Acte 1 Chapitre 4 : Débauches

4324 Words
Cette situation est trop gênante depuis plus de quinze minutes, qu'ils sont assis face à face se regardant en chien de faïence, dans un silence lourd. Je me triture les mains en ne sachant quelle position adoptée, ni quoi faire. Je me lève. -j'apporte à boire je dis doucement en hâtant le pas. Je pose mes deux mains sur la table de travail de la cuisine une fois arrivée et souffle un bon coup, je ne le sens pas, je sens que ça ne vas pas bien se terminer. Je me tourne pour ouvrir le frigo et tombe sur Mamadou Lamine. -tu m'as fait peur, tu cherches quelque chose. -je t'attends ici, va virer cette chose d'ici avant que je ne fasse une bêtise. -mais...mais je ne peux pas, il est venu me rendre visi...... -je m'en fou de ce qu'il est venu faire, tu vas gentiment aller le faire sortir et après toi et moi on aura une petite discussion. Je le laisse à la cuisine et retourne au salon en me demandant quelle excuse je dois avancer à Moussa. Je me gratte la nuque et esquisse un sourire. -Yangi tokk, je demande Il hoche la tête. -Heu je suis désolée mais tu tombes vraiment au mauvais moment, je pense que tu devrais partir et revenir plus tard, un autre jour par exemple. -Mais pourquoi ? dit-il Je reste silencieuse. -c'est à cause de ce bouffon n'est ce pas, ah vous les filles toutes les mêmes plus ingrates..... -Eh stop je ne te permet pas, tu es chez moi et tu veux m'insulter, tu vas me faire le plaisir de bouger ton c*l et de foutre le camp. -chez toi, haha la bonne blague, ce n'est pas moi qui paye le loyer tous les mois peut être. -et après, je ne t'ai rien demandé, si tu as de l'argent à jeter par la fenêtre c'est ton problème mouyenn, et puis sakh wakh dji daffa doy (trêve de bavardages), dehors, et ne remets plus jamais tes sales pattes ici, right? tchiiip Il se lève et sort en claquant la porte montrant sa contrariété. -Vas au diable je cris pour qu'il m'entende bien. La seconde suivante, Mamadou Lamine réapparait et s'assois en face de toi, je l'avais presque oublié celui là. -quel est le problème entre toi et cet homme je demande au bout d'un moment de silence. -ce n'est pas le plus important pour l'instant, c'est lui qui te paie cet appart? -oui je réponds simplement. -où sont tes parents Hassyatou ? -c'est très indiscret comme question, et personnel aussi. -je veux savoir, si tu ne me le dis pas aussi, je trouverai par moi même. -ils sont au village. -d'accord, d'après comment tu te comportes tu dois avoir un compte bancaire bien fourni. -c'est exact. -tes parents ont les moyens de t'offrir ce train de vie là ? -c'est plutôt le contraire. -ok récapitulons, cet appart, ta voiture, ton compte, ta nourriture, tes vêtements, Moussa t'offre tout ça ? -non, juste le loyer. -donc tu te fais entretenir et ce par plusieurs hommes. -oui. -oui, et ça ne te dérange pas ? -pas le moins du monde, je ne demande rien à personne, ce n'est pas de ma faute s'ils sont dirigés par leur instincts bestiaux au point de vouloir me mettre sur un piédestal. -Ok et tes parents sont au courant de ce qui se passe. -Evidemment, ça a toujours été comme ça depuis toute petite je dis pour mettre fin à la discussion. Mais il ne lâche pas l'affaire. -et tu crois que c'est bien, tu sais comment on appelle ça : une collectionneuse d'hommes. -tu n'as pas intérêt à m'insulter je te préviens Mamadou Lamine je menace du doigt. Je vois bien qu'il est énervé mais ce n'est pas mon problème. -iow dangay mbarann, je comprends mieux pourquoi tu te laisses tripoter aussi facilement cracha t il. Tu couches avec ces hommes Hassyatou ajoute t-il. Je l'ai giflé alors de toutes mes forces. -je ne te permets pas.. -tu n'as rien à me permettre, et puis je me casse lance t il en attrapant ses bagages, je croyais que sous tes airs de fille effrontée et dévergondée tu étais quelqu'un de bien mais tu es bel et bien telle que tu le montres. -dehors, hors de ma vue et ne remets plus jamais tes pieds chez moi, je crie