ! Je lui ai ouvert la porte ohhhh ! Comment ai-je pu être aussi négligeant ! Comment ! Tout était là, mais je ne voulais pas voir, tous les signes étaient là, mais aveuglée par ma solitude j’ai fermé les yeux, j’avais choisi de fermer les yeux, et voilà, voilà que… - Ohhh mais c’est une sorcière ! Mon Dieu ! Cette fille est une sorcière ! Faut prier ohh Yessi ! IL faut que tu rentres en prière ! - Oui maman, je vais commencer les psaumes dès que je rentre à la maison, le seigneur est mon berger maman, sa main me conduit ! Vous avez toujours cru ici que je ne priais pas, parce que je n’allais pas à l’église ? Mais qui vous mets ces idées cornues dans la tête ! Dieu est où je suis, du moment que je pense à lui et que je n’ai sans cesse son nom dans mon cœur alors je n’ai rien à craindre ! Le salut est personnel ! Et ce n’est pas l’église qui l’apporte ! Qui vous a menti que c’est en allant à l’église chaque dimanche qu'on obtient les grâces !? Baliverne ! C’est en priant son Dieu chaque jour, en remettant nos vies entre ses mains et en ne cessant de glorifier son saint nom que nous obtiendrons les grâces. L’église est une école, l’école de la parole de vie, de Dieu, l’église est là pour nous enseigner et nous guider sur comment servir et aimer notre Dieu mais après cela c’est à nous de faire le reste ! Mon Dieu est où je suis, même dans les toilettes il est à mes côtés ! Le simple fait de dire « Dieu est au-devant de ma vie » Signifie énormément ! Cette simple phrase fait que je lui remets toute ma vie, mon existence, cette simple phrase fait que je le reconnais comme sauveur de l’humanité comme maitre de ma destinée ! Moi j’ai la foi ! Et je crois au pouvoir de mon Dieu, j’ai certes flanché à bien des moments mais maintenant c’est FINI ! Et je ne cesserai de le dire ! Tout ce que je vis aujourd’hui n’est rien comparé à l’immense bonheur qui m’attend demain ! Je baignerais tellement dans la joie et la paix du Christ que tout ceci ne sera qu’un triste souvenir. Le saint nom du Père Créateur et ma sainte bible, seront ma seule et unique arme ! Une arme puissante qui terrassera tous mes ennemies ! Justice sera faite ! Au nom de JESUS ! *** Félicitations à Adoree Vanesia Koubaka, Melia Hinda Benga, Mig Boungou et à Liliane Loury qui ont démasqué Amandine dès le début, Bravo les miss.
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