6 JUILLET 2013.
Ça fait une semaine que Morgan et mon nous sommes embrasser et je n'ai depuis aucune nouvelle.
J'embrasse si mal que ça?
- Salut Torn.
- Salut Lolita, ça te dis qu’on sorte ce soir ?
- Grave, le temps de me changer et j’arrive chez toi, d’accord ?
- OK, moi je suis prête.
Peut de temps après, Lolita arrive.
- Torn, rassure-moi, tu n’es pas prête ? Demande-t-elle dans une grimace.
- Si pourquoi ?
- Je le savais.
Lolita me tend une poche.
- Tiens, met sa, ce sera plus présentable.
- Euh... OK.
Présentable ! Mes fesses, le tee-shirt noir et comme une seconde peau et la jupe assortie aussi.
- Voilà Torn, là t’es canon !
- Merci.
- Allez, on est partit.
On prend sa voiture. Il est 3 heures du matin quand, par le plus grand des hasards je retrouve Morgan en boite.
- Lolita, regarde c'est lui.
Lolita, en tant que fan incontestée du show-business, le reconnaît immédiatement.
- Attend mais c'est Morgan Kolman ? C'est avec lui que t'as déjeuné ?
- Oui, comment tu le connais ?
- Attends tu te fous de moi ? C'est le plus jeune, beau et riche directeur de production du pays.
- Oui, enfin, c'est surtout le frère de Jessica Kolman la jeune femme harcelé par des paparazzis mardi, dans ton bar.
- Ah c'était à cause d'elle tout ce remue ménage ? Tu m'étonnes, c'est l'une des actrices les plus en vogues.
- Oui, j'ai cru le comprendre. Mais lui, je ne savais pas. Il faut dire que je ne regarde pas beaucoup la télé.
- Tu ne dois pas lire souvent les journaux non plus.
- Non, j'avais des études à réussir.
- Tu m'étonnes qu'il t'ai retourner le cerveau. Va le voir !
J'hésite et au moment où je me décide, j'avance d'un pas sûr. À ce moment là, je le vois s'entourer de jeunes femmes et les prendre par la taille, alors qu'il était accompagné seulement du même homme que la dernière fois. Les deux se ressemble, assez grande, dans le genre mannequins, fines avec des jambes interminables. Toutes les deux des brunes qui viennent d’aller chez le coiffeur. Bref, des avions de chasses !
Je comprends mieux pourquoi il ne m'appelle pas.
Choquée, je me fige net, je ne sens plus mes jambes.
Merde où sont mes jambes?
Lorsqu'il distribue une coupe de champagne à son ami, il me voit. A ce moment là, mon cerveau s'est reconnecté, je fais demi-tour, prend mon verre au bar le vide cul-sec et par chercher Lolita sur la piste de danse bien qu'elle soit en très belle compagnie.
- On s'en va, s'il te plaît.
- Qu'est ce qu'il y a?
- Je t'en prie.
Je la supplie le temps qu’elle comprend que quelque chose ne va pas. Sans discuter, on commence à partir. J'arrive au vestiaire.
- Hé Lexie ! J'entends une voix d'homme que je reconnais bien. Mais je l'ignore.
- Mon sac, s'il vous plaît. Vite.
- Tenez.
- Merci. Dis-je en partant assez vite avec Lolita jusqu'à la voiture.
- Hé attend. Tu vas où ? Me demande-il en me prenant par le bras.
- Je rentre, j'ai plein de chose à faire demain.
Je n'ose toujours pas le regarder.
- Écoute, ces femmes elles...
- Ça ne me regarde pas, ce n'est pas parce qu'on s'est embrassé une fois qu’on se doit quelque chose.
- Mais si...
- Non, si tu penses que tu me devais quelque chose tu aurais commencé par m'appeler. Au revoir.
Avant qu'il ne réponde, je suis dans la voiture avec Lolita. La portière fermée, je me risque à regarder dans le rétro. Il me regarde en se frottant nerveusement la nuque.
- Qu'est ce qu'il c'est passé ?
- Démarre.
Dès qu'elle s'engage sur la route, je le lui raconte.
- L'enfoiré.
