Crystal. Ses lèvres reviennent aux miennes, comme attirées par une force qu’il ne cherche plus vraiment à contester. Le contact est bref, brûlant, presque maladroit dans sa précipitation. Puis il s’en détache presque aussitôt, comme s’il craignait d’y rester trop longtemps, et glisse le long de ma mâchoire, de mon cou. Chaque centimètre qu’il abandonne laisse derrière lui une traînée de frissons, une chaleur persistante, comme si ma peau protestait contre cette distance minuscule mais cruelle. Son corps est trop proche du mien pour que je puisse encore feindre l’indifférence. Il ne me touche pas partout, et pourtant je le sens partout. La tension de ses épaules sous mes doigts, le poids qu’il retient volontairement, comme s’il refusait de me presser malgré l’élan évident qui le traverse

