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Un mariage arrangé

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𝐔𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝é𝐭𝐫𝐮𝐢𝐫𝐞.

𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐡 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐫𝐫𝐚𝐧𝐠é 𝐚𝐯𝐞𝐜 Steve 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐬𝐚𝐜𝐫𝐢𝐟𝐢𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞. Steve 𝐞𝐬𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭é, 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 ê𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢è𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐦𝐚𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫, 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬 𝐯𝐨𝐧𝐭 𝐛𝐨𝐮𝐥𝐞𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐡 𝐞𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞.

𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧, 𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝟏𝟓 𝐚𝐧𝐬 𝐯𝐢𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐞𝐮𝐱. Steve 𝐝𝐢𝐭 à 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐡 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐝é𝐜é𝐝é, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮’à 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐢𝐥 𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐦𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐚𝐭𝐞. 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐡 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 à 𝐬𝐨𝐮𝐩ç𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐧𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞𝐬, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐯é𝐫𝐢𝐭é𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐥’𝐢𝐦𝐚𝐠𝐢𝐧𝐞.

𝐋𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞 𝐞𝐧𝐜𝐞𝐢𝐧𝐭𝐞, 𝐮𝐧 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐞𝐥 𝐬’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐥𝐥𝐞. 𝐌𝐞𝐧𝐚𝐜é𝐞 𝐩𝐚𝐫 Steve, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐩è𝐫𝐞, 𝐜𝐫𝐨𝐲𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞. 𝐅𝐚𝐢𝐭𝐡, 𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 à 𝐚𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐢è𝐜𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐮𝐳𝐳𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐟𝐢𝐚𝐧𝐭. Steve 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐩𝐫é𝐭𝐞𝐧𝐝 ê𝐭𝐫𝐞, 𝐨𝐮 𝐜𝐚𝐜𝐡𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐢𝐧𝐞𝐫 ?

𝐀𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐧𝐬𝐨𝐧𝐠𝐞𝐬 𝐬’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐧𝐝𝐫𝐞𝐧𝐭, 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐡 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐝é𝐜𝐢𝐝𝐞𝐫 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐨ù 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫ê𝐭𝐞 à 𝐚𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞… 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐮𝐭-ê𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐦ê𝐦𝐞.

𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫é𝐯é𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐯é𝐫𝐢𝐭é 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐫𝐨𝐩 𝐭𝐚𝐫𝐝 ?

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"Mon père est un idiot"
𝐁𝐨𝐧𝐣𝐨𝐮𝐫,𝐌𝐛𝐨𝐭é, 𝐒𝐚𝐥𝐚𝐦 à 𝐭𝐨𝐮𝐬 ! 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐢𝐜𝐢, 𝐣’𝐞𝐬𝐩è𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐫𝐚. 𝐉𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 ! ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Faith aimait taquiner son père. Malgré leurs nombreux désaccords, elle voyait en lui un pilier solide, le seul parent qui lui restait. Dans une autre vie, elle aurait même pu le voir comme l’homme de sa vie. Et puis, il y avait Steven, son meilleur ami. Ce lien d’amitié, tissé depuis leur tendre enfance, était aussi chaotique et imprévisible que l’embouchure du Congo, leur lieu de naissance. Ce matin-là, la voix autoritaire de son père résonna dans la maison : — Faith, viens ici. Faith, encore allongée, soupira et répondit, nonchalante : — J’arrive. — Plus vite, lève-toi du lit ! ordonna-t-il d’un ton impatient. Faith se leva avec une lenteur calculée, consciente que pour son père, le mot “patience” n’existait tout simplement pas. Elle aimait plaisanter en disant que c’était sûrement le prénom de l’une de ses ex, qui lui aurait laissé une rancœur profonde. Arrivée devant lui, Faith, un sourire en coin, s’exprima : — Je suis là. Son père la regarda avec une pointe d’agacement avant de demander : — Quel âge as-tu déjà ? Un sourire amusé apparut sur le visage de Faith. Elle adorait ces moments où il semblait avoir oublié des détails aussi basiques que son âge. — Tu sais, je savais que tu étais un père irresponsable, mais là, tu dépasses les bornes, dit-elle, taquine. — Réponds vite ! la coupa-t-il, l’agacement montant. Faith roula des yeux et répondit, moqueuse : — Tchipp, 17 ans, mais bientôt 18. Alors s’il te plaît, le respect pour la jeune femme majeure et vaccinée que je suis. Elle prononça ces mots avec une fierté exagérée, espérant faire sourire son père, mais il resta de marbre. — C’est bon, arrête de sourire bêtement. — Oh, le jaloux ! répondit Faith avec malice. Ce n’est pas ma faute si tu es déjà vieux et plein de moisissures. Son père, en réponse, se tourna avec une prétendue grâce, affichant un sourire suffisant. — Regarde cette belle tête ! Un beau gosse comme moi, ça ne vieillit jamais. Faith pouffa de rire avant de rétorquer, faussement sérieuse : — La modestie, s’il te plaît. — Pas dans mon dictionnaire, répliqua son père, amusé, avant de lui tendre un billet de 5000 F CFA. Je vais être en retard pour le boulot. Tiens. Faith attrapa le billet sans grand enthousiasme. Sa journée venait à peine de commencer, mais elle savait déjà qu’elle n’irait pas à l’école. La flemme la tenaillait, et l’idée de passer du temps chez Steven, cet homme sans but apparent dans la vie, semblait beaucoup plus attrayante. Le soir tomba rapidement. Faith, allongée sur le lit de Steven, réalisa soudain qu’il était déjà 21h. Une vague de panique l’envahit. — m***e, je suis dans la m***e ! s’exclama-t-elle en se levant précipitamment. “Je dois rentrer, il est déjà 21h, mon père va me tuer. Steven, toujours aussi calme et détaché, la regarda en souriant : — Où est le problème ? T’es juste ici avec moi. Tu veux que je l’appelle ? Faith éclata de rire, secouant la tête. Steven avait beau se montrer protecteur, face à son père, il perdait tous ses moyens. — Tu fais l’homme ici, mais devant lui, tu es incapable de dire un mot cohérent, taquina-t-elle avant de l’embrasser sur le front. “Je rentre faire à manger pour mon père. Je sais que tu m’aimes trop, moustache, mais j’ai une vie, moi. Bisous, bye. Steven l’accompagna jusqu’à la porte. — Bye, murmura-t-il, un peu déçu. — Quoi encore ? demanda Faith, sentant un malaise. — Rien, répondit-il en haussant les épaules. Faith sourit et quitta l’appartement. Sur le chemin du retour, elle croisa sa voisine, une femme bavarde et toujours prête à critiquer. — Encore dehors à cette heure ? lança la voisine avec un sourire narquois. Ton père est déjà rentré, et il a des invités. Apparemment, c’est ta belle-famille. Faith éclata de rire. Et puis quoi encore ? Mais la voisine, insistant, la poussa presque jusqu’à la maison. Faith soupira. Elle ne voulait pas paraître impolie, mais cette femme lui tapait sur les nerfs. En entrant, Faith salua à peine : — Bonsoir. Son père l’attendait de pied ferme. — T’étais où ? Faith le fixa un moment avant de répondre, sarcastique : — Je suis en vie, merci de t’en soucier. Et toi, ta journée, ça a été ? — C’est à moi que tu parles comme ça ?” rétorqua son père, sa voix chargée de colère. — Non, je suis au téléphone, répliqua Faith, ironique. L’échange se termina dans un silence tendu. Faith s’enferma dans sa chambre, attrapa son téléphone et appela Amy, la sœur de Steven, et son amie de toujours. — Allô ? — Ouais, la s****e, t’as quoi ? répondit Amy, comme à son habitude, toujours aussi directe. Faith soupira, fatiguée. — Rien. Amy ne s’en laissa pas conter. — T’as quoi ? T’es bizarre. Après un silence lourd, Faith lâcha enfin la