- Surveille ton langage. Puis qu'est ce que j'espérais ? Dis-je en haussant les épaules.
- Ne dis pas ça, c'est lui, non mais franchement pour qui il se prend ?
- Et bien pour lui je suppose, dis-je d'une petite voix timide.
- Ça veut dire quoi ça ? Tu penses que tu n'es pas assez bien pour lui c'est ça ?
Je ne vais pas statuer l’évidence !
En voyant que je ne répond pas, elle poursuit.
- C'est ce que tu penses, j'avais raison. Réveille toi Torn, c'est lui qui ne te mérite pas.
- C'est gentil de dire ça.
- Je ne suis pas gentille, je suis sincère.
Il est narcissique, arrogant, superficiel...
- OK, OK, tu le déteste.
- Même pas, j'ai pitié en fait.
- Où-la Torn, tu es remonté.
- Bien sûr, mais je le suis surtout contre moi en fait. Je n'arrête pas de penser à un mec, qui de toute évidence, m'a déjà oublié.
Je sens bien que Lolita est mal à l'aise, aussi elle ne dit rien. Une fois devant chez moi, je la salue et monte. Je me couche et là je pleurs.
Putain ! Je pleurs pour un mec qui m'a oublié. Bordel ! Que je suis conne. Je n'aurais jamais dû l'embrasser.
7 JUILLET 2013.
Il est 10 heures du matin et je dois aller aider mon père à la salle. Je suis en retard et je ne prend pas le temps de déjeuner. 11h, mon père entre dans le bureau.
- Bonjour Lexie.
- Hé papa. Désolé je suis un peu en retard.
- Tu es toute pâle ma fille, ça va?
- Oui ne t'en fais pas, je suis un peu fatiguée ce n'est rien. Tu as besoin de quelques chose?
- Une nouvelle cliente veut que tu lui donne des cours d'auto défense.
- Oui, quand ?
- Maintenant !
Pardon?
- Quoi ?
- Elle est déjà ici, et vu ce qu'elle paye, ne l'a fait pas attendre.
- J'arrive dans 5 minutes le temps de me changer. Dis-je en me levant.
Lorsque j'arrive, 5 minutes après, je vois et j’entends mon père parler avec Jessica et Morgan.
Et merde, pas lui !
- C'est la meilleure je peux vous l'assurer.
Je les rejoins.
- Salut Jessica.
- Salut Lexie, ça va ?
- Très bien et toi ?
- Bonjour Lexie, me salue Morgan.
J’ignore cet imbécile et me consacre à Jessica.
- C'est toi qui veux des cours d'auto-défense ?
- Oui.
- Tu sais faire ça, toi ? Ricane Morgan.
- Merci monsieur Kolman de me proposer votre aide pour montrer tout ça à votre sœur.
Morgan monte sur le ring après moi.
- Très jolie. Me dit-il en regardant mes fesses, j’imagine.
- Ouais c'est ça.
Je rétorque en enlevant ma veste.
Monte Jessica... Je vais te montrer plusieurs exemple possible d'agression. D'abord, celle-ci.
Une heure après, pour la dernière possibilité, je prend les mains de Morgan en lui tournant le dos et les poses sur mon ventre comme s'il m’enlaçait. Il pose sa tête sur mon épaule droite.
- Hummmm j'aime te tenir comme ça. Me dit-il en me mordillant l'oreille droite.
Putain ça fait de l'effet.
- Ne vous en faites pas, vous allez regretter ça dans pas longtemps.
- C'est une position que je ne regrette jamais mademoiselle Torn.
Pour cacher mon trouble et me venger de ce qu'il m'a fait la nuit dernière. Je ne le ménage pas. Je lui donne un grand coup dans les côtes, lui écrase le pied, le frappe (pas trop fort) dans le nez puis dans ses bijoux (un peu plus fort).
- Outch, ça fait mal p****n. Dit-il une fois à terre.
- C'est un cours d'auto défense, c'est pas censé faire du bien. La séance est finie, on se revoie demain Jessica et viens seule, s’il te plaît.
Et je sors du ring. Je vais voir mon père.
- J'y vais papa, je ne me sens pas bien, je rentre.
- Attends ! Est ce qu'on peut parler toi et moi, s'il te plaît? Intervient Morgan.
