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FOOTBALLEUR SOUS LES PROJECTEURS

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Joshua "JC8" Campbell, star montante du football britannique, fuit l'ombre de sa célèbre famille pour Los Angeles et le L.A. Football Club. Là-bas, il croise Samantha Anderson, la discrète "princesse d'Hollywood" qui a désespérément troqué les tapis rouges pour une blouse médicale et l'anonymat. Leur rencontre à l'hôpital des enfants allume une flamme que Samantha s'évertue à éteindre, craignant le retour des projecteurs et la cruauté des médias. Tandis que les paparazzis s'emparent de leur histoire, Joshua fera tout pour conquérir le cœur de la jeune femme et la libérer de sa peur de la célébrité. Entre l'éclat des terrains et le secret des couloirs d'hôpital, l'amour peut-il survivre sous le feu des projecteurs ?

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Chapitre 1 : Le Vol de la Liberté (et des Regrets)
Juin 2025 JOSHUA CAMPBELL Le siège en première classe d'American Airlines était, sans surprise, plus confortable que mon vieux canapé à Arsenal. Un vrai lit, en fait. Douze heures de vol entre Londres et Los Angeles, c'était le prix à payer pour l'indépendance, pour la tranquillité, pour... échapper à l'onde de choc Campbell. Mon Dieu, ce silence est presque insultant. Pendant des années, j'ai vécu dans une cacophonie, le bruit constant des crampons, les sifflets des fans, les voix hurlantes de mes frères me donnant des instructions non sollicitées, le rugissement de Papa à la moindre erreur. Ce silence, c’est le vide. Mais c’est aussi un luxe inestimable. Je pourrais m'habituer à ne pas entendre parler de tactique de jeu, de la prochaine Coupe du Monde ou de l'héritage de la famille Campbell pendant douze heures. Douze heures de pur Joshua, pas de JC8. Je m'appelle Joshua Alexander Campbell. Mais pour l'Angleterre, pour les tabloïds, pour mon père et mes trois frères, je suis JC8, le petit dernier de la dynastie du football britannique. Le prodige, le "futur capitaine de la sélection", l'héritier d'un trône que je n'avais jamais vraiment voulu. Et là, j'étais en train de me tirer. Littéralement. Héritier. Quel mot pompeux. On dirait que je suis le Prince Harry du football britannique, mais sans la noblesse et avec beaucoup plus de critiques sur ma coupe de cheveux. Ils n'ont jamais compris. Papa, Thomas, Oliver, Liam... ils respirent le football. C’est leur sang, leur religion. Pour moi, c'est un métier que j'adore, un don que j'exploite, mais ce n'est pas ma seule identité. Le poids de ce 'trône' a failli m'écraser. Chaque but que je marquais, chaque passe décisive, n'était qu'une ligne de plus sur le CV de la famille. Je voulais une ligne qui soit uniquement la mienne. L.A., c'est une page blanche. Si je rate, ce sera ma faute. Si je réussis, ce sera mon triomphe. Pas celui de Christopher 'King' Campbell. Mon verre de single malt, un cadeau de départ ironique de Thomas, mon frère aîné, oscillait légèrement dans ma main. Dehors, l'Atlantique n'était qu'une toile sombre. Dedans, mon esprit rejouait la scène qui avait lieu trois jours plus tôt dans le salon de mes parents. Une tragédie shakespearienne avec des crampons. « Tu vas gâcher tout ce pour quoi on s'est battus ! » avait hurlé mon père, Christopher Campbell, ex-légende d'Arsenal, futur (probablement) chevalier et actuel tyran bienveillant. Ses yeux bleus, d'habitude pleins de fierté, lançaient des éclairs. Gâcher ? Qu'est-ce que je gâche exactement ? Mon droit de jouer dans la boue sous la pluie six jours par semaine pour le plaisir des tabloïds qui spéculent sur mes moindres faits et gestes ? Le combat, c'était le leur, pas le mien. Ils ont tous joué en Premier League, ils ont tous gagné des titres. Mais personne ne m'a demandé si je voulais suivre exactement le même chemin. J'ai 25 ans. Je suis un adulte. Je devrais avoir le droit de décider où je vis et où je travaille sans que ce soit considéré comme un acte de mutinerie. Et "tyran bienveillant"... c'est l'euphémisme du siècle. Il pense qu'il me guide, mais en réalité, il me dicte. Et la dictature, même bien intentionnée, reste une prison. « Je ne gâche rien, Papa, » avais-je répondu, tentant de garder ma voix aussi plate que le terrain de Wembley. « Je me construis. Je signe avec The Wings, le LA Football Club. J'ai 25 ans, je veux respirer un autre air que le tien, celui de Thomas, celui d'Oliver et celui de Liam. » La franchise. C'était la seule arme contre eux. Ne pas s'énerver, ne pas crier. Simplement