Modibo
Pendant ces trois jours j'ai essayé de retrouver cette femme.Mais elle était comme volatilisée dans l'espace.
Chaque nuit ,je partais à sa recherche. Comme un prédateur.
Et plus je m'y rendais plus elle devenait introuvable.
Je me résolus de l'avoir perdu .
Le lundi je suis parti travailler.
Depuis les couloirs ,un air glacial enveloppant une tristesse infini, soufflait ! Comme pour m'habituer à l'atmosphère des lieux ,le vent s'infiltra dans mon cœur .Et je fus envahie par une tristesse intense.
Je marchais à pas de velours, les pieds engourdis.
Je rencontrais le Directeur des ressource humain. On se salua chaleureusement.
Puis il me guida vers un bureau. C'est un joli bureau simple et accueillant. Une situation était inscrite sur un tableau suspendu au mur "le travail est la liberté ,faire son travail correctement c'est promouvoir sa liberté :RAMA"
Je souris avant de prendre place sur la chaise .
Un peu après, Moussa le DRH convoqua une réunion et me présenta à tout le monde .
Puis il me dit
-Monsieur ,malheureusement ,notre PDG a perdu son petit frère avant hier ,du coup elle n'est pas encore là pour que vous puissiez la rencontrer mais ne vous inquiétez pas .
Ah la grande fâcheuse ! Briseuse de couple ! De bonheur ! Separatrice des frères et sœurs. Celle qui a fait de moi un orphelin de mère. Je connais cette douleur qui lacère notre cœur quand tu emporte nos proches .
-Toutes mes condoléances.
*
* *
Cette nuit aussi comme tout les autre fois .,je suis parti à la quête de la belle et mystérieuse femme du bar .Comme par magie .
Je trouvai une femme devant le bar ,cigarette à la main .Elle laissait échapper de grand bouffés de fumée. J'étais stupéfait. Je m'approchais ,hésitant et je lui lançais un bonsoir .Elle releva la tête et je la reconnus.
Sans être invité, je m'asseyais près d'elle .
Elle posa tout de suite sa tête sur mon épaule.
Elle continua à tirer sur sa cigarette .
Je n'avais pas la force de lui dire d'arrêter. Pourquoi ? Mes forces m'avaient quitté et j'étais devenu muet .
On resta ainsi jusqu'à ce qu'elle acheva son mégot .
Elle releva la tête de mon épaule et me regarda .
Elle semblait épuisée.
Elle ouvrit la bouche pour parler mais elle s'évanouit dans mes bras .
Je ne savais pas quoi faire d'elle alors j'ai décidé de l'amener chez moi .
J'ai arrêté un taxi avant de monter avec elle dans mes bras .
Son visage était angélique ,elle est trop belle .
Quelques mèches de ses cheveux échappés de l'élastique qui les retenait traînaient sur son visage .
D'un geste doux je l'ai ramené sur son oreille .
Je l'avais couché délicatement sur la moquette en fourrure. Avant de me mettre à méditer sur ce que je venais de faire .
Est ce que une bonne idée de l'avoir amené chez moi? Si c'est mon père qui l'avait envoyé ?
Cette dernière question n'arrêtait pas de me torturer.
Car plus je la regardais dormir paisiblement plus je la désirais. J'étais diablement attiré par elle .je voulais la toucher ,caresser et l'embrasser.
Mais ma foi ,ma dignité et mon intégrité ne me le permettaient pas .
J'ai décidé de sortir acheter à manger histoire d'être loin d'elle.
Dehors ,je ne désirais que retourner auprès d'elle.
Je luttais pour ne pas rebrousser chemin .
En revenant avec le dîné, je la voyais bouger tout doucement pourvu qu'elle se réveillait.
Je touchais son front ,elle avait de la fièvre.
Des minutes plustard elle ouvrit ses prunelles mais elle n'était pas encore totalement sortie de sa léthargie.
Elle se réveillait progressivement.
Elle me sondait et je lui souris .
Elle se releva avant de me hurler
-QUE DIABLE FOU TU DANS MA MAISON.SORS OU JE CRIS AU SECOURS.
-Du calme ma belle, tu es chez moi .
-Quoi??? S'étonna-t-elle .Mais comment tu as osé …
-Tu t'etais évanoui devant le bar .je ne savais pas où t'amener alors …
-ALORS QUOI .ESPÈCE DE PERVERS .SI JE BOIS OU JE FUME C'EST TON AFFAIRE HAN .REPONDS EST CE TON AFFAIRE .RAMÈNE MOI LA OU TU M'AVAIS TROUVÉ
Sa dernière phrase m'avait donné envie de rire mais la situation était assez sérieuse comme ça. Je me suis ravisé.