- Apparemment j’ai pas frappé assez fort. Dommage !
- Sérieux, tu n’étais pas à fond là ?
- Non.
- Accord-moi une minute, OK ?
- Désolé je dois rentrer chez moi et je n'ai pas le temps d'écouter ce que tu vous avez me dire.
- Je te raccompagne, on pourra parler.
- Je ne veux pas qu'on me parle quand je cours.
- Tu rentres à pied ?
- Oui.
Sur ce je tourne les talons et commence à courir. Je l'entend cependant parler à sa sœur.
- Jessica, tu rentres toute seule, je t'appelle plus tard.
- OK.
Je cours vite, en espérant l’essouffler assez pour qu'il ne me parle pas. C'est ce qu'il fait. Une fois devant chez moi. Morgan n'a même pas l'air essoufflé, moi je n'en peux plus.
- Je peux rentrer ? Me dit-il
- Pour faire quoi ?
- Il faut qu'on parle de ce qui s'est passé hier.
- Écoute on n'est pas obligé, tu fais ce que tu veux ça ne me regarde pas.
- Mais, je ne faisait rien. Déclare-il avec beaucoup de sincérité.
- Bien sûr.
- Écoute, je voudrais t'emmener quelque part.
- J'ai une douche à prendre.
- Il faut que tu restes habiller comme ça. S'il te plaît, me demande-il avec un sourire qui dévoile toutes ses dents.
Comment suis-je censé résister à ça ? Impossible.
- On peut prendre ta voiture ?
- Oui
- Tu conduis ?
- Oui, ça sera plus simple puisque tu ne sais pas où je veux t'emmener.
- OK, mais roules doucement, ma voiture ne peux pas supporter la vitesse que tu inflige à la tienne.
- Je ferais attention.
Il prend le volant de ma voiture, une polo vert bouteille, j'ai la même depuis que j'ai obtenue mon permis de conduire. Dans la voiture, Morgan commence la conversation.
- Tu sais ces femmes...
- Je t'arrête tout de suite, si tu m'emmènes je ne sais où pour te justifier de je ne sais quoi, je préfère autant que tu me ramènes.
- OK. Alors toi.
- Quoi moi?
- Parle moi.
Autant être honnête.
- Tu m'as blessée, tu sais. Le fait que tu ne m’aie pas rappeler... Quand j'ai vu ces femmes, j'ai bien compris pourquoi, ce qui m’a blessée encore plus.
Je baisse et secoue la tête.
- Alors c'est vraiment ça que tu penses?
- Je n'ai rien à penser, j'ai constater c'est tout.
- On est arrivé.
Il me fait descendre de la voiture, nous sommes sur un parking près d'un pont, super haut.
- Qu'est ce qu'on vient faire là ?
- Faire du saut à l'élastique. Ensemble. Me répond-il.
Je rouvre la portière de ma voiture en espérant m'y enfermer dedans.
- Non, non, non, non et non.
- Il faut affronter ses peurs pour avancer.
- Non, il faut affronter des peurs comme, la noyade, des choses qui peuvent nous arrivés dans la vie courante, ça, c’est chercher les ennuis.
- Tu as peur ? Pourquoi ?
- D'accord, je joue le jeu. Mais toi, de quoi tu as peur ?
- J'ai peur des relations amoureuse, l'amour nous fait perdre la tête, nous détourne des objectifs que nous nous sommes fixés. J'ai peur un jour d'aimer.
Je prend mon courage à deux mains.
- Et tu penses arriver un jour à surmonter cette peur ?
- Je ne sais pas et toi, tu vas arriver à surmonter la tienne ? Me dit-il en m'offrant sa main.
Je prend une grande bouffée d'air et je lui prend sa main. Nous avançons. Le moniteur nous attaches ensemble à un élastique.
- Tu devrais attacher tes cheveux, me conseille le moniteur.
- Non, merci.
- Tu vas les avoir emmêlés et tu ne pourras pas tout voir, moi non plus d’ailleurs, insiste Morgan.
- Tu as déjà fait ça ? Lui demandé-je.
- Oui, pourquoi ?
