Nouveau jouet

1551 Words
La jeune femme se leva et suivit son homme. Ce dernier lui permit de s'asseoir en face de lui, dans les fauteuils de couleur grise qu'ils avaient choisi ensemble il y avait 2 ans de cela. Sur la gauche de Clara se situait leur grand écran plat qu'elle était souvent la seule à regarder, son fiancé étant beaucoup trop occupé par le travail ou travaillant à la maison ou encore désirant la faire sortir pour toujours lui faire plaisir. Derrière Andrès se trouvait leur mini-bar rempli de toute sorte de boisson, allant des plus sophistiquées et moins alcoolisées aux plus chères et en forte teneur d'alcool. Le mur qu'encadrait le bar était recouvert de papier peint bleu brillant tandis que le reste des murs étaient peints en gris pur, rendant l'espace jolie et accueillante. Clara aimait joué du piano, alors tout naturellement, le brun le lui avait acheté. L'instrument était à l'opposé du bar et pesait une grande valeur. — Dès qu'on commencera, je ne veux plus de tutoiement, ni d'hésitation entre les noms à utiliser, tu m'appelles monsieur et rien d'autre, est-ce clair ? La jeune femme hocha la tête, faisant alors froncer les sourcils à son fiancé. — Et tu me réponds quand je te parle, avec ta voix. — D-desolée, oui, corrigea t-elle. — Bien. Je te laisserai par moment la possibilité de me dire si s'en ai trop à supporter pour toi, mais n'oublie pas que tu es déjà sous ma domination et que je peux tout te faire. — O-oui, c'est entendu monsieur. — Regarde moi ! ordonna le brun en voulant tenir un contact visuel avec elle, garde en esprit que tu veux te faire pardonner tes nombreuses fautes Clara, de ce fait tu es décidée à vraiment te les faire pardonner, est-ce bien clair ? — Oui, s'empressa t-elle de répondre, oui, t-tout ce que vous voudriez. Andrès baissa les yeux sur sa poitrine qui montait et remontait à vive allure. — Et détends toi pendant nos séances parce que je ne le dirai pas à nouveau. Elle opina du chef avant de demander: — Est-ce que.. est-ce que nous pourrions dormir ensemble à nouveau ? voulut-elle savoir parce que malgré elle, la froideur dans le lit à la place où aurait dû se trouver son fiancé lui laissait également un vide. — N'y pense même pas, réfuta aussitôt Andrès. Tu as perdu le droit de dormir avec moi. Clara se mordit la lèvre, blessée. — Et après ? Après je pourrais le regagner si.. si je me fais totalement pardonné ? demanda t-elle à nouveau, suppliant de ses yeux. Andrès marqua une pause, le temps de l'observer une nouvelle fois. Elle portait aujourd'hui un haut, décolleté sur ses épaules, assorti à la couleur mauve de son short de jogging. Ses longues jambes n'en étaient que plus mises en valeur et du haut de ses vingt-quatre ans, elle ne perdait rien de sa superbe. — Je ne garantis rien ! dit-il, tu auras la maison à ta guise, mais aucun pied à l'extérieur du portail, ton nouveau garde-corps y veillera scrupuleusement et ce n'est pas dans tes intérêts de me désobéir. Maintenant va arranger ma chambre, ramène tous mes vêtements là-dedans et apprête la ! ordonna t-il. Elle opina du chef, répondit par un petit "oui", puis se leva et s'élança en direction des escaliers avant de se faire arrêter par une voix grondante. — Reviens là ! Clara s'arrêta automatiquement avant de s'agenouiller prestement en captant le regard noir du brun. — D-désolée, désolée, je suis vraiment désolée monsieur, s'excusa t-elle en baissant la tête. — Tu seras punie pour ça, maintenant vas t-en ! permit à nouveau le brun. Elle resta sur ses genoux le temps de le remercier puis se leva cette fois sans se faire rappeler. Andrès se leva à son tour et lui enjamba le pas, lui se dirigeant vers la nouvelle chambre de punition. Il y prit une douche, mit le seul complet lui appartenant qui y était et sortit à nouveau, la clé de l'une de ses voitures en mains. À bord, de sa Range Rover noir, le jeune homme pensa à plusieurs choses en même temps. Notamment de la tournure que prendrait dorénavant sa relation avec Clara, elle était douée pour faire ressurgir plusieurs de ses faces masqués et cette fois-ci n'en démordait pas. Le brun bifurqua à gauche sur le prochain carrefour et s'arrêta après un moment en face de la même boutique de la dernière fois. — Bonjour monsieur, le salua le même réceptionniste. Il lui répondit vaguement et se dirigea vers les rayons de ventes. Ses nouveaux achats évoquèrent la même