hors de moi, s****d, idiot, incapable. Il sort et claque la porte. Dans un geste de rage j'envoyai la vase posée sur la table valser contre le mur. Tout ça c'est de ma faute, depuis le début ce vaux rien avait annoncé les couleurs, je l'ai laissé s'immiscer dans ma vie, il se permet de me juger et d'avoir son mot à dire. Il a osé m'insulter comme ça moi Hassyatou Dalanda Sael Bah. J'étais hyper énervée, j'ai ruminé ma colère, encore, encore et encore, jusqu'à m'endormir sur le fauteuil où j'étais assise très tard dans la nuit. c'est la sonnerie de mon téléphone qui m'a réveillé le lendemain. j'avais la tête qui tournait, la bouche pâteuse, les cheveux en bataille, le corps endolori à cause de la posture dans laquelle je me suis endormie, j'étais encore plus en rogne. Je regardais mon portable et voyais qu'il était déjà midi. Et c'est Moussa qui a essayé de me joindre. En me levant pour rejoindre ma chambre, il s'est remis à sonner. Je ne voulais pas répondre mais je savais qu'il n'allait pas me lâcher. -Que me veux tu? je dis d'un ton sec en répondant. -houlah, bonjour, je vois que tu es encore énervée, je tenais juste à te présenter mes excuses pour hier, j'étais énervé et jaloux, je n'aurais pas du te parler ainsi. -c'est tout je demande sur le point de raccrocher. -ne raccroche pas non, s'il te plaît. Je veux que tu acceptes mes excuses vraiment, je ne pensais pas vraiment ce que j'ai dit. -oh que si tu pensais exactement chacune de tes paroles. Maintenant je veux que tu ouvres grand tes oreilles, je ne vais pas me répéter, je ne veux plus te voir, jamais, ni t'entendre, je ne veux plus que tu paye mon loyer, je vivais très bien avant de te connaître, je ne veux plus rien venant de toi compris? Je raccroche, lance le portable sur le lit avant d'entrer dans la douche. J'en ressors après trois quarts d'heures, cheveux et corps lavés. J'attrapais mon téléphone pour mettre de la musique et me détendre un peu. Je vois que Moussa m'a laissé un message. "Je sais que tu es fâchée pour l'instant, je sais aussi que tu reviendras à de meilleurs sentiments, j'en suis sûr, alors j'attendrai, patiemment. Encore désolé. A bientôt. Kiss" Je le supprimais, mettais de la musique et attrapais mon sèche cheveux bien décidée à profiter de ma journée. Une semaine après je me réveillais le matin lasse. Je n'étais plus habituée à rester toute seule, l'autre là m'avait habituer à sa présence et je n'ai pas vraiment d'amis. C'est trop tard pour chercher un stage, donc je reste seule tout le temps, et je déprime un peu. Alors j'ai décidé de maire de nouveaux amis, pas de vrais amis genre on se racontent nos vies, absolument pas, mais des jeunes qui ont de bons plans, avec qui faire la fête et m'amuser le reste de mes vacances. Pour ça j'ai déjà ciblé ce qu'il me faut. Il y a un groupe de filles, elles doivent être sept tout au plus, à chaque fois que je vais déjeuner aux restaurants de sea plaza je les y trouve, un jour j'ai entendu deux d'entre elles discuter aux toilettes. Alors, ces restaurants sont leur terrain de chasse, il y a les directeurs des sociétés avoisinantes qui vont manger là bas lorsqu'ils en ont le temps, les hauts cadres aussi, et beaucoup de déjeuner d'affaires sont aussi tenus là bas, donc elles y vont habillées class pour se taper la haute sphère. Donc j'enfile un chemisier, plus pantalon bas larges, sac et chaussures qui vont avec. Avec mes cheveux je me fais un chignon haut impeccable, je me maquille soft et voilà. Je me mire et wallay I am so beautiful, trop jolie. Je suis presque amoureuse de moi même. J'attrape mes clés et let's go. J'arrive après quelques minutes, c'est pas loin de chez moi, je fais une entrée sensationnelle comme d'habitude, je sens beaucoup de regards dans mon dos en allant m'installer à la table que j'avais réservée. Oui dans un premier temps je m'installe toute seule en faisant semblant d'attendre quelqu'un. Je commande à boire et regarde ma montre toutes les deux minutes. Après