- Donc tu l’as déjà vu, pas besoin de plus. Je n’attacherais pas mes cheveux, Dis-je sèchement.
- Comme tu veux.
Nous sommes l'un contre l'autre. Il nous faut maintenant passer par dessus la rambarde. Je suis figée d'angoisse.
- N'est pas peur, ai confiance en moi. Me rassure Morgan.
- Ne me lâche pas, OK?
- Jamais je n'en ai eu l'intention.
Rassurée, nous passons par dessus la rambarde, lui en premier puis moi.
- Tu es prête?
- Non.
Je suis vraiment morte de peur. D'un coup Morgan m'enlace, nos visages près de l’oreille droite de l’autre et nous jette dans le vide.
Ça fait peur certes, mais cette sensation de liberté, comme si on volait. Cette adrénaline...
Une fois à terre.
- Alors, comment c'était?
- J'ai adoré. Merci.
Sans me rendre compte, je me jette au coup de Morgan, trop heureuse de cette expérience. Nous rentrons chez moi. Je ne suis toujours pas remise de mes émotions tellement c'était génial.
- Tu veux rentrer?
- Oui, je veux bien.
Une fois dans l'appartement, je suis nerveuse, je n'ai JAMAIS été seule avec un homme. A part mon frère ou mon père mais ça ne compte pas. En plus je pue.
- Je vais prendre une douche, sers toi à boire. Lui dis-je en désignant le frigo.
- Merci.
Je pars en direction de la douche. Je me douche vite fais puis je vais dans ma chambre en serviette prendre mes sous-vêtements, je ne verrouille pas la porte. En me regardant dans le miroir je vois son reflet à travers celui-ci.
- Tu es magnifique.
Je fond, bon sang, je le veux!
- Merci, tu peux sortir? Je voudrais m'habiller.
- Oh oui, bien sûr, pardon. J’étais venu pour savoir si tu voulais boire toi aussi.
- C’est bon, merci, lui dis-je en mordillant ma lèvre pour cacher mon trouble.
Bon sang qu'est ce qu'il est beau !
Je retourne dans le salon, une fois habillée d’un tee-shirt et d’un pantalon.
- Est ce que je peux prendre une douche ?
- Tu ne rentres pas chez toi ?
- Je voudrais passer mon après midi, et ma soirée aussi avec toi, enfin si tu veux bien ?
Et la nuit aussi ?
- Je ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée.
- Je ne vais quand même pas te supplier...
- OK, mais que veux-tu qu'on fasse ?
- Surprise.
- Très bien, je ricane.
Il part à la salle de bain, 5minutes après, un livreur sonne et me tend une boite. 15 minutes après, Morgan sort de la douche, avec juste une serviette autour de la taille.
Oh p****n! Il est beaucoup plus beau comme ça, un vrai Apollon. Aucun défaut, aucune arnaque... Il est trop beau pour exister, où est le piège ?
- Un colis à dû être livré pour moi.
- Oui, tiens.
- Merci. Des vêtements propres. Je reviens, je vais me changer.
- Tu as besoin de quelques choses?
Il avance vers moi, sa bouche prêt de la mienne, mes yeux sont fermés, mais je ne peux pas l'embrasser. Je ne le dois pas. Ça doit se voir sur mon visage, car quand je ré-ouvre mes paupières, il n’a pas bougé, son regard est brûlant.
- Tu es tellement différente...
Sur ce, il retourne à la salle de bain.
- Différente ? En bien ou en mal ? Et puis le regard brûlant qu’il m’a lancé, c’était presque... Indécent.
Lorsqu'il arrive, il est dans un costard noir, cravate noire et chemise blanche, avec une paire de chaussure noir.
Il est trop beau ! Je passerais bien ma vie à le regarder. J'ai faim de lui.
- J'ai faim. Dis-je tout haut tout à coup. On va manger ?
- Ouais ça marche, dit-il en rigolant.
- Pourquoi tu rigoles ?
- Tu es la première femme à me dire qu’elle a faim.
- Et ça te fait rire ?
- Oui beaucoup. Mais j'adore.
Il adore quand j'ai faim ? Ou il adore quand je le lui dis ? Je fais assez de sport pour ne pas devoir me privé d’un bon steak, ni d’une bonne pizza.
