Partie 40 :
Maman sait ? Elle sait que c’est Rahanne ? Mon Dieu comment-a-t-elle su.
- Tu sais ? Demandais-je étonnée.
- Oui et c’est ta co…
- Attends maman y a papa qui m’appelle; qu’est-ce que je fais ?
- Mon Dieu ! Chancia attrape le cœur, ton père est en colère ne prends pas en compte ce qu’il te dira on lui a monté la tête contre toi et il pense que je t’encourage dans cela. Chancia sois forte pardon, sois forte. Dit-elle avec angoisse.
- maman tu me fais peur, maman pourquoi parles tu ainsi, mon Dieu que va-t-il encore m’arriver je n’en peux plus, je t’assure je n’en peux plus…
- Prie mon enfant, prie notre seigneur car Dieu ne te donne que ce que tu es à mesure de supporter. Envoie moi un sms pour que je te rappelle.
Puis elle raccrocha, mon téléphone resta quelque minutes avant de sonner à nouveau, c’était encore papa. Je pris une grand bouffée d’air avant de décrocher, je n’ai pas eu le temps de dire « Allô » que papa s’acharnait déjà sur moi.
- Comme ça madame ne répond plus au téléphone c’est ça ! Tu te faisais encore sauter ! Petite bordelle ! Quand je pense que mon sang coule dans tes veines j’en suis dégoutté !
WOO ! Mon père parle ainsi dite moi, que je rêve !
- Mais papa que ce…
- NE M’APPELLE PLUS AINSI ! S’écria-t-il.
HEIN !!!?
- La c’était la goutte d’eau qui à déborder le vase, Ophélie ! La goutte de plus ! Depuis des mois je me retiens, j’essaie de ne pas craquer suites aux atrocités dites sur toi mais là tu es allée trop loin ! Tu es enceinte c’est cela ! Sept mois ! Quand comptais-tu me le dire hein !
- mais je l’ai dit à maman de plus tu semblais distant je ne savais…
- La faute à qui si j’étais distant hein ! La faute à qui ! Je t’envoie en France pour que tu ailles apprendre ! Je mets tous mes espoirs sur toi c’est pour que tu ailles, jouer aux prostituées, pour que j’apprenne que tu couchais avec deux hommes en même temps !
- HEIN !
- Hein quoi ! Toi ma fille Ophélie ! Tu as osé faire cela ! Toi mon enfant ! Non mais c’est quoi ce désordre ! Je ne t’ai pas donné cette éducation de fille de petites vertus moi ! Je t’ai donné une éducation digne de ce nom et Dieu m’en est témoin !
- Je… Je ne comprends plus rien…
- Ça suffit ! Arrête de vouloir te défendre ! Reconnais tes fautes ! Non mais ! Tu es la honte de ma famille, le déshonneur de cette famille !
- Mais papa je…
- Et pour ton oncle qui est mort hein, ce pauvre David comme ça on t’envoie chez lui et toi tu vas le séduire !
- hein !!!
- Alors ! Tu pensais que je l’ignorais, j’ai juste fermé les yeux sur tout cela en espérant que ce soit faux mais non, c’était donc vrai ! Le pauvre t’a chassée de chez lui car il ne voulait pas de problème mais que de te limiter là tu es allée séduire le fiancé de ta cousine Ariane !
- …
- une tourneuse de film indécent comme elle ! Au moins elle s'est rangée après, mais toi qu’as-tu fais ? Tu es allée séduire son homme ! Non mais que te manque-t-il ! Ça ne va pas dans ta tête, toi ? Il te manque une vis ! Non des vis ! Ça tourne pas rond chez toi !
- …
- Mais là Ophélie, là tu as dépassé les bornes, jusqu’à entretenir des rapports avec le père de ta copine d’enfance ! Comment en es-tu arrivée là, comment ? Que ne t’ai-je pas donné ma fille !? Que n’ai-je pas fait pour toi ? Ai-je une seule fois manqué à mon devoir de père pour que tu me remercies ainsi ? J’ai tout fait pour toi, j’ai tant fais pour toi et là… Là je me rends compte de mon erreur, j’aurais dû être sévère comme les autres hommes, peut-être m’aurais-tu craint !
