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Marc,mon combat

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Blurb

​"Aime-moi, ou détruis-moi."​Marlene a survécu au pire, mais son plus grand défi s'appelle Marc. Il a le pouvoir, l'argent et le mépris de ceux qui ne l'intéressent pas. Elle l'aime à en mourir ; il ne sait même pas qu'elle existe.​Prête à tout pour attirer son regard, Marlene bascule lentement. Ce qui a commencé comme un coup de foudre se transforme en une obsession sans limites. Dans l'ombre de cet homme puissant, elle va tisser une toile où la manipulation et les sentiments s'entremêlent. Mais à ce jeu-là, on finit souvent par se brûler les ailes.Marc, mon combat : Jusqu'où iriez-vous par amour ?

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chapitre 1
​« Je lui ai dit : aime-moi, ne mouille pas mes draps si tu m’abandonnes, ne laisse pas ton odeur imprégner mes draps. Je n’ai plus personne. Je ne suis pas celle que tu crois, aucun cabrone ne m’a touchée à part toi caballero, aucun cabrone ne m’a touchée. » ​Je chantais, allongée sur mon lit, en pensant à Marc. Cet homme qui fait battre mon cœur. ​Présentation ​Salut ! Moi, c’est Marlene Tianame Khalil. J'ai 26 ans, je suis la fille aînée d’une famille de trois enfants. Je suis sénégalo-congolaise. Mon père se nomme Amir Cheick Khalil, il est sénégalais. Ma mère se nomme Kibibi Mbiye Khalil, elle est congolaise. Nous sommes basés à Kinshasa (au Congo). J’ai un frère et une sœur : mon grand frère Ahmed Sylvain Khalil (31 ans) et ma petite sœur Kadrija Itu Khalil (20 ans). ​Côté physique : Je ne suis ni mince ni grosse, juste au milieu. Teint caramel, grands yeux brun noir, nez assez fin, lèvres pulpeuses, visage rond. Morphologie en X : poitrine généreuse, hanches développées... Sans me vanter, une vraie « outchou ». J’ai aussi de longs cheveux noirs crépus. ​Côté comportement : Je suis assez calme, mais si on me cherche, on me trouve. Ça peut partir très vite en vrille quand j’atteins mes limites. Je suis aussi très introvertie. ​La demande de la mère ​— Marlene ! Marlene !!! J’entends ma maman chérie hurler mon nom. Je sors de mon petit nuage, quitte mon lit et ma chambre, et cours vite vers elle. Elle était assise au salon en train de regarder une série. Elle me vit et poussa un soupir : — Marlene, combien de fois faut-il que je t’appelle, hein ? — Maman, me voici, dis-je en jouant avec le bout de mes doigts. — Bon, va prendre 1000 francs dans mon sac et va chez Moussa m'acheter de l'arachide en poudre. Quand tu reviens, va en cuisine nous préparer une bonne sauce à l’arachide avec du riz blanc. La viande est déjà prête. — Mais maman… — Pas de « mais maman » qui tienne ! Dépêche-toi avant que ton père ne rentre. ​J’aime beaucoup ma mère mais parfois, je vous jure… Moi qui étais déjà prête pour aller chez Sandrine. Oh ! Je ne vous ai pas encore présenté Sandrine. C’est ma meilleure amie, son nom complet est Mamie Sandrine Okya. Elle est d’origine nigériane mais elle et sa mère, ma chère tante Matie, vivent au Congo depuis 22 ans maintenant. Malheureusement, son père est mort dans un crash d’avion quand elle n'avait qu'un an. Sandrine a 24 ans. Elle est actuellement étudiante en psychologie et rêve de devenir psychologue clinicienne. ​Pour ce qui est de mon « taf », je suis styliste et designer indépendante. Je travaille pour ma propre marque : « Morè Vision », mon bébé. J’entre dans ma chambre, j’attrape mon téléphone et envoie un message à Sandrine pour lui dire que je ne pourrai pas passer car la « madre » exige ma cuisine. La « go » répond par un message : « Yo ! Va cuisiner et fais ça bien, il ne faudrait pas que ma tantie d’amour meure d’intoxication à cause de toi. » Je lui réponds : « Et puis quoi encore ? Vas bosser, wesh ! » ​Le dîner familial ​Je sors de la maison (qui compte 5 chambres, 3 toilettes, une cuisine, une terrasse et un petit potager). Après avoir récupéré l'arachide chez Moussa, je me mets aux fourneaux. Un peu plus