On part manger au bar, restaurant de Lolita.
- Salut Torn.
- Hé Lolita. Dis moi tu peux nous trouver une table s'il te plaît ?
- Ouais tenez.
- Merci.
Morgan me tire la chaise.
- Merci.
- Est ce qu'on pourrait parler de ce qui s'est passé s'il te plaît ?
Je ne veux pas gâcher, ni la soirée, ni notre journée, rien. Je veux juste qu’on laisse tomber.
- Tu ne me dois rien.
Ce sont des nouvelles chanteuses qui ont signées sous mon label, on est simplement aller fêter ça.
- Tu ne m’a jamais parlé de ton travail.
- Je suis directeur d’un Label très connu.
- C'est tout?
- Oui. Les seules personnes avec qui je m'affiche en publique sont des personnes de mes fréquentations professionnelles. Jamais privé. Je n'ai des relations privés avec personne, je te l’ai dis.
- Et moi, je suis quoi alors ?
- Nous n'en sommes pas là.
- Alors on en est où ?
Voilà le piège, il ne veut s’afficher, ni s’engager avec personne. Mais pourquoi ?
On mange ensuite dans une ambiance assez détendu, au fur et à mesure que le temps passe, nous nous découvrons, notre après-midi est parfaite. On part faire du shopping, bien que je déteste ça, avec lui c'était assez marrant, sauf au moment de payer mes vêtements...
- C'est pour moi. Dit-il à la vendeuse en tendant sa carte bancaire.
- Non, ce sont des vêtements pour moi, c'est à moi de payer pas à vous.
- J'insiste.
- J’ai de l’argent pour me payer MES vêtements !
- Je n’en doute pas une seule seconde.
La vendeuse doit me prendre p**e. Normale, j'ai moi-même l'impression d'en être une. Je suis toujours gênée lorsqu'on sort de la boutique, il me sort de ma rêverie.
- Ce ne sont que des vêtements.
- Oui mais ça me gêne, la vendeuse à dû me prendre pour une...
- Ne dit pas ça s'il te plaît, ne te dénigre pas.
- Oh, d'accord. Dis-je hésitante.
Le soir, je pars mettre une des somptueuses robe que Morgan m'a acheté plus tôt dans l'après midi. Je décide de mettre la robe jaune avec des talons noir et un petit gilet noir.
Je suis potable comme ça.
Lorsque je sors de ma chambre, il m'attend.
Il est tellement beau et depuis mon après midi à ses côtés, je sais qu'il n'est pas que ça, il est gentil, protecteur, affectueux, jeune et insouciant malgré les apparences. Je trouve même qu'il s'en sort très bien dans les “relations personnelles” pour quelqu'un qui en a peur.
- Tu es très beau.
Morgan me sourit. Merde j'ai dit ça à voix haute ? Il prend un air sérieux, lorsqu'il prend cet air là ses yeux paraissent tellement plus clairs. Il s'approche de moi et me touche la lèvre inférieur avec son pouce. Mmm.
- Magnifique.
Tout ça ? Il ment, je ne suis pas terrible mais enfin... En même temps comparer à lui c'est sûr que...
- A quoi tu penses ?
Une diversion vite !
- J'ai faim.
On éclate de rire. Pendant le repas, une musique que j'aime passe, “Mon évidence” de M. Pokora.
- J'adore cette chanson.
- C'est vrai ?
- Oui, j'aime beaucoup Matt Pokora en tant que chanteur. Cette chanson particulièrement... Depuis peu.
- Juste en tant que chanteur ?
- Oui, je ne le connais pas personnellement.
Bizarrement, cette remarque le fait ricaner.
- Pourquoi cette chanson ?
- Les chansons ont des paroles qui correspondent à une histoire et cette histoire me touche.
- Tu veux danser avec moi ?
- Quoi ?
Il se lève et me tend la main.
- Danse avec moi !
Je me lève et le suit. On danse ensemble, je me sens en sécurité, lovée contre lui, jusqu'à ce qu'il m'interroge de nouveau sur ma famille.
- Quand est-ce que ta mère est décédée ?
Je le regarde les yeux écarquillés, je ne veux pas répondre.