vingt minutes je me lève et me dirige avec mon mojito (sans alcool) à leur table tout sourire. -Hey salut les filles, je dis enjouée, ça m'embête de demander ça mais je peux me joindre à vous je fais avec une moue. Elles se regardent entre elles. -c'est que j'avais un rendez-vous , il vient de me dire qu'il a eu un fâcheux contre temps et je déteste mangez toute seule vous comprenez? Celle qui semble être la tête de file me scrute de la tête au pied. -bien sur viens t'assoir à côté de moi lance t elle à la fin de son inspection. Plus on est nombreuse plus on s'amuse, n'est ce pas les filles. -si lancent elles en cœur dans un rire que je n'essaie même pas de comprendre. Je tire ma chaise et m'installe. -c'est un cartier que tu as là, en vrai m'interroge à nouveau la première hystérique. Je souris. -oui je souris, et je te l'offre j'ajoute en enlevant ma montre. -oh merci chérie, tu es trop gentille. Moi c'est Anita Samb et toi? -je m'appelle Dalanda Bah. -ah tu es peulh, c'est pourquoi tu as un aussi joli teint commente t elle. Je te présente les autres: Rokhaya Diagne, Fatima Fall, Zeyna Sow, Maty Dramé et Binou Diatta fait elle en désignant chacune du doigt. -Enchantée je lance. -Enchantée Dalanda répondent elles en cœur une nouvelle fois, ces filles sont synchros ou quoi? Le serveur nous interrompt avec un plateau sur lequel est posé un verre de cocktail exotique, c'est la boisson que je prends la plupart du temps quand je viens ici. -Mais je n'ai pas encore commandé je dis au serveur. -c'est ce monsieur là bas qui vous l'offre, il désigne une table où sont assis deux hommes, le plus jeune lève la main et la bouge en souriant, je n'y réponds pas. -dites lui que je suis désolée, je ne peux pas accepter son verre, je ne suis pas seule à cette table. Je me retourne comme si de rien était et relance la discussion. -mais tu es folle me lance Anita dès qu'il s'éloigne, tu connais cet homme, son père est le... -je me fou de qui est son père mais pour te rassurer le jeu n'est pas terminé, observes bien. A peine ai-je fini de parler que le serveur revient. -Monsieur dit qu'il est désolé pour cette bourde, et pour se rattrapez, vous prenez ce que vous voulez ce sera à son compte. -dîtes lui merci. Cette fois je me tourne vers lui, sourire aguicheur et le remercie d'un signe de tête. Les filles sont excitées comme des puces. elles ne restent presque pas sur place. -waouh lance Anita, comment tu fais? -tu es géniale me complimente Maty. -oui même moi je me trouve géniale je réponds. Sans aucun doute je sais m'y prendre avec les hommes. Nous avons passé l'heure suivante à papoter, nous avons échangé nos numéros, elles ont un groupe w*****p, elles m'y ont intégrée. On s'est quitté en se donnant rendez-vous le soir même, elles sont invitées à une piscine party et elles m'ont à leur tour invitée à la soirée j'ai dit oui en ne sachant pas trop à quoi m'attendre. Nous sommes sorties ensemble, et on a trouvé adossé à ma voiture l'homme qui a payé nos consommations, elles étaient tout sourire. -je peux vous parler une minute. -oui oui s'empresse de répondre Anita, nous on s'en va, à ce soie Dalanda. Il les regarde s'éloigner en souriant. -vous avez un beau prénom souligne t il. -je ne connais pas le votre je réponds. -Abdoulaye, j'allais vous inviter à diner mais je vois que vous avez déjà quelque chose de prévue. -oui c'est le cas. -je peux m'incruster? -je ne sais pas, elles m'ont invitée à une piscine party. -celle du dj popsy -je crois oui. -j'ai reçu une invitation, je ne comptez pas y aller mais maintenant que je sais que tu y seras, je ne le raterai pour rien au monde. -Ok maintenant je veux partir. Il se décale et me tient la porte qu'il referme lorsque je m'installe. Je rentre chez moi et après une bonne douche je m'endors sur mon lit. C'est la sonnerie qui me réveille. -allô. -mais où t'es on t'attend depuis. J'écarte le portable de mon oreille pour lire le nom de la personne qui m'appelle. -Ah