vérité : — Je lui ai tout dit. Amy hurla dans le téléphone. — p****n de bordel ! T’es complètement conne ou quoi ? Portant Faith n’avait encore rien dit à Amy que cette dernière dramatisait déjà. — Pourtant, je ne t’ai encore rien dit, déclara Faith, fatiguée du comportement de sa copine. — Ah oui, c’est vrai. Maintenant, tu peux me le dire, répondit Amy, curieuse et impatiente. Faith hésitait. Comment aborder le sujet ? Sa voisine lui avait raconté quelque chose qui l’avait profondément bouleversée. Son père, celui qu’elle croyait pourtant si protecteur, avait l’intention de la marier à un homme qu’elle ne connaissait même pas. Ce n’était pas seulement une rumeur. Sa voisine, bien que connue pour être une commère, n’avait jamais été du genre à mentir sur ce genre de choses. — Je t’en parle demain à l’école. Là, mon père m’appelle, mentit Faith pour éviter d’en parler davantage. — Ah, ce vieux ne dort donc jamais, grommela Amy, agacée. Faith raccrocha, le cœur lourd. Elle avait besoin de temps pour digérer ce qu’elle venait d’apprendre. Ses pensées tourbillonnaient. Pourquoi son père ne lui en avait-il rien dit directement ? Pourquoi un mariage arrangé ? Elle se sentait trahie, prise au piège dans une réalité qu’elle ne contrôlait plus. Demain, elle en parlerait à Amy, mais pour l’instant, elle voulait juste comprendre ce qui l’attendait. Faith fouillait l’ordinateur avec une concentration intense, espérant trouver un quelconque indice sur ce prétendu mariage arrangé. Mais après plusieurs minutes de recherche, elle ne trouva rien en rapport avec cela. Pas de lettres d’accord, pas de fichiers mystérieux mentionnant un mariage ou même un échange de correspondance suspect. Toutefois, un e-mail attira son attention. Il provenait du département des ressources humaines de l’entreprise où travaillait son père. Elle n’avait pas l’habitude de lire ses mails professionnels, mais la ligne de l’objet la rendit curieuse : “Décision nécessaire – Réduction du personnel”. Intriguée, elle ouvrit le message. Le mail était direct et sans détour. Le directeur des ressources humaines demandait à son père de prendre des décisions concernant le renvoi de certains employés jugés trop vieux pour participer au “Projet Jeunesse” du nouveau patron. Faith se sentit un instant soulagée. Il n’y avait pas de mention de mariage, mais elle réalisa rapidement que son père faisait face à des difficultés professionnelles sérieuses. Cette révélation changea sa perspective. Peut-être que les problèmes au travail avaient influencé son père d’une manière ou d’une autre, mais cela ne justifiait pas le commérage de la voisine. Faith soupira profondément, toujours confuse mais moins inquiète. Cependant, une question persistait dans son esprit : pourquoi la voisine aurait-elle menti à ce sujet ? Faith se réveilla en sursaut, comment était-elle arrivée sur son lit . Elle ne se souvenait pas de cette partie de la soirée , absolument rien. Une pensée flotta dans son esprit comme elle est toujours dans l’abus et pense être dans un film : Quelqu’un m’a effacée la mémoire ? Mercredi, c’est déjà le matin, j’ai oublié de mettre mon réveil, murmura-t-elle en réalisant que le temps passait bien trop vite. Sans perdre une minute, elle se précipita sous la douche, enfila un ensemble décontracté avec une paire de baskets blanches, attrapa son sac et se dirigea précipitamment vers la porte. Pas un mot à Baba, son père. Baba, toujours fidèle à son rôle de parent autoritaire, l’interpella d’une voix fatiguée alors qu’elle s’apprêtait à sortir. - Ah, je suis donc si invisible à tes yeux ? dit-il, un soupçon de reproche dans sa voix. Faith ne se retourna même pas. - Si tu n’as pas de vie, j’en ai une moi,” répondit-elle d’un ton sec. Baba, blessé, soupira profondément. - Fille indigne, ne respecte tu donc pas ton père ? Faith se contenta d’un haussement d’épaules, ignorant les mots de son père. Elle claqua la porte derrière elle, laissant le silence s’installer. Faith n’était pas d’humeur taquine aujourd’hui, et pour cause : les découvertes de la nuit dernière lui pesaient lourdement. Elle n’arrivait pas à se détacher de