CHAPITRE 2 : Mal à l'aise

1219 Words
Toc toc toc ! Albert : Mademoiselle Léna, le déjeuner est servi, je vous invite à nous rejoindre dans la salle à manger. Je sursaute. Lena : Oui, oui, j'arrive ! Je me lève difficilement, j'ai toujours ce mal de tête. Je vais dans la salle de bain pour me regarder dans le miroir. Oh bon sang ! J'ai la tête de quelqu'un qui sort de réanimation. En y regardant de plus près, je réalise seulement que je ne porte plus les mêmes vêtements que quand je suis arrivé ici. On m'a habillé et probablement nettoyé, c'est évident. Mais qui ? Je me mets à paniquer. Et si c'était le docteur maboul ? Et qu'il m'avait vu en sous-vêtements ? Je meurs ! Je décide de sortir de la chambre et de me diriger vers la salle à manger qui se trouve dans la pièce juste à côté du salon. Albert : Installez-vous mademoiselle Léna, je vous en prie. Albert tire ma chaise pour que je puisse prendre place à table. Lena : Merci Albert. Il est là, juste en face de moi. Il lève les yeux vers moi alors que je finis de m'installer. Son regard est fuyant, il n'ose même pas croiser le mien. Cela s'annonce très gênant. Son comportement me met vraiment mal à l'aise. Je me répète mais, il est glauque, vraiment très glauque ! Albert : Rôti de veau, aux petits pois. J'espère que mademoiselle aime la viande ? Albert dépose le plat au milieu de la table puis prend mon assiette pour commencer à me servir. Lena : Merci Albert, c'est parfait. Il faut que je parle pour apaiser l'ambiance pesante a table. Lena : Encore merci de m'avoir aidé hier soir Docteur Gaspard. Je lui passe un peu de pommade, ça devrait l'aider !? Gaspard lève les yeux vers moi, l'air mal à l'aise. Il se racle la gorge avant de me répondre. Gaspard : Je suis médecin, je n'ai fait que mon travail. Il me dévisage fixement, son regard me transperce, comme s'il pouvait voir à travers mes vêtements et sous ma peau. Cela me rappelle que l'on m'a changée. Et j'aimerais savoir pourquoi ? Et surtout qui ? Lena : Je n'ai plus les mêmes vêtements qu'avant mon accident, pourquoi cela ? Gaspard baisse les yeux et n'ose pas répondre. Albert le voyant embarrassé, prend la parole. Albert : Vos vêtements étaient trempés et tâchés de sang. Monsieur Gaspard vous a lavé et changé, comme il a l'habitude de le faire en tant que médecin. Gaspard me fixe désormais droit dans les yeux, ses lèvres sont entrouvertes, il se mord la langue, comme s'il attendait ma réaction avec impatience. Bordel alors c'était lui ! Lena : Oh, je... Je vois. Je suppose que c'était nécessaire ? Je le regarde à mon tour avec assurance. Lena : J'espère que la vue de mon corps ne vous a pas trop perturbé ?.. Docteur. Il se lève d'un bon en renversant presque sa chaise, il détourne le regard de moi et se met à hurler. Gaspard : Je n'en peux plus ! Je veux qu'elle parte et maintenant ! Je ne supporterai pas de l'avoir sous mes yeux encore une minute de plus ! Puis, il quitte la pièce. Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il est complètement dingue ce mec ! Je regarde Albert avec tristesse. Lena : Je ne comprends pas, je suis désolé. Albert : Oh non mademoiselle, vous n'avais pas à vous excuser, cela n'est pas votre faute. Monsieur Gaspard est très perturbé par votre présence. Cela fait bien longtemps qu'il n'avait pas accueilli une femme sous son toi. Jamais en réalité. Je le regarde avec curiosité. Il n'a jamais eu une femme en ces lieux ? Albert : Je pense qu'il a besoin d'un peu de temps pour se faire à la situation. Lena : Je vois. Merci de votre gentillesse Albert. Gaspard à vraiment de la chance de vous avoir. Décidément ce Gaspard est vraiment une énigme. Il change d'humeur comme de chemise. Qu'est-ce que je fais là p(u)tain ? Je me le demande ! Albert : Je ne fais que mon devoir mademoiselle. Je me suis promis il y a des années de veiller sur lui et je tiens ma promesse. Lena : Il y a des années ? Désolé, je suis sûrement trop curieuse. En même temps j'aimerai comprendre. Albert : Oui. 16 ans exactement. Nos chemins se sont croisés alors qu'il n'était qu'un jeune adolescent perdu, sans famille. Je me suis occupé de son éducation et je veille sur lui depuis toutes ces années. Lena : Il est orphelin, c'est cela ? La claque ! Albert : Oui. Ses parents sont morts pendant la guerre, ainsi que sa... Désolé, j'en ai déjà trop dit. Peut-être que monsieur Gaspard pourrait vous raconter cette histoire lui-même un jour. Lena : Ce n'est pas grave Albert. Après tout ce ne sont pas mes affaires. Alors, il est orphelin et ses parents sont morts pendant la guerre. Cela explique un peu son comportement déplacé. Je me lève de ma chaise puis prend mon assiette et mes couverts. Lena : Je vous aide à débarrasser Albert ! Albert : Non non, surtout pas. Allez donc vous reposer encore, après votre accident cela vos mieux. Il me prend mon assiette des mains, puis me pousse légèrement vers la sortie. Lena : D'accord, d'accord ! Eh eh eh... Mais avant j'aimerais prendre une douche, mais celle de ma chambre ne fonctionne pas. Vous savait où je pourrais en trouver une autre ? Albert : Oui bien sûr. Il y en a une dans la chambre de monsieur Gaspard. Vous prenez le grand escalier et c'est la première porte à droite. Quoi ? Hors de question que j'entre dans la chambre du docteur foldingue ! Lena : Vous êtes sûr que cela ne va pas déranger Gaspard ? Il est peut-être dans sa chambre ? Et puis... Albert : Oh non, monsieur Gaspard est dans son bureau à cette heure si, vous n'avez pas de soucis à vous faire. Vous pouvez même prendre des vêtements dans le placard de votre chambre pour vous changer et les serviettes sont dans la salle de bain. Lena : D'accord, merci Albert. Je file dans ma chambre prendre des vêtements propres, je me déshabille, j'enroule une serviette autour de moi. Bon et bien... Quand il faut y aller ! Je sors de ma chambre, j'emprunte l'escalier et j'ouvre doucement la porte de la chambre de Gaspard. Je jette un coup d'œil... Personne. Oufff ! J'entre dans la pièce, je trottine jusqu'à la salle bain pour ne pas me faire repérer quand d'un seul coup, Gaspard sort de la salle de bain, torse nu, vêtu uniquement d'une serviette. Oh merde ! On se heurte brutalement. J'en perds ma serviette et m'écroule sur le sol, Gaspard tombe sur moi en même temps. Il est penché au-dessus de mon visage, nos corps nus se touchent. Il me fixe droit dans les yeux, son regard me transperce à nouveau. Oh quelle chaleur ! Et... Quel biceps ! Sa respiration est bruyante, il avale difficilement sa salive et ses lèvres tremblent. Il me regarde à nouveau comme s'il voulait me dévorer. Me croquer toute entière. C'est perturbant, mais surtout... Extrêmement excitant !
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD