Un pas de plus

1426 Words
             Alors voilà ce que j'ai fait, je t’ai envoyé des fleurs, des roses rouges, j'avais fait ce choix par rapport à ce livre, tu t’en souviens , celui que tu torturais Bref . J'avais envoyé des fleurs avec une carte dans laquelle j'avais écrit : « Pardonne moi, d'avoir couché avec toi, j’en suis sincèrement désolé, même si j’ai bien aimé. Veux-tu bien être mon amie, j'accepterais toutes les conditions que tu me proposeras, voici mon numéro si t’es d'accord appelle-moi ok. » Je me disais mais qu'est-ce que j'ai écrit ? que j'étais un gros c*n et que tu allais plutôt m'ignorer dans le meilleur des cas ou m'appeler pour m’injurier. Ce jour là j'ai attendu, vérifiant mon portable chaque seconde mais aucun appel de ta part, alors c'était bien le meilleur des cas enfin c'est ce que je pensais. Le lendemain à mon réveil, j'ai regardé dans mon portable mais tu n’y étais pas, pas de message ni d’appel manqué.  Je me suis donc levé pour aller bosser, je bossais dans un magasin informatique, ce n'était pas le boulot parfait mais je l'aimais bien car c'était une bonne couverture. Tu te demandes sûrement pourquoi est-ce que je parle de couverture alors je ne vais te laisser dans le suspens parce que j'étais plus qu’un simple employé dans un magasin, j'étais un hacker, je faisait des boulots pour des gens, rien de bien méchant, je t'assure cependant j'avoue que ça paie bien, le plus amusant c'est que personne n’a pas savoir qui je suis alors que je sais tout de chacun d'eux. Maintenant tu sais pourquoi je parle de couverture bien je ne suis pas très explicite mais quand tu sauras ce que j’en fais de cet argent, tu en sauras bien plus, je t'assure, bon reprenons ! Je n'ai pas arrêté de penser à toi, j'étais angoissé, je pensais même à t'appeler alors que je n'étais pas supposé avoir ton numéro, je ne savais pas quoi faire. Je devais passer encore deux heures dans cet endroit qui me servait de prison, alors que j'avais besoin de te voir. 3 heures plus tard j'étais assis dans la bibliothèque espérant que tu viennes jusqu'à ce j'aille en cours, ce jour là, j'avais deux cours, 4h de temps, 4h de temps à me tourmenter l'esprit à me dire que j'ai tout gâché, je ne pouvais pas me concentrer, je ne le pouvais pas. J'étais à deux doigts de perdre ce qu'il y avait de plus cher à mes yeux alors j’ai laissé le second cours et me précipitai à la bibliothèque car c'est l'endroit le plus sûr qu’il y avait pour te trouver. J'étais seul dans cette salle remplie de livre, j’ai donc pris un livre pour essayer de passer le temps et dans une partie du livre il était écrit que les bonnes choses valent la peine de les attendre alors j’ai pris ça pour un signe. Ne te moque pas ok ! Je suis un homme et tu sais bien qu’on s'accroche à tout pour justifier ou pour encourager nos actes, tu es la mieux placée pour le savoir. De ce fait, j’ai attendu, des heures et des heures, chaque personne qui franchissait le seuil de la porte, provoquait un chamboulement dans mon cœur et mon estomac, jusqu'à ce que mon cerveau reprenne possession de mes actions pour ainsi dire, jusqu'à ce que ma patiente atteigne sa limite. Donc j'avais perdu sans avoir la chance de me battre, c'était fini sans même que ça commence et je ne pouvais que m’y résigner. alors j'ai décidé de partir, j'ai marché jusqu'à la porte, je regarde par terre la ligne qui pouvait me prouver que j'ai tout fait foiré  , juste un pas, un seul pas, ce n'était que ça un pas pour me convaincre que tout était fini. Dans une situation qui parait si banale, une partie de moi disait à mes pieds «  lèves-toi, fait ce foutu pas » et l'autre partie me dit « non, ne fait pas ça, reste où tu es, ne bouge pas, ne bouge surtout pas, si tu veux le faire, recule mais n'avance pas » Alors que c'était la guerre dans ma tête, le bourreau de mon cœur s’est tenu devant moi et m’a sorti cette phrase : -        On dirait que t’es bloqué, on dirait que tu ne sais pas si tu doit partir ou rester, laisse moi te faciliter la tâche, je suis là ! C'était comme si elle lisait dans mes pensées, chaque mots étaient juste. Après avoir levé la tête et à admirer ce sourire si lumineux, je me disais « elle est là, elle est là mon pote » -        Euh ! Tu me laisses passer ou sinon j’y vais, peut-être que ce serait mieux. Repris-tu  -        Mais non, non, entre donc et désolé, c'est que je ne m’y attendais pas, j'étais.. bref rentre donc. Rabâchai-je On s'était assis, l’un face à l'autre, tu m’as regardé, tu as souris, tu m’as détourné le regard et m’a regardé à nouveau puis tu t'étais remis à sourire. J'étais là à t’admirer, je ne sais pas pourquoi mais ça me faisait du bien de te voir comme ça et après quelques minutes sans prononcer un mot tu finis par briser la glace : -        Tu sais que tu es un taré !  -        Ben je le pensais avant mais maintenant j’en suis sûr. Répondis-je -        Qu'est-ce qui t’as pris d'écrire ça, sérieux, te pardonner pour avoir couché avec moi , c'est la carte la plus chelou qu’on m’est envoyé. -        J'ai compris ça trop tard mais malgré tout t'es là non. -        Ouais, je suis là, faut croire que j'ai vraiment besoin d’un ami pour accepter ta proposition avec des mots aussi chelous. -        Non, je ne crois pas car t’as des amis non, sans être indiscret, je t’ai souvent vu traîner avec, euh, certaines personnes. -        On dirait que tu m’espionnes, enfin ce ne sont pas… oui ce sont mes amis mais… -        Ils ne connaissent pas cette fille que j'ai devant moi. -        Quoi, quelle fille as-tu devant toi ? -        Une fille qui a besoin qu’on l’écoute sans la juger, sans pour autant jouer au conseiller, juste écouter. -        Comment est-ce que t'arrive à savoir ce que je pense, tout ça ? -        Si je te le dis ce ne sera plus si impressionnant alors je préfère garder mon secret. -        Alors on est amis ? -        Amis. Répondis-je en te tendant la main alors que toi, tu as préféré me donner une tape sur la main au lieu de me la serrer puis tu m’as pris dans tes bras. -        Serre moi fort s’il te plaît ! Me murmuras-tu à l'oreille et je l'ai fait, je t’ai serré fort, tellement que je sentais ton cœur comme s’il cognait ta poitrine pour sortir me trouver. Je sais, c'est un peu mauvais  comme figure de style mais à ce moment là, c'est ce que je ressentais ou plutôt ce que je voulais ressentir, que ton cœur veille de moi. Après on a commencé à discuter, on a commencé par se présenter, on a rigolé, on a instauré des règles, comme quoi notre QG était la bibliothèque, que l’on éviterait de se parler en publique, quand je t’ai demandé pourquoi tu m’as dit que ton copain était jaloux mais était-ce vraiment pour ça Léa, était-ce pour cette raison que tu voulais qu’on soit des amis secrets ?  Enfin on le saura bien assez tôt ma chérie, pas dans le chapitre suivant mais t'inquiète ça viendra. Évidemment j'ai accepté, je t’ai suivi comme je l'ai toujours fait mais que pouvais -je faire d'autre si tu contrôles ce qui me contrôle, mon cœur, oui ! J'ai pris du temps à l'accepter mais avec toi c'est mon cœur qui est au volant, n'obéissant qu’à tes désirs, tes envies, tes besoins et ceci même si tu n’en as pas conscience.
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