- je… Mais… Je ne savais simplement plus quoi dire.
- Donc comme ça madame est enceinte du père de sa copine. C’est bien, c’est très bien même continue sur cette lancée, mais je vais te dire une chose et retiens le, une bonne fois pour toute dans ta tête de grande imbécile !
- …
- Comme tu veux avoir une vie de débauche, de fille de petite vertu qui entretiens des rapports avec les hommes âgés ou déjà engagés et bien vie là, mais vie là sans moi ! Sans nous ! Oublies que je suis ton père ! Tu m’entends Ophélie ! Si cela ne tenait qu’à moi tu ne porterais plus mon nom mais remercie ton idiote de mère qui te couvre toujours !
- …
- Ne parle jamais de moi à tes enfants ! S’ils te demandent si tu avais un père tu leurs diras qu’il est mort ! Dès maintenant considère que tu n’as jamais eu de père ! Si un jour toi et moi nous nous croisons, fais comme si tu ne m’avais pas vu et PASSE TA ROUTE ! Ne t’avise plus jamais de m’appeler, de chercher à savoir comment je me porte et encore moins, de demander après moi.
- …
- Vie ta vie de fille sale ! Et OUBLIE-MOI ! Si jamais tu essayes un jour de m’adresser la parole je te montrerais que moi aussi je sais battre le fer ! Sur ceux , je te souhaite de continuer dans ta lancée !
CLICK !
PAFF ! (je venais là de péter les plombs) J’eus un rire nerveux sans comprendre pourquoi, que de pleurer j’éclatais de rire ! NON MAIS JE REVE ! Cette conversation était un canular ? Je ne comprenais plus rien, vous pensez que ma vie est normale ? Non vraiment tous ce que je vivais-là était normal ? Un seul être humain ! Un seul pouvait-il vivre tout cela !?
Oh Doux Jésus, je regardais autour de moi à la recherche d’un objet tranchant, je voulais le faire, il fallait que je le fasse et cette voix dans ma tête ne cessais de m’encourager.
« Fais-le » Répétait-elle « fais-le, juste pour te libérer, personne ne veut de toi et encore moins de ton enfant, il t’ont tous abandonnée. Vas-t-on, tu souffres trop, ta place n’est plus ici, vas t'en… »
M’en aller, oui, je devais m’en aller après tout je ne manquerais à personne ? Et plus mon bébé allait mourir, le médecin proposait de pratiquer une IMG alors à quoi bon…
« Oui, c’est cela… Vas t 'en avec elle, votre place est ailleurs, pas sur terre, fais le tu seras libérée, tu seras en paix, et tu ne souffriras plus jamais, fais-le… »
Je me rapprochais petit à petit de la fenêtre, ce serait plus facile si je passais à travers, nous étions au 12ème étage ce serait plus facile et plus rapide.
« Allons-nous en, n’hésite pas et saute ! »
FRIIIIIPPPP (le bruit de la fenêtre que je venais de pousser.)
Je me rapprochais en passant ma tête de l’autre côté, la sensation du vent sur mon visage me fis du bien…
« Aller, vas-y, vas-y… »
J’ôtais mes chaussures en posant mon pied sur le rebord de la fenêtre, je pris appuie en me relevant petit à petit.
« Un grand plongeant, comme à la piscine, imagine qu’il y a de l’eau là en bas, vas-y SAUTE ! »
Oui, comme à la piscine. Répétais-je. A trois j’y vais sans hésiter, une, deux et…
T…
« NON TATA CICI !!! »
Je me freinais dans mon élan… Glenn ?! Je me retournais et vus qu’il n’y avait personne dans la salle. Glenn, ne cessais-je de répéter, où es-tu Glenn ? C’est toi ?