énoncer les faits calmement. Mais c'était comme jeter de l'eau sur un volcan. L'air, c'est le mot clé. L'air qu'ils respirent, c'est la Premier League, les tabloïds, la pression constante de maintenir un statut. Je n'en peux plus. Je veux de l'air californien, même s'il est pollué par le smog. Au moins, ce sera mon smog. Oliver, le second, avait levé les mains en signe de paix, ce qui, venant de lui, était toujours le prélude à un coup bas : « Easy, Josh. On comprend la pression. Mais L.A. ? Sérieusement ? C'est une ligue de retraite, pas une rampe de lancement. Ce n'est pas le prestige de Manchester United ! » Oliver, avec son air de faux philosophe de Manchester United, pensait toujours que sa carrière était la seule qui comptait. Ah, le coup de poignard d'Oliver, le plus sournois des trois. 'Ligue de retraite.' J'aurais dû lui jeter mon diplôme de fin d’études à la figure. Je sais parfaitement que la MLS n'a pas la même histoire que la Premier League, mais elle progresse. Et puis, la retraite, c'est pour les gars de 35 ans. J’ai 25 ans, p****n ! C’est une ligue compétitive, en pleine expansion, et c'est un championnat où je ne serai pas constamment comparé à un fantôme du passé. Ils ne comprennent pas que pour moi, le prestige n'est pas dans le nom de l'équipe, mais dans la sensation de jouer librement. Il est clair qu'Oliver ne verra jamais la différence. Il est trop englué dans le culte de l'ego de la Premier League. Puis Liam, le troisième, le taiseux de la b***e, jouant pour Liverpool, avait lâché l'équivalent d'un tacle par-derrière : « On dirait que tu ne peux pas supporter la concurrence. Tu as besoin d'une piscine et de palmiers pour te sentir exister ? » La concurrence. La blague. J'ai été leur concurrence pendant dix ans ! Je suis meilleur que Liam, je le sais, et il le sait. Son tacle était lâche, une tentative désespérée de rabaisser mon choix à de la paresse ou de l'hédonisme. Piscines et palmiers ? Bien sûr, ça fait partie du décor, mais c'est secondaire. Ce que je cherche, c'est l'anonymat relatif, la possibilité d'aller acheter un café sans qu'un photographe ne me demande de sourire pour un article intitulé : 'JC8 : Le prodige sans lait'. Je ne fuis pas la concurrence, Liam, je fuis vous, votre concurrence maladive et le microscope des médias. C'est ça, le venin de la fratrie Campbell. Ils ne pouvaient pas concevoir que l'on quitte le cercle sacré de la Premier League pour autre chose que la peur ou le manque d'ambition. Mon choix était perçu comme un abandon, une trahison de l'héritage familial. C'est comme si j'avais signé avec... l'équipe de Quidditch d'une autre planète. Trahi. Mon propre sang utilise ce mot. Je suis loyal, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même pour la famille, sur et en dehors du terrain. Mais quand la loyauté exige que l'on étouffe ses propres rêves, elle devient de la soumission. Mon rêve, c'est le football, oui, mais c'est aussi ma propre vie, loin des attentes démesurées et des conversations qui tournent toujours autour du même sujet. Je suis un footballeur, mais je suis aussi un homme qui aime l'art, qui aime voyager, qui aime lire. Des choses que mes frères trouvent "ridicules" ou "pertes de temps". En L.A., peut-être que je pourrai être tout cela sans être jugé. Le pire, c'était ma mère. Elle, la seule personne à ne pas avoir un ballon de football greffé à la main, avait fondu en larmes. Ses larmes, c'était le vrai coup au cœur. « Mon petit dernier… si loin…» J'avais serré ma mère, m'excusant mille fois, lui promettant des FaceTime quotidiens. Elle était la seule pour qui le chagrin était sincère, et non teinté d'ego blessé. Maman. C'est elle qui m'a vraiment fait douter. Ses larmes n'étaient pas pour l'honneur de la famille ou pour la gloire du football, mais pour son fils qui partait. Elle est le cœur de la maison, la seule à me voir comme Joshua avant de me voir comme JC8. Je lui ai promis de revenir souvent, je lui ai promis d'appeler. Je ne peux pas la décevoir. Mais je sais qu'elle comprend aussi, dans le silence de son cœur, que j'ai besoin de cette distance pour me trouver. Elle a vécu une vie sous l'ombre d'une légende du sport, elle sait ce que c'est que de n'être que la note de bas de page. Elle ne le dira jamais, mais je sais qu'elle veut que je réussisse à ma façon. Mais ma décision était prise. Je devais m’en aller. Être Joshua Campbell, pas seulement JC8, le clone de Christopher. En Amérique, je serais un nouveau joueur, sur un nouveau continent, dans une ville où personne ne