— Vous allez chasser ? demande Chincha, étonnée. Pélestieu a la tête ailleurs. Il passe une main dans ses cheveux. — Non, c’est pour le lièvre qui débusquera de la roselière en entendant craquer mes pas sur les roseaux coupés de frais. Chincha grogne. Elle sait que les roseaux viennent d’être coupés. Ils font entendre sous les pas du promeneur des crissements facilement reconnaissables. Mais elle n’aime pas le voir sortir ainsi, la mine défaite après une nuit de mauvais sommeil. — Et s’il pleut ? demande la vieille femme. Avec ce vent qui vient de la mer, ça n’augure pas une belle journée. — Je m’abriterai dans la cabane du Nino. D’ailleurs, il faut que je le voie pour les roseaux. Chincha a du repassage à faire, le grain à donner aux poules, le bois à rentrer. Alors, elle tourne le

