Samedi arrive à la vitesse de l’éclair. Les jours se sont enchaînés, et j’ai été tellement occupée que je ne suis pas allée à Di-Shion. J est rentré chez lui dès le lendemain en me faisant promettre de discuter avec Samael. Il faut dire que j’appréhende un peu de le voir aujourd’hui, alors, je fais ce que je fais le mieux, je me mets sur mon trente et un. Comme on est samedi, donc dress code plutôt décontracté, j’opte pour une petite robe en jean à bretelles fines qui se ferme par une fermeture éclair à l’avant. Un petit faux pas, et je me retrouve complètement nue.
Mais bon je suis une fille risquée qu’est-ce que vous voulez.
Je mets des sandales à talons hauts (ma marque de fabrique), un maquillage léger et laisse mes cheveux à libre comme les aime Samael. Lorsque j’entre dans le bâtiment, une surprise de taille m’y attend. Samael accompagnée de sa chère Deborah. Il est splendide dans un jean qui lui fait un cul d’enfer et une chemise blanche dont il a retroussé les manches.
Je raffole des manches retroussées, c’est tellement sexy ! Il a les cheveux en bataille comme si il sortait à peine du lit, mais à la tête qu’il tire, je ne pense pas qu’il ait fait de cochonneries avec sa belle. Il semble frustré, et pas qu’un peu. Elle est accrochée à lui comme un panda sur du bambou. Lui il a plutôt l’air excédé, mais bon vu que je ne suis pas très objective, mon jugement est peut-être un peu influencé. Et Cindy les regarde avec des étincelles dans les yeux comme un enfant devant qui on agite des sucettes.
Non mais ce n’est pas juste !!! Je suis donc la seule à avoir droit aux regards meurtriers ?? Pas juste.
Je continue de les observer tout en avançant en essayant de garder le peu de dignité qui me reste, mais comme si le destin s’acharnait, je glisse sur quelque chose…
La honte !!!
Je ferme les yeux, je me sens chuter, j’anticipe déjà la douleur de l’impact, et d’un coup, plus rien.
Attendez qu’est-ce qui vient de se passer ?
J’ouvre les yeux, et là je retrouve ces magnifiques yeux plus qui réussissent toujours à me rendre toute chose. Qu’est-ce qu’il est beau ! encore plus beau que dans mon souvenir. Il sent merveilleusement bon. Je ne réalise qu’il me tient tout contre lui que quand je sens sa bosse contre mon ventre. On le réalise au moment car je vois son regard devenir sombre. Il se rapproche de mon oreille, je frissonne et le sens sourire quand il me glisse,
- Alors, distraite Mademoiselle Deblinn, on ne regarde plus où on va ?
Il m’a vue ! Il m’a vue les épier ! la honte !!
Pour essayer de garder la face, je rétorque sur le même ton,
- Alors, on est à l’étroit Monsieur Callum, on se sait plus se contrôler ?
Son regard devient plus sombre qu’il ne l’était, c’est magnifique. Il me regarde dans les yeux et m’ordonne,
- Dans mon bureau !
- Mais il est 9h et notre réunion est à… Il me coupe
- Toute suite ! Bon ça va d’accord.
Je n’ose pas rajouter quoi que ce soit et me dirige vers les ascenseurs. Je l’entends grogner. Apparemment, il n’y a pas que mes cheveux détachés qui plaisent à sa majesté…
Lorsque j’arrive vers les ascenseurs du personnel, il me dit
- On prend le mien. Encore un ordre. Décidément…
Lorsqu’on arrive devant son ascenseur qui est carrément à l’angle, plus éloigné des autres, il tape un code et pose son empreinte sur la console. Une fois dans la cabine, tout se passe super vite. Samael appuie sur le bouton stop, et me plaque contre une paroi.
- Je te b***e d’abord, et on discute après. Il me regarde et attend que je réponde. Je suis à la fois trop embrouillée et trop excitée pour pouvoir formuler une phrase correcte. Je me contente donc de hocher la tête. J’ai besoin d’une réponse audible Bébé. Sexy…
- Ou… Oui.
Il a l’air satisfait de ma réponse car aussitôt, sa main se retrouve entre mes jambes. Il me caresse à travers mon string tout en me regardant droit dans les yeux. Je ne peux m’empêcher de pousser un gémissement.
- Est-ce qu’il t’a touché ? Il me lance un regard glacial.
- Qu… Quoi ? Il vient de me pénétrer d’un de ses longs doigts. Je gémis plus fort. Qu’est ce qu’ils m’ont manqué ceux-là !
- Scratch. Est-ce qu’il t’a touché ? Il demande, impatient.
Il rajoute un deuxième doigt et accélère le rythme de ses va et vient, m’empêchant de répondre. Je ne peux m’empêcher de crier dans son cou. Je suis en train de perdre totalement pied. Tout devient flou autour de moi, je ne perçois plus rien d’autre que le plaisir que me procure ses doigts. Je me sens partir, je frissonne, j’ai chaud, je crois que je vais m’évanouir et là, plus rien.
- Samael ! Non !! Je dis sur un ton de plainte. Je crois que je vais pleurer.
Il me lance un sourire satisfait dans toute son arrogance, avant de redevenir glacial.
- Je t’ai posé une question. Scratch. Il a touché à ce qui est à moi, oui, ou non ???
- Ce qui est à toi ?
- Oui Bébé. Ce. Qui. Est. À. Moi. Et il me répond en me regardant droit dans les yeux.
Et je sais qu’il a raison. Je sais au fond de moi que mon corps est à lui, entièrement. Mais comme je ne veux pas capituler, je rétorque,
- Je croyais qu’on discutait après ?
- J’ai besoin de savoir. Et là je crois rêver quand je lis comme une douleur dans ses yeux, comme s’il appréhendait vraiment ma réponse, comme si sa vie en dépendait.
- Non. Non Samael. Personne ne m’a touché depuis toi. Et je crois encore halluciner quand je lis du soulagement dans ses yeux. Je ne sais même s’il s’en rend compte.
- C’est bon à savoir. Je…
Il n’a pas le temps de finir que l’ascenseur se met à bipper. Il tape rapidement le code et relance l’appareil.
Il se tourne vers moi lorsque les portes s’ouvrent, et me guide jusqu’à son bureau. Il avance tellement vite, que j’ai à peine le temps de saluer Julie. Dès qu’on se retrouve dans son bureau à l’abri des regards, il me susurre à l’oreille,
- Bébé, va falloir que tu fasses attention à ne pas faire trop de bruits sinon tout l’étage saura qu’on est en train de rattraper une semaine entière de b***e.
Oulalaaa Chauuud !!!!