Anita. -oui c'est moi, c'est toi qu'on attend là. -et il est quelle heure? je demande. -vingt deux heures. -ah si tard que ça, je me suis assoupie, j'arrive dans pas longtemps, je n'ai pas encore diné. -bah nous non plus, on va d'abord manger avant d'y aller. -d'accord à tout à l'heure. Finalement c'est vers une heure qu'on est arrivé à la soirée. J'étais un peu stressée mais je ne le montrais pas. C'est une grande première pour moi. Au village il n'y a pas ce genre de choses, et une fois à Dakar, c'était études et stages pendant les vacances, pas vraiment le temps de m'amuser, et comme je n'avait pas d'amis je ne faisais que des activités en solitaire, pas de soirée dansante, boite de nuits, sorties entre copines, rien. A part moi, il n'y a que Anita qui a une voiture, on s'est réparties entre les deux et lorsqu'on est arrivées il y avait déjà beaucoup de voitures garées, certaines vides, d'autres les portières ouvertes et les personnes à coté se trémoussant, j'ai trouvé ça cool. Dès qu'on s'est garées, les filles ont fait pareil, on entendait la musique d'ici, il y avait une bonne ambiance. Je suis aussi descendue, et j'ai commencé à bouger timidement, d'autres personnes hommes comme femmes se sont joint à nous dansant, je rigolais comme une folle. Lorsque la chanson s'est terminée, ils sont retournés dans leurs voitures, ils se sont déshabillés. Les filles étaient en maillot de bain plus talons, et les garçons torse nu, culotte et tong, ils sont rentrés à l'intérieur alors que d'autres voitures arrivaient en reproduisant la même scène. Je me suis tournée vers le groupe avec lequel je suis arrivée, et elles étaient déjà en deux pièces pour la plupart. -Allez changes toi vite, lance Rokhaya qu'on passe aux choses sérieuses. J'avais une petite robe fleurie sur mon trikini rouge sang, je l'enlevais rapidement et on entrait. J'ouvrais grand les yeux, je n'avais jamais vu chose pareille, c'était plein de monde, La majorité était dans l'eau, verre à la main, les autres étaient éparpillés ça et là, formant de petits groupes dans un coin, il y avait un bar et juste à coté des gens étaient entrain de chicher. On est allées au bar d'abord, et à ma grande surprise elles ont commandé de l'alcool. -vous buvez je dis intriguée. -juste un peu répond zeyna comme tout le monde quoi. -trop pour moi, non merci. -comme tu veux chérie. J'ai pris juste un verre d'eau et on est allées tester si l'eau est bonne. Au début je dansais un peu timidement, puis je me suis laissée allez. Les filles éméchées se donnaient en spectacle, et racontaient leurs vies. Elles étaient genre une espèce de club, elles vont et viennent, certains arrivent et d'autres partent, des filles de tout horizon, qui vivent seules ou en colocation, c'est Anita en quelque sorte leur guide, toutes celles qui sont là ne sont pas en couple exceptée Anita, dès qu'elles mettent le grappin sur quelqu'un ça y est elles s'en vont soit définitivement et se marient, soit elles reviennent après s'être séparées de leurs mecs. Anita elle, elle est en quelque sorte en couple avec un sénégalais qui vit à l'extérieur qui ne vient que par six mois, alors quand il n'est pas là, elle agit comme s'il n'y a personne dans sa vie, elle dit avoir elle aussi des besoins qui ont besoin d'être satisfaits, j'avoue que je n'ai rien compris. Je n'ai pas bu, de la soirée, mais j'ai quand même un peu chicher avec des personnes que je connais même pas et Abdoulaye que j'ai ensuite perdu de vue, et j'ai dansé jusqu'à avoir les pieds en compote. Je suis retournée dans l'eau et à un moment donné, je me suis retrouvée au milieu de la piscine entourée que d'hommes qui s'approchaient dangereusement de moi, j'étais bien consciente que mon trikini mouillé ne cachaient plus rien de mon corps et ils n'étaient plus lucide pour la plupart, alors je suis sortie de l'eau en quatrième vitesse avant que l'un d'entre eux n'essaie de me v****r. J'étais fatiguée et je voulais rentrer, je suis partie à la