cette pensée : son père lui cachait des choses, notamment au sujet de son travail. Cette révélation l’avait secouée plus qu’elle ne voulait l’admettre. Elle lui en voulait de ne pas lui avoir parlé des problèmes auxquels il faisait face, de ne pas lui faire confiance. En même temps, elle s’en voulait à elle-même pour avoir contribué à créer cette distance entre eux, pour avoir choisi le silence et l’ironie plutôt que la compréhension. En se rappelant leur échange brusque du matin, elle réalisa qu’elle n’avait même pas pris le temps de lui dire un simple bonjour. À peine un regard. Rien. “Je dois changer ça,” se dit-elle, enfonçant les mains dans les poches de sa veste alors qu’elle franchissait le portail de l’école. Faith se fit la promesse de se rattraper. Ce soir, elle mettrait son ego de côté, juste pour lui rendre le sourire. C’était le moins qu’elle puisse faire. Elle inspira profondément, cherchant à refouler ses pensées pour pouvoir se concentrer sur sa journée, même si elle savait que cette résolution lui trotterait dans la tête jusqu’à son retour à la maison. L’école. Quelle école. Elle était fatiguée de cet endroit, de tous ceux qui jouaient un rôle, entre ceux qui se prenaient pour des personnages de film américain et ceux qui affirmaient leur nationalité congolaise à chaque occasion. Elle soupira intérieurement, se demandant si l’apocalypse n’était pas en marche. Une voix perça son indifférence. “Kohhhhhhhhhh !” Faith tourna la tête brusquement. Une fille venait de la bousculer violemment, lui déboîtant l’épaule. - p****n, aaaahhhh ! Non, mais ça ne va pas ou quoi ? T’es aveugle peut-être ? hurla la fille, les larmes coulant sur ses joues. Faith, toujours aussi détachée, se redressa, grognant : - Tu rigoles ou quoi ? Non, mais j’hallucine !Elle se frotta l’épaule douloureuse. La fille, furieuse, tenait son bras en grimaçant. - Va te faire voir, t’as failli me déboîter l’épaule. Tu penses que c’est facile de n’avoir aucune imperfection sur le corps comme le mien ? m***e, je vais avoir un bleu ! Faith leva les yeux au ciel. - Seigneur, tiens-moi, sinon… Cette fille cherche vraiment les ennuis. Même un rouge tu peux l’avoir et je m’emballe les ovules tu m’entends. Tu crois vraiment que j’ai du temps à perdre à t’écouter te lamenter ? La fille, agacée, rétorqua : - Mdr, moi une chienne ? Et toi alors, moche comme ma fesse ? Faith haussait les sourcils, abasourdie. Elle a entendu le mot chienne où ? C’est sorti de ma bouche ? Est-ce que je suis en train de perdre la mémoire ou quoi ? Pensa t-elle - Tu crois vraiment que ça m’impressionne ?répondit-elle avec un sourire narquois, se tournant vers la fille. Quand t’as rien à dire, parfois il vaut mieux se taire. En plus d’être une idiote elle est vulgaire de mieux en mieux , pas avec moi t’es enfantillages ! Et la prochaine fois que tu gâches mon temps avec des bêtises, tu me verras dans un autre état. Tchip. La fille, sur le point de répliquer, s’arrêta net, fermant sa bouche avec un bruit sec. Faith lui tourna le dos avec un sourire, appelant une de ses amies, Tricia, qui passait par là. - Tricia, attends-moi ! lança-t-elle, impatiente. Tricia, sa camarade de classe, était petite, mesurant à peine 1m50. Malgré sa taille, elle était l’une des filles les plus présentes dans la classe et très intelligente. Timide mais perspicace, elle avait une personnalité forte, même si parfois un peu problématique. Faith appréciait cette amitié un peu étrange, malgré tout. - Tricia, tu m’attends, non ? demanda Faith en la rejoignant. - Bien sûr, répondit Tricia, un léger sourire sur le visage. Les cours se terminèrent rapidement, et Faith, fidèle à son habitude, enfila ses écouteurs pour écouter de la musique en déambulant dans les couloirs. C’est alors qu’elle aperçut un groupe de filles bousculant une autre jeune femme. Elle ne voulait pas se mêler de leurs affaires, mais en s’approchant, elle remarqua quelque chose qui la fit s’arrêter net : la fille qu’elles harcelaient était enceinte. Faith s’approcha d’elles avec un regard dur. -Non, mais c’est quoi votre problème ? Vous ne voyez pas qu’elle est enceinte ?demanda-t-elle, agacée. Les autres filles, visiblement non impressionnées, répondirent d’un seul bloc : - Ce n’est pas ton problème, donc la ferme ! Faith, l’énervement montant, s’adressa à l’une d’elles, une fille nommée Chella. - Toi, Chella, n’ouvre même pas ta bouche, tu veux que je dise à ton père que c’est toi qui as… Chella, paniquée, la coupa immédiatement : - Non, non, non, c’est bon, ne le dis pas ici ! Faith secoua la tête, exaspérée, avant de se tourner vers les autres. - Alors, bougez, et laissez-la tranquille. Suivez votre chef avant que je m’énerve. Les filles, après un moment d’hésitation, se dirigèrent vers Chella. Faith se baissa alors pour s’adresser à la jeune femme enceinte, son regard compatissant. Faith s’accroupit doucement à côté de la jeune fille, scrutant son visage. Elle semblait bien plus jeune qu’elle ne l’avait imaginé au départ, peut-être 16 ou 17 ans. Son regard, brillant de peur, trahissait une angoisse plus profonde que la simple confrontation qu’elle venait de vivre. Elle tenait son ventre avec une précaution désespérée, comme si elle craignait que le monde entier soit prêt à lui arracher ce qu’elle portait. Faith prit une grande inspiration, essayant de calmer la colère qui grondait encore en elle après l’altercation. — Ça va aller? , murmura-t-elle d’une voix plus douce qu’à l’accoutumée. Ne t’inquiète pas, elles ne reviendront plus t’embêter, je te le promets. La fille resta silencieuse, ses yeux fuyant le regard de Faith. Ses lèvres tremblèrent légèrement, mais aucun mot ne sortit. Faith ressentit un pincement au cœur en voyant tant de peur sur un visage aussi jeune. Elle avait vu bien des choses dans cette école, mais là, c’était différent. C’était plus profond. — Je peux t’accompagner quelque part ?proposa Faith, son ton plus insistant. Dans ton état, tu devrais éviter de rester ici trop longtemps. La fille hocha la tête timidement, puis murmura presque imperceptiblement : — Merci… Faith laissa passer un silence avant de reprendre, essayant de briser la glace. — Comment tu t’appelles ? La jeune fille hésita, ses doigts crispés sur son ventre, avant de répondre d’une petite voix : - Lo… moi c’est lover — D’accord, lover. Écoute, si tu as encore des problèmes avec ces filles ou avec qui que ce soit, viens me voir. Je suis Faith. Elle tenta un sourire, espérant lui transmettre un peu de réconfort. - Je ne suis peut-être pas la plus douce, mais je sais comment gérer ce genre de situations. Lover lui rendit un sourire hésitant, mais il était clair qu’elle était épuisée, non seulement physiquement mais aussi mentalement. Faith ressentit une étrange connexion avec elle, comme si derrière cette grossesse se cachait une histoire bien plus complexe. Elle se demanda ce qui pouvait peser autant sur cette jeune fille. — Est-ce que quelqu’un peut te raccompagner chez toi ? demanda Faith, inquiète. — Non… je suis venue seule. — Bon, viens. Je vais t’accompagner. On part avant que les cloches sonnent et que ces idiotes ne reviennent. Lover accepta, et Faith se leva, tendant une main pour aider la jeune fille à se relever. Elles se mirent en route, leurs pas résonnant dans le couloir presque désert de l’école. Tout au long du trajet, Faith sentit le poids du silence de lover, un silence qui parlait de douleur, de secrets et de solitude. Mais elle savait qu’il ne fallait pas forcer. Pas encore. Faith jetait des regards discrets à lover, observant la manière dont elle marchait, légèrement voûtée, comme si le fardeau qu’elle portait dépassait de loin le poids de sa grossesse. Il y avait quelque chose d’écrasant, quelque chose qui tirait cette fille vers le bas, et Faith, pour la première fois depuis longtemps, se sentit désemparée. Cette école, pensa-t-elle, était un terrain fertile pour les drames. Entre les filles comme Chella, qui terrorisaient les plus vulnérables, et les tragédies personnelles qui se cachaient derrière des visages innocents, chaque jour semblait révéler une nouvelle facette de la cruauté humaine. Mais aujourd’hui, Faith n’avait pas envie de fermer les yeux. Pas cette fois. Arrivé au bout du couloir lover décida enfin