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La Baie des Cougars

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Mystère et suspense sur la presqu’île de Quiberon !

Tout baigne pour Ronnie, jeune « escort boy » qui loue ses charmes à des quinquagénaires de la presqu’île de Quiberon. Mais, à quelques jours d’intervalle, deux de ses clientes trouvent la mort dans des conditions mystérieuses. Voilà qui n’arrange pas les affaires du gigolo, qui voit la gendarmerie, sous la conduite du lieutenant Menotti, faire irruption dans sa vie et mettre en péril son petit commerce. Pendant ce temps, un directeur de maison de retraite peu scrupuleux projette un très mauvais coup pour renflouer les caisses de son établissement…

À travers les paysages sauvages de la presqu’île, des destins s’entrecroisent en de sanglants chassés-croisés. Les coupables ne seront démasqués qu’au terme d’un suspense haletant.

Menez l'enquête avec ce polar captivant et riche en rebondissements !

EXTRAIT

Depuis six mois, elle recourait aux services de Ronnie. Son amie Annie lui avait expliqué comment contacter le jeune homme. À présent, Magda s’amusait de l’appréhension qui l’habitait lors de leur première rencontre. Jusqu’au dernier moment, alors qu’elle l’attendait dans cette même chambre, elle avait été tentée de prendre ses jambes à son cou. Que de chemin parcouru depuis ! Désormais, Magda devait admettre qu’elle aurait beaucoup de mal à se passer de la parenthèse hebdomadaire qu’elle ouvrait avec Ronnie. Il se montrait attentionné, d’une bonne humeur constante, et comme amant, même si ce terme n’était, bien sûr, pas tout à fait approprié, à même de lui apporter ce qu’elle désirait. Le seul moment déplaisant, auquel Magda ne pouvait décidément pas s’habituer, restait celui du paiement de la prestation. De plus, cet animal de Ronnie ne perdait pas le nord et augmentait régulièrement ses tarifs, sachant très bien qu’elle n’oserait pas marchander. Mais c’était le prix à payer, jamais expression n’avait été plus juste.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Natif de Carnac (56) et résidant à Chantepie, commune dont il est l'un de nos correspondants de presse, l'écrivain amarre ses polars dans des lieux que le lecteur peut identifier sans peine. - Ouest France

À PROPOS DE L'AUTEUR

Né à Carnac, Jean-Marc Perret a été professeur de Sciences économiques pendant quatre ans avant de faire carrière à la SNCF comme contrôleur de gestion. Depuis sa retraite, il est correspondant du journal Ouest-France à Chantepie, près de Rennes. Féru de littérature anglo-saxonne, il pratique le tennis et le volley-ball. Après s’être essayé à l’écriture de nouvelles, Ria mortelle est son premier roman policier.