« Non ! Tu vois bien qu’il y a personne, Glenn t’attend, il n’est plus de ce monde, vas le rejoindre, il t’appelle, il faut aller le rejoindre »
Mais pourquoi a-t-il dit « non » s’il veut que je vienne ? Demandais-je à la voix.
« Tu as mal entendu, aller SAUTE maintenant ! Plus tu perds de temps, plus vite les médecins seront de retour. Aller saute on va rejoindre Glenn, saute ! Saute !! SAUTE ! »
Oui, aller à trois…
« Non c’est une perte de temps ! Saute immédiatement ! SAUTE ! Et tu connaitras le Bonheur ! Tu ne souffriras plus jamais et ton père n’aura plus honte de toi vue que tu ne seras plus de ce monde »
Papa n’aura plus honte de moi ? Tu en es sûre ?
« Oui, et tu verras. Maintenant saute »
Puisse Dieu m’accueillir dans son paradis céleste…
« Tu abandonnes tata cici ? Tu abandonnes ? Sans être battu ? Sans t’être défendue ? Comme ça ? Tu claques tout ? Et maman, tata Cici ? Maman qui t’aime ? Ma maman qui pense à toi chaque jour, qui prie sans arrêt pour toi, qui me demande de veiller sur toi, tu l’abandonnes elle qui t’aime comme une sœur ? »
Anouchka…
« Ne l’écoute pas ! Il ne veut pas que tu sois heureuse, il veut t’empêcher de connaitre le bonheur, si tu restes ici tu souffriras, saute et tu connaitras la paix éternelle ! »
Anouchka, mon amie, ma sœur… Magalie… Natoutou (mon petit frère) et mon petit bébé Choupette…
« Dieu n’aime pas les faibles tata Cici, il fait passer de rudes épreuves à ceux qu’il aime, Dieu n’abandonne jamais ces enfants tata, il veille sur chacun d’entre eux. Quand tu penses être seule, lui il est là, quand tu penses avoir été abandonnée, lui il t’accompagne. Dieu est ton seul salut tata, la mort ne le sera jamais, choisis le combat à la facilité, choisit la vie à la mort… »
Qu’ai-je faillis faire ! DOUX JESUS ! Qui ai-je failli écouter !? Ohhhh Seigneur j’ai faillis suivre le chemin des ténèbres ! Mon Dieu, mon Dieu…
- Mademoiselle avez-vous… AHHHHHHH ! S’écria mon médecin qui venait de faire son entré dans la chambre, elle me trouva accroupie sur le rebord de la fenêtre. DIEU LE PERE ! Que faites-vous, ne… Ne… Surtout ne bougez pas… Ne bougez surtout pas…
- Je prenais juste de l’air. Dis-je naturellement en quittant la fenêtre.
- Mais vous… Vous tentiez…
- Non docteur, j’avais très chaud, je voulais juste prendre de l’air. Répondis-je.
- Je… Hum. Inspira-t-elle. Avez-vous… Avez-vous réfléchit ? Balbutiait-elle.
- Oui et je garde mon enfant. Répondis-je.
- Très bien nous allons procéder de suite au déclenchement.
- Ok.
Les minutes qui suivirent, je fus conduite en salle d’accouchement où l’on me mit sous péridurale, j’eus à passer de longue et dures heures pénible avant l’accouchement, puis au moment venu, les médecins ont procédés à une extraction du fœtus afin d’effectuer une délivrance (naissance de l’enfant).
J’étais dans un état de divagation, j’entendais des cris disant des pleurs, les voix des médecins et des infirmières, sans oublier celle de la sage-femme qui tenait mon bébé entre ses mains.
« Yéléna… » C’est ainsi qu’elle m’avait dit s’appeler, lorsqu’elle était venue se présenter à moi en rêve.
- Yéléna… Ne cessais-je de répéter doucement… Yéléna…
La sage-femme me remit mon bébé entre les mains, elle était si petite tel un petit rongeur, elle était si mince et pesait un kilo d’après les médecins, je pris mon bébé en posant sa tête contre mon cœur.
J’y arriverai, peu importe ce qu’il en coûtera, j’y arriverai…