Une mystérieuse créature

1169 Words
Junior fini enfin de se soulager et sort des toilettes. - JUNIOR : Qu’est-ce que tu fais là-bas, Dilane ? Viens, on y va. Je le rejoins et nous reprenons notre chemin vers la maison. En entrant, nous trouvons tout le monde au salon. - ONCLE : Je vois que tu n’as pas trop de mal à t’intégrer. Junior t’a même déjà contaminé avec sa façon de marcher ! - TIFFANY : Il faut savoir qu’ici, on ne rentre pas à la nuit tombée. Qu’est-ce que ces manières-là ? Ce n'est pas l’Angleterre ici hein ! - JUNIOR : Maman, c’est de moi qu’il s’agit. Je lui ai demandé de venir avec moi quand je suis sorti. Et puis, il n’est que 20 heures, ce n'est pas quand même comme si on était rentré à 1 h ou 3 h du matin ! - TIFFANY : Junior, sur quel ton me parles-tu ? Tu me prends déjà pour ta mère ? Je te l’ai déjà dit, non ? Je ressemble à celle-là ? - ONCLE : Eeeh ça suffit maintenant ! Qu’est-ce qui te prend de réagir de cette façon ? Tu es folle ? - TIFFANY : Et c’est encore ma faute, n’est-ce pas ? Ton fils me manque de respect et c’est moi que tu accuses d’être folle ? - ONCLE : Tiffany, ne dérange pas les oreilles des gens. Une dispute s’engage alors, et Junior en profite pour s’éclipser en me tirant par le bras. C’était la première fois qu’on me reprochait de rentrer un peu tard. Nous nous rendons dans sa chambre et une fois installés, il me dit : - JUNIOR : Chaque fois que j’appelle cette femme « mama », je suis dégoûté. D’habitude, elle ne dit rien, mais comme elle t’a vu, sa langue de vipère n’a pas pu se passer de l’occasion. - DILANE : Rien qu’à t’entendre, je comprends un peu ce que tu peux vivre. - JUNIOR : C’est peu de le dire. La soirée se poursuit en discussions, puis l’heure d’aller se coucher arrive. Mais avant, il faut prendre une douche. Pendant que je suis sous la douche, j’ai la sensation d’être observé. Mais comme cela est impossible, puisque je suis certain d’être seul et la porte est verrouillée en plus du fait que mon esprit est plutôt sceptique, je balaye rapidement cette pensée. Une fois douché, je me dirige vers ma chambre pour dormir. J’avais déjà le pressentiment que cette nuit ne serait pas comme les autres ni comme celles passées depuis mon arrivée, ni même comme celles chez mes parents à Londres. Je ne saurais l'expliquer, mais ce sentiment était là. Dilane s’allongea dans le lit, épuisé par la journée. Il ferma les yeux et tenta de dormir, mais son esprit était trop agité. Il ne pouvait s’empêcher de repenser aux reproches de la femme de son oncle. - DILANE : Je ne veux vraiment pas de problèmes. Mais si elle doit sauter sur toutes les occasions comme ça… (soupir) Que faire ? Junior ne pourra pas toujours être là. Il ne comprenait pas pourquoi elle avait dû lui dire ça. La réaction de son oncle l’avait également troublé. Ce qu’il voulait par-dessus tout éviter, c’était de créer des problèmes entre le couple. Dilane se sentait tiraillé. Il se tourna dans son lit, cherchant une position confortable. Mais il ne trouvait pas le sommeil. Il se sentait seul et effrayé. Soudain, il entendit un bruit. Il se redressa dans le lit, le cœur battant. Le bruit venait de la fenêtre. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Il l’ouvrit et regarda dehors. Il n’y avait personne. Pendant un moment, il regarde l'océan. Il s'apprête à refermer la fenêtre lorsqu’il aperçut une silhouette, un torse debout au milieu de l’océan, bien trop loin pour que quelqu’un puisse sortir son torse et se tenir immobile. Il plissa les yeux pour mieux voir. La silhouette le regardait. Elle le fixait. Puis, d’un coup, elle disparut. Dilane avait juste cligné des yeux. Il sentit la peur l’envahir. Il ne savait pas quoi faire, alors il ferma rapidement la fenêtre et tira ses rideaux. Il recula jusqu’à son lit et s’assit dessus, le regard fixé sur la fenêtre, le cœur battant à tout rompre. Il attendit, retenant son souffle. Il ne quittait pas des yeux sa fenêtre. Au bout de quelques minutes, il se décida à ouvrir la fenêtre. Il regarda partout, mais ne vit rien. Il décida également d’aller ouvrir sa porte. Il sortit dans le couloir et regarda autour de lui. Il n’y avait personne. Il était seul. Il soupira de soulagement. Il était probablement en train de faire une paranoïa. Il retourna dans sa chambre et se recoucha. Il ferma les yeux et tenta de dormir. Cette fois, il s’endormit rapidement. Mais il fit un cauchemar. Dans son rêve, il était dans l’océan avec la même vision de cette silhouette qui au loin le regardait. - DILANE : Qui êtes-vous ? Aucune réponse. Il se mit à nager aussi vite qu’il pouvait, sans même apercevoir une plage. Il nageait juste pour se tenir à distance de cette présence, mais à chaque fois qu’il jetait un coup d’œil derrière lui, elle semblait plus proche. Jusqu’à ce qu’à un moment donné, il ne la vit plus derrière lui. Il s’arrêta. Il chercha et chercha du regard, mais rien. Il était tout seul. Jusqu’à ce qu’il soit brusquement tiré au fond de l’eau. Et au même moment, il se réveille en sursaut. - DILANE : f**k ! Mais c’est quoi ce rêve ? Toujours dans l’eau en plus. Encore fatigué, il se tourne simplement sur le côté pour poursuivre son sommeil. Quand une sensation étrange l’intrigue soudain : quelqu’un vient de se glisser dans son lit. D’abord, il ne s’en soucie pas, mais après quelques secondes, une vague de froid le saisit. La température baisse peu à peu. Puis, il sent des doigts glisser le long de sa joue le caressant délicatement. Une main à la fois douce, glacée et humide. Il se redresse brusquement et saute du lit. C’est là qu’il la voit : une créature mystérieuse venue des profondeurs de l’océan atlantique. Elle gisait gracieusement sur le lit, ses longs cheveux d’un bleu profond s’étalant autour d’elle tels des rubans de soie marine. Ses yeux couleur océan reflétaient la lueur de la lune, captivés par un éclat mystérieux. Rappelant les abysses océaniques son regard semblait contenir les mystères de l’océan Une aura envoûtante l’entourait, emplie de secrets anciens et de promesses marines. Chaque mouvement gracieux révélait une beauté surnaturelle, évoquant la majesté et la puissance des profondeurs océaniques. Dilane fut frappé par la rareté et la splendeur de cette créature marine, dont la présence emplissait la pièce d’une atmosphère enchanteresse. Et pendant qu’il essayait encore d’assimiler tout ça, elle parle et dit : - Bonsoir, Dilane ! À cet instant, il hurle de terreur, un cri primal comme il n’en avait jamais poussé de toute sa vie.
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