recherche des filles, pour qu'on rentre, déjà c'étaient assez difficile d'en rassembler trois car elles ne tenaient plus sur leurs pieds, en plus à chaque fois que j'en dénichait une je ne trouvais plus les autres là où je les ai laissées, donc j'ai laissé tomber, j'en avais marre de tout le temps sur des couples qui étaient en plein...., ou de marcher sur des préservatifs déjà utilisés, ce qui m'a vraiment décidé à arrêter c'est que j'ai trouvé Fatima en plein ébats avec un homme, alors j'ai pris ma voiture et je suis rentrée, bien qu'ils y avaient leurs vêtements à l'intérieur, après tout elles sont de grandes filles, et elles ont l'habitude de ce genre de soirée, elles sauront se débrouiller après avoir dessoulées. Quand je suis rentrée il était vers les quatre heures trente, j'ai pris une douche avant de plonger dans mon lit. Une semaine plus tard je me suis encore réveillée lasse, mais pas fatiguée d'ennui cette fois ci, mais bien épuisée physiquement, je ne regrette pas d'avoir connu ces filles, elles ont leurs défauts un peu comme tout le monde mais sont cool. Mais je n'ai pas une minute de répit, elles passent tout leur temps dehors c'est pas possible, il y a une soirée chic à Dakar, forcément elles sont invitées, elles font la fête jusqu'à très tard dans la nuit et elles vont se coucher, puis se réveillent vers treize heures, hope bain, hope habits, hope accessoires et maquillages et ça y est, elles sautent le petit déjeuner et se retrouvent directement pour le déjeuner (évidemment je ne saute pas le petit déjeuner, il est trop important pour être sauté. Je le prends "modérément"). Après le reste de la journée, c'est des sorties, des virées en plage, des invitations, et si elles n'ont rien à faire, alors là vraiment rien, c'est shopping ouais. De la journée, si elles rentrent chez elle, c'est pour se changer point. Aujourd'hui on va déjeuner à La Parrilla, l'un des meilleurs restos de Dakar, je les ai sorti de leur routine elles allaient manger tous les jours au même endroit alors qu'il y a tellement de saveur à tester. Je les ai amenées à alkimia, chez Loutcha, La Fourchette, La Pampa, La pointe des almadies, La calebasse, restaurant Farid leurs mets niam, j'ai l'eau à la bouche rien que d'y penser. On est aussi parties manger des pizzas chez Katia, yum yum, et je le dis haut et fort Crêpemania et caeser's font les meilleurs pizzas pour ce qui est des restos sénégalais, je suppose que dans les restos italiennes qui sont là ça ne doit pas être la même chose, je ne les ai jamais gouté et je compte bien y remédier. Dans la plupart de ces restos j'ai mes entrées, donc on a mangé gratuitement, pour le reste j'ai régalé la troupe, je pouvais me le permettre car Moussa pour se faire pardonner a versé une somme faramineuse dans mon compte, la banque me l'a notifié mais ce n'est pas pour autant que je prends ces appels ou répond à ces textos. Alors qu'on était attablées savourant les mets qu'on nous a servi je reçois un message de Bass qui avait disparu dès qu'il a remarqué ma "proximité" avec son ami. "Hey coucou beauté tu me manques de fou. Mais dit tu as quelque chose de prévue ce soir? Comme Mamadou Lamine rentre dans une semaine à cause de la saison de basket qui commence dans un mois, on va lui faire un diner d'au revoir ce soir on risque pas de le revoir avant au moins la fi de la saison.Bisous." Mon cœur se serre une minute, Hassyatou après tout ce que cet homme t'a fais me rappelle à l'ordre ma tête, depuis lors il n'a pas fait signe de vie et tant mieux, je ne vais surement pas me rendre à ce diner de malheur. "Salut Bass. Désolé, mais j'ai déjà des choses de prévue, une prochaine fois peut être. Tchiao." Je ne savais pas e réalité ce qui était prévu mais je ne voulais surtout pas y aller. On a fait les boutiques toute l'après midi, j'ai acheté pleins de tenues très osées, un moyen de me défouler et de ne pas songer à ce foutu message qui me hante l'esprit. Ce soir là on avait décidé d'aller