III Si Pompon était heureuse de sortir avec Casparis ; – folle de joie comme un chien déchaîné quand elle courait dans les champs, revenant sans cesse à lui, pour repartir aussitôt en poussant des cris de plaisir, passant à travers tout, sautant les fossés, escaladant les obstacles, ne craignant ni rosée, ni poussière, ni broussailles, ni froid ni chaleur ; – fière et superbe quand elle l’accompagnait dans les rues de Paris, relevant la tête et souriant à ceux qui la regardaient ; par contre, lorsqu’elle restait seule à la maison, elle tombait, aussitôt qu’il était parti, dans des accès de mélancolie que, malgré ses efforts, elle ne pouvait pas plus dominer que cacher. – Il faudrait pourtant comprendre, disait Justine, moitié la consolant, moitié la grondant, il faudrait comprendre qu’un