criait « Campbell ! » en voyant le numéro 8 sur mon dos. Du moins, c’est ce que j’espérais. L’espoir est une chose fragile, surtout quand il est confronté à la réalité. Je sais que la presse américaine va se jeter sur l’histoire du ‘Prince du football britannique exilé’. Mais là-bas, je suis une nouvelle histoire, pas la suite d’un roman que tout le monde connaît par cœur. Mon contrat avec The Wings est un pari. Ils ont misé gros sur moi. Je dois leur donner un bon rendement. Pas pour mon père, pas pour mes frères, mais pour l’équipe qui m’a donné ma chance et, surtout, pour moi. C’est mon droit à l’erreur, mon droit à la gloire. C’est ma chance de prouver que je suis plus que mon nom. Je m'étirai. Le siège était vraiment divin. J'étais sur le point de passer douze heures à regarder des films médiocres et à manger des canapés gastronomiques, sans un seul reporter me demandant si mon père allait m'appeler toutes les cinq minutes pour commenter mon coup du pied gauche. Ce sont les petites victoires. Douze heures de paix. Si seulement je pouvais étendre ça à douze mois ou douze ans. Je me demande ce que l'entraîneur de The Wings pense de toute cette histoire. Il est censé être un entraîneur à l'ancienne, qui ne se préoccupe que du football. J'espère qu'il saura me garder concentré sur le terrain et non sur les drames de ma famille. J'ai besoin d'un mentor, pas d'un autre père. J'ai hâte de rechausser les crampons, de sentir l'herbe sous mes pieds, même si elle est synthétique. C'est le seul endroit où les monologues intérieurs s'arrêtent, où il n'y a que l'instinct. « Un peu plus de whisky, Monsieur Campbell ? » La voix douce de l'hôtesse de l'air sexy me sortit de mes pensées. Elle me souriait, un sourire professionnel, mais dont le scintillement laissait deviner qu'elle savait exactement qui j'étais. Merde. Les paparazzis avaient dû faire leur travail plus vite que prévu. Bien sûr qu'elle sait. Le monde est petit, et la célébrité est une maladie contagieuse qui traverse les océans plus vite que les jets. Le numéro 8, mon visage, le transfert retentissant. J'ai l'impression de porter une enseigne lumineuse au-dessus de ma tête : 'Célèbre. S'il vous plaît, ne me dérangez pas.' Mais elle est professionnelle. Je dois l'être aussi. « S'il vous plaît. Juste Joshua, » dis-je, essayant d'être charmant et modeste. « Et je crois que j'ai besoin de quelque chose pour regarder le paysage. » Je suis Joshua. Répète-le, Campbell. Tu n'es pas Monsieur Campbell. Ce titre appartient à Papa. Je dois m'y habituer, mais c'est un combat constant pour décoller l'étiquette de "fils de". Elle me tendit un iPad chargé de films. « Vous êtes impatient de découvrir L.A., Joshua ? » « Impatient de découvrir le soleil, surtout. Et d'être traité comme n'importe quel joueur de football. » Elle gloussa. « Bonne chance avec ça, à Los Angeles. Mais le soleil, c'est garanti. » Son gloussement. Il y a un sous-entendu, un avertissement. 'Bonne chance avec ça.' Elle sait ce que je cherche, et elle sait que Los Angeles est l'endroit le plus ironique pour le trouver. La capitale du spectacle, le centre névralgique de la célébrité. J'ai sauté de la poêle à frire au feu, n'est-ce pas ? La célébrité du sport pour la célébrité d'Hollywood. Il va falloir que je sois plus malin que je ne l'ai été à Londres pour me cacher. Mon seul refuge sera le terrain. Et après ? Alors qu'elle s'éloignait, je fis la grimace. J'avais oublié : L.A. était la capitale mondiale du « sous les projecteurs ». L'endroit où la célébrité était une devise. J'avais quitté un pays obsédé par mon nom pour atterrir dans un pays obsédé par... tout le monde. J'ouvris l'iPad. Je pourrais regarder un documentaire sur l'histoire des échecs, ou... Oh, attendez. Une comédie romantique avec Robert Anderson. Le gars avait un Oscar, ou quatre, ou je ne sais combien de statues dorées. Je me souvenais d'avoir lu un article sur lui. Un monstre sacré, mais apparemment une arrogance de compétition. Un peu comme mon père, mais avec une meilleure garde-robe et sans crampons. La seule différence, c'est que mon père était une star du sport ; Robert Anderson était la définition même du glamour d'Hollywood. Robert Anderson. Je me souviens des titres : 'Le Roi d'Hollywood', 'Le Midas du Cinéma'. Un homme qui ne peut pas marcher sans être entouré de son entourage et de photographes. Il incarne tout ce que je déteste dans la célébrité. La mise en scène constante, l'absence de vie privée, le besoin d'être adoré. Mon père est un peu comme ça, mais au moins, ses 