de parler -merci!, dit elle le souffle court. - T’es pas obligée de gratter l’amitié aussi . - euuhh je…, tressaillit lover perdu - MDR, t’aurais vu ta tête ! Je plaisantais, du calme la mama - pour une faith t’as vraiment pas de l’humour, dit lover exaspéré par celle qui l’avait sauver - j’ai de l’humour de quelle catégorie de prénoms alors ? - À te voir ta tête, j’aurais plutôt dit Michael, Antoinette, Batista, ou peut-être… - C’est bon, j’ai compris. Mais pourquoi sont-ils si nuls les prénoms qui tu me donnes? - À te voir, tu… aaahhh fouufouufouuhhh ayiiiihhh, grimace lover en se touchant le ventre. - Pourquoi cries-tu comme ça ? Que se passe-t-il avec ton ventre ? paniqua faith - Je ne… hum hum s… ayyyyiiiihhhh, ce n’est pas… c’est mon bébé grogna lover pale. L’enfant d’autrui commence à pleurer. Réfléchis vite, Faith, que faire ? - Attends, je vais appeler à l’aide. - Je… hum ouf ouf, ne me laisse pas, aaaahhh ai.. mé ici ouuuuuffff. En plus, je suis la honte de l’école. N’arrivant plus à se tenir debout lover laissa son coups tombé sur faith - Mais je ne suis pas ta mère moi ! mais que dois-je faire alors ? " bégaya faith perdue - Hôpital, déclare-t-elle avec une voix presque inoubliable. - OK. Avec l’aide d’un des surveillants, Faith et le surveillant réussirent à installer Lover dans un taxi en direction de l’hôpital. Faith ne pouvait pas détacher son regard de la jeune fille affaiblie qui semblait à peine tenir debout. Chaque seconde passée à attendre l’arrivée à l’hôpital lui paraissait une éternité. - C’est votre sœur ?, demanda une infirmière - Oui. Informa lover en jetant un regard désolé à faith - D’accord, attendez ici, une autre infirmière vous aidera avec les papiers. Puis elles partent avec Lover qui continue de crier Faith transpirait à grosses gouttes. La chaleur de la journée n’était rien comparée à l’angoisse qui l’envahissait. Elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cette fois où elle avait été témoin d’un accouchement tragique, où la mère n’avait pas survécu. Ce souvenir la hantait, et la peur pour Lover s’intensifiait. Certes, elle venait tout juste de rencontrer cette fille, mais un lien invisible semblait les unir à cet instant. Elle se répétait sans cesse qu’elle n’aurait peut-être pas dû l’emmener à cet hôpital, doutant de chaque décision prise. Sa poitrine se serrait à l’idée que quelque chose de grave puisse arriver à Lover, et la culpabilité pesait lourdement sur ses épaules. Faith savait qu’elle devait attendre des nouvelles, mais chaque minute passée à patienter la dévorait intérieurement. - Je dois me ressaisir, murmura-t-elle pour elle-même, se frottant les mains nerveusement. Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, espérant que quelqu’un viendrait lui dire que tout allait bien, que Lover serait prise en charge et qu’elle n’avait rien à craindre. Mais pour l’instant, tout ce qu’elle avait, c’était son inquiétude croissante et le poids des responsabilités qu’elle ressentait dans cette situation. ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 𝗘𝘁 𝘃𝗼𝗶𝗹à, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 ! 𝗝’𝗲𝘀𝗽è𝗿𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮 𝗰𝗮𝗽𝘁𝗶𝘃é𝘀 𝗲𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮 𝗱𝗼𝗻𝗻é 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗱é𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲. 𝗩𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗶𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝘁𝗲 é𝗻𝗼𝗿𝗺é𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗻’𝗵é𝘀𝗶𝘁𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 à 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝗿 𝘃𝗼𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝘁 à 𝘃𝗼𝘁𝗲𝗿 𝘀𝗶 𝗰𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗮 𝗽𝗹𝘂. 𝗖𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗿é𝗰𝗶𝗲𝘂𝘅 𝗲𝘁 𝗮𝗶𝗱𝗲 à 𝗳𝗮ç𝗼𝗻𝗻𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲. 𝗠𝗲𝗿𝗰𝗶 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 à 𝘁𝗿è𝘀 𝗯𝗶𝗲𝗻𝘁ô𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 !

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