IV Pompon avait l’habitude d’aller et venir dans la maison au gré de sa fantaisie capricieuse, et d’entrer dans l’atelier quand cela lui plaisait, ce qui, à vrai dire, lui plaisait souvent et longtemps. C’était même là qu’elle passait la plus grande partie de ses journées, lorsqu’elle avait terminé ses devoirs pour sa maîtresse et étudié son violon ; encore y venait-elle bien souvent apprendre ses leçons et travailler ses morceaux. Elle y venait pour son propre plaisir et aussi parce que Jottral l’y appelait. – C’est joli ce que vous étudiez en ce moment, lui disait-il souvent ; venez donc le jouer dans l’atelier, car je vous entends mal quand vous êtes dans le salon et que les doubles portes sont fermées. – J’en ouvrirai une. – Non, venez. Jottral était une de ces natures d’artiste