tard, Kadrija rentre de l’école et vient m’aider. Mon père rentre quelques minutes plus tard. La nourriture est enfin prête. Maman nous demande d’aller nous rafraîchir rapidement avant de descendre manger. ​Quinze minutes plus tard, nous sommes tous à table : moi, Kadrija, mère et père. Mon frère Ahmed ne vit plus avec nous, il vit en France avec sa femme Aya (29 ans) et leur fille Juliette (2 ans). Ahmed est dentiste et Aya est professeure des écoles. Ma mère ne l'aime pas du tout. Elle fait des efforts, mais elle ne l’apprécie pas, pour le bien de son fils unique. Elle aurait préféré qu’il épouse une Congolaise et pense qu’Aya a éloigné Ahmed de la famille. ​D'ailleurs, à part Ahmed, je ne vis pas non plus avec mes parents. J'ai mon propre appartement, mais je suis ici pour le week-end car ils me manquaient énormément. La seule personne qui vit encore ici est Kadrija, avec le gardien Bomba. Nous dînions dans la paix, avec de petites blagues et de la bonne humeur, quand soudain, mon père aborda le sujet que j'évitais : « Le Mariage ». ​L’ultimatum ​— Marlene Tianome, mon enfant. — Oui, Baba ? — Tu as 26 ans aujourd'hui, demain tu en auras 27, et jusqu'ici tu ne nous as présenté personne. Il fit une pause. Sa voix devint plus sérieuse : — À ton âge, tu devrais déjà être chez ton mari et je devrais déjà avoir des petits-enfants. Ta mère m’a dit t’en avoir parlé le mois dernier, mais de toute évidence, tu ne fais toujours pas ce qui est juste. Que se passe-t-il ? Sais-tu ce que les gens diront de toi, ou de nous, tes parents ? ​Sa voix devenait de plus en plus grave. Kadrija continuait de manger comme si de rien n'était. Ma mère, elle, me fusillait du regard. Si un regard pouvait tuer, je serais déjà morte. ​— Tu es une femme, oui. Je comprends que tu veuilles être libre, mais ta dignité est rattachée au nom d'un homme dans cette société. — Papa, dis-je, je n’ai pas besoin d’un homme, je vais très bien toute seule. Ce n'est pas que je refuse de me marier, c'est seulement que je n'ai pas encore trouvé chaussure à mon pied. Et je ne suis pas si vieille ! Quant à la société, je m'en fiche. Si je me marie sous pression et que je souffre, cette même société ne fera rien d'autre que me juger. — Oh mon Dieu ! Marlene, que dis-tu là ? Amir, tu entends ça ? s’exclama ma mère. — Oui, j’entends, et je suis bien déçu de voir ce que ma fille devient. Marlene, tu étais ma fierté, mais je vois que je te laisse beaucoup trop de liberté ! — Mais Baba… — Tais-toi, Marlene ! s'écria ma mère. Tu es partie de la maison, on n'a rien dit. Tu as abandonné tes études de commerce pour cette chose que tu appelles la mode, on n'a rien dit. Mais trop, c'est trop ! On ne va pas te laisser ruiner notre réputation ni donner un mauvais exemple à ta petite sœur. Aujourd'hui, tu oses répondre à ton père ? ​Je baissai les yeux, frustrée, les larmes aux yeux. — Tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied ? reprit ma mère. Les garçons te courent après ! Ta tante, mes sœurs et moi t’avons présenté des garçons bien élevés, stables et polis. Tu trouves toujours une histoire. Ça suffit ! ​Mon père posa sa main sur celle de maman pour la calmer. — Marlene. — Présente, Baba. — Tu parles de « chaussure à ton pied » ? Bien. Pour te montrer ma bonne foi, je te donne un an. Je répète : je te donne un an pour trouver chaussure à ton pied. Si dans un an tu n'es pas mariée, moi-même, ton père Amir Cheick Khalil, je te choisirai un mari et tu te marieras sans faire de bruit. — Enfin ! souffla ma mère. Mon cœur se mit à battre plus vite. Je sentais les regards de mes parents sur moi, lourds comme des pierres.​ — Papa, tu ne peux pas me forcer ! dis-je en me levant de table. ​Le regard de ma mère s'assombrit, celui de mon père durcit. — Je ne te force pas, je fais ce qu'il y a de mieux pour notre famille. Et si tu refuses d'obéir… tu verras mon visage de mort À cet instant, je compris une chose. Mon père ne plaisantait pas.​

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