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1. Lundi 4 juin
1 Lundi 4 juinQuand elle sortit de la salle de bains, il s’était déjà rhabillé et feuilletait distraitement une revue empruntée au présentoir de l’hôtel. Il leva les yeux et ébaucha un sourire, puis, d’un geste qui lui était familier, redressa la mèche blonde qui lui couvrait le front. Ensuite, il quitta le fauteuil dans lequel il était assis. De taille moyenne, il était à peine plus grand qu’elle. — Bien, je dois m’en aller à présent, dit-il simplement. Cette formule faisait partie de son rituel avant qu’il ne s’esquive. Il l’embrassa sur la joue. Elle le fixa tout au fond de ses yeux si bleus et s’écarta pour attraper son sac à main posé sur un guéridon. Elle en retira une enveloppe qu’elle lui tendit en détournant légèrement la tête. Sans un mot, il s’en saisit et la glissa dans la poche intérieure de sa veste. — Comme d’habitude, dans une semaine, même heure, même endroit ? questionna-t-il. Sans attendre la réponse, il lui adressa un b****r furtif du bout des doigts. Magda le regarda sortir, la démarche souple, presque féminine, un jean taille basse enserrant ses jambes étroites et sa courte veste cintrée lui recouvrant à peine le haut des fesses. Elle patienterait un quart d’heure avant de quitter l’hôtel, bien qu’elle fût consciente que cela ne tromperait pas grand monde à la réception. Elle prit place dans le fauteuil qu’il occupait précédemment et promena les yeux sur le décor conventionnel de la chambre, s’attardant sur les draps froissés. Depuis six mois, elle recourait aux services de Ronnie. Son amie Annie lui avait expliqué comment contacter le jeune homme. À présent, Magda s’amusait de l’appréhension qui l’habitait lors de leur première rencontre. Jusqu’au dernier moment, alors qu’elle l’attendait dans cette même chambre, elle avait été tentée de prendre ses jambes à son cou. Que de chemin parcouru depuis ! Désormais, Magda devait admettre qu’elle aurait beaucoup de mal à se passer de la parenthèse hebdomadaire qu’elle ouvrait avec Ronnie. Il se montrait attentionné, d’une bonne humeur constante, et comme amant, même si ce terme n’était, bien sûr, pas tout à fait approprié, à même de lui apporter ce qu’elle désirait. Le seul moment déplaisant, auquel Magda ne pouvait décidément pas s’habituer, restait celui du paiement de la prestation. De plus, cet animal de Ronnie ne perdait pas le nord et augmentait régulièrement ses tarifs, sachant très bien qu’elle n’oserait pas marchander. Mais c’était le prix à payer, jamais expression n’avait été plus juste. Magda regarda sa montre et constata que le délai qu’elle s’était accordé était épuisé. Elle sortit de la chambre. Sans tourner la tête, elle traversa le hall de l’hôtel et se dirigea vers le fond du parking, sur la gauche, où elle garait sa 307. Lorsque, incrédule, elle s’aperçut que sa voiture avait disparu, une vague de panique s’empara d’elle. * * * Musique thrash metal poussée à fond dans le lecteur de CD, Ronnie Tugdal se rendait chez son ami Mat. Martelant le volant aux rythmes syncopés de la batterie de Kreator, il menait sa Porsche 911 Carrera, un coupé acheté d’occasion un mois auparavant, au maximum de ses possibilités sur la ligne droite qui mène à Kerhostin. Comme chaque fois, après ses ébats avec une de ses clientes, il éprouvait le besoin de se griser de vitesse et de bruit. Il aimait bien Magda ; parmi ses habituées, c’était sans doute sa préférée. Il avait fini par savoir son âge : cinquante-cinq balais, mais on ne les lui donnait pas. Avec elle, il n’avait pas à se forcer. Pas besoin, au préalable, de recourir à des artifices divers pour être en mesure d’assurer, comme avec d’autres. De plus, c’était le mari de Magda qui lui avait vendu la Porsche. Ça le faisait marrer de penser que l’argent refilé par Magda avait servi en partie à financer l’achat du véhicule ! Ronnie avait monté son affaire cinq ans auparavant. Le bouche-à-oreille avait fonctionné, sa clientèle s’était discrètement mais régulièrement étoffée et lui assurait, à trente ans, de quoi se payer tout ce qu’il estimait nécessaire à la satisfaction de ses envies. La circulation était encore fluide en cette fin de journée, et Ronnie progressait dans une espèce de course à saute-mouton avec les voitures qui le précédaient et qu’il avalait de toute la puissance des 325 chevaux de son moteur. À la sortie du bourg, il fut tout de même obligé de ralentir et, après quelques centaines de mètres, il bifurqua sur la gauche dans l’impasse du Lizeau. La maison où vivait Mat Devon se trouvait isolée face à la mer, à l’écart de l’ancien parc à huîtres. Après un tête-à-queue qui souleva un nuage de poussière, Ronnie s’immobilisa au bout de l’impasse. Il coupa le contact et savoura le silence revenu. Pour une fois, la vieille camionnette de Mat avait déserté la remise qui lui servait de garage et stationnait à quelques mètres. Ronnie la regarda d’un air dégoûté et pensa que ce tas de boue gâchait le paysage. Il décida d’entrer chez Mat par la porte qui donnait sur la plage. Il parcourut quelques mètres sur le sable et poussa une petite barrière en bois. Comme à l’ordinaire, la porte de la maison n’était pas fermée à clé. Ronnie entra et mit quelques secondes pour accoutumer ses yeux à l’obscurité régnant dans le vestibule. Il héla son ami. — À l’étage ! répondit la