-Madame ,je voulais juste aider une femme exposée au danger mais je m'en excuse si je me suis mal pris …
-JE M'EN FOU DE TES EXCUSES, TÊTE DE CAFARD.
vocifera t'elle en venant se mettre à mon niveau .sûrement pour me défier .
-Vraiment ce n'était pas mes oignons, viens je te ramène .Dis je calmement .
Je la devançait vers la porte ,elle se chaussa rapidement et me suivit .
J'ai arrêté un taxi mais elle refusa catégoriquement de monter .
On se mit alors à marcher en laissant une grande distance entre nous .
Elle n'avait pas cessé d'insulter. Waouh elle est vraiment virgulaire. Contre toute attente ,un chien surgie de nul part en aboyant courait vers nous .
Elle cria tellement fort et courut se réfugier dans mes bras .je l'accueillais à bras ouvert .
Le chien passa près de nous et s'en alla .
Elle avait tellement peur .Elle tremblait dans mes bras .
-C'est fini ma belle .
Elle se détacha de moi honteuse .
Je lui pris la main et elle resta docile .
Main dans la main ,on reprit la route .
On arriva devant un immeuble et elle m'avoua qu'elle occupa un appartement au 7ieme
-sil te plaît prends soin de toi ma sœur.
Elle n'avait dit mot .
Le retour dans mon appartement était morose .
Je m'endormais l'âme amer .
SALIMATA
Pourvue que tout cela se terminait .Mon Dieu j'ai vraiment peur ,si mon père découvrait ma ruse .je serais tué sur l'autel du sacrifice .Ses démons s'abreuvront de mon sang et se nourriront de mon chair .
Modibo, j'ai vraiment trop peur pour toi .Et je ne veux vraiment pas que tu sois tuer comme maman .
Je ne pourrais pas supporter vous perdre tout les deux .
Et je jure encore s'il découvre mon secret, je saurais morte.
J'avais averti mon frère de cette colère épouvantable de mon père quand il a osé dire non.Maintenant plus jamais tu ne seras en paix …
Mais je ferai n'importe Quoi pour te protéger.
J'avais rejoins mon père sous son ordre le lendemain de son départ au village mais la cérémonie devrait se tenir dans la forêt ou il y avait des cases en pailles ,des grands arbres des herbistes, et des stagnation d'eau.
Je ne savais pas par quel moyen j'ai atterri ici mais ce lieu me foutait la trouille .
Surtout de cet arbre gigantesque ou était suspendu des têtes et son tronc qui baignait dans le sang (autel)
La nuit d'ouverture de la cérémonie initiatique était la pure de toute mon existence.
Des tam-tam assourdissantes rythmaient l'atmosphère, les miens vêtus tous d'un pagne noué autour des reins y compris moi formaient un cercle autour de l'autel.
Un a un on nous initia à la dance nocturne.
La dance avait pour but de nous apprendre des pas codés.
Elle m'avait épuisée car rien ne te sauvera si vraiment tu n'arrivais pas à cadencer les pas au rythme des tam-tam.
Ainsi Chacun acquiert son titre de danseuse( chef d'équipe, représentant de groupe …) en fonction de sa rapidité de mouvoir et de maîtriser les pas .Moi il m'a fallu toute la nuit .
Le lendemain, la journée était dédiée à l'hommage de nos ancêtres.
Putain ,j'étais hébétée, tant de vie sacrifiées sur l'autel.
Des que le sang chaud se propulsa sur le tronc de l'arbre, Comme par magie les voix de nos ancêtres s'élevaient dans l'air moi la seule voix qui m'intéressait c'était celle de ma mère.
Elle me murmurait des secrets inavoués par mon père. Elle m'apprit ce que personne n'avait l'intention de m'apprendre: un pouvoir de faire les choses selon mes désirs.
Entre, danse battement de tam-tam, sacrifice, la semaine s'était avérée fatiguante.
Puis le dernier jour se consacra à nous apprendre à voler la nuit et surtout à voler l'âme des gens.
J'étais terrifié et mon père voulut me tuer.
Il appelle tout le monde des que j'ai dit que je ne volerai aucun âme.
On m'avait châtié comme un animal, mais les choses avaient pris une autre tournure grâce à l'âme errante de ma mère.
J'avais tout approuvé mais mon père ignorait aussi les murmures secrètes de ma mère, ce pouvoir qu'elle m'avait octroyé.