Il y a 5 ans.
Je commence à me sentir mal à l'aise.
- Je suis désolé, ma question était vraiment indiscrète.
- Non ce n'est rien. Je suis juste un peu fatiguée avec toute cette adrénaline.
- Je te raccompagne.
Le trajet se passe en silence. Une fois devant mon appartement, je n'ose toujours pas le regarder, je me suis conduis comme une idiote.
- Regarde moi.
Quand je le regarde dans les yeux, je trouve le courage de m'excuser.
- Pardon pour se soir, j'ai été idiote, c'est juste que...
- Non ne t'excuse pas, tu n'as pas été idiote au contraire, tu es... parfaite.
Waouh quand même.
Sur ce il m'embrasse et on monte. Une fois en haut, il commence à être très entreprenant mais moi je suis maladroite. Il m'allonge sur le lit et se met sur moi, tout en continuant de m'embrasser.
Dis lui ! M’incite ma conscience.
- Attend s'il te plaît, dis-je en le repoussant doucement.
- Qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai jamais...
Il s’écarte de mon visage et me regarde comme si une deuxième tête m'avais poussée à côté de la première.
- Quoi ?
- Je n'ai jamais fais... Ça. Dis-je timidement.
Morgan se relève brusquement, comme si j'avais la peste.
Charmant !
- Mais c'est pas possible. p****n mais t'as quel âge ? Dit-il hargneusement.
Je ne m'attendais pas à une réaction pareil.
- J'ai 22 ans, mais je ne vois pas le rapport.
- p****n mais ça existe plus des vierges à 22 ans. Bordel, normalement à cet âge là on b***e, mais qu'est ce que tu croyais? Qu'on allait faire l'amour et qu'on se marierait et...
Ces remarques sont horribles à encaisser.
- Non mais je n'y peux rien, je n'ai jamais sauté le pas.
- Et tu comptais attendre le prince charmant, avec qui tu allais vivre toutes tes premières fois... p****n mais à ton âge, on sait que ça n'existe pas les contes de fée. Ça me fait mal de le dire, mais ma sœur à ton âge elle s’envoyait en l’air !
Je commence à avoir les larmes aux yeux. p****n le mec a brisé toutes mes attentes.
- J'en ai assez entendu. Dis je en me levant brusquement. Et toi, qu'est-ce tu croyais, que tu allais me b****r et te barrer? Tu sais quoi? Tu as raison sur un point. Tu ne seras pas ma première fois mais au moins grâce à toi, je sais que les contes de fée n'existe pas.
Je lui ouvre la porte de ma chambre.
- Sors d'ici, s'il te plaît.
Lorsqu'il se rend compte être allé trop loin, il essaie de me parler, mais je ne veux pas l'écouter.
- Dehors, je ne veux plus jamais te revoir. Et tiens. Lui dis-je en lui tendant les sacs remplis de vêtements qu'il m'a offert.
- Prend ça, je ne suis pas une p**e et encore moins la tienne. Oh et une dernière chose, avant de vouloir vider ses couilles, il faut déjà savoir les porter. Salut.
Sur ce je lui claque la porte au nez. Je suis effondré. J'attends d'entendre la porte d'entrée se fermer puis je vais dans le salon. Je remarque qu'il n'a pas prit les poches de vêtement. Je le vois par la fenêtre, il appelle quelqu'un. Les sacs tombent juste devant lui. Il lève la tête.
- Lex...
Je referme la fenêtre sans prendre le temps de l'écouter. Il a trop souvent tendance à blesser et s’excuser ensuite, comme si le fait de s’excuser réparer le mal de ses mots mais il se trompe. J'appelle Lolita pour lui raconter ce qu'il c'est passé.
- Oublie le, c'est un vrai enfoiré.
- Oui merci, là j'ai eu ma dose.
- Si ça ne va pas, je suis là.
- Merci.
Je raccroche en me demandant si vraiment ça ira. Je ne le connais pas depuis longtemps mais j’ai la sensation que Morgan a pris bien plus de place dans mon cœur et dans mon âme que je m’y attendais. Arriverais-je a oublier cet imbécile trop entouré ? J’espère vraiment que oui.