en boite de nuit, encore une grande première pour moi, on s'est retrouvé sur la corniche vers vingt et une heures pour aller diner d'abord. J'ai mis une des robes que j'ai acheté dans l'après midi, une robe qui s'arrête juste après les fesses, la robe ne se met avec un soutien, alors je n'en ai pas mis, elle était dos nu, et pas qu'un peu, elle montrait jusqu'au bas du dos et avait un décolleté tout aussi plongeant, j'ai un peu hésité avant de le mettre mais je me suis dit que c'est mon corps et j'en fait ce que je veux. J'ai retrouvé comme prévue les filles sur la corniche on savait pas encore où aller jusqu'à ce que Lena (une nouvelle venue) propose Marina Bay à cause de son cadre magnifique, et c'est parti. On était attablées depuis vingt minutes déjà lorsqu'il eu un brouhaha pas possible derrière moi, les filles se retournèrent toutes pour voir ce qui ce passaient. -tu ne devineras jamais me dit Lena à ma droite alors que j'avais le nez dans mon téléphone. -quoi? je demande. -un groupe de beaux mecs tous hyper class viennent d'arriver, il y en a un my god. -Ah oui je dis sans enthousiasme. -oui répond elle, toutes les filles sont entrain de revoir leur posture. -c'est bien je dis sans lever la tête. Cinq minutes plus tard alors que j'avais fini ce que je fait sur mon portable, j'ai pu me rendre compte de ce que me disait Lena, toutes les filles en face de moi étaient tout sourire leurs regards dirigés dans mon dos. J'avais décidé de ne pas leur accorder d'importance et de diner tranquillement. Mais cinq minutes plus tard j'ai senti un regard sur ma nuque, un regard qui me brule, qui m'irradie littéralement la seule personne qui m'aie jamais fait cet effet est Mamadou Lamine, j'ai paniqué un instant, puis je me tournais lentement pour m'assurer que c'était bien lui, et il était là dominant tout le monde par sa taille et sa prestance, il dégageait à chaque cet espèce d'aura et de charme sauvage qui le distingue à vue d'œil de tous les autres, même si c'est un s****d de la pire espèce, il faut lui reconnaitre ses atouts, c'est le genre de personne élégante, raffinée, soignée de la tête au pieds, cultivée, taquin, drôle et sérieux à la fois, il a en plus de l'éloquence et une telle assurance. Je ne me rendais pas compte que je n'avais pas détourné le regard jusqu'à ce que Anita à ma gauche me pince le bras. Je viens de me rendre compte que malgré tout ce qui s'est passé, il m'a vraiment manqué. -on dirait que toi aussi tu es subjuguée par notre bel basketteur me taquine Lena. -tu le connais? je lui demande en fronçant les sourcils, -qui ne le connait pas dans Dakar, notre basketteur international, je ne l'avais pas reconnu mais c'est lui, je le croyais aux Etats -Unis. Par contre il n'arrête pas de te regarder et il a l'air furieux. Bass arrive au même moment m'évitant de répondre. Il lance un bonsoir général avant de me faire la bise. -tu es magnifique comme toujours . -et toi toujours flatteur. -je vois que tu avais vraiment un programme. -dis que je suis une menteuse tant que t'y es. -mais non je pensais juste que tu ne voulais pas voir Mamadou Lamine. Il poursuit alors que je me tais. Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes disputés mais vous devriez en parler au lieu de vous évitez comme ça, et puis je ne veux pas être témoin d'un meurtre. -si tu veux bien Bass on en reparlera plus tard. -c'est bon, j'ai compris vous êtes aussi bornés l'un l'autre. ça vous dirait de vous joindre à nous lance t il à l'encontre des filles. -oui oui s'empresse de répondre Lena. Je lui broie les pieds, elle grimace. -oh j'avais oublié, nous avons un rendez-vous. -A plus tard Bass je lui dis pour mettre fin à la discussion. Il est parti et les filles n'ont pas fait un seul commentaire, je crois qu'elles ont compris que c'est le sujet à ne pas aborder. Tout ça m'a coupé l'appétit. J'ai attendu qu'elles terminent et nous sommes parties sans chichi.
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