'performances' étaient sur le terrain. Anderson, lui, joue un rôle 24 heures sur 24. Je ne peux pas imaginer ce que ça fait de vivre dans cette bulle de perfection forcée. Je cliquai sur la b***e-annonce. Le sourire de Robert Anderson remplissait l'écran, impeccable, un peu trop blanc. Une star dans tous les sens du terme. Il était même producteur maintenant. Une machine à succès. J'imaginais ce que ça ferait de grandir avec des parents comme ça. Je trouvais que mes frères étaient oppressants, mais au moins, nous étions une famille de sportifs. Être l'enfant unique d'icônes d'Hollywood... l'horreur. Les paparazzis dès la maternité, les gros titres sur le choix de son biberon. Je frissonnai. Non merci. Je frissonne vraiment. Je me plains de l'héritage Campbell, mais au moins, mon enfance était relativement normale, en dehors des matchs. J'ai pu aller à l'école sans qu'un hélicoptère ne me suive. Les enfants d'Anderson. Ils doivent avoir une vie de verre. J'ai lu quelque chose... oui. Il a une fille. Une seule. Elle est surnommée la 'princesse d'Hollywood' par la presse, mais elle n'est jamais vraiment vue. Elle a complètement disparu des radars il y a quelques années, juste après un énorme scandale qui avait fait les gros titres. Une tentative de se cacher, je suppose. Je comprends. Je me demande ce qu'elle fait maintenant, cette "princesse". Elle a dû payer le prix fort pour la célébrité de son père. Je compatis sincèrement avec quiconque doit traîner une telle réputation. Je décidai de ne pas regarder le film de Robert Anderson. Douze heures, c'est déjà assez long pour ne pas s'infliger une overdose d'ego. À la place, je mis une playlist de rock anglais. Les écouteurs à réduction de bruit activés. Je fermai les yeux. La sensation d'être suspendu entre l'Angleterre et l'Amérique, entre l'ombre d'une famille célèbre et une indépendance non encore prouvée. Le rock anglais. Un peu de familiarité pour apaiser l'angoisse. Cette suspension, elle est à la fois libératrice et terrifiante. C'est comme le moment où l'on saute d'un pont en élastique. On sait qu'on est en sécurité, mais on sent le vide. Je me demande si j'ai le courage de réussir. Et si j'échoue ? Et si le niveau de la MLS est plus élevé que ce que je pense ? Et si je me fais une entorse au premier entraînement ? J'ai l'habitude de la pression, mais c'est une nouvelle forme, une pression que je me suis imposée moi-même. Si je reviens en Angleterre la queue entre les jambes, la suffisance de mes frères sera insupportable. Je ne peux pas les laisser gagner ce combat indirect. Je n'avais rien à prouver à mon père, ni à mes frères, mais j'avais tout à prouver à Joshua Alexander Campbell. Je devais réussir avec The Wings, non pas pour faire plaisir à la famille, mais pour moi. Ce contrat, c'était mon billet pour ma propre vie, mon propre destin. L'autodétermination. C'est mon credo. Je dois être mon propre moteur, ma propre source de motivation. Je veux devenir le joueur le plus important de l'histoire de The Wings, un joueur qui sera vénéré pour ses propres mérites, et non pour son nom de famille. Je dois travailler plus dur que jamais. M'entraîner seul, rester après les séances, ignorer la vie nocturne hollywoodienne, me concentrer uniquement sur le terrain. Le succès est la seule réponse à la critique. C'est la seule façon de couper les cordons qui me lient encore à l'Angleterre. Et je dois le faire pour cette version de moi-même que je suis en train de construire, cette version que je n'ai jamais eu la chance d'être à Londres. Et s'ils ne l'aimaient pas, eh bien, ils devront s'y habituer. L.A., j'arrive. Prépare-toi à voir un footballeur qui n'a pas peur de briller loin de sa cage dorée. Mais d'abord, douze heures de sommeil réparateur, loin des jugements. Je m'endormis avec l'image de Robert Anderson clignant des yeux, et l'espoir que Los Angeles serait mon refuge. Quelque chose me disait que c'était une idée ridiculement naïve. L'ironie. Naïf. Absolument. L.A. n'est pas un refuge, c'est une loupe. Je le sais. Mais peut-être que je peux transformer la loupe en projecteur, et le diriger sur mes propres réalisations. Je ne peux pas contrôler les paparazzis, mais je peux contrôler mon jeu. J'espère juste que je n'aurai pas à croiser de 'princesse d'Hollywood' ou de célébrités du même acabit. Je veux de vraies personnes, de vrais défis, de vrais amis. Pas des fantômes de papier glacé. L.A., sois bon pour moi. S'il te plaît. Laisse-moi simplement jouer au football.

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