Un soir, j’étais debout dans le jardin et lançais les cailloux aux oiseaux. Nathan vint me trouver pour se plaindre comme c’était devenu une habitude pour lui.
_ bien joué Jacobin ! Tu as réussi ton coup.
_ je ne vois pas de quoi tu parles frangin ! Répondis-je tout calmement.
_ cesse de jouer aux ignorants mon frère. Tu as usé de ton pouvoir financier pour avoir la succession du roi.
_ arrête Nathan ! Les choses ne se sont pas passées ainsi. D’ailleurs si l'on avait demandé mon avis, je n'aurai jamais accepté une telle proposition. Bien plus personne de nous n'est pauvre s'il faut parler de pouvoir financier.
_ tu n'es qu'un manipulateur. Cette succession me revenait car c'est moi qui maîtrise les rouages de la chefferie, c'est moi qui était d’ailleurs à son chevet pendant sa longue malmaladie. Sa façon de me traiter montrait que je devais être son remplaçant. En cela tu as raison la façon dont le roi notre père te traitait pouvait te faire espérer, mais malheureusement toi et moi sommes tous surpris par sa dernière volonté.
_ ne me parle pas sur ce ton. Tu crois que tu peux gérer tout ce village mieux que moi ?
_ mon frère on juge le maçon au pied du mur.
Je pouvais comprendre sa rage mais ce n’était pas de ma faute si mon père m'avait choisi. Il est vrai que mon père ne m'avait pas initié à certaines choses mais il avait pris ses dispositions en homme avisé.
_ Nathan je n'aime pas les problèmes et te respecte comme grand frère. Toutefois si tu exagères, je vais devoir prendre des mesures fortes. Colle-moi la paix.
_ tu me menaces petit frère ?
Il se retourna et prit la direction de la chambre de ma mère.
Cela m’était égal. Je me devais de respecter les dernières volontés de mon père. S’il pouvait savoir combien la tâche était complexe. Pensais-je.
Mon ne voulait pas que j'agisse comme une 0oule mouillée. Ses réactions ne me faisaient donc pas paniquer. Je comptais bien respecter cela. Pour être honnête, mon plus grand défi était Ruth. Je ne savais pas comment commencer pour lui dire certaines vérités.
Parlant de Ruth, elle s’enfermait dans sa chambre depuis une bonne période et ne ressortait que quand je n’étais pas là.
En effet j'avais beaucoup de dossiers en suspens et il fallait les gérer après les obsèques du roi.
Un jour, je décidais de rompre avec la routine et m'engageais à aller la voir.
Vers 10 heures elle n’était pas encore sortie de la chambre pourtant les servantes lui avaient servi son petit déjeuner, puisqu'elle ne voulait voir personne excepté Daniella.
Au départ j'avais laissé faire mais il était temps que je brise ce protocole.
Devant sa chambre j’étais un peu hésitant, je ne savais pas comment elle allait réagir.
Je toquais à la porte.
_ entre Daniella, répondit- elle.
_ c'est moi !
Elle vint ouvrir la porte. Je pouvais observé qu'elle avait beaucoup maigrie.
_ ça va !
Elle se contenta de secouer la tête en signe d’acceptation.
_ je voudrais qu'o. Cause un peu.
_ maintenant tu te rappelles que j'existe ? Demanda t-elle.
Sa question ne m’avait pas surpris. Je ne faisais pas beaucoup d'rfgorts pour être avec elle, non pas que je n’aimais pas sa présence. Au contraire je mourrai d'envie de rester en sa présence.
Cependant les circonstances ne me favorisaient pas. Mon père m'avait demandé de ne pas la brusquer.
_ tu sais que je suis très occupé.
_ c'est bien ! 0our le moment je veux rester seule.
_Quand vas -tu passer ta douleur ? Lui demandai-je ?
Ayant jeté un coup d’œil sur la table, je vis son repas posé et elle n’avait pas du tout mangé.
_ je t’ai posé une question et je veux une réponse.
_Je n'ai pas envie d'en parler. Je suis une femme meurtrie dans mon âme.
_ m'approchant d'elle. Puis je m'asseoir ?
_ tu connais la réponse.
_ je vais prendre ça pour un oui (en m’assayant).
_Je m’inquiète pour toi.
_ ce n'est pas trop tôt. Répondit-elle.
_ j'ai l'impression que tu m'en veux particulièrement.
Elle garda le silence.
_s'il te plaît dis -moi quelque chose ne reste pas bouche bée.
Elle se mit a pleurer à nouveau.
Tu aimais tant donc mon père tant que ça ?
Elle me jeta un regard noir. Écrit par Poliandine.
_ je ne veux pas parler de lui et moi.
_ moi si ? J'ai Comme l'impression que tu veux le suivre dans la tombe.
Ça te dirait de faire une sortie te changer les idées ? Les histoires de Patie.
_ je n'ai pas envie de sortir et entendre les moqueries des uns et des autres.
_ je l'avais pris dans mes bras impulsivement car je me devais de l'aider à sortir de sa bulle.
_ je n'aime pas trop qu'on me touche s'il te plaît.
Pour me rassurer de ce que mon m’avait dit je continuerais à la provoquer.
_ tu faisais alors comment quand tu dormais avec mon père ?
Se dégageant de moi
_C’était notre secret. Ignorant ce qu'elle venait de dire.
_ A partir d’aujourd’hui, tu vas dormir dans ma chambre et ce n'est pas discutable.
_ pourquoi le ferai-je j'en ai marre de souffrir émotionnellement.
_ je ne demande pas ton avis.
A ce soir, rend toi belle et sépare-toi de cette mine d’enterrement.
_ton père ne m'aurait jamais traité si durement.
J’avais déjà ouvert la porte pour partir pour ne pas céder à ses caprices
Une fois au salon, je trouvais ma mère assise.
_ bonsoir mon roi me dit-elle.
_ bonsoir mère que me vaut l’honneur de cette visite ?
_ je sais que tu es en désaccord avec ton grand frère Nathan.
_ oui mais ça va passer !
_tu zs raison et si tu acceptes ce que je vais 5e dire, ça ira rapidement.
_ Que veux-tu me dire mère ?
_ Je voudrais te demander une faveur répondit-elle.
_ je t’écoute mère.
_ je voudrai que tu donnes Ruth pour épouse à Nathan ton grand frère.
Lorsque j'entendis cela, Mon cerveau semblait ne plus bien fonctionner.
_ mère je n’ai pas bien compris.
Elle me fixa et redit :
_ donne Ruth pour Femme à Nathan.
Je suis au courant du conflit qui existe entre vous depuis quelques jours. Pour qu'il…
Sans finir sa phrase, je la coupais.
_ ce n’est possible ça Mama ! Si Nathan demande Ruth, ça veut dire qu’il veut également le trône. Je n'accepterai jamais, au grand jamais une telle demande. Il n’y a pas de débat à faire. Ruth est ma femme et je ne permettrais à personne de l'approcher.