réaction chez les caissières et comme la dernière fois, il empaqueta tout et ressorti. Sa nouvelle destination en tête, le brun engagea sa voiture sur un nouveau tronçon, il arriva devant une bâtisse qui ne lui était que trop bien connu et y pénétra après stationnement. Un homme vint à sa rencontre, levant un sourcil de surprise. — C'est pas vrai, Andrès ? s'enquit l'homme en retirant de ses yeux, ses lunettes de protection. — Salut Noah, comment vas-tu ? — Mais bien, très bien même, c'est vraiment toi ? Ça doit bien faire sept ans maintenant non ? demanda t-il en se retournant pour diriger le jeune homme vers son bureau. — Juste cinq je crois, répondit Andrès en pénétrant dans le bureau à la suite de l'homme. — Assieds-toi je t'en prie, dit Noah. Que puis-je faire pour toi ? questionna t-il en baissant le regard sur ce que tenait en main le brun. Andrès posa l'objet sur la table, le repoussant vers l'orfèvre. — Doll, dit-il tout simplement. Noah prit l'objet à son tour. Un collier rouge recouvert d'une matière douce à l'intérieur. Le collier était en cuir à l'extérieur et avait une boucle à l'extrémité. Le genre de collier qui pouvait être mis à un animal de compagnie ou une personne dans le cadre d'une certaine pratique. — Doll ? Tu as toujours eu le goût pour des noms class. Pour quand le veux-tu ? voulut savoir Noah en déposant l'objet. — Quand peut-il être prêt ? — Hum.. j'ai assez de commandes pour cette semaine et celle qui vient mais je peux te le faire entre mercredi et vendredi, répondit l'orfèvre en regardant dans son agenda. Andrès se leva en hochant la tête. — Ça me va, dit-il. — D'accord, sans problème. Noah le raccompagna vers la porte en lui demandant comment ça allait depuis tout ce temps, il lui répondit brièvement avant de sortir de la bâtisse. — Et Hoseok, comment va t-il ? Je ne l'ai pas revu depuis un an, ce petit. Andrès retint un sourire devant cet adjectif constant dont l'homme qualifiait son adjoint. Certes, Noah comptait la quarantaine mais Hoseok n'en était pas moins petit, ils — Andrès et Hoseok — avaient tous deux le même âge. — Il a frappé Cham la dernière fois, fit savoir le brun. — Bien fait pour sa gueule ! s'exclama joyeusement Noah en soulevant un poing. Je n'ai jamais supporté ce chinois. — Ils sont tous deux coréens Noah, allez, à la prochaine, finit Andrès en rentrant dans sa voiture, prenant définitivement congé de l'aîné. De retour chez lui, le jeune homme monta rapidement les marches vers son habitat avant de se diriger vers la petite porte, juste à côté des escaliers. Derrière elle se trouvait un autre couloir, donnant sur sa propre salle de gym et son bureau. Il pénétra dans cette dernière, désirant mettre à jour certains documents pour le lundi mais aussi vérifier ses mails via son ordinateur. Il finissait à peine de passer un appel après deux heures de travail, quand un petit toc se fit entendre à la porte. — Entre ! permit-il. La porte s'ouvrît et sa fiancée entra dans la pièce, munie d'un plateau où se disposaient salades, tasse de café et une bouteille d'eau. — Je vous ai apporté votre déjeuner, annonça t-elle en s'avançant vers le bureau où elle déposa le plateau avant de s'agenouiller près de lui. Andrès déposa son téléphone et jeta un coup d'œil au plateau puis reporta son attention sur la jeune femme. Elle était toujours dans son short de jogging mais son haut avait changé. Il tendit la main vers la bouteille d'eau, la déboucha et sans prévenir, répandit une bonne quantité sur elle, mouillant sa poitrine et l'habit. — Enlève-le ! ordonna t-il en désignant le haut. Elle le fit, dévoilant ainsi sa généreuse poitrine ferme, sans support de soutien de gorge. Andrès prit l'un de ses tétons entre les doigts avant de le pincer fortement. Elle étouffa un cri. — J'ai acheté un jouet pour tes jolies bouts de chair ma belle, tu voudrais voir ? demanda t-il en roulant le téton prit en otage entre son pouce et son index. Elle sût que même si il demandait, elle n'avait pas vraiment la possibilité de dire non, aussi s'évertua t-elle à accepter. — Si ça peut vous faire plaisir monsieur, répondit-elle. Il prit le second téton entre ses doigts, lui fit connaître le même sort qu'au premier avant de tirer dessus outrageusement, la faisant se mordre la lèvre pour étouffer un gémissement. — Va donc m'attendre dans la chambre.
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