voix cassée de Mat. Ronnie gravit avec prudence l’escalier en bois, prenant garde de ne pas fourrer les pieds dans les trous dont, à mi-parcours, souffraient quelques marches. Il pénétra dans la vaste pièce, une sorte de loft, qui servait à la fois de salon, cuisine et atelier à son ami. Seule la chambre était indépendante, tout au bout de la grande pièce. Contrarié, il aperçut un tabouret sur lequel étaient posées seringue, cuillère et poudre blanche. Il ne fallait pas rêver, les probabilités pour que Mat parvienne à décrocher étaient quasiment nulles. Il l’avisa, accroupi à quatre pattes, en train de scruter le dessous de son lit. Ronnie réprima l’envie de lui botter le cul, puis s’enquit : — Ben, qu’est-ce que tu fous là ? — Micky s’est échappée. J’avais laissé sa cage ouverte. Elle n’aime pas rester trop longtemps enfermée là-dedans. Ça y est, je l’ai trouvée. Allez, ma petite, approche, c’est ton copain Mat ! Il ne faut pas avoir peur. Voilà, viens, c’est bien ! Les cheveux blonds filasse encadrant un visage creux rougi par l’effort, Mat se releva, prenant appui sur la main gauche. Des doigts de la main droite, il tenait, avec une infinie délicatesse Micky, dont les pattes velues remuaient doucement. — C’est-y pas mignon, cette petite bête ? Regarde-moi ça, Ronnie ! Ronnie grimaça de dégoût. — Complètement louf ! Un de ces jours, ton araignée va se barrer pour de bon. — D’abord, c’est pas une araignée, mais une mygale Theraphosa, la reine de l’Amazonie ! s’écria Mat avec l’emphase que lui autorisait son timbre caverneux. Regarde, elle adore quand je la caresse. Mat retourna l’animal et promena l’index de sa main gauche sur son abdomen. —Allez à toi, Ronnie, un petit effort et je suis sûr que vous allez devenir bons amis. Ronnie recula d’un bond alors que Mat lui présentait la mygale. — Pas question que je touche à cette saloperie ! Remets-la dans sa cage, ou je me casse ! Mat haussa les épaules et adressa un souffle léger en direction de la mygale qui à nouveau agita les pattes. — Tu veux que j’te dise, Ronnie, finalement t’es pas un mec cool. Non, on pourrait croire comme ça, au premier abord, que tu assures, mais c’est faux. T’es bourré de préjugés. — Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Y a pas un mec sur un million qui toucherait à ta bestiole ! Mat grommela et se dirigea vers une table au fond de la pièce. Une grande cage grillagée en occupait presque toute la surface. Il fit coulisser la trappe du dessus et déposa la mygale. Puis il referma une ouverture sur le côté, celle par laquelle s’était probablement enfui l’arachnide. Ronnie secoua la tête et poussa un soupir de soulagement. — Bon, maintenant, peut-être qu’on peut discuter. Tu as la commande de Lilou ? — Minute, minute, dit Mat de sa voix lente. Il faut d’abord que je nourrisse Micky. Il se pencha sous la table et plongea la main dans une autre cage plus petite. Des cris aigus retentirent lorsque Mat se redressa. — Une dizaine de jours que Micky n’a pas bouffé, expliqua-t-il. Aujourd’hui, c’est fête. Je lui apporte un mulot. Hummm ! Elle va se régaler ! Mat ouvrit à nouveau le dessus de la cage à mygale et lâcha le petit rongeur. — Viens voir ça, Ronnie, c’est fascinant. Micky a repéré sa proie. Paf ! Oh, p****n ! C’qu’elle avait faim ! Elle va déjà lui sauter dessus. — Merde ! Tu vas me filer envie de gerber, je me tire, j’en peux plus ! cria Ronnie. Tu apporteras ta valoche dehors ! Ronnie sortit sans plus attendre. Dans sa précipitation, il manqua se tordre la cheville dans l’escalier et déboucha à l’extérieur aspirant une grande goulée d’air iodé. Ça lui fit un bien fou. Au bout de quelques minutes, il perçut le bruit des pas de Mat. Celui-ci portait une valise cradingue qu’il déposa à même le sol. — T’as vraiment loupé un beau spectacle, Ronnie, un magnifique spectacle de nature sauvage. Quand Micky l’a bloqué entre ses pattes… — Merde ! Épargne-moi les détails et ouvre plutôt cette valise, le coupa sèchement Ronnie. Mat soupira, s’accroupit, ouvrit le bagage et en sortit une planchette. Elle servait de présentoir pour toute une gamme de colliers et bracelets. Ronnie fléchit à son tour les genoux et hocha la tête. Mat était peut-être le type le plus fêlé à des kilomètres à la ronde, mais il s’y connaissait pour créer des bijoux. — Regarde ce pendentif en moldavite ! Et ces tour-malines ! Rien que du brut. — Pas mal, apprécia Ronnie. — Pfft ! Pas mal, c’est tout ce que tu trouves à dire pour des semaines de boulot ! riposta Mat. — Lilou te paie, et plutôt bien, te plains pas ! Je vais prendre quelques échantillons, histoire qu’elle se fasse une idée. — Je lui fourgue la totalité pour mille cinq cents euros. — Trop cher. Lilou n’acceptera jamais. — Trop cher ? Tu rigoles. Avec les bénéfs qu’elle se fait sur les marchés ! — C’est sûr qu’avec ta tronche, c’est pas toi qui pourrais les vendre ! En plus, faut se lever de bonne heure, mec ! Alors, j’vois pas comment tu pourrais faire. Bon, allez, je prends ça, ça et encore ça, dit Ronnie. On s’revoit. Peut-être bien que Lilou t’achètera le tout. — Y a intérêt ! Sans quoi, je cherche un autre client. J’en connais un paquet qui sont prêts à m’acheter mes nouveautés ! — Mais oui, c’est ça, répliqua Ronnie, pas du tout convaincu, en s’éloignant avec un petit geste d’adieu.

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