A la fin de la cérémonie On s'est fait déposer par les démons mes cousines et cousins à Diamnadio, ou chacun de nous prit la direction qui le menait vers sa demeure.
Vu que mon cousin Demba était dans le même zone que moi, on prit un taxi pour rentrer ensemble.
Il me chuchota à l'oreille, je ferai de la vie de ceux qui diront non à mes décisions un enfer.
-Mais tu es fou .Tu veux profiter de ta connaissance pour engendrer des victimes. Saches juste que je serai celle qui pansera toutes les blessures que tu provoquera.
Il me ria au nez .Si seulement tu savais cher cousin, que j'ai appris des choses au-delà de tes espérances tu ne riras pas.
Mais qui vit et appeler à voir.
J'étais impatiente de retrouver mon frère afin de l'avertir.
Je n'arrivais pas pu le joindre sur son téléphone alors j'ai filé à son appartement.
Malheureusement, je trouvais un garde qui m'avoua que c'est mon père qui lui avait demandé de mettre mon frère dans la rue et de l'attendre qu'il arrivera bientôt.
J'ai soudoyé le gardien pour qu'il ne parle pas de ma visite à mon père.
J'ai fini par rentrer chez moi.
Mais j'avais vraiment peur pour moi frère. Quant j'ai vu son appel j'ai laissé échapper un soupir de soulagement avant de décrocher rapidement.
-Tu étais où je t'ai appelé plusieurs fois ...
j'étais parti travailler, tu vas bien?
-Oui je vais bien mais je suis angoissée a cause de toi Modibo j'ai peur, j'ai vraiment peur pour toi .car pour toute la famille tu es devenu un ennemi. Il faut qu'on se voit.
-On peut dîner ensemble 21H tu viens chez moi.
-D'accord
Quelques minutes plustard j'entendais la sonnerie. Ah mon frère tu as changé d'avis ...
Mais je fus surpris d'être devant mon père le visage en feu.
J'ai paniqué, mon père. J'ai voulu parler mais, Il s'empara de ma gorge, qu'il pressait comme s'il avait un jouet entre les mains.
-Vente petite menteuse, tu comptais dire à ton frère que je me préparais à le tuer comme tous les rebelles.
Je ne pouvais que bouger mes paupières alors je le suppliais des yeux.
Il me lâcha et un quintai de toux m'attaquait.
-Je… t'assure papa que je ne lui dirai rien. Je veux juste faire en sorte qu'il ne se doute de rien. Je suis avec toi.
-Ce sera mieux pour toi .Sinon vos sang inondera l'autel.
Vocifera til en sortant.
je restais sans mots.
Quelques minutes avant l'heure prévue par mon frère pour le dîné, je m'habillais simple et Partis le rejoindre.
-Modibo il faut qu'on quitte ce lieu, allons au bord de la mer…
-Et pourquoi
-Fais ce que je te dis et ne pose pas de question .viens vite sortons d'ici.
Les vagues de la mer chantaient une chanson douce et apaisante, l'eau était étincelante sous la nuit étoilée.
L'air maritime soufflait plein de secrets mais aussi de fraîcheur.
Au bord de la mer je pris place et invita mon frère.
-il faut que tu accepte d'être ancien frère ...
-Ma chérie, jamais être ancien pour devenir sorcier .je ne veux pas me nourrir du sang des autres et de leur chaise .je veux rester comme je suis mais pas être un mangeur d'âme ...
-Cette formation ne se limite pas seulement à cela, il existe une autre porte auquel tu sortiras…
-Saly, tu as accepté et tu t'es fait ancien .Ne me force pas à devenir comme vous.Vous êtes des…
-DES QUOI? VAS Y PARLE, D'ACCORD MAINTENANT TU ME VOIS COMME UNE SORCIÈRE…
-désolé ce n'est pas ce que je voulais dire.
-LE COUP EST DEJA PARTI MODIBO, MAINTENANT NE COMPTE PLUS JAMAIS SUR MOI POUR TE SAUVER DE PAPA .SI SEULEMENT TU SAVAIS…
-S'il te plaît saly ne me laisse pas .Tu es la seule personne qui me reste.
-Il fallait y penser avant de parler.
Je me levais et me dirigeais vers la mer .je plongeais mes pieds dans l'eau avant de me laisser engloutir petite a petite par l'eau. J'entendais mon frère criait mais il fallait qu'à partir de la voiture entre nous s'était installé un trait d'union.
Je disparaissais dans l'eau.
Perle rare NMFT